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Photos de Charleroi, Liège et ailleurs

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18 janvier 2026

Dinant

Dinant
Dinant est surtout connu pour sa collégiale, sa citadelle et le rocher Bayard. Dans sa lettre VI (les bords de la Meuse - Dinant - Namur) Victor Hugo décrit ainsi le bulbe : "Le clocher de l'église de Dinant est un immense pot à l'eau. Cependant, vue...
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14 septembre 2026

Compiègnes (Fr.)

Ma visite à la clairière de l'armistice (dite aussi clairière de Rethondes) à Compiègne m'a fait découvrir plusieurs faits que j'ignorais :

1. Le drapeau allemand

Pendant cette guerre, le drapeau allemand n'était pas aux couleurs : noir, rouge et or.  Après la guerre austro-prussienne (1866), la Confédération de l'Allemagne du Nord (essentiellement Prussienne) adopte un drapeau tricolore noir-blanc-rouge. Il sera le drapeau de l'Empire allemand en 1871 et restera en usage jusqu'en 1918.

 

 

 

2. Les deux trains

La futaie de La forêt de Compiègne avait été choisie car elle abritait deux petites voies ferrées parallèles qui étaient utilisées pour le tir de longue portée.
Les deux trains (celui du maréchal Foch et un aménagé pour la délégation allemande) sont donc restés côte à côte pendant 3 jours.
Durant ces trois jours, les Allemands n'ont que peu d'occasions de négocier et ce d'autant plus que le 9 novembre, le Prince de Bade conseille au Kaiser l'abdication.
Celui-ci s'exile en Hollande.
Le 11 novembre, entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, l'armistice est signé. L'application sur le front est fixée à 11 h du matin pour une durée de 36 jours. Le traité de Versailles sera signé le 28 juin 1919.

 

 

 

Les deux emplacements des trains à 60 mètres de distance sur les 2 voies parallèles

 

 

3. Les tribulations du wagon

Le wagon restaurant 2419D entre en service en 1914 mais est réquisitionné en 1918, transformé en voiture-salon-bureau. Ce wagon sera incorporé au train qui arrivera le 7 novembre 1918 dans la clairière.

 

 

La réquisition sera levée en septembre 1919. La Compagnie des Wagons-Lits le retransforme en wagon restaurant. La voiture reprend du service. Le gouvernement dirigé par Georges Clemenceau demande à la CIWLT de lui céder pour l'exposer au musée de l'Armée aux Invalides à Paris. La CIWLT en fait don à l'État le 1er octobre 1919.
Elle effectue un seul voyage à Verdun, le 8 décembre 1920 pour la visite du président de la République, Alexandre Millerand. Elle sera exposée dans la cour d'honneur des Invalides du 27 avril 1921 au 8 avril 1927.
Grace au mécénat d'un Américain (Arthur-Henry Fleming), le wagon est restauré et convoyé jusqu'à la clairière de Rethondes où un bâtiment pour l'abriter a été construit. L'ensemble est inauguré le 11 novembre 1927 en présence du maréchal Foch et de tous les officiers alliés présents lors de la signature de l'Armistice.

 

4. La capitulation de 1940

La voiture est donc à Rethondes lorsque la France capitule le 22 juin 1940. Hitler a tenu à ce que la signature de la capitulation se fasse dans le même wagon qu'en 1918.

 

Hitler regarde la statue de Foch avant la signature de l'acte.

 

 

Le wagon sera transféré à Berlin pour y être exposé et sera détruit sur ordre de Hitler (ou accidentellement) en avril 1945.

Le wagon-restaurant actuel appartient à la même série (il ne s'agit donc pas d'une réplique). Il fut aménagé à l'identique.

14 septembre 2026

Rome

Les sept collines


On sait que Rome a été bâtie sur 7 collines.

 

Les sept collines

 

N.B. : Traditionnellement, les sept collines sont : l’Aventin, le Caelius, le Capitole, l’Esquilin, le Palatin, le Quirinal et le Viminal.
Cependant cette liste a connu plusieurs variantes.  En effet, l
es saepti montes, signifie les collines encloses, et non les "sept collines" (qui se traduit par septem montes). Ainsi elles faisaient référence aux collines encloses par les anciens remparts.

