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Photos de Charleroi, Liège et ailleurs

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18 janvier 2026

Dinant

Dinant
Dinant est surtout connu pour sa collégiale, sa citadelle et le rocher Bayard. Dans sa lettre VI (les bords de la Meuse - Dinant - Namur) Victor Hugo décrit ainsi le bulbe : "Le clocher de l'église de Dinant est un immense pot à l'eau. Cependant, vue...
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5 octobre 2026

Givet (Fr.)


France

Givet

 
Deux sites sont incontournables pour appréhender Givet :
          les billets de M. Sartelet ICI
          le site Ardenne wallonne ICI

 
  1. L'Hôtel de ville
  2. Eglise Saint-Hilaire
  3. Buste d'Albert Ier
  4. Monument aux morts
  5. Statue de Etienne Nicolas Méhul
  6. Le tunnel de Charlemont
  7. La Tour Victoire
  8. La Tour Grégoire
  9. Les trois portes
  10. Monument des défenseurs de 1914 
  11. La chapelle Notre-Dame de Walcourt
  12. Le fort Condé
  13. Les pipes Gambier
  14. Stèle hommage aux soldats allemands
  15. Le manège
  16. La Foire aux oignons


 

Givet
Vue de la rive droite : le fort de Charlemont et la tour Victoire

 

 



1. L'Hôtel de ville
 

 


 

 

 


Il est réalisé en briques et en pierres. Toutes les heures, le clocher joue un extrait du Chant du Départ de Méhul.
 

 

Givet
Le blason

 

 

Givet
Image Wikipedia

 


Coupé : au premier de gueules au sautoir d'or, au fusil du même brochant en pal, la gâchette à dextre, au second d'azur aux trois tours d'or maçonnées de sable, ajourées du champ, les deux des flancs ouvertes aussi du champ et celle du milieu ouverte d'argent, rangées sur une terrasse de sinople

  • Coupé : écu divisé en deux portions égales par une ligne horizontale allant d'un flanc à l'autre
  • Sautoir : croix de saint André
  • Or : couleur jaune
  • Brochant :Se dit d'une figure (pièce ou meuble) qui passe par-dessus une autre
  • Pal : une pièce placée verticalement au milieu 
  • Azur : bleu
  • Sable : noir
  • Sinople : vert

 
2. Eglise Saint-Hilaire (place Carnot)
 

 


Victor Hugo en 1838 ironise :

"Le brave architecte a pris un bonnet carré de prêtre ou d’avocat. Sur ce bonnet carré, il a échafaudé un saladier renversé; sur le fond de ce saladier devenu plate-forme, il a posé un sucrier, sur le sucrier, une bouteille, sur la bouteille, un soleil emmanché dans le goulot par le rayon inférieur vertical; et enfin, sur le soleil, un coq embroché dans le rayon vertical supérieur. En supposant qu’il ait mis un jour à trouver chacune de ces idées, il se sera reposé le septième jour. Cet artiste devait être flamand".

 

Givet
Vue de la rive droite

 


Saint Hilaire (315-367) fut le 1er évêque de Poitiers. Son œuvre principale "de Trinitate", composée de 12 livres fut écrite en exil. 
Au quatrième siècle, il soutient la consubstantialité du Fils et du Père et fut exilé comme Athanase plusieurs années en Phrygie.
L'édifice est en pierre bleue et date du XVIIIe.
A noter que la partie de Givet située sur la rive gauche est appelée Givet Saint-Hilaire.

 

 

 

Givet
Rue de la Fausse Porte

 


La rue de la Fausse Porte passe sous le chœur !
 

Givet
Eglise Saint-Hilaire

 

 

 

Billet N°180 Sartelet
Billet N°180 Sartelet

 
 

Maître-Autel : le Crucifiement

 


Le retable en bois doré et faux marbre présente une peinture : le Christ de Antoine Rivoulon (1810-1864). La peinture date de 1852. Connu pour son éclectisme, il se suicidera en utilisant du laudanum.
A noter, au dessus, le nom de Vauban. Le maréchal de Créquy, en 1675, avait bombardé et détruit cette partie de la ville (dont l'ancienne église). La reconstruction aurait été réalisée par Vauban.

 

 

Le phénix sous l'autel


 


Statues du chœur
 

Givet
Saint Hilaire

  
 

Givet
Saint Jean Baptiste

 


Ces statues (XVIIIe) sont situées à gauche et à droite du chœur et sont réalisées en bois plein (pin du Nord).


Buste reliquaire
 

 

 


Le buste reliquaire situé à gauche dans le chœur date du XVIIIe et est en bois doré.


Stalles


Les stalles de style Louis XIV proviennent de l'ancienne église des Récollets devenue salle des fêtes à la rue Clemenceau. Elles dateraient de la fin du XVIIe - début du XVIIIe. Elles furent réalisées par des sculpteurs liégeois.

 

 

 

 


Côté évangile (nord) : du début au fond du chœur

 

Givet
Premiers martyrs franciscains au Maroc

 


Cinq religieux de l'ordre des frères mineurs furent martyrisés au Maroc. François d'Assise les avait envoyés au début du XIIIe siècle, pour prêcher l'Évangile aux Maures. Ils seront canonisés le 17 août 1481 par le pape Sixte IV.

 

Givet
Sainte Hélène

 

Il s'agit de Hélène dite de Constantinople, née vers 250 à Depranum et décédée le 18 août 330 à Nicomédie.
Elle fut impératrice romaine, épouse de Constance Chlore et mère de Constantin Ier.
Elle est célèbre pour son pèlerinage en Terre Sainte où elle aurait découvert la "vraie croix".

 

Givet
Sainte Hélène & Saint Jacques de la Marche

 

Givet
Saint Jacques de la Marche & Saint Sebastien


Jacques de la Marche est né le 1er septembre 1393 à Monteprandone et décède le 28 novembre 1476 à Naples.
Ce franciscain observant fut un prédicateur renommé.
Béatifié le 12 août 1624 par le pape Urbain VIII.

 

 

Givet
La vierge Marie, Saint Louis de Toulouse, Saint jean-Baptiste

 


Saint Louis de Toulouse (Louis d'Anjou ou Saint Louis d'Anjou) est né à Brignoles le 9 février 1274 et y est décédé le 19 août 1297. Il fut évêque de Toulouse de 1296 à sa mort. Il est le fils de Charles II, roi de Naples, et de Marie de Hongrie mais aussi le petit-neveu de Louis IX.
 

 

 


 

Givet
La dernière cène


 

Givet
Saint Diègo

 

Saint Diègo ou Didace (San Nicolás del Puerto, 14 novembre 1400 - Alcalá de Henares, 13 novembre 1463) est un frère lai franciscain observant canonisé le 10 juillet 1588 par le pape Sixte VI. 
 

Givet
Les noces de Cana

 

Givet
Saint Louis

 


Louis IX dit "le Prudhomme" ou Saint Louis est un roi capétien né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Carthage, près de Tunis.

 

Givet
Les disciples d'Emmaüs


Emmaüs fait référence à un lieu-dit, non loin de Jérusalem. C'est là qu'après sa résurrection, Jésus rencontre deux de ses disciples dont l'un se nomme Cléophas. Ils ne le reconnaissent pas (Saint Luc, chapitre 24, versets 13 à 35) mais lui offrent l'hospitalité. Ils le reconnurent quand il bénit le pain et le leur offrit.
 

Givet
Saint Pierre d'Alcantara



Côté épitre (sud) : à partir du fond du chœur

 

Givet
Saint François d'Assise

 

Givet
Abraham & Malchisédech

 


Le nom de Melchisédech qui signifie en hébreu "roi de justice" n'est évoqué dans la Genèse que lors de sa rencontre avec Abraham. Ce prêtre-roi est représenté couronné, portant ou faisant porter par des serviteurs le calice, l'ostensoir ou une corbeille de pains. Abraham est en armure avec ses soldats. On oppose ainsi le pouvoir temporel (Abraham) et le pouvoir spirituel (Melchisédech et ses serviteurs, avec corbeille de pains et aiguières).
On donne le nom de melchisédech aux ostensoirs en forme de petits autels portatifs destinés à recevoir l'Eucharistie.

 

 

Givet
Wikipedia



A noter : un Melchisedech vaut 30 litres (40 bouteilles)
 

Melchisédech

 

Givet
Sainte Elisabeth de Thuringe


Elisabeth de Thuringe ou Elisabeth de Hongrie est née à Presbourg le 7 juillet 1207 et décédée à Marbourg le 17 novembre 1231). Elle fut membre du Tiers-Ordre franciscain.
Elle est représentée avec une couronne et tient le plus souvent une bible dans ses mains.

 

Givet
Moïse et la manne


Il suffit de lire l'Exode : "Toute la communauté des Israélites se mit à murmurer contre Moïse et Aaron dans le désert. Les Hébreux murmuraient contre Moïse parce qu'ils mouraient de faim. Le soir, il leur tomba des cailles du ciel. Le matin suivant, il se répandit un brouillard ou une rosée.
Lorsqu'elle se fut évaporée, apparut sur la surface du désert quelque chose de menu, de granuleux, de fin comme du givre sur le sol. Moïse leur dit : "C’est le pain que l’Éternel vous donne pour nourriture". Et plus loin : "la maison d'Israël donna à cette nourriture le nom de manne". 

 

Givet
Les martyrs franciscains de Gokum


Au XVIe siècle, des religieux de la ville de Gorinchem (ville néerlandaise en province de Hollande-Méridionale) furent martyrisés (dix-neuf martyrs, quatre prêtres séculiers, quatorze religieux franciscains et un laïc converti). Ils furent pendus à Brielle (Pays-Bas) en 1572 par les Gueux de mer conduits par le Liégeois Guillaume II de La Marck, seigneur de Lummen, après avoir subi sévices et mutilations.
Charles De Coster, dans "La Légende d'Ulenspiegel" raconte ces événements auquels assiste impuissant son héros Thyl Ulenspiegel. 
 

 

Givet
L'agneau Pascal de la première Pâques

 

Givet
Saint Pierre

 

Givet
Saint Bonaventure

 

Givet
Saint Paul

 

Givet
Saint André (à g), Saint Bernardin de Sienne & Saint Laurent avect son gril

 

Givet
Saint André

 

Givet
Saint Laurent et son gril


 

Givet
Sainte Philomène ? 

 

Givet
Les martyrs franciscains du Japon

 

Les vitraux
 

Ils ont été conçus par l'artiste Catherine Roch de Hillerin.
 

Givet
Catherine Roch-de Hillerin

(ICI)


Outre divers prix et médailles, elle est également peintre Officiel des Armées, spécialité Air et Espace. Voici un exemple de ses œuvres (ICI).

 

Givet
Carré d'As (Fonck,Nungesser,Guynemer et Madon)


Les vitraux ont été réalisés par la maison Simon-Marcq de Reims et les premiers furent inaugurés le 27 mars 2022.

 


ICI


Choeur
 

Chœur au nord
 

Givet
La confirmation (2021 Atelier Simon-Marq)

 


Chœur au sud
 

 

Givet
Le baptême (2021)


 Nef

Nef au nord d'ouest en est

 

Givet
Saint Hilaire (2022)

 

Givet
La création (2021)

 

 

Nef au sud d'ouest en est
 

Givet
Marie mère de l'Humanité (2021)

 

Givet
Nativité et Croix (décembre 2023)

 

 

Les 18 œuvres sont destinées à remplacer les plaques de plexiglas translucides qui font office de vitraux.

 

    


Les autels latéraux
 

Givet
Autel nord

 

 

Givet
Autel sud

 

 


Buffet du grand orgue
 

  

 

 

 

 


 


3. Buste d'Albert Ier


Situé sur la rive droite (square Albert Ier), il est l'œuvre de Victor Demanet et date de 1934, année de sa chute à Marche-les-Dames. L'artiste est né à Givet le 3 février 1895 et décédé à Ixelles le 7 février 1964. 
 

 

 

 


N.B. : les œuvres de Victor Demanet sont nombreuses :
 

 

Charleroi : buste de la reine Astrid



 

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 IMG20220308102832
Namur : statue de Léopold II
 

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 IMG20220415160114
Bouillon : saint Arnould  

4. Monument aux morts


Le monument est situé Place Méhul et fut inauguré le 17/5/1925 puis en 2008 après reconstruction. Si le fondeur est bien Vindevogel, le nom du sculpteur reste incertain. Est parfois signalé le nom de A. Derville mais j'aurais tendance à penser qu'il s'agit d'Alphonse Darville.
 

 

 
 

 

Givet
Marianne tenant un glaive et armes de la ville.

 

 

 

 

Givet
A l'arrière coq piétinant l'hydre allemande. Dates historiques importantes

 


N.B. : si le bronze de la statue n'échappa pas aux allemands en 1940, le coq fut sauvé par un habitant (Mario Biadatti) et ne fut réinstallé qu'en septembre 1944, le jour de la libération de Givet.
On peut voir sur le monument les armoiries de la ville.
Le fusil évoque l’histoire militaire de Givet.

La croix de Saint-André était un emblème personnel des ducs de Bourgogne puis des rois d’Espagne qui occupèrent Givet et Charlemont.
Les armoiries furent reconnues le 6 juin 1698 et le 24 mars 1709 puis confirmées le 16 octobre 1817.


5. Statue de Etienne Nicolas Méhul


Il nait le 22 juin 1763 à Givet et décède le 18 octobre 1817 à Paris.

 

Étienne-Nicolas Méhul, par Antoine-Jean Gros.
Musée Carnavalet Paris.
 


A partir de 1786, il fera partie de la loge maçonnique l’Olympique de la Parfaite Estime. Il restera à l'honneur pendant la révolution, l'empire et même lors de la restauration.
Durant la Révolution, il compose de nombreux chants patriotiques. Le plus connu est le Chant du départ en 1794 sur un poème de Marie-Joseph Blaise de Chénier qui est le frère cadet d'André Chénier (voir plus loin). IL est nommé à l'Institut de France en 1795, avec François-Joseph Gossec et le liégeois André Modeste Grétry. Il repose d'ailleurs comme eux  dans le cimetière du Père-Lachaise dans l'enclos des musiciens.
A noter que, à sa demande, le coeur d'André Modeste Grétry a été rapatrié à Liège (il se trouve dans une niche sous sa statue devant l'Opéra Royal de Wallonie).

 

 

 

 

 

 

Le chant du départ

Premier couplet
La victoire en chantant nous ouvre la barrière ;
La Liberté guide nos pas.
Et du Nord au Midi la trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d'orgueil ;
Le Peuple souverain s'avance :
Tyrans descendez au cercueil !

Refrain
La République nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr ;
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir. (bis)
 


Le chant est rapidement accepté. Il sera, à la demande du Comité de Salut Public joué le 14 juillet 1794 date anniversaire de la prise de la Bastille. Pendant la Première Guerre mondiale ce sera le chant des soldats partant au front. Le titre original était « Hymne de la liberté » mais fut surnommé le « frère de La Marseillaise » par les soldats de la république. 

6. Le tunnel de Charlemont


Le tunnel de Charlemont fait partie de la ligne Soissons-Givet et est situé au kilomètre 205,140. Il a été érigé en 1862. Il est accomagné d'un double blockhaus. Il aurait été armé pour faire partie de la ligne Maginot. Le tunnel a une longueur de 510 mètres.
 

 

GIivet
Du côté de la ville de Givet

 

 

Givet
Meurtrières des blockhaus à gauche et à droite des rails


Les meurtrières sont surmontées d’évents afin d"évacuer la fumée des tirs. Les casemates  situées derrière, à droite et à gauche de la ligne ferrovière, en possèdent également pour tirer dans le tunnel.


 



7. La Tour Victoire


La tour en briques et pierre bleue est un ancien donjon.  Elle date du XIVème siècle (partie basse), et du XVème (partie haute en briques). Chaque étage possède sa pièce voûtée. Celle du second étage est la plus spacieuse et la mieux aménagée. Victoire est le nom qui aurait été donné après la victoire de Louis XIV lors du siège de Namur. La tour a servi de site de péage pour les barques qui descendaient la Meuse. Elle sera aussi utilisée comme prison.
 

 


 

 8. La Tour Grégoire
 

Cette tour de guet pourrait dater du XIe siècle. Le nom Grégoire est du au fait qu'une chapelle dédiée à Saint Grégoire se trouvait à proximité. Elle a subi de nombreuses restaurations dont une en 1851 puis vers 1930 et 1945.
Victor Hugo l'évoque dans son livre "Le Rhin", lettre V. Extraits :

" Dans la journée, j’avais voulu visiter cette vénérable tour qui tenait jadis en respect le petit Givet. Le sentier est âpre et occupe autant les mains que les pieds. Il faut un peu escalader le rocher, lequel est de granit fort beau et fort dur...".
Voir ICI

 

 

 

 


 

 

 9. Les trois portes


Il ne reste actuellement que trois des six portes originelles :
      la Porte de France sur la route 8051
      la Porte de Rancennes à proximité du quai de Rancennes
      la Porte Charbonnière au bout du quai Dervaux.
 

