Aldegonde de Maubeuge est née vers 630 et décédée en 684 dans le cloître de Maubeuge qu'elle fonda au bord de la Sambre.
Elle refusa les mariages arrangés par ses parents, quitta sa maison afin de rejoindre le monastère de Mons fondé par sa sœur (sainte Waudru).
Elle fonda le cloître mixte de Maubeuge où elle se retira en 659.
Ce qui interpelle dans l'église, c'est, bien entendu, le marbre de Rance.
L'autel principal
Vierge intercédant auprès du Christ
Le lutrin et la base en marbre
Les chronogrammes
Dans le chœur
SIEUR ALPHONSE PETIT LAFONTAINE BOURGMESTRE DONATEUR FIT PLACER NEUF CE PARQUET
I+L+I+L+I+V+M+D+I+L+C+V+C+V = 1879
Alphonse Petit-Lafontaine était un maître-marbrier renommé établi à Rance.
Il a dirigé une importante marbrerie durant la seconde moitié du XIXe siècle (la période d'activité documentée sous son nom propre s'étend de 1861 à 1885), faisant suite à l'association marbrière Tenret-Petit.
Ce livre l'évoque :
Sur le côté nord
Ces médaillons constituent un souvenir funéraire élevé à la mémoire de deux défunts ayant consacré leur vie à la confrérie du Carmel.
Deux chronogrammes se suivent :
KALENDIS NOVEMBRIS IOAN- NES PERLAVX PARTITA NOCTE
FINIT ET
QVINTO KALENDAS APRILIS FIT NOCTE VXORIS MORS.
"Aux calendes de novembre, Johannes Perlaux mourut au terme de la nuit ; et le cinquième jour avant les calendes d'avril, sa femme mourut dans la nuit."
Donc le 1er novembre pour l'époux et le 28 mars pour l'épouse. Les chronogrammes nous indiquent les années pour l'époux à savoir 1726 et pour l'épouse 1725.
QVÆ EFFECIT UT ( CUNCTA EORUM
SOBOLE ELIANO IN ORDINE WSV BONIFACIO
A ROSALIA FACTA CONCIONATORE) FRONDATOR
ILLE ET LANISIA MARIA MOULIN UTRIUSQÆTA
SEXTO DECIMO ET CONUBII SEPTIMO PERACTIS LUSTRIS
MULTIS CONFECTI. ÆRUMNIS PIETATIS TANDEM PANOPLIA
PLENI CARNIS UNIVERSE INGRESSI UIAM FUERINT ET
ALIUS ATQUE ALIUS CUM NUMINIS ET OMNIS SIT CRIS
MATISUS DEO HOC IN SEPUL DE RANCE
CONDITI UVLGARIBVS PRECIBVS SVFFRAGE
NTIBUS UT SI QUID NÆUI SVPERSIT LV
ATVR : ET ÆTERNA QVANTOCYUS
POTIANTVR PACE
AMEN
"Celle-ci toute leur famille ayant été inscrite dans la confrérie de lOrdre d'Elie (du Carmel) après sermon de W.S.V Boniface de (Ste) Rosalie a pris soin que, celui-la (son époux) écorceur et (elle-même) Marie Moulin fileuse de laine arrivés à
l’âge de seize lustres après 7 lustres de mariage accablés de beaucoup de peines (mais)
enfin chargés d'une gerbe d'œuvres pieuses, dès qu’ils auront pris l’un et l'autre la voie de
toute chair. l'onction chrismale de Dieu, annonce dernière leur soit administrée et qu'ils soient ainsi inhumés dans le cimetière de Rance, assistés des prières ordinaires, afin que s’il leur restait quelque faute (à expier) ils en soient lavés et jouissent sans retard de l’éternelle paix.
Amen."
Ceci est la traduction de Monsieur Léopold Avaert, clerc de N.D. de Messine à Mons. Léopold Avaert (1882–1971) a exercé la fonction de clerc au sein de l'église Saint-Nicolas-en-Bertaimont, communément appelée église Notre-Dame de Messines à Mons
Puis un troisième :
mieux visible sur BALaT
SCAPULARISTIS PIIS FORTITER AUXILIABITUR DIVINA MARIA
En haut, le texte est actuellement indéchiffrable mais en prenant la photo de BALaT, on voit qu'il y a également un chronogramme sans pouvoir cependant l'interpréter.
La piscine liturgique
Une piscine liturgique (ou simplement piscine, parfois appelée lavabo ou sacrarium) est un petit bassin ou une cuvette creusée dans le mur d'une église, près de l'autel ou dans la sacristie, servant à évacuer l'eau des rituels directement dans la terre.
L'autel latéral sud
Le tableau est de François Edouard Parez, né à Mons le et mort dans la même ville le .
Consécration de sainte Aldegonde par les saints Amand de Maastricht et Hubert de Liège
L'autel latéral nord
Le tableau serait de Maarten De Vos.
Couronnement de la Vierge par la Sainte Trinité
Notre-Dame de Bonne Espérance
Le chemin de croix
La statue juchée au sommet de l'abat-voix pourrait représenter la sainte patronne des lieux, Sainte Aldegonde de Maubeuge.
Elle est traditionnellement dépeinte sous les traits d'une sainte abbesse portant le voile religieux ou la coiffe de l'époque mérovingienne (VIIe siècle), ce qui correspond à la tenue peinte de la sculpture.
Les statues
L'orgue
Le porche d'entrée
La porte "In Paradisum : elle s'ouvre sur le cimetière. Ainsi les défunts pouvaient entrer directement au paradis après les funérailles.
La chapelle Notre-Dame del Pilar se trouve à Salles à la rue Thiérissart (N595) près de Chimay.
La date du chronogramme est 1677.
Un officier espagnol, Don Sanchez de Aguilar, rescapé de la bataille de Rocroi (1643), promit d’élever une chapelle à Notre-Dame si celle-ci venait au secours de sa compagnie militaire.
Une trentaine d’années plus tard (en 1677) le curé de Salles, François Fostier, érigea la chapelle pour y recevoir une statue de "Notre-Dame del Pilar" (Vierge du Pilier), apportée de Saragosse où elle est vénérée dans la basilique Notre-Dame del Pilar.
Le "pilier" est celui sur lequel la Vierge Marie se tenait lors d’une apparition (légendaire) à l’apôtre Jacques.
La chapelle se situe au point culminant de la plaine de l'Arbrisseau. C'est la raison pour laquelle la chapelle Notre-Dame del Pilar est également connue sous le nom de chapelle Notre-Dame de l’arbrisseau.
Le maître-autel est en marbre de Rance.
Saint Joseph et l'enfant Jésus
Saint Jacques
Don Sanchez de Aguilar,
La peinture est signée R. Wavresse en 1949.