Le Quirinal

C'est la plus élevée et la plus septentrionale des sept collines de Rome. Il est situé de nos jours dans le rione de Trevi.

 

 

 

Le capitole

 

Sur le Capitole (la plus petite des 7 collines) se trouvait un temple consacré à Jupiter, Junon et Minerve, symbole de puissance et d'honneur.

 

Minerve sur le Capitole

 

Suite à une grande victoire, un général pouvait être autorisé par le Sénat, au cours d'une grande cérémonie, à mener son char du Champ de Mars jusqu'au temple de Jupiter, au sommet du Capitole.

J'ai pu vérifier que l'expression : « Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne » était véridique.

 

 

 

Mais c'est sur un versant de cette même colline, donc à faible distance, que se trouvait la Roche Tarpéienne, lieu d'où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide.

 

Montée vers la roche tarpéienne

 

 

Signification de l'expression "Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne" : Après les honneurs reçus au Capitole, il pouvait n'y avoir que quelques pas pour arriver à la déchéance symbolisée par ce lieu de mort qu'était la Roche Tarpéïenne. En d'autres termes : de la gloire à la déchéance, il n'y a qu'un pas.

Exemple :
"On voulait, il y a peu de jours, me porter en triomphe, et maintenant on crie dans les rues : La grande trahison du Comte de Mirabeau… Je n'avais pas besoin de cette leçon pour savoir qu'il est peu de distance du Capitole à la Roche Tarpéienne." 
Mirabeau

L'expression : "les oies du Capitole" fait référence à des personnes qui de par leur naïveté peuvent avoir une action importante dans une situation périlleuse.

 

 

 

Cette expression évoque l'aventure de Marcus Manlius Capitolinus, qui, en 390 avant J.C., alors qu'il habitait une maison située sur le Capitole, entendit le cri des oies consacrées au culte de Junon. Après avoir donné l'alerte et avec l'aide des soldats romains, il repoussa l'assaut des Gaulois de Brennus qui avaient pris la ville et assiégeaient la colline.
Une fois le siège terminé, les soldats de Camille ayant défait les Gaulois, Manlius fut couvert d'honneurs. Mais peu de temps après il fut accusé de soutenir les revendications des pauvres et fut jeté de la Roche Tarpeïenne. Ainsi : "Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéïenne "

 

La piazza Navona

La piazza Navona (ou place Navone), est considérée comme une des plus belles places au monde. Elle se trouve dans la partie nord du Champ de Mars. Elle fut construite sur les ruines du stade de Domitien (Ier siècle). Elle en conserve la forme exacte.

 

Piazza Navona

 

 

Au centre, se trouve la fontaine des quatre fleuves créée par Bernin de 1648 à 1651. Chaque fleuve représente un continent.

 

Danube (Europe) sculpté par Antonio Raggi

 

Gange (Asie) sculpté par Claude Poussin

 

Nil (Afrique : visage voilé car on ne connaissait pas sa source) sculpté par Giacomo Antonio Fancelli

 

Rio de la Plata (Amérique) sculpté par Francesco Baratta.

 

Il n'y a pas de continent australien puisque ce continent n'avait pas encore été découvert.


Le stade olympique

Si l'on veut voir à Rome le Stadio olimpico di Roma, on doit se rendre au Foro Italico.
Le stade fut construit en 1953 et a notamment accueilli les Jeux olympiques d'été de 1960, la finale du Championnat d'Europe de football 1980 et du Mondial 1990 (vainqueur : l'Allemagne contre l'Argentine). Il accueille l'AS Rome et la Lazio et compte 72 698 places.

 

Stade Olympique de Rome

 

 

Le Foro Italico est un grand centre sportif créé durant le régime fasciste. Le projet avait été confié à Enrico Del Debbio. Il fut réalisé à la fin des années 1920, jusqu'en 1960, année des Jeux olympiques de Rome. Son nom (Foro Mussolini) fut changé en Foro italico après la seconde guerre mondiale.

Les photos suivantes témoignent du type d'architecture Mussolinien assez proche des architectures grandioses (sic) des dictatures d'Hitler ou de Staline.