 

 

 

Givet
Porte de France

 

 

Givet
Porte Charbonnière (quai Dervaux)

 

Givet
Porte de Rancennes

 


9. Monument des défenseurs de 1914 


Le monument en pierre bleue est situé Quai des Fours, espace Sourdille. Il rend hommage aux 148e R.I., 348e R.I. et 45e R.I.T. qui ont retardé l'avancée allemande en combattant du 24 au 31 août 1914.Le premier monument datait de 1933 et a été remplacé en avril 2013. Le premier était l'oeuvre de Stanislas Martougen (1873-1962).
 

 

 

 

Givet
Sur une face : les armoiries de la ville

 


 

 

 
11.  La chapelle Notre-Dame de Walcourt 
 

 

 

 

 

 

 

 

Vue depuis le fort de Condé

 


Elle date du XVIIe siècle, construite entre 1602 et 1604. Elle fut reconstruite à la fin du XVIIIe siècle. Sa caractéristique est qu'elle servit de lieu de culte catholique, mais aussi orthodoxe et protestant.
Elle est dédiée à Notre-Dame de Walcourt. Elle fut protestante pendant l'occupation allemande lors de la première guerre mondiale. Elle fut orthodoxe pendant l'occupation russe de 1816 à 1818. Le parement est en pierre bleue de Givet.
 

 


Le calvaire
 

 

 

Givet
Le calvaire

 

A proximité de la chapelle : le calvaire construit vers 1760.

 

12. Le fort Condé


A l'origine, on trouvait à cet endroit la tour Maugis, plus tard intitulée tour Villahermosa, du nom du gouverneur des Pays-Bas espagnol. Lorsque Givet devient française en 1678, elle est rasée par Vauban qui fait construire la redoute centrale taillée dans le roc. De 1725 à 1732, la redoute deviendra un ouvrage plus vaste : le Fort Condé. Il servait de défense avancée pour le fort de Charlemont à l'est. Il est réalisé par l'ingénieur Candau. C'est un pentagone (périmètre de 400 mètres).

Les côtés avant forment une pointe orientée au Nord et sont entourés de fossés précédés d'une contrescarpe. Dans celle-ci, il y a une galerie, d'où partent de petites galeries de contre-mine.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Givet
La bergerie

 


Cet abri de berger permettait l'entretient des zones de servitudes en temps de paix.
 

Givet
Trou d'obus

 


A partir du fort de Condé, on peut effectuer diverses promenades dont la promenade des bornes.
 

 

 

Givet
Image wikipedia

 


Ces bornes octogonales servent de limite à Charlemont. Les bornes octonogales sont des bornes de propriété militaire et des terrains de l'armée autour d'une construction militaire. Elles se trouvent à chaque angle du terrain et numérotées en chiffres arabes. Sur leur sommet se trouve la direction des autres bornes. 
 

Givet
Point de vue de la lunette 31

 


 

13. Les pipes Gambier


C'est en 1780 que Jean Gambier s'installe à Givet. Il fabrique des pipes. La maison Gambier est née. Elle fabriquera essentiellement des pipes en terre jusque la première moitié du XXème siècle. Il y aurait eu plus de 1600 modèles dont le plus connu est le Jacob. Le Jacob est décliné en douze variantes numétotées (n°3, 9, 948, 998, 1008, 1008b, 1048, 1498, 1598, 1608, 1608a et 1618). Il sera tant imité que la fabrique rajoute dans le turban : "Je suis le vrai Jacob". Ce sera l'apparition des pipes en bois, moinsfragiles, puis de la cigarette, qui entraîneront la fin des activités au début du XXème siècle.
 

 

 

Givet
Imitation de la pipe Jacob

 

 

 

Givet
Pipe Jacob de chez Wingender (Chokier) avec la devise de la Belgique

 


N.B. : la barbe évitait au fumeur de se brûler en tenant le fourreau.
 

Givet
Maison Gambier (vur de la Tour Grégoire) Aujourd'hui lycée Vauban

 

14. Le couvent des Récollets
 

 

 

Givet
Hommage à Etienne Nicolas Méhul

 


15. Stèle hommage aux soldats Allemands

 

 

 

 

 

Près d'un rond-point sur la D949 et près du pont au-dessus de la Houille, se trouve un monument élevé en 1915 en hommage aux soldats allemands morts lors de la bataille du 24 au 31 août 1940. Ils faisaient partie du 104ème Régiment d'infanterie de réserve et sont décédés le 30 août.
 



16.Le manège
 


 


 

On peut comprendre qu'une ville de garnison ait eu son manège. Celui-ci fut érigé en 1824 dans une structure néo-classique. La construction fut réalisée avec des matériaux locaux : pierres bleues de Givet, charpente en châtaignier et toiture en ardoises de Fumay. Le manège fut utilisé de 1826 à 1919.
Il aura ensuite diverses attributions mais sera inscrit sur la liste des monuments historiques le 17 mars 1990 et aura comme vocation de devenir un cinéma (deux salles (370 places et 89 places). La grande salle permet d’accueillir d'autres types de spectacles.


17. La foire aux oignons
 

Cette manifestation annuelle se déroule dans les rues de Givet le 11 novembre. elle rassemble environs 500 camelots. Elle débuta en janvier 1617 sous l'égide des archiducs Albert et Isabelle.
Napoléon pourtant en campagne en Pologne promulgua un décret qui fixait les dates des foires à Givet, en particulier celle de la Saint-Martin établie au 11 novembre. 
La foire Saint-Martin devint "foire aux oignons" car ceux-ci étaient très représentés sur les étals.
Depuis peu, on peut voir sur le rond-point menant au magasin Intermarché, une sculpture représentant un oignon.

 

 


 


 

Cette oeuvre est due à une artiste d'Auvelais : Maryline Garbe

 

Givet
Maryline Garbe

 

C'est à elle que l'on doit la statue du devant le Moof (Museum Of Original Figures) non loin de la Grand'Place.

 


 

 


ce trompe-l'oeil à Acoz (rue Moncheret) réalisé pour Mr Alain Guillaume (1947-2023) ICI.

 

Acoz 

 


Le loup (leu) de Frasnes-lez-Couvin pour le groupe carnavalesque, les "carnav'leus" qui fêtaient en 2007 leurs 25ème anniversaire. Le surnom vient du fait que les habitants disaient "manger son saint" lorsqu'ils allaient fêter la ducasse de la Saint-Remy. 
 

Frasnes-Lez-Couvin



 

Enfin ce cheval rue Georges Lemaître près de l'aéroport de Charleroi.
 

 


ICI


Explication de l'auteur sur un socle près du cheval :
"Ce cheval de trait belge symbolise la force d'un travailleur infatigable dont la bonhomie attire la sympathie. ce cheval polyvalent traverse les frontières et rend de multiples services pour le débardage dans les Ardennes, le travail dans les champs ou à la mer du Nord, à l'attelage ou à monté. Tout comme lui, notre "friendly airport" traverse les frontières, est multi facettes et spécialisé dans les services".

 


26 septembre 2026

Bruxelles : Laeken


La crypte royale
 


J'ai profité de l'ouverture de la crypte royale de Laeken pour me remémorer la dynastie de Belgique élargie.

L'entrée

L’entrée  à partir de l'église est précédée d’un sol en mosaïques aux armes des neuf provinces d’après un projet du mosaïste Godchoul (1935).

 


Il n'y a que neuf provinces visibles car la Belgique n'en compte 10 que depuis le 1er janvier 1995 lors de la quatrième réforme de l’État belge.

L'ancienne grande province de Brabant a été supprimée et a été scindée en deux nouvelles provinces distinctes :
          Le Brabant flamand (en région flamande).
          Le Brabant wallon (en région wallonne). 

A noter que la Région de Bruxelles-Capitale ne fait partie d'aucune province.

 


Joseph Godchoul a réalisé les mosaïques des hôtels Solvay, Max Hallet ainsi que celles de l’hémicycle à colonnades du Cinquantenaire.
 

Maison Joseph Godchoul : eue Henri Wafelaerts n°37 Saint-Gilles

 

 

L'espace central
 

 

 

 


Léopold Ier de Belgique, roi des Belges (16 décembre 1790 - 10 décembre 1865) (fils de François de Saxe-Cobourg-Saalfeld et d'Augusta Reuss d'Ebersdorf) Inhumé dans l'ancienne église Notre-Dame de Laeken, son corps fut transféré dans la nouvelle église en 1876.

Louise d'Orléans, reine consort des Belges (3 avril 1812 - 11 octobre 1850) (fille de Louis-Philippe Ier et de Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, seconde épouse de Léopold Ier de Belgique) Inhumée dans l'ancienne église Notre-Dame de Laeken, son corps fut transféré dans la nouvelle église en 1876.

 

 

 

 


Les huit sarcophages
 

Autour, disposés en cercle, se trouvent les tombeaux des couples royaux successifs.
Sur les huit sarcophages actuellement en place, seulement quatre sont occupés par :


 


Léopold II & Marie-Henriette de Habsbourg - Lorraine
 

Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, reine consort des Belges ( - ) (fille de Joseph de Habsbourg-Lorraine et de Marie-Dorothée de Wurtemberg, épouse de Léopold II de Belgique.

 

Le seul fils légitime du roi Léopold II était le prince Léopold (Léopold de Belgique), né en 1859 et décédé prématurément à l'âge de 9 ans en 1869. Étant décédé sans héritier mâle légitime survivant, c'est son neveu Albert (fils de son frère Philippe, comte de Flandre) qui lui a succédé sur le trône belge sous le nom d'Albert Ier

Léopold II a également eu deux fils reconnus nés hors mariage avec sa maîtresse Blanche Delacroix (baronne de Vaughan) : Lucien (duc de Tervuren) et Philippe (comte de Ravenstein), nés en 1906 et 1907.

 

Albert & Elisabeth 
 

 

 

 Léopold III, la reine Astrid et Liliane Baels
 

 

Bauduin & Fabiola 
 

 

En face du tombeau de Léopold 1er se trouve la porte d'accès à l'extérieur de la crypte donnant directement sur le cimetière de Laeken.
De part et d'autre se trouvent deux alcôves constitués d'autels en marbre où sont inhumés les membres cadets de la maison de Belgique.


L'alcôve de gauche
 

 

Philippe de Belgique, comte de Flandre (24 mars 1837 - 17 novembre 1905) (fils de Léopold Ier de Belgique et de Louise d'Orléans).
 

 


Marie de Hohenzollern-Sigmaringen, comtesse de Flandre (17 novembre 1845 - 26 novembre 1912) (fille de Charles-Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen et de Joséphine de Bade, épouse de Philippe de Belgique).
 


Baudouin de Belgique, prince de Belgique (3 juin 1869 - 23 janvier 1891) (fils de Philippe de Belgique et de Marie de Hohenzollern-Sigmaringen)


 

 


 

 

 

 

 

 

 


Henriette de Belgique est enterrée dans la chapelle royale de Dreux, en France, aux côtés de son époux Emmanuel d'Orléans, duc de Vendôme.
 



Joséphine Carola Marie Albertine de Belgique


C'est la sœur ainée du roi Albert Ier. Elle se trouve au cimetière de Belgrade à Namur.
 

 

Image Wikipedia


Elle épouse le prince Charles-Antoine de Hohenzollern, son cousin germain, en 1894. Pendant la Première Guerre mondiale, elle vit dans leur château de Namedy sur le sol allemand.
 


Son mari sert comme officier dans l'armée impériale allemande et meurt en février 1919 d’une pneumonie.
Elle est ruinée et les relations avec la famille royale belge ne se normaliseront qu’en 1921.
Elle entre dans la communauté moniale bénédictine de Sainte-Lioba au monastère de Günthersthal sous le nom de sœur Marie-Joséphine. 
Elle devra à nouveau quitter l'Allemagne à cause du fascisme hitlérien  et fondera avec l'aide de sœurs allemandes une filiale de sa communauté au monastère du Coquelet à Bouge.
Après un nouvel exil à cause de la guerre 1940-1945, elle reviendra dans la région de Namur. Elle décèdera le 16 janvier 1958 et est enterrée dans un quasi-anonymat dans le caveau des sœurs au cimetière de Belgrade. 

 

 

 


L'alcôve de droite
 


Joséphine de Belgique, princesse de Belgique (30 novembre 1870 - 18 janvier 1871) (fille de Philippe de Belgique et de Marie de Hohenzollern-Sigmaringen).
 


 


Léopold de Belgique, prince héritier de Belgique (12 juin 1859 - 22 janvier 1869) (fils de Léopold II de Belgique et de Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine) Inhumé dans l'ancienne église Notre-Dame de Laeken, son corps fut transféré dans la nouvelle église en 1876.
 

 


Charles de Belgique, comte de Flandre, régent de Belgique (10 octobre 1903 - 1er juin 1983) (fils de Albert Ier de Belgique et d'Élisabeth en Bavière).
 

 

 


Chapelle de droite
 


Face à l'escalier, dans la chapelle de droite, sont inhumés 

Louis-Philippe de Belgique, prince héritier de Belgique (24 juillet 1833 - 16 mai 1834) (fils de Léopold Ier de Belgique et de Louise d'Orléans) Inhumé dans la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, son corps fut transféré dans la crypte royale en 1993.
 

Portrait mortuaire

 


Charlotte de Belgique, archiduchesse d'Autriche, impératrice du Mexique (7 juin 1840 - 19 janvier 1927) (fille de Léopold Ier de Belgique et de Louise d'Orléans, épouse de l'empereur Maximilien Ier du Mexique)

Charlotte de Belgique et Maximilien d'Autriche

 

Léopold-Emmanuel de Liechtenstein, prince de Liechtenstein (20 mai 1984 - 22 mai 1984) (fils de Nikolaus de Liechtenstein et de Margaretha de Luxembourg, petit-fils du grand-duc Jean de Luxembourg et de Joséphine-Charlotte de Belgique).
Il est le seul prince inhumé en ce lieu qui n'appartient pas à la maison royale de Belgique, une faveur exceptionnelle accordé par le roi Baudouin.

 

 


Chapelle de gauche

 

Alexandre de Belgique, prince de Belgique ( - ) (fils de Léopold III de Belgique et de Lilian Baels)
 

 

 

 

 

1999 : Princesse Léa et Prince Alexandre

 



Le cimetière
 

Après la visite de la crypte Royale, on ne peut manquer la visite du "Père Lachaise" belge. Voici quelques tombes vues.

 

Sépulture des époux Catherine Thuns et Ernest Rocher.
 

Catherine Thuns est décédée en 1897 et son époux, Ernest Rocher, en 1907.
La coïncidence fait que le nom de famille de l'époux (Rocher) fait directement écho à l'esthétique même du monument en pierre brute. 
Ce style architectural (un empilement de blocs imitant un rocher naturel sous une croix latine) symbolise traditionnellement le Golgotha, la colline de la crucifixion.
Les branches de la croix imitent l'écorce d'un arbre pour faire référence à l'arbre de vie, tandis que le génie ou l'ange assis évoque le repos éternel et le deuil.
 

 



Famille Du Bois - Peeters
 

 


Jules-Émile Strauwen 
(1863-1943)

 

 

Réalisée en 1943 par le sculpteur Ernest Salu qui a également sa tombe dans ce cimetière. Le fondeur était Verbeyst

Ce fut un célèbre compositeur, chef d'orchestre et musicien belge.

La statue en bronze représente une jeune femme dressée sur un piédestal, avec la tête et les bras levés vers le ciel. 
 

 


La tombe de Ferdinand Nicolay
 

Ce monument funéraire fut sculpté en marbre blanc par Charles-Auguste Fraikin.

Ferdinand Nicolay (1772-1854) était un riche homme d'affaires et un grand philanthrope originaire de Stavelot, surnommé "l'ami des pauvres". 

Il est représenté assis dans une attitude méditative inspirée du Pensieroso de Michel-Ange (sur le tombeau de Laurent II de Médicis à Florence). 

 

 

La sépulture se situe à la pelouse 8, chemin 12 (concession 80) du cimetière.
 

 
Né à Stavelot, il a fait fortune au cours de sa vie avant de s'installer à Bruxelles. Sans descendance directe, il s'est distingué par son immense générosité envers sa ville natale et la collectivité.

Il a légué une part substantielle de sa fortune aux bureaux de bienfaisance (les ancêtres du CPAS actuel) de plusieurs communes belges afin de soutenir les personnes âgées et les plus pauvres.

A Stavelot, c'est grâce à son mécénat financier que la Ville a pu être équipée de ses toutes premières conduites et fontaines d'eau publique.
 

Stavelot rue Neuve : fontaine Ferdinand Nicolay

 


Famille de Meyer-Delespinne

 

 

Une statue de pleureuse drapée est assise sur le socle en pierre grise au pied de la stèle.