L'homme agenouillé est Don Sanchez de Aguilar,ayant combattu lors de la bataille de Rocroi le 19 mai 1643.
Il fit le vœu d'élever un édifice religieux à l'effigie de Notre-Dame del Pilar si elle le protégeait.
On le voit ici remercier le ciel en offrant la maquette de la chapelle sur le point culminant de la plaine de l'Arbrisseau, là où l'oratoire initial fut effectivement érigé au milieu du XVIIe siècle.
Les vitraux
SPES NOSTRA ("Notre Espoir", en référence à la Vierge Marie) 1894
M+D+C+C+C+L+X+X+X+X+V+I = 1896
Marie apparaît à saint Jacques. Origine de la dévotion
MIRACLE LE PLUS FRAPPANT DE N.D. DEL PILAR 29 30MARS 1640
C’est le Miracle de Calanda. Il s'agit de la restitution surnaturelle et instantanée d'une jambe amputée chez un jeune paysan espagnol nommé Miguel-Juan Pellicer. En 1637, Miguel-Juan Pellicer, originaire de Calanda (Aragon), est victime d'un accident : la roue d'un chariot lui broie la jambe droite. La gangrène s'installant, les chirurgiens de l'hôpital royal de Saragosse doivent l'amputer quatre doigts au-dessus du genou. Sa jambe coupée est alors enterrée dans le cimetière de l'hôpital.
Réduit à la mendicité, le jeune homme passe deux ans à la porte de la Basilique Notre-Dame du Pilier de Saragosse. Chaque jour, il assiste à la messe et enduit son moignon avec l'huile des lampes qui brûlent devant la statue de la Vierge, priant pour sa guérison.
Dans la nuit du miracle (29-30 mars 1640) il est de retour dans son village natal et se couche après avoir prié. Pendant son sommeil, il rêve qu'il est dans la chapelle de Saragosse et qu'il oint sa jambe avec l'huile bénite. Vers 22 heures, sa mère entre dans sa chambre et découvre avec stupeur que deux pieds dépassent de la couverture. Sa jambe droite, amputée depuis deux ans et demi, est entièrement revenue à sa place..
La jambe restituée présentait des marques indiscutables prouvant qu'il s'agissait bien de son membre d'origine : elle portait les mêmes cicatrices d'enfance, la trace de la fracture du chariot et la cicatrice chirurgicale de l'amputation. Initialement pâle et plus courte, la jambe a retrouvé sa taille, sa force et sa couleur normales en l'espace de trois jours.
Représentation de la jambe sur un claveau du Templo del Pilar à Calanda.
L'ouest
Les murs
Les ex-votos
RECONNAISSANCE À NOTRE DAME DE L'ABRISSEAU 28 7[B]RE 1892. A. D
Une église primitive existait déjà au XIIIe siècle (mentionnée en 1243), mais le bâtiment actuel gothique date du XVIe siècle. Elle a été consacrée en 1584 et son clocher achevé en 1612.
Elle fut remaniée en 1766 et restaurée en 1951 par Simon Brigode (né à Jumet en 1909 et mort à Charleroi en 1978).
Le portail et son chronogramme
BALaT
TANDEM
PULCHRIUR
AUCTA
D+M+V+L+C+I+V+V+C = 1766
"Finalement accrue et plus belle"
Le chemin de croix
Le chemin de Croix provient d'une série classique d'images de dévotion pour le Chemin de croix (Vía Crucis) largement diffusée dans le monde hispanique sous forme d'estampes, de livrets de prière ou d'affiches paroissiales.
Bien qu'elle soit copiée et réimprimée par de nombreux éditeurs religieux, cette série est à l'origine l'œuvre de l'artiste et illustrateur italien Luigi Morgari (1857–1935), un peintre renommé pour ses compositions d'art sacré et ses fresques dans de nombreuses églises en Italie.
Luigi Morgari (1857–1935)
L'autel principal
Abraham et Isaac
Les peintures
La flagellation
Le couronnement d'épines
Le couronnement d'épines (BALaT)Portement de croix, Jésus rencontre sa mère
Agonie de Jésus au jardin des Oliviers
Agonie de Jésus au jardin des Oliviers (BALaT)
Autel saint Sebastien (nord)
Bras-reliquaire de saint Sébastien
Autel sud
Vierge, dite Notre-Dame de Grâce et les Ames du Purgatoire
Vierge, dite Notre-Dame de Grâce et les Ames du Purgatoire
A l'église Saint-Lambert de Nismes
Eglise Sainte-Basile à Couillet
Copie réalisée par Claes, Lutgarde (moniale) en 1930 à l'Abbaye de Maredret.
Sainte Marguerite
L'iconographie repose sur les récits de la Légende dorée de Jacques de Voragine.
1. Le dragon (ou monstre)
Une créature fantastique est visible aux pieds de la sainte.
Selon la légende, alors qu'elle était emprisonnée pour sa foi chrétienne, le diable lui est apparu sous la forme d'un terrible dragon et l'a engloutie.
2. La croix ou le sceptre
La sainte tient un long bâton fin vertical dans sa main droite.
C'est grâce à une petite croix qu'elle portait sur elle que sainte Marguerite a pu transpercer le ventre du dragon pour en sortir saine et sauve. La croix symbolise la puissance de la foi face au démon.
3. Le livre
Elle tient un livre ouvert ou fermé contre son buste avec sa main gauche.
Le livre représente les Écritures sainte ou ses prières, témoignant de sa piété et de sa fidélité à la doctrine chrétienne.
4. La posture triomphante
Elle est debout, droite, et piétine calmement le monstre.
Cette attitude n'est pas celle d'un combat physique (comme pour Saint Michel ou Saint Georges), mais celle d'une victoire sereine et spirituelle de la pureté sur le péché.
Elle est devenue au Moyen Âge la sainte patronne des femmes enceintes et des accouchements.
Les vitraux
Ils ont été réalisés à partir des cartons de Louis-Charles Crespin et réalisés par le maître-verrier Jacques Colpaert.
Saint Paul
Saint Pierre
Saint Sebastien
Sainte Marguerite
L'annonciation
La nativité
La visitation
Présentation de Jésus au temple (Siméon)
Le couronnement de la Vierge
L'assomption
Le maître-verrier Jacques Colpaert
Il est né vers 1922
Il est le fils du célèbre maître-verrier Florent-Prosper Colpaert.
En 1940, à la suite du décès de son père, Jacques Colpaert reprend la direction de l'atelier familial d'art verrier. Il y perpétue le savoir-faire de la maison et collabore à la réalisation et à la restauration de vitraux jusqu'à la cessation de ses activités professionnelles au début des années 1990.
On parle souvent de ses anciens ateliers.
Rue Monrose 33 Scharbeeck
Il réalise en 1957 ce vitrail d'après un carton de Maurice Hizette
Basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg
mais aussi à Charleroi dans les escaliers de l'ancien institut Gailly
Je n'ai pas trouvé de photo de Jacques Colpaert.