 

 

 

 

 

 

 

 

Foro Italico

 

Etonnement

On est surpris de voir que reste dressé devant l'entrée du stade olympique le monolithe de marbre réalisé en 1932 par Constantino Constantini, haut de 17 m (sans sa base) et de 36 m (base incluse), portant l'inscription « Mussolini Dux » !!!.

 

 

 

 

 


L'A.S. Roma
 & La Lazio (Società Sportiva Lazio)

 

Si les deux clubs de football de Rome jouent au stade Olympique, les deux équipes rivales revendiquent des histoires différentes :

 

Stade Olympique

 

L'A.S. Roma serait issu des classes populaires alors que la Lazio aurait des supporters vivant dans des quartiers aisés (les plébéens contre les patriciens).
Les écussons évoquent ces origines puisque l'A.S. a la Louve comme emblème 

 

         

 

Louve du capitole

 

Francesco Totti

La Lazio (Società Sportiva Lazio) quant à elle  se glorifie de l'aigle impérial.
 

      

N.B. : à La Louvière  on peut également voir la louve d'Alphonse Darville et Marcel Depelsenaire en 1953 (sur le modèle de la Louve capitoline), la Louve trône au milieu du rond-point.
 

 

 

 

John Keats

Lorsque l'on a le courage de gravir l'escalier monumental qui conduit à l'Église Trinité-des-Monts, on passe à côté de la maison où mourut de tuberculose en février 1821 John Keats.

 

Eglise Trinité-des-Monts

 

John Keats (1795-1821)

 

 

Dans son "Ode on a Grecian Urn" on trouve sa célèbre chute : "Beauty is truth, truth beauty,-that is all Ye know on earth and all ye need to know" ("Beauté est vérité et vérité beauté. Voilà tout ce que l'on sait sur terre et tout ce qu'il faut savoir").

Il fera graver sur sa tombe comme épitaphe : "Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau (Here lies one whose name was writ in water)".
Cette simple épitaphe voulue par lui, dit tout de son passage « liquide » parmi nous. Il voulait une tombe sans son nom.

 

 

 

When I have Fears that I may Cease to Be (©espritsnomades)

When I have fears that I may cease to be
Before my pen has glean'd my teeming brain,
Before high-piled books, in charactery,
Hold like rich garners the full ripen'd grain;
When I behold, upon the night's starr'd face,
Huge cloudy symbols of a high romance,
And think that I may never live to trace
Their shadows, with the magic hand of chance;
And when I feel, fair creature of an hour,
That I shall never look upon thee more,
Never have relish in the faery power
Of unreflecting love;--then on the shore
Of the wide world I stand alone, and think
Till love and fame to nothingness do sink.

Quand tant j'ai peur de ne plus être
avant que ma plume n'ait grappillé toute ma cervelle fourmillante,
avant qu'une haute pile de livres ne se soit élevée, avec leurs caractères,
maintenant comme les riches greniers entasse tout le grain mûr ;
quand je contemple, sur la face étoilée de la nuit,
des nuages immenses de symboles d'une très haute poésie,
et que je pense que jamais je ne vivrai pour retracer
leurs ombres, avec le coup de pouce magique de la chance ;
et quand je ressens, belle créature d'une seule heure,
que plus jamais je ne te verrai ;
Jamais plus je ne me délecterai à cet enchanteur pouvoir
d'un amour spontané ; - alors sur le rivage
du vaste monde je me tiens solitaire, et je médite
jusqu'à ce qu'amour et gloire se noient dans le néant.

SPQR

Lorsque l'on est à Rome, l'on est frappé de l'ubiquité de ces quatre lettres SPQR. Cete devise Senatus Populusque Romanus (signifiant Le sénat et le peuple romain), souvent abrégée sous la forme du sigle S.P.Q.R., était l'emblème de la République romaine, puis de l'Empire romain.
Elle symbolisait l'union du Sénat romain et du peuple romain, la composante essentielle en quantité de la République.
Ces lettres font toujours partie du blason de la ville de Rome et sont encore inscrites sur les bâtiments, bouches d'égouts et œuvres publiques de la ville.

Quelques exemples :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Asterix, dans les éditions italiennes, la phrase est traduite littéralement "Sono pazzi questi Romani" à savoir "ils sont fous ces romains !".