La stèle est en granit rouge poli surmontée de médaillons et un soubassement en pierre sculptée de motifs floraux ou animaliers.

On y lit notamment les noms de membres de la famille de Meyer et Delespinne, décorés de distinctions honorifiques belges (ordres de Léopold).

 

 

 

Epoux Jules Denis et Marie Devos
 

 

 

La sculpture de pleureuse est l 'œuvre du sculpteur Albert Hambresin (1850 -1938).

La jeune femme drapée est allongée sur la pierre tombale, le visage enfoui dans ses bras dans une attitude de deuil profond.



Sépulture de Jef Dillen (1878-1935)
 

C'est un authentique original en bronze du Penseur d'Auguste Rodin qui surmonte la sépulture du marchand d'art et antiquaire Jef Dillen.

 


 

La porte de l'enfer

https://www.anticstore.com/article/exposition-enfer-selon-rodin

 

 

Il s’agit de l’un des 22 originaux en bronze.
Celui-ci fut acquis en 1927 au Musée Rodin. 
Ce penseur est une version agrandie de l’original qui était au départ destiné à couronner les portes en bronze nommées "Portes de l’Enfer" du Musée des Arts décoratifs de Paris. Commencées en 1880, Rodin y travailla jusqu’à sa morts sans jamais l’achever.
Un des 22 bronzes offert à la Ville de Paris fut placé devant le panthéon de 1906 à 1922 puis transféré au Musée Rodin où Joseph Dillen le vit et l’acquit pour sa concession.
Le Penseur surmonte désormais la sépulture de ce marchand d’art, collectionneur, critique d’art, commissaire de ventes du Palais des Beaux-Arts et spécialiste reconnu de l’œuvre de Rodin.

Famille Moyaux-De Croos
 
La pleureuse en bronze accoudée sur la sépulture est l'œuvre de Godefroid Devreese (1914).

 

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Sépulture Léonce Evrard 

 

 


Elle abrite la sépulture de Léonce Evrard (1847-1919), un maître marbrier et sculpteur d'origine française, et de son épouse Louise Flignot, décédée en 1916

Dévasté par le décès de sa femme, Léonce Evrard a confié la conception de cette chapelle hexagonale néoclassique à l'architecte George de Larabrie, tandis que la sculpture intérieure a été réalisée par Pierre Theunis. À l'intérieur, on découvre la statue solennelle d'une femme en deuil qui tend sa main ouverte vers un mur vide.

Le cœur de lumière au solstice : chaque année, au moment du solstice d'été (autour du 21 juin), la magie opère par beau temps. Aux alentours de midi, un rayon de soleil traverse une ouverture circulaire minutieusement calculée dans la coupole du toit. La lumière vient alors projeter un cœur lumineux parfait sur le mur de pierre, juste au-dessus de la main tendue de la statue. 


Autour du 21 juin

 

Un hommage éternel : ce phénomène saisissant ne dure qu'environ 15 minutes par jour pendant quelques jours autour du solstice.
Qu'il s'agisse d'une prouesse technique voulue par le marbrier ou d'une heureuse coïncidence architecturale, cette apparition attire de nombreux curieux venus contempler ce symbole d'un amour plus fort que la mort.


Sur le site des musées des Beaux-Arts de Bruxelles : https://fine-arts-museum.be/fr/la-collection/jean-de-la-hoese-portrait-de-madame-leonce-evrard
 

 

Louise Flignot

 

Louise Flignot

 

Emile Bockstael 
 

 


Émile Éloi Bockstael (1838–1920) est un ingénieur et homme politique libéral. Ce fut le dernier bourgmestre de Laeken qu'il dirigea pendant 43 années consécutives, de 1877 jusqu'à sa mort (le 26 février 1920).
Il était né à Mons le 30 novembre 1838 et s'établit plus tard à Laeken.
Ce fut un fervent libéral, il soutient avec enthousiasme les grands projets urbanistiques promus par le roi Léopold II.

On trouve à Bruxelles : la Place Émile Bockstael; le Boulevard Émile Bockstael : l'Athénée Émile Bockstael (secondaire) et l'école primaire Émile Bockstael.

 


Famille Suys 
 


Il a été conçu par ou pour les proches de la lignée de l'illustre architecte belge Tilman-François Suys (qui a conçu de grands édifices à Bruxelles au XIXe siècle), dont plusieurs membres reposent dans les galeries souterraines du Cimetière de Laeken. 

Tilman-François Suys


Cette forme de baldaquin néo-mégalithique en pierres brutes était très prisée par la haute bourgeoisie de l'époque pour évoquer la pérennité, le mystère et le retour aux origines du temps.]
CEn raison de sa forme de dolmen très similaire, elle est souvent confondue sur internet avec la célèbre tombe d'Allan Kardec située au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Cependant, celle de Laeken se distingue par ses piliers plus géométriques et l'absence du buste en bronze au centre.

 


L'architecte Tilman-François Suys (1783-1861) est surtout connu pour avoir orchestré la transition entre le néoclassicisme et la néo-Renaissance italienne au XIXe siècle. 
Il a réalisé :
Le Palais des Académies situé en bordure du Parc de Bruxelles.
Les Serres du Jardin botanique : Il a conçu le magnifique complexe architectural qui abrite aujourd'hui Le Botanique (le centre culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles). 
L'Église Saint-Joseph : du quartier Léopold qu'il a dessinée dans un style inspiré de la Renaissance italienne. 
La salle des séances du Sénat : il a conçu l'hémicycle d'une sobriété néoclassique élégante où siègent les sénateurs. [1]

Une dynastie d'architectes :
Son fils, Léon-Pierre Suys (1823-1887), est devenu tout aussi célèbre en tant qu'architecte et grand urbaniste de Bruxelles. C'est lui qui a dessiné le bâtiment de la Bourse de Bruxelles et initié le grand voûtement de la Senne.
C'est d'ailleurs ce même fils qui a érigé la sépulture familiale curviligne (qui porte un médaillon sculpté à l'effigie de Tilman-François) juste à côté du monument en forme de dolmen brut .

Monument au poilu inconnu
 

C'est l'œuvre du sculpteur Desmaré, de l'architecte Malfait  et de Salu pour le statuaire et le fondeur Verbeys. 
Le 15 juillet, le corps d’un des 8 inconnus de Lombardsijde est amené du cimetière militaire d’Ypres est déposé dans le hall de l’Hôtel communal de Laeken transformé en chapelle ardente. Le Prince Charles, Comte de Flandre, l’ayant salué, le corps est veillé jusqu’au surlendemain par des Anciens Combattants français et belges

Il est inauguré le 17.07.1927 sur le côté nord-ouest du parvis, entre le cimetière et l’église Notre-Dame.
L’arrière flanquée de deux soldats français et occupée par une plaque de bronze figurant une Marianne guerrière affligée.
Au sommet, quatre autres soldats en ronde-bosse portent un cercueil fleuri au monogramme «RF».
Devant le monument a pris place, dans un second temps, un réservoir de bronze à même monogramme et épées pointant vers la flamme du souvenir.

C'est le seul monument au monde érigé par une ville pour honorer un soldat inconnu étranger.
 

 

 

 

 


L'histoire : en 1923, lors de travaux entrepris dans le camp militaire de Lombardsijde on découvre une tranchée avec les corps de 42 soldats français à proximité de la Grande Dune (lieu stratégique ayant changé 28 fois de mains entre 1915 et 1918).

 


Sur les 42 corps, 34 furent identifiés, ils seront soit rendus à leur familles, soit enterrés ainsi que les 8 corps non identifiés au cimetière militaire français de Saint-Charles de Potyze près d’Ypres.
Environ 4 200 soldats français et nord-africains de la Première Guerre mondiale y reposent.

 

Cimetière militaire français de Saint-Charles de Potyze

Le corps d’un des 8 inconnus sera choisi par la suite pour être déposé dans le monument au soldat inconnu français tombé sur le sol belge ou monument au poilu inconnu de Laeken.

Équivalent en France

Au cimetière du Père Lachaise à Paris fut inauguré le 8 octobre 1922 un monument consacré aux soldats belges morts en France, il ; son escalier menant à l’ossuaire porte l’inscription « Ici repose un soldat belge inconnu » et sur ses murs figurent les 103 noms des soldats qui y reposent. Le monument fut conçu et réalisé par les belges Henry Lacoste (1885-1968) comme architecte et Charles Piot (1885-1972) comme sculpteur. 
 

 

 

 

https://bel-memorial.org/cities/abroad/france/paris/pere_lachaise_mon_soldats_belges_14-18.htm

 

23 septembre 2026

Chimay : viaduc de Blaimont

 

 

Cadran solaire du viaduc de Blaimont
 

"l'Horloge silencieuse" 

 

 

Je ne suis pas un spécialiste des cadrans solaires. Mon objet est uniquement d'essayer de les comprendre. Il peut y avoir des erreurs dans mon analyse. Il ne faut pas hésiter à me corriger.

 

 

J'ai parcouru les sites suivants :
 

http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/autres_pays/belgique/cs_hainaut.php

http://www.cadrans-solaires.fr/cadran-totem-claude-gahon.html
 


A Virelles sur la ligne 156 du Ravel, au niveau du viaduc de Blaimont ("Le Grand Pont"), on peut admirer un cadran solaire. Il évoque la première nidification de la cigogne Blanche à Virelles en 2015.
Le viaduc date de 1856 et surplombe l'eau blanche de 28 mètres.

Le cadran a été installé le 29 mars 2022.
 

Viaduc de Blaimont (Wikipedia)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

C’est le bec de 94 centimètres qui fait office de style et indique l’heure solaire. Il est de type vertical légèrement déclinant, le viaduc étant pratiquement dans l'axe est-ouest. Il repose sur une semelle en béton et se situe au milieu du pont. Il mesure 5 mètres sur 3,80 mètres.
 

 

  

 

 


L'Horloge silencieuse
50° 03' 57.0" N 4° 21' 17.3" E
Jean-Claude Dresse & Patrice Wuine , mars 2022


 

 

L'horloge silencieuse

Le silence
Est un papillon de nuit
Entre la lumière et l'ombre
Silence !
L'heure tourne
Fredy Taminiaux


L'Horloge silencieuse
50° 03' 57.0" N 4° 21' 17.3" E
Jean-Claude Dresse & Patrice Wuine , mars 2022

 


Les coordonnées sont donc :

DD : 50.065833333, 4.354805556
DMS : 50° 03' 57.0" N, 4° 21' 17.3" E

 

 

 

 

Il aurait été inspiré par les cadrans totems de Claude Gahon

Claude Gahon est un gnomiste-cadranier français reconnu pour la création de cadrans solaires originaux, poétiques et esthétiques. 

Il a conçu près de 140 cadrans solaires uniques

Ses œuvres portent des noms singuliers pleins d'esprit comme le Chimay's Party, le 5e Élément, ou encore un cadran équatorial humoristique servant de ventilateur pendant la canicule. 

Il est membre actif du comité éditorial du magazine spécialisé Cadrans solaires pour tous et y présente régulièrement ses nouvelles inventions. 

 
Claude Gahon
Il est originaire de la région parisienne, et plus précisément de la Seine-et-Marne (77). 
C'est depuis son atelier francilien qu'il a conçu et fabriqué la quasi-totalité de sa collection privée de cadrans solaires insolites.
Certaines de ses œuvres ont voyagé, notamment dans la région de Chimay / Virelles où l'une de ses créations monumentales, le Totem, a été installée publiquement.

http://www.cadrans-solaires.fr/cadran-totem-claude-gahon.html

 

 

 

 

Les concepteurs


Le cadran est du à la collaboration de Patrice Wuine (astronome et superviseur de l’assemblage) et de l’artiste Jean-Claude Dresse. Patrice Wuine est le président du Cercle de astronomes amateurs de la Botte du Hainaut.
 

 

Patrice Wuine

 

Jean-Claude Dresse


 

Jean-claude Dresse est français mais né à Charleroi le 8 septembre 1946 et habite Momignies. Voici deux de ses œuvres.
 

 


Fredy Taminiaux
 

Fredy Taminiaux

L'auteur du poème est Fredy Taminiaux (1939 - 2022). Il fut poète, sculpteur, écrivain. On connaît ses sculptures en granit.
L’une d’entre elles, "L'enfantement" 
avait été placée en 2019 à la rue Marlières à Ecaussinnes.
 

L'enfantement (Google Maps)

 

 

Fredy Taminiaux & Jean-Claude Dresse

 

Fonctionnement
 

D'un point de vue gnomonique, cette œuvre combine deux systèmes de lecture distincts qui exploitent l'ombre de manière différente :


1. Le cadran des heures (l'arc de cercle)
L'arc métallique courbe qui porte les chiffres romains (de VIII à IV) fonctionne comme un cadran solaire classique. 
L'indicateur : c'est toute l'arête rectiligne du bec de la cigogne qui sert de style polaire (orienté vers l'étoile polaire).
Le résultat : l'ombre allongée de cette barre coupe l'arc gradué pour indiquer l'heure solaire vraie du lieu tout au long de la journée.


2. Le cadran du midi vrai (l'analemme)
Le pilier central vertical sous la tête de l'oiseau fait office de ligne méridienne.
L'indicateur : ce n'est plus l'arête du bec qui compte, mais un point précis (un repère ou l'extrémité du bec) qui fait office de nodus (style ponctuel).


Une courbe en forme de "8" (l'analemme) y est gravée.
L'ombre de la pointe vient croiser cette courbe uniquement au moment du midi vrai local.
On ne peut donc lire l'heure qu'au midi vrai.
Selon le jour de l'année (les saisons faisant monter ou descendre l'ombre verticalement), l'intersection avec le "8" indique directement le midi de la montre (l'heure moyenne), en corrigeant les variations de l'orbite terrestre.
Sachant que les concepteurs ont corrigé la différence de longitude. Il suffit donc d'ajouter au midi vrai 1 ou 2 heures suivant que l'on est en 
heure d'été (+ 2 h) ou heure d'hiver (+1 h).

Par rapport à une montre : 

Heure légale = Heure solaire + Heure d'été/hiver ± Correction géographique  ± Équation du temps

 


1ère correction
 

Pour intégrer directement la longitude dans la sculpture lors de sa conception, les concepteurs du Cercle des Naturalistes et Astronomes de la Botte du Hainaut (CNABH) n'ont pas modifié la physique du Soleil, mais ils ont appliqué une rotation mathématique et physique lors du calcul des tracés. 

Pratiquement, ils ont procédé en deux étapes sur les plans de fabrication :


1. Le décalage angulaire de la ligne de Midi (XII)
 


Sur un cadran solaire théorique standard, la ligne de midi (XII) se trouve exactement dans l'axe Nord-Sud (le méridien local).

Calcul : Virelles étant situé à 4° 21' Est, le Soleil y passe environ 17 minutes et 24 secondes plus tôt qu'au méridien de Greenwich (méridien de référence du fuseau UTC).

En pratique : pour compenser cela, au lieu de tracer la ligne XII pile face au Sud géographique, ils ont appliqué une rotation à l'ensemble du graphique horaire. Toutes les lignes horaires gravées sur le grand arc en acier ont été décalées vers l'est d'un angle précis calculé par trigonométrie (environ 4,35° multiplié par le facteur de projection du cadran).
Grâce à cette rotation sur le plan, lorsque l'ombre touche la ligne XII, le Soleil n'est pas au midi de Virelles, mais il est exactement midi au méridien de référence.



2. Le glissement de la courbe en 8 (l'analemme)
 


La courbe en 8 sur le pilier central n'est pas symétrique par rapport à l'axe de la structure.

En pratique : ils ont pris la courbe théorique de l'équation du temps (qui indique les variations de ±15 minutes de la Terre) et lui ont ajouté une "valeur constante" correspondant au décalage de longitude de la Belgique.
Visuellement, cela revient à avoir glissé et déformé le dessin du "8" sur le pilier en inox pour que le point central de la courbe corresponde au temps moyen de notre fuseau horaire, et non au temps moyen local.


En résumé
L'artiste Jean-Claude Dresse n'a pas eu à installer le cadran "de travers" lors du montage. L'ensemble de la structure métallique est parfaitement aligné avec les axes cardinaux (le style pointe vers le Nord céleste), mais ce sont les lignes de lecture gravées sur le métal qui ont été pivotées et recalculées sur ordinateur avant la découpe de l'inox.

2ème correction :

Uniquement sur le cadran  analemmatique

 


Sur l'analemme (le « 8 » central) :
 

La courbe intègre la variation naturelle du soleil tout au long de l'année (ce qu'on appelle l'équation du temps).
Lorsque l'ombre croise l'analemme à la date du jour, elle effectue automatiquement cette correction physique.
Le 19 septembre 2026, l'écart précis de l'équation du temps est de + 6 minutes et 13 secondes. 