La chaire de vérité
Les confessionnaux
L'orgue et le plafond
La marche
Cette statue participe à la marche mais je ne l'ai pas vue dans l'église.
Le parc se trouve derrière la maison communale (château de la Petite Flémal').
Même si je le reconnais, ce parc où j'allais jouer tous les jeudis après-midi (à cette époque, congé le jeudi après-midi mais école le samedi matin), a bien changé. On le décrit comme étant la succession de trois types de jardins (de l'entrée jusqu'au fond) :
Un jardin à l'italienne dont la caractéristique est d'être composé de parterres floraux aux couleurs intenses.
Un jardin à la française caractérisé par son organisation structurée.
Un jardin à l'anglaise, formes irrégulières avec la mare, le pont, le sphinx...
On peut y accéder par l'entrée de la maison communale mais aussi par une ouverture située sur la gauche. Sur le mur, à l'extérieur :
Si une plaque évoque le premier jumelage en 1971 de Flémalle avec Piombino (jumelage fait à l'initiative d'André Cools après la demande d'un piombinotais habitant Flémalle), les deux autres sont plus importantes. Dans ma jeunesse (je suis de la génération d'après-guerre) les noms de Théodule Gonda et de Marcel Cools ont été souvent évoqués pour leur attitude courageuse pendant la guerre 40-45.
THEODULE GONDA (1886-1945) ICI Bourgmestre de Flémalle, il fut destitué par les Allemands en 1941, entra dans la résistance puis arrêté, déporté et exécuté en 1945 à Sachsenhausen (Oranienbourg-Sachsenhausen 30 km au nord de Berlin).
MARCEL COOLS (1906-1942) ICI Militant syndical à Phenix Works, il entra en résistance, fut arrêté à l'initiative d'un bourgmestre rexiste du Grand Liège (regroupement de 30 communes par les Allemands). Incarcéré à la citadelle de Huy puis à Breendonck, il fut ensuite déporté à Mauthausen où il décéda en 1942. La seule bonne biographie que j'ai trouvée peut être téléchargée ICI.
La plaque est un don du SRA Antoine (Service de Renseignement et Action).
N.B. : à Flémalle, l'avenue Marcel Cools fait symboliquement suite à l'avenue Théodule Gonda en direction des Trixhes.
LE MONUMENT AUX MORTS
Chaque année, le 11 novembre, nos classes primaires se rendaient en cortège à ce monument situé après le parking situé à gauche de la maison communale. C'était le monument de la F.N.C. aux déportés, réfractaires, prisonniers et victimes civiles des deux guerres.
La sculptrice est M.L. Romiée-Bricteux (49), Pieters d'Ivoz (entreprise de pierres) et D. Pierlot comme architecte (Signé)
MONUMENT ANDRE COOLS (1927-1991)
Citations d'André Cools sur le monument
"La régionalisation, c'est de la responsabilité, encore de la responsabilité, toujours de la responsabilité."
"Il est temps que les hommes prennent conscience du passé pour mieux préparer l'avenir."
"Ci qu'abime si narenne, abime si visage"
"Le parti ne me doit rien, je dois tout au parti"
"Il ne faut jamais rougir de ses origines. Ce n'est pas la fonction qui fait l'homme mais la manière dont il la remplit."
"Etre heureux et surtout veiller à ne pas être seul à être heureux"
"Guéris-toi des individus"
Malheureusement, en 2022 :
Le buste est d'abord remplacé par une copie en résine.
L'œuvre date de 1993. Elle est de Michel Smolders (1929-2015) ICI.
On trouve des œuvres de ce sculpteur qui habitait les Avins-en-Condroz dans le musée en plein air du Sart Tilman, à la cathédrale Saint-Michel et Gudule, les fonts baptismaux à Boussu-lez-Walcourt...
Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)
Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)
Huy Eglise saint-Pierre
Ci-dessous : photo d'André Cools lors de l'inauguration du nouveau terrain du Flémalle F.C . des Trixhes (à l'époque en 2e provinciale).
Avec le roi Baudouin
LES STATUES DU PARC
Œuvre de Dante Fabris avec des citations d'André Cools
LA MUSICIENNE
La musicienne de Marceau Gillard (1904-1987) sculpture provenant du legs de 115 œuvres en 1993
N.B. : c'est à lui que l'on doit la naissance de Liège du pont des arches (aval-rive gauche) ICI, le buste de Hector Clockers au Bd Piercot, le mémorial Maurice Destenay place des Carmes...
30ème anniversaire de la libération des camps
LE LION
On pouvait regretter de voir ce lion relégué dans un coin caché par la végétation.
Aujourd'hui (28/11/2021), on peut constater qu'il est bien mis en évidence.
Il s'agit du lion qui se trouvait devant l'école primaire que j'ai fréquentée pendant 6 ans. Aujourd'hui elle est remplacée par un magasin. On l'aperçoit à l'extrême gauche de cette photo.
Monument commémoratif 14-18 devant l'école
UN LONG VOYAGE
J'ai cherché longuement pour savoir qui était l'auteur des bustes qui se trouvent au début du parc derrière la maison communale. C"est grâce à la publication de Monsieur Delagoen Alphonse (que l'on trouve ICIou ICI) que j'ai eu la solution.
Il s'agit de bustes qui se trouvaient sur des piliers devant la maison à Ivoz de François Renkin (1872-1906). Ils ont survécu à la démolition de la maison au moment de l'édification de la voie rapide de Tihange. Ils furent volés, retrouvés à Amsterdam et rachetés par la commune.
Photo du fascicule de Mr. Monsieur Delagoen Alphonse (Collection Paul Crepin – Alexandre Nivarlet)
Mars ?
LE CADRAN ANALEMMATIQUE
Un cadran analemmatique fait partie des cadrans azimutaux. C'est l'ombre du style (la personne qui se place sur la date) qui indique l'heure. Le promeneur sert donc de gnomon. Au centre, se trouvent les lignes de date que l'on appelle analemme. La pierre du fond est devenue malheureusement illisible.
Elle indiquait :
" Cadran solaire analemmatique : Placez-vous debout sur l'axe de la dalle en vous positionnant suivant la date. vous lirez l'heure dans le prolongement de votre ombre".
La réalisation est de José Bosard qui a aussi réalisé celui d'Opheylissem (Hélécine en 1979). Celui de Flémalle date de 1990.
Ce cadranier a de nombreuses réalisations à son actif. Citons le cadran de l'église Saint-Pholien à Liège qui a une inscription wallonne : "Li solo di bon diù lût po tot l'monde".
Il fut offert par "li Rweyal caveau lidjwès", société littéraire qui fut présidée par Jean-Denys Boussart.