 

 

 


Le blason de Benoit XVI


Dès le Moyen-Age, les blasons devinrent d'usage commun pour les guerriers et pour la noblesse. De manière parallèle, s'est également formée pour le clergé une héraldique ecclésiastique.
Celle-ci suit les règles de l'héraldique civile pour la composition et la définition de l'écu, mais l'on y trouve bien entendu des éléments religieux.
Depuis au moins huit siècles la tradition est que les Papes possèdent également un blason personnel.

 

Blason de Benoit XVI

 

A l'intérieur, il est de rouge, chapé d'or.
En effet, le champ principal qui est rouge contient deux champs latéraux dans les angles supérieurs,
à la la façon d'une "chape", qui sont d'or.
La "chape" est un symbole religieux. Celle-ci indique un idéal tiré de la spiritualité monastique, et plus précisément de la spiritualité bénédictine.

 

Carmes
Bénédictins

 

Dans cet endroit le plus noble de l'écu on trouve une grande coquille d'or, qui possède un triple symbolisme :
      
- une signification théologique :  elle veut rappeler la légende attribué à saint Augustin qui, ayant rencontré un jeune garçon sur une plage qui cherchait avec un coquillage à mettre toute l'eau de la mer dans un trou de sable, lui demanda ce qu'il faisait. Celui-ci lui expliqua sa vaine tentative, et Augustin comprit la référence à son effort inutile de chercher à faire entrer Dieu, qui est infini, dans l'esprit humain limité. La légende possède un symbolisme spirituel évident; elle invite à connaître Dieu, tout en restant humbles en raison de nos capacités humaines inadaptées, en puisant à l'intarissable enseignement théologique.
      - La coquille est utilisée depuis des siècles pour représenter
le pèlerin. La chasuble qu'il a utilisée lors de la liturgie solennelle du début de son Pontificat, dimanche 24 avril, portait de façon évidente le dessin d'une grande coquille.
      - Symbole présent dans le blason de l'antique monastère de Schotten, près de Regensburg (Ratisbonne), en Bavière, dont Joseph Ratzinger se sent spirituellement très proche.

Dans le canton dextre de l'écu (c'est-à-dire à gauche de l'observateur) se trouve une tête de Maure au naturel (c'est-à-dire de couleur brune), dont les lèvres, la couronne et le collier sont rouges. 
La tête de Maure n'est pas rare dans l'héraldique européenne. Elle apparaît aujourd'hui encore dans de nombreux blasons de la
Sardaigne et de la Corse, ainsi que dans divers blasons de familles nobles.  

 

Sardaigne

 

 

Corse

Dans l'héraldique italienne, le Maure porte autour de la tête un bandeau blanc qui indique l'esclave libéré. Dans la tradition bavaroise, la tête de Maure apparaît en effet très souvent, et elle est appelée caput ethiopicum, ou Maure de Freising.
 

 

Dans le canton senestre de la chape : un ours, de couleur brune (au naturel), qui porte un bât sur son dos. Une antique tradition raconte comment le premier Evêque de Freising, saint Corbinien (né vers 680 à Chartres, France, et mort le 8 septembre 730), s'étant mis en voyage pour se rendre à Rome à cheval, alors qu'il traversait une forêt fut attaqué par un ours qui dévora sa monture. Il réussit cependant non seulement à adoucir l'ours, mais à le charger de ses bagages, se faisant accompagner par lui jusqu'à Rome. C'est pourquoi l'ours est représenté avec un bât sur le dos. L'interprétation aisée de cette symbolique considère l'ours domestiqué par la grâce de Dieu comme l'Evêque de Freising lui-même, et elle voit généralement dans le bât le poids de l'épiscopat qu'il porte.

En langage héraldique : "De rouge, chapé d'or, à la coquille du même; la chape dextre à la tête de maure au naturel, à la couronne et au collier rouge; la chape senestre à l'ours au naturel, lampassé et chargé d'un bât rouge croisé de noir".

 

Le blason de Benoit XVI est donc du type à calice  par opposition à forme "tête de cheval"comme l'adopta Paul VI).

 

Blason de Paul VI (1963-1978)

 

Le blason de Urbain VIII Barberini (1568-1644)
 

Urbain VIII Barberini


Lorsque l'on se trouve Piazza di Spagna, l'on peut voir la Barcaccia cette fontaine en forme de barque aux pieds de la trinità dei Monti .