 

DONC : le 19 septembre 2026, le soleil est en avance. Par conséquent, l'ombre du bec de la cigogne croise en premier la courbe analemmatique en 8, puis elle croise en second la ligne droite classique du XII.
 

Pour les deux cadrans
 

Pour le cadran classique

Heure légale = Heure solaire + Heure d'été/hiver ± Correction géographique (faite)  ± Équation du temps


Pour le cadran analemmatique

Heure légale = Heure solaire + Heure d'été/hiver ± Correction géographique (faite)  ± correction équation du temps (faite).
 


Pour l'heure sur la montre :


Cadran analemmatique

Heure légale = Heure solaire + Heure d'été/hiver + Correction géographique (faite) − Équation du temps (fait)

Heure légale = 12 h 00 + 2 h 00 + 0 + 0 = 14 h 00

 

Cadran classique

Heure Montre = Heure Cadran + Heure d'été/hiver + Correction Longitude + Équation du Temps

Heure Montre = 12 h 00 + 2 h 00 + 0 - 6 minutes 13 secondes plus tard.

Car si je regarde en même temps l'ombre : le cadran analemmatique indique 12 heures alors que l'ombre sur le cadran classique indiquera (le 19 septembre 2026) 12 heures - 6 minutes 13 secondes = 11 heures 53 minutes et 47 secondes.

 

Le 19 septembre 2026
 
Le 19 septembre 2026, le temps solaire vrai est en avance sur le temps moyen de nos montres de 6 minutes 13 secondes
Cela signifie que le "midi vrai" (le soleil au plus haut) arrive avant le "midi moyen" (le midi des montres).

Puisque l'ombre se déplace de gauche à droite sur le cadran au fil de la journée :

Premier passage (sur la courbe en 8) : l'ombre coupe d'abord la courbe analemmatique. Cet instant précis indique qu'il est exactement 12 h 00 au temps moyen (soit 14 h 00 à la montre à l'heure d'été).


Deuxième passage (sur la ligne droite XII) : 6 minutes 13 secondes plus tard, l'ombre arrive enfin sur la ligne droite verticale. Il est alors 12 h 00 au temps solaire vrai (soit environ 14 h 6 minutes 13 secondes à la montre).

L'ombre "coche" donc la courbe analemmatique en premier, annonçant le midi moyen avant que le soleil n'atteigne son sommet géométrique sur la ligne XII.

 

Pour l'heure sur la montre :


Cadran analemmatique

Heure légale = Heure solaire + Heure d'été/hiver + Correction géographique (faite) − Équation du temps (fait)

Heure légale = 12 h 00 + 2 h 00 + 0 + 0 = 14 h 00

 

Cadran classique

Heure Montre = Heure Cadran + Heure d'été/hiver + Correction Longitude + Équation du Temps

Heure Montre = 12 h 00 + 2 h 00 + 0 - 6 minutes 13 secondes plus tard.

Car si je regarde en même temps l'ombre : le cadran analemmatique indique 12 heures alors que l'ombre sur le cadran classique indiquera (le 19 septembre 2026) 12 heures - 6 minutes 13 secondes = 11 heures 53 minutes et 47 secondes.



Nota Bene

 

On peut voir sur le Ravel à Momignies un autre cadran solaire de Patrice Wuine et d'autres œuvres de Jean-Claude Dresse.

 

 

  

mais aussi une autre œuvre de Jean-Claude Dresse.
 

 

  

 

 

 

 

16 septembre 2026

Momignies : le Ravel


Je ne suis pas un spécialiste des cadrans solaires. Mon objet est uniquement d'essayer de les comprendre. Il peut y avoir des erreurs dans mon analyse. Il ne faut pas hésiter à me corriger.

 

Le Ravel : la ligne 156
 

Il a été enrichi grâce à la collaboration de Patrice Wuine et de l'artiste Jean-Claude Dresse et à l'initiative du Cercle des Naturalistes et des Astronomes amateurs de la Botte du Hainaut (CNABH).

Peintre, sculpteur, créateur de mobilier d’exception, l’artiste bien connu de Momignies Jean-Claude Dresse né en 1946 est décédé en 2026.
 

Jean-Claude Dresse

Jean-claude Dresse est français mais né à Charleroi le 8 septembre 1946 et habitait Momignies. Voici deux de ses œuvres.
 

 

 

 
Patrice Wuine est le cofondateur du Cercle des naturalistes et astronomes amateurs de la Botte du Hainaut (CNABH). C'est le créateur des cadrans solaires.
 

Patrice Wuine

 

 


 

 

Le premier cadran
 

Ce cadran est donc du à la collaboration de Patrice Wuine (astronome et superviseur de l’assemblage) et de l’artiste Jean-Claude Dresse. Patrice Wuine est le président du Cercle de astronomes amateurs de la Botte du Hainaut.

Il fut inauguré le 26 juin 2022
 

http://www.cadrans-solaires.fr/cadran-cigogne-blaimont.html
 


Il s'agit précisément d'un cadran solaire à affichage numérique indirect, également classé comme un cadran équatorial inversé.
Contrairement à un cadran classique où une tige projette une ligne d'ombre sur des chiffres fixes, ce système fonctionne à l'envers : 
  • La table est la ligne centrale : la ligne métallique rectiligne fixée sur le bloc de pierre sert de repère de lecture (elle remplace l'habituel style ou gnomon). 
  • La bande chiffrée projette l'heure : L'arc métallique supérieur comporte des chiffres découpés ou gravés. Lorsque le soleil brille, cette bande projette une grande bande d'ombre sur la pierre.
  • La lecture : l'heure exacte se lit à l'endroit précis où le chiffre lumineux (ou l'ombre du chiffre) vient croiser la ligne métallique centrale de référence

 

 

 

Réalisation

C'est un cadran solaire équatorial sculpté sur un bloc de pierre, avec un anneau métallique gradué indiquant les heures

  • Le ruban de métal forme un plan parallèle à l'équateur terrestre.
  • Pour obtenir la position équatoriale, le plan du ruban doit être incliné par rapport au sol selon un angle précis égal à 90° moins la latitude du lieu (soit environ 40° à cet endroit).

 

A Momignies : 

  • Latitude : 50° 1' 46.38" N
  • Longitude : 4° 9' 59.76" E 

Donc 90°- 50,1° = 39,9°

 

L'alignement de l'axe (Le Style)

  • L'axe imaginaire perpendiculaire au ruban métallique (le style qui projette l'ombre) doit pointer exactement vers le pôle Nord céleste. 
  • L'angle que fait cet axe avec l'horizontale (le sol) doit être rigoureusement égal à la latitude du lieu (soit environ 50°).

    En principe, l'angle entre le style (l'axe central incliné) et l'horizontale du sol doit être exactement égal à la latitude du lieu, soit 50° pour cette région de la Belgique.
    Pour bien visualiser pourquoi :
  • Cet angle de 50° permet au style d'être parfaitement parallèle à l'axe de rotation de la Terre.
  • De cette manière, le style pointe directement vers l'étoile polaire (le pôle Nord céleste).
  • C'est cette orientation précise qui permet à l'ombre de se déplacer de manière totalement régulière tout au long de la journée, à raison de 15° par heure sur le ruban métallique.
Le changement de face selon les saisons
La latitude détermine la hauteur maximale du Soleil dans le ciel au cours de l'année :
  • Au printemps et en été : le Soleil passe "au-dessus" de l'équateur céleste. Les rayons éclairent la face supérieure du ruban.
  • En automne et en hiver : le Soleil descend "en dessous" de l'équateur céleste. Les rayons éclairent la face inférieure du ruban.

Aux équinoxes ! : disparition de l'ombre de lecture
Lors d'un équinoxe, le Soleil se trouve exactement dans le plan de l'équateur terrestre. 
La table de ce cadran étant elle-même parallèle à l'équateur, les rayons solaires l'effleurent de manière parfaitement parallèle.
Conséquence : Les rayons frappent la tranche fine de l'anneau métallique. Aucune ombre exploitable n'est projetée sur la face supérieure ou inférieure, rendant la lecture impossible pendant un court moment.


La correction de la longitude

Le décalage des lignes horaires : le ruban d'acier qui sert de cadran a été pivoté ou gradué de manière à compenser précisément l'écart angulaire entre le méridien local du site (situé à environ 4°20' Est) et le méridien de référence UTC+1. Grâce à ce calcul d'implantation, lorsque l'ombre du gnomon (le bord supérieur du bloc de pierre) indique midi, il est exactement midi moyen à l'heure d'hiver.
L'intégration des deux régimes horaires : le cadran comporte volontairement deux lignes de graduation superposées bien distinctes. La ligne supérieure correspond aux graduations de l'heure d'hiver (légendée "Solstice d'hiver") tandis que la ligne inférieure correspond à l'heure d'été (légendée "Solstice d'été"). 

Ce qui n'est pas corrigé structurellement :
La seule variation que la structure fixe ne peut pas annuler automatiquement est l'Équation du temps.
En raison de l'orbite elliptique de la Terre et de l'inclinaison de son axe, le soleil prend jusqu'à 14 minutes de retard ou 16 minutes d'avance selon la période de l'année.
C'est pour cette raison que des courbes sinueuses gravées dans la pierre (visibles sous les mentions d'équinoxes et de solstices) permettent à l'observateur d'appliquer manuellement cette ultime correction saisonnière

 


Le deuxième cadran

(Momignies)

 

 

 

 

Le troisième cadran
 

A Virelles sur la ligne 156 du Ravel, au niveau du viaduc de Blaimont ("Le Grand Pont"), on peut admirer un cadran solaire. Il évoque la première nidification de la cigogne Blanche à Virelles en 2015.
Le viaduc date de 1856 et surplombe l'eau blanche de 28 mètres.

 

  

 


L'Horloge silencieuse
50° 03' 57.0" N 4° 21' 17.3" E
Jean-Claude Dresse & Patrice Wuine , mars 2022


 


L'horloge silencieuse
Le silence
Est un papillon de nuit
Entre la lumière et l'ombre
Silence !
L'heure tourne
Fredy Taminiaux

 

D'un point de vue gnomonique, cette œuvre combine deux systèmes de lecture distincts qui exploitent l'ombre de manière différente :


1. Le cadran des heures (l'arc de cercle)

2. Le cadran du midi vrai (l'analemme) qui ne donne l'heure qu'au midi vrai.
 

Pour comparer par rapport à une montre : 

Heure légale = Heure solaire + Heure d'été/hiver ± Correction géographique  ± Équation du temps

Or les concepteurs ont corrigé structurellement l'écart de longitude et en plus le cadran analemmatique corrige l'équation du temps.

 

Œuvres de Jean-Claude Dresse sur le Ravel

 

 

 

 


Au début de l'arboretum

 


L'écureuil 
 

 

 

 

Château d'Imbrechies


Le cadran solaire horizontal
 


Pour bien fonctionner :

1. L'angle crucial : le gnomon doit former un triangle rectangle.
L'angle entre la table horizontale et la pente supérieure du gnomon (le style) doit être exactement égal à la latitude du lieu d'installation.

Monceau-Imbrechies a les copordonnées suivantes

Latitude : 50,04005° N (ou 50° 02′ 24″ N)

Longitude : 4,2171° E (ou 4° 13′ 02″ E)

 



2. L'orientation : Lors de l'installation, cette pente doit être parfaitement alignée avec l'axe de rotation de la Terre, pointant directement vers le vrai Nord (le nord géographique, pas le nord magnétique de la boussole).
La pointe fine et basse du gnomon doit être orientée vers le Sud, tandis que la pente du triangle monte en direction du Nord.

Comment trouver le nord vrai ?

  • Utiliser une boussole et corriger la déclinaison : une boussole indique le nord magnétique, non le nord géographique. Il faut ajouter ou soustraire la déclinaison magnétique propre à la région pour obtenir le nord vrai. La déclinaison magnétique est d'environ + 2,5 degrés (vers l'est).
  • Viser l'Étoile Polaire de nuit : par une nuit claire, il faut aligner l'arête du style directement sur l'Étoile Polaire, qui matérialise le nord géographique dans l'hémisphère Nord.
  • La méthode du midi solaire : à l'heure du midi solaire exact, le Soleil se trouve plein sud. L'ombre du style doit alors se superposer exactement à la ligne de midi tracée sur le cadran. Il faut tourner le cadran jusqu'à obtenir cet alignement.
 

 

Alsace
 

Méridienne du temps moyen



Elle se trouve précisément fixée sur l'un des contreforts en pierre de la Collégiale Saint-Martin à Colmar.

 
C'est une méridienne de temps moyen (ou cadran de midi) réalisée par l'horloger alsacien Urbain Adam (1815–1881). 

Elle indiquer le midi moyen et permettre de régler les horloges d'édifices.
Un petit trou laisse passer un rayon de soleil qui vient se projeter sur la courbe en forme de 8 (l'analemme) au moment du midi solaire, tenant compte de l'équation du temps.
La tige métallique en col de cygne fixée au-dessus de la plaque se termine par une petite pastille percée d'un trou appelée œilleton. Ce système fait office de gnomon. Au cours de la journée, le Soleil projette une tache lumineuse (le « spot » du soleil) qui traverse le cadran de gauche à droite.

Le Midi Solaire Vrai (Le passage au méridien)
La plaque en fonte est précisément orientée plein sud, dans l'axe du méridien local. La tache lumineuse ne croise l'axe central du cadran qu'une seule fois par jour, à l'instant exact du midi solaire vrai (quand le Soleil est au plus haut dans le ciel). 

La courbe en 8 (La correction du Temps Moyen)

Si la Terre tournait autour du Soleil sur une orbite parfaitement circulaire et sans inclinaison, le midi vrai aurait lieu toutes les 24 heures pile. L'ombre tomberait toujours sur une ligne droite verticale. 
Cependant, à cause de l'excentricité de l'orbite terrestre et de l'inclinaison de l'axe de la Terre, les jours réels varient. Le midi vrai affiche jusqu'à 14 minutes de retard ou 16 minutes d'avance par rapport aux 24 heures régulières de nos montres (le midi moyen).
Pour compenser cet écart mécanique, la ligne droite est remplacée par une courbe en 8 appelée analemme.
L'axe vertical de la plaque est divisé par les mois de l'année (de JAN à DEC) qui traduisent la hauteur du Soleil selon les saisons (très haut en été, bas en hiver).


Pour régler l'horloge mécanique du clocher de la Collégiale Saint-Martin, le sacristain ou l'horloger procédait ainsi :
Il repérait le jour du mois en cours sur la graduation verticale.
Il attendait le moment où la tache lumineuse du Soleil venait couper la courbe en 8 précisément en face de cette date.
À cet instant précis, il savait qu'il était exactement midi au temps moyen local.
Il ne lui restait plus qu'à ajuster les aiguilles de la grande horloge de l'église sur 12h00. 

 

En 1730, le scientifique français Grandjean de Fouchy a l'idée de marquer chaque jour sur une ligne méridienne au sol le point exact où tombe l'ombre du Soleil lorsque l'horloge mécanique indique précisément midi. En reliant ces points au fil des saisons, la forme en 8 est apparue pour la première fois. Ces lignes ont ensuite été tracées sur les cadrans solaires pour permettre aux gens de régler leurs montres

Grandjean de Fouchy
Analemme

 

Le château d'Imbrechies

 

Les journées du patrimoine 2026 m'ont permis de visiter une dernière fois ce château.
En 2001, un couple (Monsieur Jacobs et sa femme)
 passionnés des vieilles pierres a remarqué un "petit château à vendre à proximité de Chimay". 
Après 8 ans de travaux, les visiteurs ont pu y entrer chaque année.
Voici simplement quelques photos.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Tout proche du château :


Memorial monceau-Imbrechies
 

Le Mémorial de Monceau-Imbrechies commémore le premier combat terrestre pour la libération de la Belgique le 2 septembre 1944, au cours duquel les premiers soldats américains sont tombés sur le sol belge
Le 2 septembre 1944, peu après l'aube, les troupes américaines de la 9e Division d'Infanterie pénètrent en Belgique par le hameau de Cendron.
Vers 11 heures, un premier combat s'engage sur la crête d'Imbrechies contre les soldats allemands.
Cet affrontement coûte la vie à 12 héros américains, dont le Lieutenant Cook, premier officier américain tué pour la libération du pays.

 

 

 

 

 


Contrairement à ce qu'indique la gravure de la plaque "P47-1946", qui fait probablement référence à une immatriculation, un indicatif ou une confusion avec le chasseur à hélice P-47 Thunderbolt, il s'agit d'un char M47 Patton qui a été conçu au début des années 1950.

Le 28 juin 1952, les dix premiers exemplaires débarquent au port d'Anvers. Au total, la Belgique recevra près de 784 chars Patton M47.

 


Ce canon a une origine suédoise : Il s'agit d'un canon anti-aérien automatique Bofors de 57 mm (modèle m/54) conçu en Suède.
Ce modèle a été développé au début des années 1950. Il a équipé les forces armées belges durant la Guerre froide pour la défense antiaérienne.