LE SPHINX, LE PONT, LE "TUNNEL" VEGETAL, LES KIOSQUES
Dans le parc, si les paons ont disparu, le sphinx est toujours présent.
Autour, toujours le "tunnel" végétal
L'ancien kiosque est toujours présent.
Il a été renforcé. Le pont en bois par lequel on y accédait au-dessus de la mare est détruit mais un pont en pierre été construit un peu plus loin et un autre kiosque a été édifié.
Au fond du parc, du côté de la rue Edgard Donneux, on aperçoit le pavillon où dans mon enfance les retraités se réunissaient pour jouer aux cartes.
LA VOLIERE
De l'autre côté, l'on passe près de la volière. Dans mon enfance, y vivaient de nombreux oiseaux et deux paons voyageaient librement dans le parc;
En la contournant par la droite, on voit un bâtiment réalisé par les ouvriers communaux à partir de matériaux récupérés de fermes du XVII et XVIIIe siècles
A cette époque, derrière la volière, existait un terrain avec quelques jeux pour les enfants dont un toboggan. Les cinq photos ci-dessous sont tirées du livre d'Albert Petit : On Carpè dès Tchafôrs.
Par la suite, la plaine de jeu sera remplacée par le terrain de handball où évoluait le ROC Flémalle.
La première fois que j'ai vu un match de handball, j'étais très petit et il s'agissait de handball à onze. Le match se déroulait sur un terrain de football situé derrière la clinique dite des tubes de la Meuse.
C'est sur cette place que l'éclairage public a fait son apparition à Huy.
Zénobe Gramme (1826-1901) de Jehay à étudié l'ébénisterie à Huy mais est surtout connu comme étant l'inventeur de la dynamo. L'inauguration a lieu en 1951 pour le cinquantième anniversaire de sa mort. L'obélisque de pierre est de Guillaume Gueury.
C'est à sa femme qui le trouvait silencieux, qu'il répondit en wallon liégeois : "dji tûse Hortense" (je pense Hortense).
Rive gauche : chaussée de Waremme
Plus haut, l'on peut apercevoir les vignes et contempler un beau panorama de la ville.
Rive droite : parc Henrion
Buste (1872) d'Eugène Godin par Guillaume Geefs
Eugène Godin (1824-1886) fut industriel (patron des papeteries Godin) mais aussi humaniste. Il fit construire le château Fourneau (rasé) et devint propriétaire de la gazette de Huy. Le monument fut érigé pendant sa vie. Quant à Guillaume Geefs (1805-1883), il faut rappeler qu'il est l'auteur de nombreux monuments, comme la statue d'André-Modeste Gretry à Liège, le monument des martyrs de 1830 à Bruxelles, le cénotaphe de saint Hubert, la statue de Rubens à Anvers, le mausolée de Mérode...
Cénotaphe de Saint-Hubert
Sur les côtés de la colonne :
Médaillon en hommage à Jules Berleur (1838-1883) qui fut musicien, compositeur de plusieurs opérettes comme "Les enfants du proscrit".
Joseph Duysburgh lui succèdera à la tête de la Société des Amateurs.
Dans le parc Henrion
On peut y voir le kiosque Camauër. Ce kiosque dodécagonal (fonderie Porta à Seilles) a pour nom celui de Godefroid Camauër (1821-1884), lui aussi musicien et compositeur d'origine hollandaise. Il sera nommé en 1840 maître de chapelle à la collégiale de Huy.
Parc Henrion
Pierre des droits de l'enfant
Il s'agit d'une œuvre d'Yvette Sohy, artiste huitoise. Elle date de 1998.
Yvette Sohy
A Huy , on trouve sur le Rond-point de la place des Recollets sa sculpture "Osmose".
Osmose
Rue sainte Yvette, c'est une statue de la sainte qui, elle, date de 1993.
N.B. : Il s'agit de Sainte Ivette de Huy (également connue sous le nom de Juette (1157 - 1228). Elle s'occupa des lépreux et finit sa vie comme recluse.
Enfin, j'ai pu photographier une autre de ses œuvres rue Adolphe de la Marck sur la façade de la salle de fêtes "la Croisée.
Parc Henrion
La Belgique ailée tient un soldat avec un casque couvert de lauriers
Au dos du monument : "Plutôt mourir de franche volonté que du pays, perdre la liberté". C'est la devise de la ville de Huy. Le monument est du à Edmond Falise et C. Thys. Edmond Falise (1873-1948) a réalisé plusieurs monuments à Amay et le monument commémoratif à Ampsin.
C. Thys a aussi signé le monument situé dans la cour de l'École d'architecture de Liège.
A la fin du parc Henrion
Masque sur le toit du centre culturel
Square Joseh Lebeau
Cette statue est due à Guillaume Geefs, l'auteur du monument à Eugène Godin. Joseph Lebeau (1794-1875) fut avec Charles Rogier un des artisans de la révolution belge. Il fut ministre après celle-ci. Libéral et franc-maçon, on peut résumer sa pensée par cette phrase située au pied de la statue :
"Tous les hommes ont la même origine, la même
patrie, les mêmes droits.
L'humanité est aussi outragée sur les rives du
Tage, du Bosphore, de la Plata, du Sénegal,
qu'elle le serait sur les bords de la Meuse et de
la Seine et, pour nous le jour de la victoire doit
être celui ou le sang des hommes sera partout
respecté et leurs droits reconnus et sanctionnés
sur les deux hémisphères.
Joseph Lebeau 1819
Sa maison natale se situe au N°16 de la Grand Place.
Avenue Godin-Parnajon
On ne peut qu'être triste quand on voit l'état de délabrement de cet ancien cloître. Pierre l'Ermite (1053-1115) après avoir prêché mena la première croisade (1095-1099) à laquelle participa Godefroy de Bouillon. Il serait venu à Huy pour édifier l'abbaye de Neufmoustier et y serait décédé en 1115.
Quai de Namur
La fontaine du poisson cracheur d'eau était initialement située au mur d'enceinte de l'Hospice d'Oultremont. Elle a été déplacée vers 1970.
Place Saint-Severin
Fontaine de Jakubowska Helena datant de 1991. Elle avait aussi réalisé en 1997 celle qui se trouvait place Saint-Lambert à Liège.
Rue des Fouarges
Au pot d'or (N°4)
A la main d'or (N°18-20)
N.B. : Les Fouarges (aux Fawarges), étaient les forges. Nous sommes dans le quartier des fèvres (ou febvres) qui étaient les ouvriers du métal.
Le portail de Bethléem
La porte centrale daterait du milieu du XIVe siècle.
Le tympan est composé de quatre scènes de la nativité.