 

 

La Barcaccia


Si l'on est attentif, on peut voir les abeilles du commanditaire : Urbain VIII Barberini.

 

Les abeilles

 

Blason de Urbain VIII Barberini

 


Bocca Della Verità

 

Avant de se rendre au "Ponte Milvio", il convient peut-être de se rendre Piazza Bocca della Verità. La Bouche de Vérité (Bocca Della Verità) est un masque de marbre en relief (rose pavonazzetto de Turquie) de grand diamètre (1,75 m). Consacré dans la Rome antique à une divinité fluviale, il a des yeux circulaires et la bouche ouverte. On le trouve aujourd'hui dans le portique de l'église de Sainte Marie en Cosmedin (Santa Maria in Cosmedin), église construite en 1200 où encore actuellement sont célébrées les fonctions avec le rite Byzantin) depuis 1632.

 

La Bocca della Verità

 

 

La tradition veut que celui qui prêtait un serment mettant la main dans cette bouche ne pouvait pas le retirer s'il avait dit un mensonge puisque la bouche était brusquement refermée et la main coupée avec une morsure violente.
La légende raconte qu'un mari jaloux qui avait des soupçons sur l'infidélité de sa femme, lui fit mettre sa main dans la Bouche de la Vérité. Parmi les spectateurs, un jeune sortit de la foule avant qu'elle n'eut mis la main à l'intérieur et l'embrassa. Le jeune, qui fut cru un idiot, put s'en aller : c'était en réalité l'amant. Quand la femme jura de ne jamais avoir été touchée que par son mari et ce jeune imbécile, elle déclara donc la vérité. Sa main ne fut pas coupée et les doutes d'infidélité de son mari furent dissipés.

En réalité, la bouche était utilisée à l'époque romaine comme couvercle contre les mauvaises odeurs des eaux noires de la Cloaque Maxime (Cloaca Maxima, collecteur des égouts du Forum Romain construit entre la fin du VIe siècle et le début du Ve siècle avant Jésus-Christ).

N.B. : la bouche fut le spectateur d'exécutions capitales par guillotine. Le bourreau de Rome Mastro Titta tranche (Le Sanson italien) a à lui seul coupé 516 têtes de 1796 à 1864.

Dans le film de William Wyler "Vacances romaines". Gregory Peck" ( journaliste), raconte la légende de ce lieu insolite à Audrey Hepburn. Sous le porche de la basilique Santa Maria in Cosmedin, l’acteur américain enfile sa main dans la Bocca della Verità et se met à hurler de douleur. En cliquant sur la photo ci-dessous, l'on peut voir la scène sur YouTube.

 

 

Ponte Milvio

En 2006, arrive la suite la plus attendue du livre  trois mètres sur le ciel de Federico Moccia. Celle-ci dénomée Ho Voglia Di Te (J'ai envie de toi) sera adaptée au cinéma par le réalisateur Luis Prieto en 2007.

 

Ho Voglia Di Te (J'ai envie de toi)

      

Federico Moccia

Depuis 2006, à la suite du roman, les couples d'amoureux ont pris l'habitude d'accrocher des cadenas au Ponte Milvio symbolisant leur amour au lampadaire central du pont avant d'en lancer la clé derrière eux dans le Tibre. Le lampadaire a dû être remplacé après qu'il eut ployé sous le poids des cadenas en avril 2007.
 

 

 

Le "Ponte Milvio" (pont romain du II siècle DC ) un des ponts les plus importants sur le Tibre est situé à 3 km de Rome, là où la via Flaminia et la via Cassia se rejoignent pour franchir le fleuve. C'était le pont obligé d'accès à Rome pour tout voyageur venant du nord. Il est devenu le pont des amoureux.

 

 

Ponte Milvio

 

 

La légende urbaine succède à la légende historique. Constantin scelle son destin d’empereur de Rome en remportant la bataille du pont Milvius l’opposant à Maxence en 312 après JC. Peu avant, Constantin aurait eu une vision. Alors païen, la victoire le conforte dans son choix. Il se convertit donc au christianisme qui se développera sous son règne.