Le musée Lieutenant Cook


C'était l'étable du château.
C'est dans cette étable que  le lieutenant américain Cook est décédé le 2 septembre 1944. 
Il a été le tout premier officier américain à perdre la vie sur le sol belge lors de la libération du pays par la 9e Division d'infanterie des États-Unis

 

 

 

Moto Gilette

 

Lieutenant Cook


Claude Bunyan Cook, de Roanoke (comté de Randolph, Alabama est né en 1918 et est tombé au combat le 2 septembre 1944 sur la crête connue sous le nom de "Cote 270", près de Macon. Il était l'époux de Mary Jo Huey Cook et fils d'Alonzo et Lenora Bishop Cook.
Au moment de son inscription sur les listes de conscription, Claude Cook travaillait pour les services postaux à Roanoke (Alabama).
Il était diplômé de l'Alabama Polytechnic Institute d'Auburn (Alabama). Le lieutenant Cook servait au sein de la compagnie A du 60e régiment d'infanterie (9e division d'infanterie).
Ce soldat honoré a été rapatrié en 1948 et repose aujourd'hui au cimetière de Cedarwood, à Roanoke (comté de Randolph, Alabama). "Un homme n'est mort que lorsqu'il est oublié."

Le combat aérien

Le "Susan Ruth"

 

C'était l'un des vingt B-17 du 306e groupe de bombardement qui décollèrent de Thurleigh vers 09 h 10, le 8 février 1944, pour aller bombarder les gares de triage de Francfort, en Allemagne.
Au-dessus de l'objectif, le "Susan Ruth" essuya un violent tir de DCA qui endommagea l'appareil, lequel resta toutefois en état de voler.
L'avion fut ensuite attaqué par des chasseurs Fw-190 à environ 9,5 km (6 miles) au sud de Chimay ; gravement touché, il contraignit l'équipage à sauter en parachute.
Le *Gefreiter* Siegfried Marek, aux commandes du Fw-190A-7 (numéro de série 430187, « 8 noir »), et le lieutenant Hans G. Berger traversèrent la formation en une attaque frontale qui toucha le B-17.

 

 

A l'arrière : Roy Holbert, Louis Colwart, Ross Kahler, John Pindroch, Joe Musial, Bill Slenker

A l'avant : Howard Snyder, George Eike, Robert Benninger, Richard Daniels

La photo date d'octobre 1943 et l'avion en arrière-plan n'est pas le" Susan Ruth".

https://stevesnyderauthor.com/?fbclid=IwAR2OV4o9UZ1u6Ur-ch2bezFljLnbNhpT4MSLFzN1OCBNLXkXcnR_U40AISs

 


Le "nose art"
 

Le "nose art" (littéralement "l'art sur le nez") désigne les peintures décoratives personnalisées réalisées sur le fuselage des avions militaires.
Apparu pendant la Première Guerre mondiale, ce phénomène a connu son apogée durant la Seconde Guerre mondiale (la guerre de 40), en particulier au sein de l'armée de l'air américaine (USAAF).

Bien qu’il ait commencé par une utilité pratique pour identifier les avions alliés lors des combats, le "nose art" est rapidement devenu une forme de graffiti militaire. Il n'était pas officiellement encouragé par les états-majors, mais largement toléré car il boostait le moral des troupes face au stress extrême de la guerre et à la peur de la mort.

 

 

Le "Susan Ruth"


Le nom "Susan Ruth" était un hommage à la fille unique du pilote, le lieutenant Howard Snyder.
Au moment où son père a été déployé en Europe pour la Seconde Guerre mondiale, la petite Susan Ruth n'avait qu'un an. Suivant la tradition du "nose art" de l'époque, le pilote a voulu honorer sa famille (sa femme et sa jeune fille) en donnant ce prénom à son appareil.

 

Le livre du petit-fils


A Momignies (rue de la distillerie), un monument témoigne de la chute su "Susan Ruth". 
 

Google Maps

 

Siegfried Marek (le vainqueur) 
 

C'était un pilote de chasse allemand de la Luftwaffe (grade de Gefreiter) né le 1er août 1921 et mort au combat le 8 février 1944 en Belgique. 

Il volait au sein de la 2/JG-1 (2ème escadrille du Jagdgeschwader 1) à bord d'un chasseur Focke-Wulf Fw 190A-7 (numéro de série de l'appareil : Werk # 430187, baptisé "Black 8"). 

 

FW-190A-7/A-8

Le 8 février 1944, il participe à l'interception de bombardiers lourds américains. Accompagné du pilote Hans Berger, il attaque et réussit à abattre un B-17 Flying Fortress baptisé "Susan Ruth" (piloté par le lieutenant Howard Snyder).

Ce fut la première et unique victoire aérienne homologuée de sa carrière. 
C'est au cours de ce même affrontement qu'il est touché à son tour. Son appareil s'écrase à Boulers, en Belgique. 
Il a été décoré des Croix de fer de 2ème et 1ère classe (EK 1 & 2).

Il repose aujourd'hui au cimetière militaire allemand de Lommel en Belgique (Bloc 54, Tombe 158). 

Le wagon des Canadiens 


Le Raid de Dieppe, ou opération Jubilee, mené le 19 août 1942, est une tentative de débarquement amphibie des Alliés sur le port français occupé de Dieppe qui s'est soldée par un échec sanglant.
L’attaque mobilise près de 8000 hommes? 1800 y laisseront la vie.

 


Le 29 août 1942, soit dix jours après le raid, un train transportant 1 500 prisonniers canadiens capturés lors de la bataille de Dieppe s'est arrêté dix heures en gare de Momignies.

Il fait une chaleur suffocante. Les prisonniers sont entassés dans des conditions inhumaines. Le convoi restera à quai pendant dix heures.
Les habitants entendent crier leur soif et leur faim ! Attirés par le bruit, ils accourent à la gare et comprennent vite qu’ils doivent aider les malheureux soldats alliés. Ils devront négocier avec les Allemands pendant de longues heures pour obtenir finalement l’autorisation de ravitailler les prisonniers en eau et nourriture.

 


C'est en 2001, à côté de la gare, qu'une plaque commémorative a été posée  avec l'inauguration d'un vieux wagon de 1919 semblable à ceux qui transportèrent les prisonniers. 
 

 

 


Maurice César

Il est né le 30 octobre 1911 à Saint-Quentin (Aisne). Il se trouvait au Brésil au début de la guerre. Il choisit volontairement de tout quitter pour rejoindre la France Libre à Londres, où il s'engagea le 22 juillet 1941.
Le raid de Dieppe (1942) : ayant le grade de quartier-maître fusilier au sein de la 1ère Compagnie de Fusiliers Marins Commandos (qui intègrera plus tard le célèbre Commando Kieffer), il fit partie des 15 soldats français à participer au célèbre raid de Dieppe le 19 août 1942. 
Capture et évasion : fait prisonnier par les Allemands à la fin des combats, il parvint à s'évader, à Momignies, du train qui l'emmenait en captivité vers les stalags en Allemagne en arrachant des planches du wagon. 
Le retour en Angleterre : recueilli par des civils dans le Nord de la France, il réussit à rejoindre Paris, puis à traverser la France occupée. Grâce à la célèbre filière d'évasion Comète, il franchit les Pyrénées en mai 1943, passa par un camp d'internement en Espagne, puis s'embarqua depuis Gibraltar pour regagner l'Angleterre et reprendre le combat.

 


Sur ce site : https://parcoursdeviesdanslaroyale.fr/cdo_autres_cesar.htm

 

Maurice César

 

Le Monument de la Libération
 

 

 

 

 


C'est le Monument de la Libération érigé en 1953 à Forge-Philippe (Cendron), près de la frontière.  Il est l'œuvre de André Hupet.
 

André Hupet (1922-)

https://maisondusouvenir.be/hermance_tilquin.php
 

La victoire terrassant le monstre nazi


Il existe une controverse car pour certains, ils ont traversé la frontière au niveau du village de Rumes  (plus précisément près du hameau de La Glanerie/Rumes) dans la province de Hainaut, par la 2e division blindée américaine.
 

Pont de la Libération, Rumes-Mouchin

 

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14 septembre 2026

Compiègnes (Fr.)

Ma visite à la clairière de l'armistice (dite aussi clairière de Rethondes) à Compiègne m'a fait découvrir plusieurs faits que j'ignorais :

1. Le drapeau allemand

Pendant cette guerre, le drapeau allemand n'était pas aux couleurs : noir, rouge et or.  Après la guerre austro-prussienne (1866), la Confédération de l'Allemagne du Nord (essentiellement Prussienne) adopte un drapeau tricolore noir-blanc-rouge. Il sera le drapeau de l'Empire allemand en 1871 et restera en usage jusqu'en 1918.

 

 

 

2. Les deux trains

La futaie de La forêt de Compiègne avait été choisie car elle abritait deux petites voies ferrées parallèles qui étaient utilisées pour le tir de longue portée.
Les deux trains (celui du maréchal Foch et un aménagé pour la délégation allemande) sont donc restés côte à côte pendant 3 jours.
Durant ces trois jours, les Allemands n'ont que peu d'occasions de négocier et ce d'autant plus que le 9 novembre, le Prince de Bade conseille au Kaiser l'abdication.
Celui-ci s'exile en Hollande.
Le 11 novembre, entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, l'armistice est signé. L'application sur le front est fixée à 11 h du matin pour une durée de 36 jours. Le traité de Versailles sera signé le 28 juin 1919.

 

 

 

Les deux emplacements des trains à 60 mètres de distance sur les 2 voies parallèles

 

 

3. Les tribulations du wagon

Le wagon restaurant 2419D entre en service en 1914 mais est réquisitionné en 1918, transformé en voiture-salon-bureau. Ce wagon sera incorporé au train qui arrivera le 7 novembre 1918 dans la clairière.

 

 

La réquisition sera levée en septembre 1919. La Compagnie des Wagons-Lits le retransforme en wagon restaurant. La voiture reprend du service. Le gouvernement dirigé par Georges Clemenceau demande à la CIWLT de lui céder pour l'exposer au musée de l'Armée aux Invalides à Paris. La CIWLT en fait don à l'État le 1er octobre 1919.
Elle effectue un seul voyage à Verdun, le 8 décembre 1920 pour la visite du président de la République, Alexandre Millerand. Elle sera exposée dans la cour d'honneur des Invalides du 27 avril 1921 au 8 avril 1927.
Grace au mécénat d'un Américain (Arthur-Henry Fleming), le wagon est restauré et convoyé jusqu'à la clairière de Rethondes où un bâtiment pour l'abriter a été construit. L'ensemble est inauguré le 11 novembre 1927 en présence du maréchal Foch et de tous les officiers alliés présents lors de la signature de l'Armistice.

 

4. La capitulation de 1940

La voiture est donc à Rethondes lorsque la France capitule le 22 juin 1940. Hitler a tenu à ce que la signature de la capitulation se fasse dans le même wagon qu'en 1918.

 

Hitler regarde la statue de Foch avant la signature de l'acte.

 

 

Le wagon sera transféré à Berlin pour y être exposé et sera détruit sur ordre de Hitler (ou accidentellement) en avril 1945.

Le wagon-restaurant actuel appartient à la même série (il ne s'agit donc pas d'une réplique). Il fut aménagé à l'identique.

14 septembre 2026

Rome

Les sept collines


On sait que Rome a été bâtie sur 7 collines.

 

Les sept collines

 

N.B. : Traditionnellement, les sept collines sont : l’Aventin, le Caelius, le Capitole, l’Esquilin, le Palatin, le Quirinal et le Viminal.
Cependant cette liste a connu plusieurs variantes.  En effet, l
es saepti montes, signifie les collines encloses, et non les "sept collines" (qui se traduit par septem montes). Ainsi elles faisaient référence aux collines encloses par les anciens remparts.

Le Quirinal

C'est la plus élevée et la plus septentrionale des sept collines de Rome. Il est situé de nos jours dans le rione de Trevi.

 

 

 

Le capitole

 

Sur le Capitole (la plus petite des 7 collines) se trouvait un temple consacré à Jupiter, Junon et Minerve, symbole de puissance et d'honneur.

 

Minerve sur le Capitole

 

Suite à une grande victoire, un général pouvait être autorisé par le Sénat, au cours d'une grande cérémonie, à mener son char du Champ de Mars jusqu'au temple de Jupiter, au sommet du Capitole.

J'ai pu vérifier que l'expression : « Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne » était véridique.

 

 

 

Mais c'est sur un versant de cette même colline, donc à faible distance, que se trouvait la Roche Tarpéienne, lieu d'où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide.

 

Montée vers la roche tarpéienne

 

 

Signification de l'expression "Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne" : Après les honneurs reçus au Capitole, il pouvait n'y avoir que quelques pas pour arriver à la déchéance symbolisée par ce lieu de mort qu'était la Roche Tarpéïenne. En d'autres termes : de la gloire à la déchéance, il n'y a qu'un pas.

Exemple :
"On voulait, il y a peu de jours, me porter en triomphe, et maintenant on crie dans les rues : La grande trahison du Comte de Mirabeau… Je n'avais pas besoin de cette leçon pour savoir qu'il est peu de distance du Capitole à la Roche Tarpéienne." 
Mirabeau

L'expression : "les oies du Capitole" fait référence à des personnes qui de par leur naïveté peuvent avoir une action importante dans une situation périlleuse.

 

 

 

Cette expression évoque l'aventure de Marcus Manlius Capitolinus, qui, en 390 avant J.C., alors qu'il habitait une maison située sur le Capitole, entendit le cri des oies consacrées au culte de Junon. Après avoir donné l'alerte et avec l'aide des soldats romains, il repoussa l'assaut des Gaulois de Brennus qui avaient pris la ville et assiégeaient la colline.
Une fois le siège terminé, les soldats de Camille ayant défait les Gaulois, Manlius fut couvert d'honneurs. Mais peu de temps après il fut accusé de soutenir les revendications des pauvres et fut jeté de la Roche Tarpeïenne. Ainsi : "Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéïenne "

 

La piazza Navona

La piazza Navona (ou place Navone), est considérée comme une des plus belles places au monde. Elle se trouve dans la partie nord du Champ de Mars. Elle fut construite sur les ruines du stade de Domitien (Ier siècle). Elle en conserve la forme exacte.

 

Piazza Navona

 

 

Au centre, se trouve la fontaine des quatre fleuves créée par Bernin de 1648 à 1651. Chaque fleuve représente un continent.

 

Danube (Europe) sculpté par Antonio Raggi

 

Gange (Asie) sculpté par Claude Poussin

 

Nil (Afrique : visage voilé car on ne connaissait pas sa source) sculpté par Giacomo Antonio Fancelli

 

Rio de la Plata (Amérique) sculpté par Francesco Baratta.

 

Il n'y a pas de continent australien puisque ce continent n'avait pas encore été découvert.


Le stade olympique

Si l'on veut voir à Rome le Stadio olimpico di Roma, on doit se rendre au Foro Italico.
Le stade fut construit en 1953 et a notamment accueilli les Jeux olympiques d'été de 1960, la finale du Championnat d'Europe de football 1980 et du Mondial 1990 (vainqueur : l'Allemagne contre l'Argentine). Il accueille l'AS Rome et la Lazio et compte 72 698 places.

 

Stade Olympique de Rome

 

 

Le Foro Italico est un grand centre sportif créé durant le régime fasciste. Le projet avait été confié à Enrico Del Debbio. Il fut réalisé à la fin des années 1920, jusqu'en 1960, année des Jeux olympiques de Rome. Son nom (Foro Mussolini) fut changé en Foro italico après la seconde guerre mondiale.

Les photos suivantes témoignent du type d'architecture Mussolinien assez proche des architectures grandioses (sic) des dictatures d'Hitler ou de Staline.

 

 

 

 

 

 

 

 

Foro Italico

 

Etonnement

On est surpris de voir que reste dressé devant l'entrée du stade olympique le monolithe de marbre réalisé en 1932 par Constantino Constantini, haut de 17 m (sans sa base) et de 36 m (base incluse), portant l'inscription « Mussolini Dux » !!!.

 

 

 

 

 


L'A.S. Roma
 & La Lazio (Società Sportiva Lazio)

 

Si les deux clubs de football de Rome jouent au stade Olympique, les deux équipes rivales revendiquent des histoires différentes :

 

Stade Olympique

 

L'A.S. Roma serait issu des classes populaires alors que la Lazio aurait des supporters vivant dans des quartiers aisés (les plébéens contre les patriciens).
Les écussons évoquent ces origines puisque l'A.S. a la Louve comme emblème 

 

         

 

Louve du capitole

 

Francesco Totti

La Lazio (Società Sportiva Lazio) quant à elle  se glorifie de l'aigle impérial.
 

      

N.B. : à La Louvière  on peut également voir la louve d'Alphonse Darville et Marcel Depelsenaire en 1953 (sur le modèle de la Louve capitoline), la Louve trône au milieu du rond-point.
 