A gauche, au registre inférieur, la vierge est couchée et tient son enfant alors que Joseph regarde appuyé sur un bâton. A noter que le donateur se tient agenouillé près de Marie. Au-dessus, une étable où l'âne et le boeuf veillent sur Jésus emmailloité par des bandelettes Enfin, sur la partie supérieure, l'annonce aux begers avec 4 anges et des moutons.
Au centre, on peut voir le Massacre des Innocents avec Hérode assis. Un soldat tue un enfant mâle de moins de deux ans.
Le compartiment droit montre l'adoration des Mages qui apportent leurs présents. Traditionnellement, le premier est le vieillard Melchior. Il a ôté sa couronne qu’il a passée à son bras gauche. Il offre son présent, l’or royal.
Le deuxième est d’âge mûr : c’est Balthazar qui tient de la main gauche l’encens qu’il va offrir .
Le troisième, Gaspar, est tout jeune et imberbe. Il vient avec la myrrhe. A noter que ce troisième roi n’a pas l'aspect d'Africain qu'il aura à partir de la fin du XIVe.
L'assomption
La nativité
L'adoration des mages
La Sarte
Notre-Dame de la Sarte et le miracle du fagot.
1621, Anne Hardi, ramassait du bois près d’une chapelle en ruines. Elle trouve une statue de la Vierge et la met avec son fagot. Elle ne sait plus soulever le fagot alors qu’avant elle pouvait le faire sans peine. Rien n'y fait malgré l'aide de deux personnes. Mais quand on retire la vierge du fagot, on soulève celui-ci sans effort. On pensa que la vierge voulait rester à cette place et c'est ainsi que l'on édifia une nouvelle chapelle puis une église en 1624.
Au pied de l'église (12/2021) on peut voir la nouvelle statue de Notre-Dame de la Sarte qui attend d'être installée sur le clocher.
Enfin, elle est à l'origine des septennales de Huy. En effet au XVIIe siècle, après une sécheresse, les Hutois l'avaient imploré et promis de lui consacrer une neuvaine dans la collégiale tous les sept ans. Ayant été exaucés, on célèbre donc tous les sept ans les septennales (dernière en 2019).
On pièd' si savon a laver l'tièsse d'in-agne
On perd son savon à laver la tête d'un âne"
Signification : on perd son temps et son énergie à vouloir faire comprendre quelque chose à un idiot (littéralement : ").
Kén' affaire à Lîdje !
Signification : Quel problème ! / Quelle histoire ! (utilisé pour exprimer la surprise ou l'exaspération face à une situation compliquée).
On n'hape nin lès mohes avou dè vinêgue
Signification : On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre (on obtient plus facilement ce que l'on veut par la douceur).
I m' pay'rè qwand sès êdans åront dès djambes
Signification : Il me paiera quand les poules auront des dents (littéralement : "quand ses dents auront des jambes").
Dji m'ènnè moque come di l'an quarante
Signification : Je m'en moque éperdument.
C'est à l'initiative de l'écrivain liégeois Paul-Henri Thomsin que des dalles en pierre bleue – provenant de la carrière de Sprimont – ont été officiellement inaugurée le jeudi 26 juin 2025. Ce sont des plutôt aphorismes. L'aphorisme et le dicton sont deux formules courtes, mais l'aphorisme est une pensée philosophique ou morale créée par un auteur, tandis que le dicton est une expression populaire liée à la nature ou au temps
Paul-Henri Thomsin
Elles ont été sculptées par l’artiste belge, d'origine russo-polonaise Jozia Gozdz (Liège/1950), ces dalles en pierre bleue – provenant de la carrière de Sprimont – ont été officiellement inaugurée le jeudi 26 juin 2025.
Jozia Gozdz
Ses œuvres sont détaillées à la fin.
Localisations
N'ayant pas encore eu l'occasion de toutes les photographier, il faut se référer au site de Paul-Henri Thomsin qui permet en outre de les entendre : https://adages.wallons.be/
1. La Halle aux Viandes : Devant l'entrée faisant face au parking.
Èl hale, pus nou mangon ni v’ f’rè glèter l’ minton
Dans la halle, aucun boucher ne vous fera plus saliver
2. Le Pont des Arches : au niveau de la plaque commémorative du pont de la Victoire.
A Djus-d’-la, po lès Marcatchou, vos-èstez turtos binv’nous
En Outremeuse, pour les « Marcatchou »,vous êtes tous les bienvenus.
Marcatchou (de son vrai nom Jean Quitin) est une figure folklorique liégeoise emblématique du XIXe siècle, célèbre pêcheur à la ligne marginal et pittoresque du quartier d'Outremeuse.
Né le 1er avril 1827, il passait ses journées à pêcher le long de la Meuse avec sa bouteille de pékèt. La légende raconte qu'il gardait ses asticots dans la bouche pour les garder au chaud.
3; La Place Saint-Denis : près de la fontaine.
Denis vis fêt radjoûr po l’ froumadje èt po l’ boûre
Denis vous donne rendez-vous pour le fromage et le beurre
Dès 1835, la place fut le siège d'un marché au beurre et aux fromages, très populaire jusqu'aux années 1960.
4. Cathédrale (non loin du second escalier d’accès au parking)
Pîs è Moûse, tièsse è l’ êr, sint-Pô tchante nos bèlès-êrs
Les pieds dans la Meuse, la tête en l’air, Saint-Paul chante nos beaux airs.
5. Vierge Del Cour (à l’extrémité des pavés gris, devant « Polux »)
Lîdje come l’ èfant, nosse Dame, di vosse coûr rissint l’ blam
Liège comme l’enfant, Madame, ressent la flamme de votre cœur
6. Opéra (à proximité de l’horloge, dans l’extension du piétonnier)
Djouwez, dansez èt tchantez chal, Lîdje fêt l’ fièsse sins låker
Jouez, dansez et chantez, ici, Liège fait la fête sans faiblir
7. Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert (à la sortie des Galeries Saint-Lambert)
Si l’ cloke d’ a Lambêrt sone våt mîs fé ‘ne bale bê-z-èt bone
Si la cloche de Lambert sonne mieux vaut avoir un visage parfait
8. Palais des princes-évêques (devant l’entrée principale)
Dès pîres di dintèle lî font l’ coûr pus bèle
Des pierres de dentelle lui font la cour plus belle
9. Perron (au niveau du restaurant « As Ouhès »)
C’ èst por twè, Lîbèrté, qui Lîdje s’ a rècrèsté
C’est pour toi, Liberté, que Liège a relevé la tête
10. Musée de la Vie wallonne (devant l’entrée du musée qui donne dans la cour des Mineurs)
Quî sét di la qu’ i vint, sårè wice va-s’, dimin
Celui qui connaît ses origines saura où aller, demain
11. Montagne Bueren (au bas de l’escalier)
Li ci qu’ a l’ coûr al montêye l’ årè co al valêye
Celui qui a le courage de monter l’aura encore pour descendre
12. Les principautaires (entre la sculpture et la fontaine)
Les principautaires de Mady Andrien (1992)
Les principautaires de Mady Andrien (1992)
Li seûre mène dès hôts bonèts, dès p’titès djins, fêt l’ houp’diguèt
La mine renfrognée des dignitaires fait la joie des petites gens.