 

 

 

John Keats

Lorsque l'on a le courage de gravir l'escalier monumental qui conduit à l'Église Trinité-des-Monts, on passe à côté de la maison où mourut de tuberculose en février 1821 John Keats.

 

Eglise Trinité-des-Monts

 

John Keats (1795-1821)

 

 

Dans son "Ode on a Grecian Urn" on trouve sa célèbre chute : "Beauty is truth, truth beauty,-that is all Ye know on earth and all ye need to know" ("Beauté est vérité et vérité beauté. Voilà tout ce que l'on sait sur terre et tout ce qu'il faut savoir").

Il fera graver sur sa tombe comme épitaphe : "Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau (Here lies one whose name was writ in water)".
Cette simple épitaphe voulue par lui, dit tout de son passage « liquide » parmi nous. Il voulait une tombe sans son nom.

 

 

 

When I have Fears that I may Cease to Be (©espritsnomades)

When I have fears that I may cease to be
Before my pen has glean'd my teeming brain,
Before high-piled books, in charactery,
Hold like rich garners the full ripen'd grain;
When I behold, upon the night's starr'd face,
Huge cloudy symbols of a high romance,
And think that I may never live to trace
Their shadows, with the magic hand of chance;
And when I feel, fair creature of an hour,
That I shall never look upon thee more,
Never have relish in the faery power
Of unreflecting love;--then on the shore
Of the wide world I stand alone, and think
Till love and fame to nothingness do sink.

Quand tant j'ai peur de ne plus être
avant que ma plume n'ait grappillé toute ma cervelle fourmillante,
avant qu'une haute pile de livres ne se soit élevée, avec leurs caractères,
maintenant comme les riches greniers entasse tout le grain mûr ;
quand je contemple, sur la face étoilée de la nuit,
des nuages immenses de symboles d'une très haute poésie,
et que je pense que jamais je ne vivrai pour retracer
leurs ombres, avec le coup de pouce magique de la chance ;
et quand je ressens, belle créature d'une seule heure,
que plus jamais je ne te verrai ;
Jamais plus je ne me délecterai à cet enchanteur pouvoir
d'un amour spontané ; - alors sur le rivage
du vaste monde je me tiens solitaire, et je médite
jusqu'à ce qu'amour et gloire se noient dans le néant.

SPQR

Lorsque l'on est à Rome, l'on est frappé de l'ubiquité de ces quatre lettres SPQR. Cete devise Senatus Populusque Romanus (signifiant Le sénat et le peuple romain), souvent abrégée sous la forme du sigle S.P.Q.R., était l'emblème de la République romaine, puis de l'Empire romain.
Elle symbolisait l'union du Sénat romain et du peuple romain, la composante essentielle en quantité de la République.
Ces lettres font toujours partie du blason de la ville de Rome et sont encore inscrites sur les bâtiments, bouches d'égouts et œuvres publiques de la ville.

Quelques exemples :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Asterix, dans les éditions italiennes, la phrase est traduite littéralement "Sono pazzi questi Romani" à savoir "ils sont fous ces romains !".

 

 

 


Le blason de Benoit XVI


Dès le Moyen-Age, les blasons devinrent d'usage commun pour les guerriers et pour la noblesse. De manière parallèle, s'est également formée pour le clergé une héraldique ecclésiastique.
Celle-ci suit les règles de l'héraldique civile pour la composition et la définition de l'écu, mais l'on y trouve bien entendu des éléments religieux.
Depuis au moins huit siècles la tradition est que les Papes possèdent également un blason personnel.

 

Blason de Benoit XVI

 

A l'intérieur, il est de rouge, chapé d'or.
En effet, le champ principal qui est rouge contient deux champs latéraux dans les angles supérieurs,
à la la façon d'une "chape", qui sont d'or.
La "chape" est un symbole religieux. Celle-ci indique un idéal tiré de la spiritualité monastique, et plus précisément de la spiritualité bénédictine.

 

Carmes
Bénédictins

 

Dans cet endroit le plus noble de l'écu on trouve une grande coquille d'or, qui possède un triple symbolisme :
      
- une signification théologique :  elle veut rappeler la légende attribué à saint Augustin qui, ayant rencontré un jeune garçon sur une plage qui cherchait avec un coquillage à mettre toute l'eau de la mer dans un trou de sable, lui demanda ce qu'il faisait. Celui-ci lui expliqua sa vaine tentative, et Augustin comprit la référence à son effort inutile de chercher à faire entrer Dieu, qui est infini, dans l'esprit humain limité. La légende possède un symbolisme spirituel évident; elle invite à connaître Dieu, tout en restant humbles en raison de nos capacités humaines inadaptées, en puisant à l'intarissable enseignement théologique.
      - La coquille est utilisée depuis des siècles pour représenter
le pèlerin. La chasuble qu'il a utilisée lors de la liturgie solennelle du début de son Pontificat, dimanche 24 avril, portait de façon évidente le dessin d'une grande coquille.
      - Symbole présent dans le blason de l'antique monastère de Schotten, près de Regensburg (Ratisbonne), en Bavière, dont Joseph Ratzinger se sent spirituellement très proche.

Dans le canton dextre de l'écu (c'est-à-dire à gauche de l'observateur) se trouve une tête de Maure au naturel (c'est-à-dire de couleur brune), dont les lèvres, la couronne et le collier sont rouges. 
La tête de Maure n'est pas rare dans l'héraldique européenne. Elle apparaît aujourd'hui encore dans de nombreux blasons de la
Sardaigne et de la Corse, ainsi que dans divers blasons de familles nobles.  

 

Sardaigne

 

 

Corse

Dans l'héraldique italienne, le Maure porte autour de la tête un bandeau blanc qui indique l'esclave libéré. Dans la tradition bavaroise, la tête de Maure apparaît en effet très souvent, et elle est appelée caput ethiopicum, ou Maure de Freising.
 

 

Dans le canton senestre de la chape : un ours, de couleur brune (au naturel), qui porte un bât sur son dos. Une antique tradition raconte comment le premier Evêque de Freising, saint Corbinien (né vers 680 à Chartres, France, et mort le 8 septembre 730), s'étant mis en voyage pour se rendre à Rome à cheval, alors qu'il traversait une forêt fut attaqué par un ours qui dévora sa monture. Il réussit cependant non seulement à adoucir l'ours, mais à le charger de ses bagages, se faisant accompagner par lui jusqu'à Rome. C'est pourquoi l'ours est représenté avec un bât sur le dos. L'interprétation aisée de cette symbolique considère l'ours domestiqué par la grâce de Dieu comme l'Evêque de Freising lui-même, et elle voit généralement dans le bât le poids de l'épiscopat qu'il porte.

En langage héraldique : "De rouge, chapé d'or, à la coquille du même; la chape dextre à la tête de maure au naturel, à la couronne et au collier rouge; la chape senestre à l'ours au naturel, lampassé et chargé d'un bât rouge croisé de noir".

 

Le blason de Benoit XVI est donc du type à calice  par opposition à forme "tête de cheval"comme l'adopta Paul VI).

 

Blason de Paul VI (1963-1978)

 

Le blason de Urbain VIII Barberini (1568-1644)
 

Urbain VIII Barberini


Lorsque l'on se trouve Piazza di Spagna, l'on peut voir la Barcaccia cette fontaine en forme de barque aux pieds de la trinità dei Monti .

 

 

La Barcaccia


Si l'on est attentif, on peut voir les abeilles du commanditaire : Urbain VIII Barberini.

 

Les abeilles

 

Blason de Urbain VIII Barberini

 


Bocca Della Verità

 

Avant de se rendre au "Ponte Milvio", il convient peut-être de se rendre Piazza Bocca della Verità. La Bouche de Vérité (Bocca Della Verità) est un masque de marbre en relief (rose pavonazzetto de Turquie) de grand diamètre (1,75 m). Consacré dans la Rome antique à une divinité fluviale, il a des yeux circulaires et la bouche ouverte. On le trouve aujourd'hui dans le portique de l'église de Sainte Marie en Cosmedin (Santa Maria in Cosmedin), église construite en 1200 où encore actuellement sont célébrées les fonctions avec le rite Byzantin) depuis 1632.

 

La Bocca della Verità

 

 

La tradition veut que celui qui prêtait un serment mettant la main dans cette bouche ne pouvait pas le retirer s'il avait dit un mensonge puisque la bouche était brusquement refermée et la main coupée avec une morsure violente.
La légende raconte qu'un mari jaloux qui avait des soupçons sur l'infidélité de sa femme, lui fit mettre sa main dans la Bouche de la Vérité. Parmi les spectateurs, un jeune sortit de la foule avant qu'elle n'eut mis la main à l'intérieur et l'embrassa. Le jeune, qui fut cru un idiot, put s'en aller : c'était en réalité l'amant. Quand la femme jura de ne jamais avoir été touchée que par son mari et ce jeune imbécile, elle déclara donc la vérité. Sa main ne fut pas coupée et les doutes d'infidélité de son mari furent dissipés.

En réalité, la bouche était utilisée à l'époque romaine comme couvercle contre les mauvaises odeurs des eaux noires de la Cloaque Maxime (Cloaca Maxima, collecteur des égouts du Forum Romain construit entre la fin du VIe siècle et le début du Ve siècle avant Jésus-Christ).

N.B. : la bouche fut le spectateur d'exécutions capitales par guillotine. Le bourreau de Rome Mastro Titta tranche (Le Sanson italien) a à lui seul coupé 516 têtes de 1796 à 1864.

Dans le film de William Wyler "Vacances romaines". Gregory Peck" ( journaliste), raconte la légende de ce lieu insolite à Audrey Hepburn. Sous le porche de la basilique Santa Maria in Cosmedin, l’acteur américain enfile sa main dans la Bocca della Verità et se met à hurler de douleur. En cliquant sur la photo ci-dessous, l'on peut voir la scène sur YouTube.

 

 

Ponte Milvio

En 2006, arrive la suite la plus attendue du livre  trois mètres sur le ciel de Federico Moccia. Celle-ci dénomée Ho Voglia Di Te (J'ai envie de toi) sera adaptée au cinéma par le réalisateur Luis Prieto en 2007.

 

Ho Voglia Di Te (J'ai envie de toi)

      

Federico Moccia

Depuis 2006, à la suite du roman, les couples d'amoureux ont pris l'habitude d'accrocher des cadenas au Ponte Milvio symbolisant leur amour au lampadaire central du pont avant d'en lancer la clé derrière eux dans le Tibre. Le lampadaire a dû être remplacé après qu'il eut ployé sous le poids des cadenas en avril 2007.
 

 

 

Le "Ponte Milvio" (pont romain du II siècle DC ) un des ponts les plus importants sur le Tibre est situé à 3 km de Rome, là où la via Flaminia et la via Cassia se rejoignent pour franchir le fleuve. C'était le pont obligé d'accès à Rome pour tout voyageur venant du nord. Il est devenu le pont des amoureux.

 

 

Ponte Milvio

 

 

La légende urbaine succède à la légende historique. Constantin scelle son destin d’empereur de Rome en remportant la bataille du pont Milvius l’opposant à Maxence en 312 après JC. Peu avant, Constantin aurait eu une vision. Alors païen, la victoire le conforte dans son choix. Il se convertit donc au christianisme qui se développera sous son règne.

9 septembre 2026

Chimay

 

La principauté
 

Une charte de 1486 érige Chimay en principauté. Elle est due à Maximilien d'Autriche (1459-1519). 
En effet, après la mort de Charles le Téméraire au siège de Nancy, Marie de Bourgogne épouse l'archiduc d'Autriche, Maximilien Ier de Habsbourg. La guerre civile éclate en 1482 et Charles de Croÿ se rallie à Maximilien dans la lutte contre les Français. Chimay devient principauté.


Charles 1er de Croÿ (1455-1527) en devient le premier prince. Il sera, en 1500, le parrain du futur Charles Quint et fut d'ailleurs Chevalier de la toison d'Or.
On peut voir son tombeau dans la collégiale Saint-Pierre et Paul de Chimay. Son mausolée est en marbre noir alors que le gisant est en albâtre. L'armure porte le collier de la toison d'Or.

 

 

  

 

 

Le collier de la Toison d'Or

 

  

 

 

 

 

Armes de la famille de Croÿ

 

On peut d'ailleurs voir ses armoiries sur le devant de la collégiale avec celles de Chimay.

 

 

  

Armes de la famille de Renty

 


On y retrouve des doloires : une doloire est une hache à manche court et fer large, utilisée par les charpentiers pour équarrir le bois.

 

  

Armoiries de Chimay

Armoiries de Chimay


Ces armoiries datent de 1838.
Elles font allusion à une légende qui dit que en -57, les Pleumosiens (tribu qui dépendait des Nerviens) avaient récupéré l'épée de César lors d'une bataille.
On retrouve ce symbole pour la première fois sur un sceau de 1552.


La porte triomphale 
 

  

 

 

Elle fut construite en 1606 même temps que la rue vers le château et ce à l'initiative de Charles III Duc de Croÿ.
Au sommet de la rue Bourguets, on trouve d'autres armoiries : le blason de François Joseph Philippe de Riquet de Caraman (1771-1843) dont la statue est présente sur la fontaine des Princes. 
Les armoiries datent du XIXe.
 C'est au début du XIXe que la famille princière y apposa ses armes et sa devise : "Juvat pietas" qui signifie "la piété m'accompagne".

 

 

  

 

Image Wikipedia

 


La fontaine des Princes (Grand place)
 

Elle est offerte en 1852 par le prince Joseph de Riquet de Caraman-Chimay (1808-1886) fils de François Joseph de Riquet de Caraman et de Thérésa Tallien.
Elle est l'œuvre de Guillaume (Willem) Geefs (1805-1883) auteur aussi du "génie du mal" et de la statue d'André Grétry à Liège.


 

    

 

 

François-Joseph de Riquet (1771-1842) : premier prince de la famille de Riquet de Caraman Prince de Chimay depuis le 22 août 1805 : 16e prince de Chimay
 

 

Thérésia de Cabarrus dite Mme Tallien, Notre-Dame de Thermidor, Notre-Dame de Bon Secours (1773-1835) mariée le 9 août 1805.

 

 

Pierre-Paul de Riquet (1609-1680) comte de Caraman, créateur du canal de midi
Le comté de Caraman (ou de Carmaing, ou de Cramail) faisait partie de l'ancienne région historique du Lauragais et assimilé à l'ancien "pays de Cocagne", lié à la culture du pastel et à l’abondance des productions céréalières, il est dit le "grenier à blé du Languedoc." 

 

 

Philippe Gabriel d'Alsace- Hénin-Liétard (1736-1804) 15e prince de Chimay
 

 

Au sommet : une statue allégorique figurant la ville de Chimay.
 

 

 

  


Le château des Princes de Chimay (quelques vues)

 

  

 

 

  

 


Niche N-D de Bonsecours (rue Saint-Nicolas)

 

  

  

 

 

 

La collégiale Saints-Pierre-et-Paul
 

 

 

 


Sur la paroi extérieure sud 
 

 

Le chœur
 

L'autel principal
(photos de deux dates différentes)

 

 

Tabernacle fermé

 

 

Jésus et la Samaritaine au puits

Dans le récit biblique, Jésus dit à la  femme : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif". 
Placé sur la porte du tabernacle, ce relief rappelle aux fidèles que le pain eucharistique conservé à l'intérieur est cette "source d'eau jaillissant pour la vie éternelle".

 


Le lutrin
 

 

  

Ricquet, François J. Ph. & de Cabarus, Marie Thérèse (1836)

 


Le taulet
 

Au niveau du chœur, sur le flanc nord : "taulet" du XVe siècle, sculpture votive où généralement on représente un défunt se dirigeant vers la vierge. Ici, c'est saint Jean-Baptiste qui l'amène à la vierge.

 

"Taulet" du XVe


La piscine liturgique
 

Une piscine liturgique (ou simplement piscine, parfois appelée lavabo ou sacrarium) est un petit bassin ou une cuvette creusée dans le mur d'une église, près de l'autel ou dans la sacristie, servant à évacuer l'eau des rituels directement dans la terre.
 

 


Urne-reliquaire de de Jeanne Hallewin, Jeanne
 


 


"CETTE URNE RENFERME LE CŒUR
DE LA
PRINCESSE JEANNE DE HALLEWIN
ÉPOUSE DU PRINCE PHILIPPE DE CROŸ
DÉCÉDÉE À MONS LE 6 DÉCEMBRE 1581
PLACE DANS L'ÉGLISE DE CHIMAY
PAR M. JOSEPH DE CARAMAN
LE 20 DÉCEMBRE 1808"

 


Le mausolée funéraire

 

Il se situe dans la chapelle Saint-Nicolas.
C'est celui de Guilbert de Massiet et de son épouse Mathilde de la Marck. Il date du XVIIe siècle.
L'épitaphe mentionne Guilbert de Massiet, seigneur de Grutersalle, et gouverneur de Beaumont et de Chimay, décédé en 1636.
Sa femme, Mathilde de la Marche (de la Marck), est décédée en 1619.

 

 

 

 

 

Monument funéraire
 

Toujours dans la chapelle Saint-Nicolas, il est dédié à des membres de la famille de Riquet de Caraman-Chimay :
Plaque de gauche : dédié la mémoire à Michel Gabriel Ferdinand Alphonse de Riquet, Comte de Caraman, également nommé Alphonse de Chimay.
Plaque de droite : dédié à la mémoire à Marie Joséphine Rosalie de Riquet de Caraman, Princesse Alphonse de Chimay, née à Paris.
 Le haut de la stèle présente les armoiries familiales sculptées, surmontées d'une couronne princière.

 

 

Rosalie Marie Joséphine de RIQUET de CARAMAN)
 

Michel Gabriel Alphonse Ferdinand de RIQUET de CAMARAN CHIMAY
 



Noter que sa mère était Thérésa Cabarrus, ou Thérésia Cabarrus, souvent appelée Madame Tallien ( près de Madrid -  au château de Chimay en Belgique), est une salonnière française qui eut une certaine influence lors de la révolution française.

 

Par lz baron François Gérard

 


Les stalles

  

 

 


Le chemin de croix
 

 

 


Les chapelles

 

 


Nord-Ouest : saint Hubert
Nord: saint Jacques et Arnould (2ème travée)
Nord : sacré-Cœur (travée centrale)
Nord : Notre-Dame du Rosaire (4ème travée)
Nord-Est : saint Nicolas


 

Ange gardien : au desus du passage vers la chapelle Saint-Nicolas

 

 

Nord-Est : chapelle Saint-Nicolas

 

 

 

L'hiver approchant, trois petits enfants s'en allèrent glaner dans les champs. Perdus et surpris par la nuit, ils aperçurent une lueur au loin et frappèrent à la porte d'une maison isolée. L'homme était un méchant boucher. Feignant de leur offrir l'hospitalité, il les fit entrer mais les tua, les découpa en morceaux et les jeta dans son saloir pour en faire du petit salé.

Sept ans plus tard, Saint-Nicolas, alors évêque de Myre, passa par ce même chemin monté sur son âne. Il s'arrêta chez le boucher et demanda à souper. Lorsque l'évêque réclama précisément le petit salé caché au fond du saloir, le boucher comprit que son crime était découvert et s'enfuit de terreur.
Saint-Nicolas s'approcha alors du tonneau, leva trois doigts, fit un signe de croix et dit aux enfants : "Levez-vous, petits enfants, je suis le grand Saint Nicolas". Par ce geste, il ressuscita miraculeusement les trois enfants. Le premier dit qu'il avait bien dormi, le second la même chose, et le troisième s'imaginait être au paradis.


 

Saint Nicolas dotant les trois pucelles


La légende

Un père ruiné ne pouvait plus nourrir ses trois filles. Sans dot, les jeunes filles ne pouvaient pas se marier. Le père envisageait de les abandonner à la prostitution ou de les vendre comme esclaves. 
Saint Nicolas apprit leur détresse. Il décida d'agir dans le plus grand secret pour ne pas les humilier.
Pendant trois nuits de suite, il jeta une bourse pleine de pièces d'or dans la maison. L'or serait passé par la fenêtre ou par la cheminée, atterrissant parfois dans les bas laissés à sécher. 
Grâce à cet argent, le père put marier ses trois filles honorablement.
Ce serait l'origine de la tradition des souliers ou des bas de Noël que l'on suspend pour recevoir des cadeaux.

 

Saint Nicolas dotant les trois pucelles (BALaT)

  

 

Sainte Catherine

 

Sainte Élisabeth de Hongrie

 



Nord (4ème travée) : chapelle Notre-Dame du rosaire
 

 

 

 

Sainte Monégonde

 

Sainte Monégonde


 

 


Selon la tradition religieuse, cette appellation provient d'une apparition mariale survenue au XIIIe siècle à Prouilhe, en France, au cours de laquelle Marie aurait remis le rosaire à Saint Dominique de Guzmán, le fondateur de l'ordre des Dominicains.

La dévotion a pris une dimension historique majeure le 7 octobre 1571, lors de la bataille de Lépante.
Face à la menace d'une invasion ottomane, le pape Pie V demanda à l'ensemble du peuple chrétien de réciter le rosaire afin de demander l'intercession de Marie. La victoire inattendue de la flotte chrétienne fut considérée comme un miracle.

 

  

 

 

  

 


On trouve la première inscription : "unum ex septum" (1)

"Unum ex septem" signifie que l'autel est un des sept qui, s'ils sont visités avec piété, sont l'équivalent d'un pèlerinage des autels des sept églises à Rome.
On trouve ainsi souvent la phrase "Unum ex septem altaribus" (Altar = autel)

 

En face de l'autel

 

 



Nord (travée centrale) : chapelle du Sacré-Cœur
 

  

 

Saint Roch de Montpellier

Au-dessus saint Roch montrant sa plaie avec son chien
On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (2)
 

 

Saint Roch de Montpellier (BALaT)

 

 

Saint Augustin d'Hippone (BALaT)

 


 

Chapelle à Saint-Jacques et Arnould
 

 

 

 


Saint Jacques : l'inscription dit " Saint jacques apparaît sans un combat contre les infidèles".


Pendant la guerre de Trente Ans, en 1643, l'armée française commandée par le duc d'Enghien (le Grand Condé), remporta une importante victoire sur l'armée espagnole. Un des officiers espagnols, don Sanchez de Aguilar,  s’adressa alors à N.-D. del Pilar pour l'aider.
 

Notre Dame du Pilier avec saint Jacques le Majeur et saint Arnould (BALaT)

  

 


Saint Arnould de Soissons est le patron des brasseurs. On le voit  avec la pelle à brasser.

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (3) 
 

St Jacques le Majeur

 

St Ignace de Loyola

 

St Ignace de Loyola

 

 

 

Nord-Ouest : chapelle Saint-Hubert
 

Arrestation des saints Crépin et Crépinien de Soissons

 

  

 

Arrestation des saints Crépin et Crépinien de Soissons


Le tableau montre bien que saints Crépin et Crépinien de Soissons dont les patrons des cordonniers.
 

Buste de saint Hubert

 

Sainte Hélène

 

A droite sainte Barbe et sa tour aux 3 fenêtres

  

 

  

L'inscription : "unum ex septum" et le chronogramme

 

 

Le chronogramme indique la date de 1722.

 

SANCTUS
H
UBERTUS ORIS
ME
DICUS


C+V+V+V+I+M+D+I+C+V = 1722


L'année 1722 correspond à la création ou à l'aménagement de l'autel et du retable dédiés à Saint Hubert au sein de la Collégiale.
Le retable illustre des scènes de dévotion liées aux saints guérisseurs et intègre à la fois la figure de Saint Hubert et une représentation de l'arrestation de Saint Crépin et Saint Crépinien. 
À cette époque, la ferveur populaire envers Saint Hubert comme "Oris Medicus" (pour se protéger des morsures de chiens enragés ou guérir des maux de bouche/rage de dents) était particulièrement vivace en Wallonie. 

 

 

Collatéral sud


Sud-Est : Notre-Dame de Lourdes
Sud : saint Sebastien 
Sud : saint Georges
Sud : aux âmes du purgatoire
Sud-Ouest  : saint Antoine de Padoue

 

 

Chapelle Notre-Dame de Lourdes

 

 

 

 

 

 


Blason de la confrérie des Archers
 

 

 

Chapelle Saint-Sebastien
 


C'est le patron de la confrérie des archers.  
 

 
 

 

  

La prédelle

 



 

Chapelle Saint-Georges
 

  

 

Saint Jean-Baptiste accompagné de l'agneau mystique.

  

Saint Laurent

 

  

 

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (5)

 

Les arbalètes

 

 

 

 

 

 

On trouve dans la chapelle un bref pontifical daté de 1651.
 

 

 


Il s'agit d'un document officiel du pape qui accordait des indulgences à la confrérie des arbalétriers de Chimay, dont saint Georges est le saint patron.

 

Chapelle dédiée aux âmes du purgatoire

 

 

Intercession de saint Grégoire et des prélats pour les âmes du purgatoire

  

Intercession de saint Grégoire et des prélats pour les âmes du purgatoire

 

 

  


Au sommet : relief avec âmes du purgatoire, angelots, delta  mystique et œil de Dieu (18e siècle).
 

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (6) 


 

Chapelle Sainte-Anne
 

  

 

Saint Pierre

  

Saint Paul

 

Unum ex septem

 

Saint Eloi de Noyon


Auparavant on pouvait mieux le reconnaître !  
 

Saint Eloi de Noyon

 

 


Chapelle Sainte-Antoine de Padoue
 

  

 

Sainte Philomène

 

Sainte Philomène (BALaT)

 

Sainte Philomène est une vierge et martyre légendaire de l'Église catholique, dont le culte s'est fortement développé au XIXe siècle avant d'être encadré par les révisions liturgiques du XXe siècle. 

En mai 1802, des fouilles dans la catacombe de Priscille à Rome révèlent une tombe scellée par des tuiles portant l'inscription fragmentaire Lumena Pax Tecum Filumena (comprise comme Filumena ou Philomène), accompagnée de symboles de martyre (une ancre, des flèches, une palme).

En 1805, ces ossements sont transférés au sanctuaire de Mugnano del Cardinale en Italie, près de Naples, où de prétendus miracles se produisent rapidement.

En 1833, une religieuse napolitaine, Sœur Marie-Louise de Jésus, affirme avoir reçu par révélation divine l'histoire de la sainte : une jeune princesse grecque de 13 ans, convertie au christianisme, qui aurait refusé d'épouser l'empereur romain Dioclétien et aurait subi de terribles tortures avant d'être décapitée.

Le Saint Curé d'Ars (Jean-Marie Vianney) vouait une dévotion extraordinaire à Sainte Philomène, lui attribuant de nombreuses guérisons et la qualifiant d'« avocate puissante auprès de Dieu ». Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi, est également guérie miraculeusement à son tombeau en 1835.

En 1961, face au manque de sources historiques contemporaines et à la nature légendaire de son récit biographique, la Sacrée Congrégation des Rites retire son nom des calendriers liturgiques universels, tout en maintenant la tolérance du culte local et des pèlerinages à Mugnano.

 

 

Christ de pitié

 

Christ de pitié (BALaT)


Froissart
 


Bien que l'on ignore la date de la mort de Froissart ainsi que son lieu de sépulture, l'on trouve cette plaque dans la collégiale.
Ce poème latin rend hommage à sa contribution à l'histoire et le mentionne comme chanoine et trésorier de l'église collégiale Sainte-Monugonde de Chimay.
Le texte indique cependant qu'il gît ici avec une date mentionnée en bas est Anno MCCCCXIX (1419)

N.B. : je n'ai pas trouvé la septième inscription "unum ex septum" (effacée ?)

Les 7 autels avec l'inscription Unum ex septem.

 

On accorde le privilège de l’inscription unum ex septem (ou unum ex septem altaribus, signifiant « l’un des sept autels ») à une église lorsque le pape lui concède un indult pontifical rattachant ses autels aux mêmes indulgences et privilèges spirituels que ceux accordés aux pèlerins qui visitent successivement les sept grandes basiliques majeures de Rome.
 

 

 

 

 

 

 


En 1427, un feu d'une violence extrême se déclare et échappe complètement au contrôle des habitants.
Les flammes se propagent avec une vitesse fulgurante et ravagent la quasi-totalité de la ville close, y compris le château fort et l'église paroissiale.
C’est précisément pour inciter les donateurs et les pèlerins de toute la région à verser des aumônes pour la reconstruction que le pape a accordé l’indulgence plénière liée aux sept autels.
Il est impossible de savoir ce fut accordé par Martin V (pape de 1417 à 1431) ou Eugène IV (pape de 1431 à 1447).

Les privilèges ont été confirmés par le pape Benoît XIV (pontificat de 1740 à 1758).

 

 


La croix triomphale
 

 

 

Saint Luc

 

Saint Marc

 

Saint Mathieu

 

Saint Jean

 


L'orgue
 

Il est de Pierre Schyven & Cie (1896), avec un buffet dessiné par A.J. Dropsy-Maréchal et béni le 5 janvier 1897.
 

 

 

Sainte Cécile

 

Sainte Cécile

 

Sainte Cécile (BALaT)

 

 
Les fonts baptismaux
 

 

 

Les bénitiers
 

 

 

Deux grands coquillages servent de bénitiers installés sur un support en fonte qui sont en forme de trois petites colonnes sculptées. Ils ont été ramenés de l’Océan Indien par un des Princes de Chimay en 1760.
Les pieds sont en fonte.



Fonts baptismaux
 

 

Plaque Commémorative (près de l'entrée)


Cette plaque héraldique pourrait marquer l'élévation de l'église au rang de basilique mineure.
En 1910, sous le pontificat du Pape Pie X, la collégiale aurait reçu ce titre prestigieux du Saint-Siège.
Les églises décorées de ce titre ont le privilège d'arborer les insignes pontificaux (la tiare et les clés) sur leur façade ou à l'intérieur.
Au-dessus du blason un parasol à bandes rouges et jaunes (l'ombrellino ou pavillon) est le symbole spécifique des basiliques, qui indique un lien privilégié et direct avec le Pape.
1910 commémore l'année exacte où cette distinction aurait été accordée par Rome.

Mais si Chimay a bien reçu quelque chose en 1910, son statut actuel n'est manifestement pas celui d'une basilique diocésaine.
Il faudrait donc déterminer exactement la nature et la durée de la concession pontificale et l'on ne peut affirmer avec certitude que c'était bien l'élévation au rang de basilique mineure.

 

 

Pierre Degant
 

 

HIC SEPVLTVS EST VEN.
AC R. DVS ET MGR PETRVS DEGAN
PBR AT VSSVIANNO 68 CANON. HVIVS
ECCLIÆ 64 THESAVRARIÆ 53 ET DECANVS
46 ET AMPLIVS: QVI HOC SACELLVM IN
HONOREM S. MI NOIS IHS CVM CAPPELLIS
B. M. DE CONSOLAONE IN SARTEAV
ET DE PIETATE IN BVXERIA ERIGI
CVRAVIT ORNAVIT ET DOTAVIT
ASSIGNATO ETIAM REDDITV PRO
MISSA HÎC SINGVLIS HEBDOMA-
DIS CELEBRANDA ET BIS ANNVA-
TIM DECANTANDA OBIIT PROPE
CENTENARIVS 3 AVGVSTI
1652 ORATE PRO EO

Ici est enseveli le vénérable et révérend seigneur et maître Pierre Degan, prêtre à ... pendant 68 ans, chanoine de cette église pendant 64 ans, trésorier pendant 53 ans et doyen pendant 46 ans et plus.
Lequel a pris soin de faire ériger, orner et doter ce sanctuaire en l'honneur du Saint Nom de Jésus (IHS), avec les chapelles de la Bienheureuse Marie de Consolation au Sarteau et de la Piété à la Buissière. Il a également assigné un revenu pour qu'une messe y soit célébrée chaque semaine et chantée deux fois par an.
Il mourut presque centenaire le 3 août 1652. Priez pour lui.



Monument funéraire de Jean Colinet
 

 

 

Sur la stèle funéraire on note  la présence de la devise "TOUT PAR ADVUS" ("Tout par conseil / réflexion"). Elle s'explique par un personnage clé de l'histoire locale : Anne de Laval (1385–1466), baronne de Laval.
Anne de Laval a épousé Jean de Croÿ, seigneur de Chimay.
Par ce mariage, la culture, les armoiries et la célèbre devise des Laval sont entrées directement dans la lignée des dirigeants de Chimay.

 


L'épitaphe de Marie-Thérèse Jacquier de Lompre

À droite du porche d'entrée, contre une colonne de la tribune d'orgue de la collégiale.

 

 


D. O. M.
AU PIED DE CE
PILIER REPOSE LE
CORPS DE DAME
MARIE THERESE
JACQUIER DE
LOMPRE EPOUSE
DE M DE RONK
MEYER SECRETAIRE DE SA
MAte CATHOLIQUE
EN SON CONSEIL
PRIVE A BRUXELLES
DECEDEE LE 17 7bre
1740 AGEE DE 33
ANS PRIEZ DIEU
POUR SON AME


Les dalles funéraires


Dalle funéraire de Olivier Destrée
 



Dalle funéraire de Maximilien Caignet
 

 


Les tableaux (de part et d'autre de l'entrée) 
 

Sainte Thérèse d'Avilla

 

Mort de Saint Joseph de Nazareth

 


Le carillon

 

 

Il totalise 26 cloches dont la plus ancienne remonte au 17e siècle. Il ne subsiste au monde que deux carillons à 26 cloches : Genève et Chimay. Il a la particularité de ne pas avoir de mi bémol.
Chaque quart d’heure, on peut entendre un air typiquement chimacien :

A l’heure : "la danse des 7 sauts" ;

Au quart d’heure : "La fille de Madame Angot";

A la demi-heure : "Le Quadrille des Lanciers";

Au trois-quart d’heure : "Le Pâté".