Dix nouvelles dalles ont été inaugurées en Outremeuse le 27 août 2026. Elles complètent les douze premières installées en 2025 dans le cœur historique de Liège.
Tchantchès, tièsse di bwès, è Djus-d'-la, c' èst vos li rwè.
Tchantchès, tête de bois, en Outremeuse, c'est toi le roi.
Elle a été sculptée par Joseph Zomers tandis que l'imposant piédestal en pierre (qui intègre une fontaine) a été conçu par l'architecte Émile Bernimolin.
C'est aussi Joseph Zomers qui a réalisé le monument de la rue Pierreuse.
21 : Taverne Tchantchès et Nanesse
Di cisse mohone, po savu l' êsse, hoûtez don l' istwére di sès mêsses.
De cette maison, pour en connaître l'âtre, écoutez donc l'histoire de ses maîtres.
22
Lèyîz dwèrmi lès molins è Såci èt passez Moûse, li Posse a radjôni.
Laissez dormir les moulins en Saucy et traversez la Meuse, la Poste a rajeuni.
Boulevard Saucy (Wikipedia)
Il y avait des moulins à eau à l'emplacement de l'actuel boulevard Saucy à Liège, avant que le bras d'eau ne soit comblé.
Avant la création du boulevard en 1872-1873, cet endroit en Outremeuse était occupé par un bras secondaire de la Meuse appelé le biez de Saucy.
Ce bief accueillait plusieurs moulins à eau, dont les moulins de Saucy (qui comprenaient notamment le moulin Gillement et le moulin d'amont) ainsi que le moulin de Bêche.
Le premier moulin à farine y fut bâti avant 1267 par l'abbaye de Val-Dieu. Le bief a finalement été comblé en 1872 pour aménager l'actuel boulevard Saucy.
Jozia Gozdz
C'est elle qui a réalisé ce moine visible depuis 2006, que l'on peut voir devant l'église Saint-Étienne de Waha.
Moine Blanc Curé
Le Tanneur située à Martelange
Le Tanneur
Voile-Plume
Sur le rond-point de l'Allée Verte à Visé, en Belgique.
Elle pèse près de 14 tonnes et mesure 3 mètres de haut.
Voile-Plume (Wikipedia)
Spirale de Pétale (2001)
sculpture abstraite en calcaire située à Marche-en-Famenne.
Charme en bleu
Dom Placide
Elle représente Dom Placide (Philippe Adant), le dernier moine de l'abbaye de Villers-la-Ville.
Av. Georges Speeckaert 50 (Google Maps)
Liège : walk of fame
C'est une suite de dalles en pierre bleue de Sprimont incrustées dans la rue Pont d'Avroy, célébrant les personnalités du cinéma, de la télévision, du théâtre et de la radio.
Lancée en 2016 par le Festival International du Film de Comédie de Liège (FIFCL), cette initiative s'enrichit chaque année lors de cérémonies publiques en présence des artistes honorés. Ces dalles ont été entièrement sculptées à la main par Jozia Gozdz.
Je ne suis ni historien ni ingénieur mais médecin. Le but de ce texte est simplement, à partir de souvenirs d'enfance, de "surfer" sur le problème du démergement en région liégeoise.
Le démergement consiste à évacuer les eaux de pluie et de ruissellement vers la Meuse pour empêcher les inondations dans les zones affaissées par le passé minier.
L'école primaire
Vers 1955, lorsque j'étais à l'école primaire de Flémalle nous visitions 1x/an la station de démergement N°3 de Flémalle-Grande. Nous partions en rangs bien ordonnés (à cette époque) de notre école.
L'ancienne maison communale était devenue l'école primaire de Flémalle avec à gauche l'entrée des garçons et à droite celle des filles.
Nous n'avions aucun contact.
Au milieu : l'habitation du concierge d'Isidore Decramer (né le 2 avril 1904) dont le père était le frère de ma grand-mère. Il avait épousé le 7 février 1931, Marie Antoinette DELEAU (1909-1960).
J'en profite pour évoquer mes instituteurs qui furent de grande qualité tant sur le plan enseignement que humain.
1ère année : Madame Bourgeois Louise
2ème année : Madame Genet Y.
3ème année : Mr Colin
Nous empruntions le quai du halage assez différent de cette carte postale mais bien entendu sans la route qui l'a remplacé.
et nous arrivions à la nouvelle station de démergement.
Station N°3 de Flémalle de type SP Démergement principale
Elle était située à l'endroit du passage d'eau de Flémalle-grande. Voir à ce sujet ICI et ICI.
On aperçoit au fond à droite l'église saint-Jean-Baptiste.
Si elle fut commencée en 1947, c'est en 1950 qu'elle démarra vraiment comme en témoigne cet article de La Wallonie du 16 juin 1950.
Le problème des inondations
L’origine du problème est l’exploitation du sous-sol charbonnier du bassin.
Dans la région liégeoise (à l’exception de 200 hectares épargnant le sous-sol de la ville de Liège) la loi du 20 avril 1810 sur les mines accordait des concessions pour l’exploitation houillère.
On voit sur la carte qu'elles suivent le lit de la Meuse depuis Ramet-Ivoz, Flémalle- Haute en amont de Liège jusqu’à Cheratte, Vivegnis en aval. La longueur est de 27 kilomètres.
Dès le 12ème siècle, on extrait du charbon dans la région liégeoise d'abord en surface, puis dans des galeries à flanc de coteaux et enfin dans des mines dont la plus basse atteignait 913m de profondeur.
Si souvent on a procédé au remblayage des galeries, celui-ci fut loin d'être systématique et beaucoup de veines déhouillées sont restées intactes. Il en résulte un effondrement des sols. Cet affaissement du sol varie entre 5 et 10 mètres.
L'arrêt définitif des charbonnages à la fin du 20ème siècle a ralenti ce phénomène d'effondrement. La dernière descente significative daterait de 1977.
Avant affaisement
Après affaissement
On comprend donc l'importance de ces stations de pompage qui évitent la stagnation et donc les inondations en rejetant les eaux dans le fleuve ou la rivière.
Ces divers phénomènes géologiques ont provoqué des inondations, dont celles de 1925 et 1926 de Liège et de Namur, après lesquelles des travaux d'aménagement du territoire ont débuté.