 

 

Les vitraux
 

 


Ce sont les vitraux du chœur et en particulier la rosace qui interpellent. Ils sont l'œuvre d'Etienne Tribolet maître-verrier qui mériterait d'être mieux connu.
 

 

Il a œuvré à Arlon, Bruxelles (église anglicane de la Sainte Trinité) mais aussi, dans ma région à Thy-le-château (église des saints Pierre et Paul) où ses vitraux sont aussi remarquables. 

 


Vitraux de la chapelle Saint-Nicolas
 

Ils sont des ateliers Joseph Osterrath.
 

Saint Nicolas & sainte Catgerine

 

Saint Pierre & saint Paul

 

 


 

Vitraux du chœur
 

Ils sont de Jean-Baptiste Capronnier (1814–1891). 
C'est le peintre maître-verrier le plus important de Belgique au XIXe siècle. Né à Paris (ou Bruxelles selon les sources) et mort à Schaerbeek, il a joué un rôle crucial dans le renouveau moderne de l'art du vitrail.
En collaboration avec son père François Capronnier, il a redécouvert et remis à l'honneur les anciens procédés de fabrication médiévaux du vitrail.
Parmi ses vitraux les plus célèbres figurent ceux de la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles.

 

 

Jean-Baptiste Capronnier (1814–1891)

 

 

 


Les voûtes


L'abbé Bourette  
 

 

 


Elle rend hommage à l'Abbé J.J. Bourette, une figure ecclésiastique importante de la région de Chimay à la fin du XIXe siècle. 
Il fut le doyen de la collégiale Saints-Pierre-et-Paul de Chimay.
En 1877, il démissionna de son poste de professeur de religion au collège communal de la ville pour se consacrer entièrement à la fondation du prestigieux Collège ecclésiastique Saint-Joseph de Chimay. 
Les lettres "O.D." ou "C.D." signifient probablement Oofficia Decanus* ou Canonicus Decanus* (Doyen du Chapitre ou Chanoine Doyen).
Le blason est un écu parti qui associe les symboles de sa charge et de la cité :
À gauche : les deux clés croisées en sautoir sont l'attribut traditionnel de Saint Pierre, patron historique de la collégiale de Chimay.
À droite : l'épée haute fait directement écho aux armoiries historiques de la ville de Chimay (qui porte « de gueules à une épée d'argent emmanchée d'or »).
Le tout est timbré du chapeau de feutre noir à cordons et houppes de chaque côté, marque héraldique de la dignité cléricale d'un doyen ou chanoine.

 

L'Agneau mystique (Agnus Dei) portant une croix.

La clé se trouve dans la chapelle Saint-Nicolas.
 

 

 

 

Pax Vobis 
 

 


L'œil de la Providence
 

 

 


L'Hôtel Savary (rue Rogier)

 

Il date de XVIIIe, construit pour M. Savary, maître de forges. Aujourd'hui, c'est le bureau des postes.
 

 

  

 


Ancienne tour de défense (rue de Noailles)

 

  

 


Buste d'Albert Ier (place des Ormeaux)
 

  

 

 

Ce buste en bronze date de 1954. Il est l'œuvre de Jean Coulon. Celui-ci est né à Fourmies et fut, en 1956, fait chevalier de l'Ordre de Léopold II. Le fondeur est : la compagnie des bronzes.
 

 


La brasserie du casino (aussi rue des Ormeaux)

 

 




Plus-bas au rond-point : Jean Froissart (1337-1410)

 

  

 

 

La statue du chroniqueur (ici parée pour la Noël) est due à Jean-Joseph Jaquet souvent nommé simplement Joseph Jaquet. C'est lui qui a aussi réalisé la statue de Louise-Marie d'Orléans à Philippeville.
Les chroniques évoquent la première moitié de la guerre de cent ans. Il n'est venu à Chimay que pour les dernières années de sa vie en tant que chanoine et trésorier du chapitre de Sainte-Monégonde. 

 

 


Maurice Gauchez (maison natale rue de Virelles N°5)

 

  


Ce romancier, poète et résistant est né Maurice Gilles mais il changera de nom en 1928  pour celui de Gauchez. On peut trouver un de ses poèmes sur le monument dédié à Albert Ier à Nieuport.
 

Naguère, ici, le roi retint ses régiments
et dès qu'il eut parlé, terrés dans cette plaine,
les pieds dans l'eau, vêtus de boue et hors d'haleine,
ils ont changé l'Yser en rempart d'occident.

Le courage du chef leur pénétrait le torse,
il vivait calmement sa légende avec eux,
et la reine penchée au chevet de ses preux, ou l'honneur qu'il prônait ressuscitait leur force.

L'ombre du souverain sur la Flandre des champs
règne à jamais debout dans les grands vents du nord.
La mer et le soleil, roi, te couronnent d'or,
et seul, beau comme un Cid, tu survis dans nos champs.

 


Le monument aux morts


Ce monument fut inauguré le 14/10/1923.
 

 

 

 


La chapelle Saint-Ghislain (rue des Sartiaux)
 

 

  



La chapelle de N-D de la miséricorde (rue reine Astrid)
 

  

 


 

La chapelle Notre-Dame de Zychem 
 

  


Au bas de la rue Saint-Nicolas, sur le pont qui franchit l'Eau Blanche, on s'approche de la chapelle Notre-Dame de Zychem. On voit bien la date de sa construction (1607). Elle est aussi connue sous le nom de chapelle Notre-Dame de la Saillie en assimilant le nom du quartier.  



La fontaine Sainte-Prisce (rue Basse-Ville La Rampe)
 

  

 

  




Le lavoir (rue Basse-Ville La Rampe)
La légende des 7 sauts (sots)


 

  

  


La  légende veut que sept soldats essayant d'envahir la ville princière, tentent de passer par le tuyau de vidange du lavoir. Il sont assommés par les lavandières de la ville.
Les sept sots deviendra les sept sauts qui sera illustrée par la danse du même nom.  

Puis les escaliers qui remontent vers le haut de la ville.
 

 

et l'on arrive rue Fromenteau derrière la collégiale.
 



Chapelle Notre-Dame de la Salette
  

C'est un petit oratoire religieux construit en 1854. L'oratoire a été érigé en 1854 à la demande de Madame de Clerfay. Il est façonné en briques et en pierre calcaire.
 

Chapelle Notre-Dame de la Salette

 

  

 

 

  

 

6 septembre 2026

Sivry-Rance : église Sainte-Aldegonde (Rance)


Aldegonde de Maubeuge est née vers 630 et décédée en 684 dans le cloître de Maubeuge qu'elle fonda au bord de la Sambre.
Elle refusa les mariages arrangés par ses parents, quitta sa maison afin de rejoindre le monastère de Mons fondé par sa sœur (sainte Waudru).
Elle fonda le cloître mixte de Maubeuge où elle se retira en 659.

 

 

Ce qui interpelle  dans l'église, c'est, bien entendu, le marbre de Rance.
 

 

 

 


L'autel principal

 

 

 

 

Vierge intercédant auprès du Christ

 

Le lutrin et la base en marbre



Les chronogrammes


Dans le chœur

 

 

SIEUR ALPHONSE PETIT LAFONTAINE BOURGMESTRE DONATEUR FIT PLACER NEUF CE PARQUET 


I+L+I+L+I+V+M+D+I+L+C+V+C+V = 1879

 

Alphonse Petit-Lafontaine était un maître-marbrier renommé établi à Rance.
Il  a dirigé une importante marbrerie durant la seconde moitié du XIXe siècle (la période d'activité documentée sous son nom propre s'étend de 1861 à 1885), faisant suite à l'association marbrière Tenret-Petit.


Ce livre l'évoque :

 

 

Sur le côté nord


Ces médaillons constituent un souvenir funéraire élevé à la mémoire de deux défunts ayant consacré leur vie à la confrérie du Carmel.

 

 

 

Deux chronogrammes se suivent :

 

KALENDIS NOVEMBRIS IOAN-
NES PERLAVX PARTITA NOCTE 
F
INIT ET
Q
VINTO KALENDAS APRILIS FIT NOCTE 
VXORIS MORS.


L+D+I+V+M+I+I+L+V+X+I+C+I+I =1726
V+I+L+D+I+L+I+I+C+V+X+I+M=1725


"Aux calendes de novembre, Johannes Perlaux mourut au terme de la nuit ; et le cinquième jour avant les calendes d'avril, sa femme mourut dans la nuit."

Donc le 1er novembre pour l'époux et le 28 mars pour l'épouse. Les chronogrammes nous indiquent les années pour l'époux à savoir 1726 et pour l'épouse 1725.

 

 


QVÆ EFFECIT UT ( CUNCTA EORUM
SOBOLE ELIANO IN ORDINE WSV BONIFACIO
A ROSALIA FACTA CONCIONATORE) FRONDATOR
ILLE ET LANISIA MARIA MOULIN UTRIUSQÆTA
SEXTO DECIMO ET CONUBII SEPTIMO PERACTIS LUSTRIS
MULTIS CONFECTI. ÆRUMNIS PIETATIS TANDEM PANOPLIA
PLENI CARNIS UNIVERSE INGRESSI UIAM FUERINT ET
ALIUS ATQUE ALIUS CUM NUMINIS ET OMNIS SIT CRIS
MATISUS  DEO HOC IN SEPUL  DE RANCE
CONDITI UVLGARIBVS PRECIBVS SVFFRAGE
NTIBUS UT  SI QUID NÆUI SVPERSIT LV
ATVR : ET ÆTERNA QVANTOCYUS
POTIANTVR PACE
AMEN

 

"Celle-ci toute leur famille ayant été inscrite dans la confrérie de lOrdre d'Elie (du Carmel) après sermon de W.S.V Boniface de (Ste) Rosalie a pris soin que, celui-la (son époux) écorceur et (elle-même) Marie Moulin fileuse de laine arrivés à
l’âge de seize lustres après 7 lustres de mariage accablés de beaucoup de peines (mais)
enfin chargés d'une gerbe d'œuvres pieuses, dès qu’ils  auront pris l’un et l'autre la voie de
toute chair. l'onction chrismale de Dieu, annonce dernière leur soit administrée et qu'ils soient ainsi inhumés dans le cimetière de Rance, assistés des prières ordinaires, afin que s’il leur restait quelque faute (à expier) ils en soient lavés et jouissent sans retard de l’éternelle paix.
Amen."

 

Ceci est la traduction de Monsieur Léopold Avaert, clerc de N.D. de Messine à Mons. Léopold Avaert (1882–1971) a exercé la fonction de clerc au sein de l'église Saint-Nicolas-en-Bertaimont, communément appelée église Notre-Dame de Messines à Mons

Puis un troisième :
 


mieux visible sur BALaT
 



SCAPULARISTIS
PIIS FORTITER
AUXILIABITUR
DIVINA MARIA


C+V+L+I+I =157
+I+I+I =3
+V+X+I+L+I+I+V+ = 73
D+I+V+I+M+I = 1508

= 1741

En haut, le texte est actuellement indéchiffrable mais en prenant la photo de BALaT, on voit qu'il y a également un chronogramme sans pouvoir cependant l'interpréter. 
 

 


La piscine liturgique


Une piscine liturgique (ou simplement piscine, parfois appelée lavabo ou sacrarium) est un petit bassin ou une cuvette creusée dans le mur d'une église, près de l'autel ou dans la sacristie, servant à évacuer l'eau des rituels directement dans la terre.
 

 

 


L'autel latéral sud

 

 


Le tableau est de François Edouard Parez, né à Mons le et mort dans la même ville le .
 

Consécration de sainte Aldegonde par les saints Amand de Maastricht et Hubert de Liège

 

L'autel latéral nord

 

 


Le tableau serait de Maarten De Vos.
 

Couronnement de la Vierge par la Sainte Trinité

 


Notre-Dame de Bonne Espérance
 

 

 


Le chemin de croix 
 

 

 

 

 


La statue juchée au sommet de l'abat-voix pourrait représenter la sainte patronne des lieux, Sainte Aldegonde de Maubeuge.
Elle est traditionnellement dépeinte sous les traits d'une sainte abbesse portant le voile religieux ou la coiffe de l'époque mérovingienne (VIIe siècle), ce qui correspond à la tenue peinte de la sculpture.

 

 


Les statues
 

 

 

 

 


 L'orgue
 

 

 


Le porche d'entrée
 


La porte "In Paradisum : elle s'ouvre sur le cimetière. Ainsi les défunts pouvaient entrer directement au paradis après les funérailles.
 

 

6 septembre 2026

Chimay : Notre-Dame de Salles


Chapelle Notre-Dame del Pilar

 


La chapelle Notre-Dame del Pilar se trouve à Salles à la rue Thiérissart (N595) près de Chimay.
La date du chronogramme est 1677.

 

Un officier espagnol, Don Sanchez de Aguilar, rescapé de la bataille de Rocroi (1643), promit d’élever une chapelle à Notre-Dame si celle-ci venait au secours de sa compagnie militaire.

Une trentaine d’années plus tard (en 1677) le curé de Salles, François Fostier, érigea la chapelle pour y recevoir une statue de "Notre-Dame del Pilar" (Vierge du Pilier), apportée de Saragosse où elle est vénérée dans la basilique Notre-Dame del Pilar.
 

Le "pilier" est celui sur lequel la Vierge Marie se tenait lors d’une apparition (légendaire) à l’apôtre Jacques.

 


La chapelle se situe au point culminant de la plaine de l'Arbrisseau. C'est la raison pour laquelle la chapelle Notre-Dame del Pilar est également connue sous le nom de chapelle Notre-Dame de l’arbrisseau.
 

 

 

 

 

 

 


Le maître-autel est en marbre de Rance.
 

 

 

Saint Joseph et l'enfant Jésus

 

Saint Jacques

 

 Don Sanchez de Aguilar,

 


La peinture est signée R. Wavresse en 1949. 
L'homme agenouillé est Don Sanchez de Aguilar,ayant combattu lors de la bataille de Rocroi le 19 mai 1643.
Il fit le vœu d'élever un édifice religieux à l'effigie de Notre-Dame del Pilar  si elle le protégeait.
On le voit ici remercier le ciel en offrant la maquette de la chapelle sur le point culminant de la plaine de l'Arbrisseau, là où l'oratoire initial fut effectivement érigé au milieu du XVIIe siècle. 


Les vitraux

 

SPES NOSTRA ("Notre Espoir", en référence à la Vierge Marie) 1894

 

M+D+C+C+C+L+X+X+X+X+V+I = 1896

 

Marie apparaît à saint Jacques. Origine de la dévotion

 

MIRACLE LE PLUS FRAPPANT DE N.D. DEL PILAR 29 30MARS 1640


C’est le Miracle de Calanda. Il s'agit de la restitution surnaturelle et instantanée d'une jambe amputée chez un jeune paysan espagnol nommé Miguel-Juan Pellicer.
En 1637, Miguel-Juan Pellicer, originaire de Calanda (Aragon), est victime d'un accident : la roue d'un chariot lui broie la jambe droite. La gangrène s'installant, les chirurgiens de l'hôpital royal de Saragosse doivent l'amputer quatre doigts au-dessus du genou. Sa jambe coupée est alors enterrée dans le cimetière de l'hôpital.
Réduit à la mendicité, le jeune homme passe deux ans à la porte de la Basilique Notre-Dame du Pilier de Saragosse. Chaque jour, il assiste à la messe et enduit son moignon avec l'huile des lampes qui brûlent devant la statue de la Vierge, priant pour sa guérison. 

Dans la nuit du miracle (29-30 mars 1640) il est de retour dans son village natal et se couche après avoir prié. Pendant son sommeil, il rêve qu'il est dans la chapelle de Saragosse et qu'il oint sa jambe avec l'huile bénite. Vers 22 heures, sa mère entre dans sa chambre et découvre avec stupeur que deux pieds dépassent de la couverture. Sa jambe droite, amputée depuis deux ans et demi, est entièrement revenue à sa place..

La jambe restituée présentait des marques indiscutables prouvant qu'il s'agissait bien de son membre d'origine : elle portait les mêmes cicatrices d'enfance, la trace de la fracture du chariot et la cicatrice chirurgicale de l'amputation. Initialement pâle et plus courte, la jambe a retrouvé sa taille, sa force et sa couleur normales en l'espace de trois jours.

 

Représentation de la jambe sur un claveau du Templo del Pilar à Calanda.

 


L'ouest
 

 


Les murs 
 


Les ex-votos
 


RECONNAISSANCE
À NOTRE DAME
DE L'ABRISSEAU
28 7[B]RE 1892. A. D

 

 

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