L'Administration des Ponts et Chaussées décide à l'époque de construire des digues, ainsi que des barrages mobiles ou encore des dragages (nettoyage du lit de la Meuse). Ces travaux régulent le flux du fleuve mais ne permettent pas d'endiguer complètement le phénomène. Une deuxième solution a donc été trouvée : réaliser des travaux de démergement. Le démergement est l'action qui consiste à assécher le sol et donc à empêcher les inondations. Il passe par la construction de stations de pompage. L'eau y est amenée par un réseau de canalisations long de plus de 200 km.
Source AIDE
Ces stations de pompage, situées en rives de Meuse, ont donc pour principale fonction de récupérer l'eau que la Meuse ne pourrait absorber naturellement sous peine d'inondations. Elles furent construites entre les années 30 et 90 et sont donc de types architecturaux différents.
En 1928, sept communes (Seraing, Jemeppe, Sclessin, Tilleur, Flémalle, Ougrée et Angleur) créent l'intercommunale AID (Association intercommunale pour le démergement). Un "E" fut ajouté pour "épuration" dans les années septante. C'est l'AIDE actuelle.
Sa création sera officialisée le 26 décembre 1928 au n°605 des annexes du Moniteur Belge du 14-15 janvier 1929. Plus tard, les communes d'Angleur, d'Ivoz-Ramet, Jupille, Wandre, Vivegnis, Herstal et Cheratte les rejoigneront entre 1941 et 1948.
En 1880 après d'importants débordements, on crée la première station de démergement dite station de pompage Cockerill. Le but était de protéger ses installations Cockerill de Seraing. Elle serait encore en activité mais je ne sais pas la situer.
On peut lire dans le messager de Gand de février 1850.
J'ai des difficultés à comprendre la numérotation de ces stations. Le site de l'AIDE (ICI) donne un relevé de la situation actuelle grâce à une carte interactive.
L'inondation désigne la submersion temporaire par l'eau d'une zone habituellement hors d'eau, qu'elle qu'en soit l'origine. Elle est souvent confondue avec la crue, qui est une augmentation plus ou moins durable du débit d'une rivière ou d'un fleuve.
La pierre des calamités
Elle se situe dans la cour des Mineurs du Musée de la Vie wallonne encastrés dans le mur près du théâtre de marionettes.
Elle a voyagé car elle était encastrée dans un immeuble de la place Xavier Neujean.
Au 19ème siècle, elle a été remployée comme pied-droit de l'entrée principale de la résidence de la famille Lechat (de 1830-1840 à 1867).
Cette demeure a ensuite été habitée par les Filles de la Charité ou Sœurs de Saint Vincent de Paul qui l'ont occupée jusqu'en 1973. L'immeuble menacé de démolition, la pierre est sauvée et un emplacement lui est trouvé dans la cour des Mineurs.
"IUste aLIXIT..." : ce n'est que justice ; Début étonnant
"Très rude hiver" : L'hiver de l'année 1740 a débuté tôt (15 octobre 1739). Pendant six semaines, la Meuse est gelée, au point que l'on s'y déplace. Celà durera jusqu'à la fin février. Si le froid est moins intense, des tempêtes rendront la vie de Liège difficiles. Enfin, le dégel causera des inondations 1740 est une date qui est gravée sur le mur de la cathédrale. La crue a atteint 117 cm. La disette est presque générale en Europe.
Interruption du commerce avec les Pays-Bas autrichiens.
Entrée des Prussiens dans le Pays de Liège. Frédéric II, roi de Prusse, réclame ses droits sur la seigneurie d'Herstal. Le 11 septembre 1740, il arrive à Maaseick. Le prince-évêque de Liège doit racheter ce territoire pour la somme importante de 850.000 florins liégeois (le budget annuel de la principauté). En plus Enfin le ministre plénipotentiaire des Pays-Bas autrichiens (le comte de Harrach), interdit tout commerce avec Liège. liégeoise.
Il rappelle la mort en 1740 du pape Clément XII, de l'empereur Charles VI et la tsarine, Anna Ivanovna.
Clément XII Lorenzo Corsini 1652-1740 (Wikipedia)
Empereur Charles VI 1711-1740 (Wikipedia)
Anna Ivanova 1693-1740 (Wikipedia)
Enfin les inondations importantes sont survenues à trois reprises dans le courant du mois de décembre 1740.
Les charbonnages entourent Liège depuis le haut Moyen Âge mais l’interdiction de creuser sous la ville ne fut pas toujours respectée, creusant en aval et en amont et ont eu pour conséquence de faire de Liège une cuvette et plus tard une digue. Malgré les remparts, les inondations se succédèrent de siècle en siècle.
Le 4 janvier 1374, la Meuse grossit tellement que le quartier de l’île fut envahi par les eaux et la collégiale Saint-Paul entièrement inondée au point qu’on ne pouvait y pénétrer qu’en bateau.
Le 28 janvier 1408, une inondation détériora aussi les livres et les bijoux dans la crypte, une partie des chartes, les livres, les ornements de la collégiale conservés dans la trésorerie, pour éviter de semblables désastres le sol de la nouvelle librairie est exhaussé et l’on y entre depuis par quelques marches.
Une forte inondation eut lieu en 1464. La neige était tombée en abondance durant plusieurs jours avant la fête de saint Capraise, les pluies qui suivirent amenèrent une telle crue que le lendemain de la fête de sainte Élisabeth, les flots gonflés de la Meuse menaçaient d’envahir la collégiale.
Les chanoines n’eurent que le temps de faire boucher la porte à l’aide d’une sorte de digue et durent acheter un bateau pour aller aux matines. Ils usèrent du même moyen pour assister aux heures jusqu’au 23 novembre date à partir de laquelle ils purent se rendre à pied sec aux offices.
Le 7 février 1571 l’eau s’éleva à une hauteur de 6,40 mètre. Le trait montre que la hauteur de l’eau est à 0,84 cm du niveau actuel du pavé.
Le 15 janvier 1643, l’inondation emporte le Pont des Arches, couvre le quartier de l’Île. Les eaux de la Meuse s’élèvent à 1,35 mètre dans l'église Saint-Paul.
Les indications du niveau des crues se retrouvent ainsi sur de nombreux édifices comme à Liège rue Cathédrale sur le mur de la Collégiale Saint-Denis (niveau de la crue de janvier 1926).
Collégiale Saint-Denis
Collégiale Saint-Denis
Cathédrale Saint-Paul
Une plaque métallique indiquant 1926 se trouve à droite de l’entrée de la cathédrale indiquant la hauteur de l’eau de cette inondation.
A l'intérieur un pilier baigné par les vitraux de Honegger rappelle les différentes dates.
Collégiale Saint-Jacques
Collégiale Saint-Jacques
Fin novembre 1925, la neige s'accumule dans la région. Elle fond à la mi-décembre. D'importantes précipitations s'y ajoutent. Début janvier, la Meuse quitte son fleuve et les eaux montent rapidement, mettent sous eau 6.000 à 7.000 maisons. L'eau monte jusqu'aux étages des maisons et à Seraing, seul le dernier étage du château Cockerill reste hors eau
C'est la conséquence de l'exploitation du charbon. Le remblai des veines "déhouillées" coutait cher. Le niveau des terrains est parfois descendu de plus de six mètres !
Dinant : collégiale Notre-Dame
Le premier Chronogramme indique une hauteur de 1m11 avec la date de 1739.
En dessous, on peut lire la date de 1573 à une hauteur de 95 cm.
Le deuxième chronogramme indique la date de 1784 à une hauteur de 89 cm.
Namur
Avenue Feliçien Rops, on trouve sur le devant de l'église de la paroisse Saint-Pierre-Aux-Liens, des plaques rappelant le niveau des inondations de 1880 et 1926. Si celle de 1880 fut importante, celle de 1926 la dépassa de plusieurs centimètres.
Les témoins des crues de la région namuroise sont listés ICI
Les areines
Les areines de Liège sont des galeries souterraines creusées dès le XIIIe siècle au pied des collines pour évacuer par gravité l'eau des mines de charbon (houille) et drainer les puit On parle aussi de galerie d'exhaure (à Liège, de xhorre). Le débouché s'appelle œil de l'areine. C'est le point le plus bas possible afin de drainer un maximum d'eau.
Le point de rencontre entre l'areine et une mine s'appelle steppement et les diverticules sont appelés rotices.
Finalement leur but était de démerger et d'assécher les mines devenues infructueuses afin de pouvoir les exploiter.
Il y avait à liège quatre areines dites "franches" protégées par la loi car étant utiles à la population.
1. L'areine du Val-Saint-Lambert ayant son oeil à Ans. 2. L'areine de la Cité à environ 45 pieds plus bas que la première. L'œil se trouvait près de la porte Sainte-Marguerite. 3. L'areine de Messire Louis d'Ouffet à environ 50 pieds plus haut que la deuxième. L'œil se trouvait ruelle Chabot derrière l'ancien couvent de Sainte-Claire. 4. L'areine de Richefontaine
Les areines "bâtardes" voyaient leurs eaux se perdre dans les ruisseaux et rivières.
L'œil de l'areine
L'areine de Richonfontaine (areine franche) alimente toujours la fontaine Saint Jean-Baptiste de Jean Delcour située rue Hors-château.
Comme dit plus haut, areine est synonyme de galerie d'exhaure (à Liège, de xhorre). Je comprends mieux le nom du terril de Xhorré à Flémalle que j'escaladais enfant quand j'étais en vacances chez ma grand-mère.
Elle a été construite en 1848 d'après les plans de l'architecte belge Joseph Dumont. Cet édifice de style néoclassique a été érigé à l'emplacement de l'ancien collège des Augustins.
Les vitraux
C'est grâce à ces sites que j'ai pu me faire une petite idée sur les vitraux.
IRPA : l’art du vitrail en Belgique aux dix-neuvième et vingtième siècles
On retiendra les noms de Osterrath, Londot et Carpet.
Les vitraux d'origine étaient dus à l'atelier Osterrath. Ils ont été principalement endommagés ou détruits au cours des combats de la Seconde Guerre mondiale.
Bouillon a subi d'importants bombardements et des tirs d'artillerie lors de l'invasion allemande en mai 1940, ainsi que des destructions lors de la libération en 1944. L'onde de choc des explosions à répétition a soufflé la majorité des verrières de l'édifice.
Lors de leur reconstruction après-guerre, le maître verrier Londot a délibérément choisi de réintégrer des visages et des fragments récupérés des anciennes verrières brisées au milieu de compositions géométriques contemporaines
Sacré-Coeur de Jésus (cartouche avec vue de Bouillon)
Ancien vitrail (Kirpa)
Vierge à l'Enfant avec globe et sceptre d'Osterrath Joseph (Kirpa)
Le maître-autel
Sa structure intègre des éléments sculptés d'époques successives pour meubler le nouveau chœur lors de la reconstruction au XIXe siècle.
On voit :
À droite : Saint Paul qui est représenté selon son iconographie traditionnelle, tenant fermement l'épée (symbole de son martyre) de la main droite et levant l'index de la main gauche pour enseigner.
À gauche : Aaron revêtu des ornements sacerdotaux prescrits dans la Bible. Il porte notamment sur la poitrine le pectoral du grand prêtre (le Hošen, orné de douze pierres précieuses symbolisant les douze tribus d'Israël) et tient dans ses mains l'encensoir ou la navette à encens.
Le pectoral du Grand Prêtre (Hošen)
Les 12 pierres précieuses représentent les douze tribus d’Israël. Le Grand Prêtre portait ainsi le peuple entier de Dieu de façon permanente "sur son cœur" lorsqu’il entrait dans le sanctuaire.
Ce pectoral renfermait également l'Ourim et le Thoummim, des objets sacrés utilisés pour interroger la volonté divine et rendre la justice.
Grand prêtre d'Israël (wikipedia)
À gauche se trouve saint Pierre, l'un des deux patrons de la paroisse, identifiable aux clés du Royaume des Cieux qu'il tient à la main.
À droite, le personnage couronné portant un ciboire ou un reliquaire représente un roi biblique vraisemblablement Melchisédech, souvent associés aux préfigurations de l'Eucharistie sur les autels.
Autel de la Vierge à l'Enfant couronnée
Autel de saint Joseph
Saint Nicolas
Saint Eloi
Selon l'IA, elle serait de Francis Clébant.
Il a entièrement taillé cette œuvre dans la masse pour la Confrérie de la Saint-Éloi de Bouillon. La statue a été solennellement bénie et inaugurée en novembre 2017, à l'occasion de la 138e édition de la fête traditionnelle du saint.
La chaire de vérité
Les confessionnaux
L'orgue
C'est l'œuvre du facteur belge Pierre Schyven (1827–1916).
Quai du rempart : Philippe Albert
Boulevard Vauban : Esprit de Semois
Boulevard Vauban : hommage à Madeleine Ozeray
Elle s'illustre dans des classiques des années 30 comme La Guerre des valses (1932), Liliom (1934) de Fritz Lang et La Fin du jour (1939) de Julien Duvivier. Elle fait également de courtes apparitions plus tard, notamment dans Le Vieux Fusil (1975).
Madeleine Oseray n(1908–1989)
La sculpture Esprit de Semois (2007) et la stèle Hommage à Madeleine Oseray, Bouillonsont des œuvres de Jean-Paul Couvert de Corbion.
Jean-Paul Couvert
Il a aussi réalisé :
en 2010: la sculpture sous forme d’une hache dans l'épaisseur de laquelle est découpée la lettre H à Paliseul.
en 2011 la sculpture en mémoire à ,Serge Reding au Parc d’Herbeumont.