14 septembre 2026

Momignies : Monceau-Imbrechies


Le château d'Imbrechies

 

Les journées du patrimoine 2026 m'ont permis de visiter une dernière fois ce château.
En 2001, un couple (Monsieur Jacobs et sa femme)
 passionnés des vieilles pierres a remarqué un "petit château à vendre à proximité de Chimay". 
Après 8 ans de travaux, les visiteurs ont pu y entrer chaque année.
Voici simplement quelques photos.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 
Tout proche du château :


Memorial monceau-Imbrechies
 

Le Mémorial de Monceau-Imbrechies commémore le premier combat terrestre pour la libération de la Belgique le 2 septembre 1944, au cours duquel les premiers soldats américains sont tombés sur le sol belge
Le 2 septembre 1944, peu après l'aube, les troupes américaines de la 9e Division d'Infanterie pénètrent en Belgique par le hameau de Cendron.
Vers 11 heures, un premier combat s'engage sur la crête d'Imbrechies contre les soldats allemands.
Cet affrontement coûte la vie à 12 héros américains, dont le Lieutenant Cook, premier officier américain tué pour la libération du pays.

 

 

 

 

 


Contrairement à ce qu'indique la gravure de la plaque "P47-1946", qui fait probablement référence à une immatriculation, un indicatif ou une confusion avec le chasseur à hélice P-47 Thunderbolt, il s'agit d'un char M47 Patton qui a été conçu au début des années 1950.

Le 28 juin 1952, les dix premiers exemplaires débarquent au port d'Anvers. Au total, la Belgique recevra près de 784 chars Patton M47.

 


Ce canon a une origine suédoise : Il s'agit d'un canon anti-aérien automatique Bofors de 57 mm (modèle m/54) conçu en Suède.
Ce modèle a été développé au début des années 1950. Il a équipé les forces armées belges durant la Guerre froide pour la défense antiaérienne.

 

Le musée Lieutenant Cook


C'était l'étable du château.
C'est dans cette étable que  le lieutenant américain Cook est décédé le 2 septembre 1944. 
Il a été le tout premier officier américain à perdre la vie sur le sol belge lors de la libération du pays par la 9e Division d'infanterie des États-Unis

 

 

 

Moto Gilette

 

Lieutenant Cook


Claude Bunyan Cook, de Roanoke (comté de Randolph, Alabama est né en 1918 et est tombé au combat le 2 septembre 1944 sur la crête connue sous le nom de "Cote 270", près de Macon. Il était l'époux de Mary Jo Huey Cook et fils d'Alonzo et Lenora Bishop Cook.
Au moment de son inscription sur les listes de conscription, Claude Cook travaillait pour les services postaux à Roanoke (Alabama).
Il était diplômé de l'Alabama Polytechnic Institute d'Auburn (Alabama). Le lieutenant Cook servait au sein de la compagnie A du 60e régiment d'infanterie (9e division d'infanterie).
Ce soldat honoré a été rapatrié en 1948 et repose aujourd'hui au cimetière de Cedarwood, à Roanoke (comté de Randolph, Alabama). "Un homme n'est mort que lorsqu'il est oublié."

Le combat aérien

Le "Susan Ruth"

 

C'était l'un des vingt B-17 du 306e groupe de bombardement qui décollèrent de Thurleigh vers 09 h 10, le 8 février 1944, pour aller bombarder les gares de triage de Francfort, en Allemagne.
Au-dessus de l'objectif, le "Susan Ruth" essuya un violent tir de DCA qui endommagea l'appareil, lequel resta toutefois en état de voler.
L'avion fut ensuite attaqué par des chasseurs Fw-190 à environ 9,5 km (6 miles) au sud de Chimay ; gravement touché, il contraignit l'équipage à sauter en parachute.
Le *Gefreiter* Siegfried Marek, aux commandes du Fw-190A-7 (numéro de série 430187, « 8 noir »), et le lieutenant Hans G. Berger traversèrent la formation en une attaque frontale qui toucha le B-17.

 

 

A l'arrière : Roy Holbert, Louis Colwart, Ross Kahler, John Pindroch, Joe Musial, Bill Slenker

A l'avant : Howard Snyder, George Eike, Robert Benninger, Richard Daniels

La photo date d'octobre 1943 et l'avion en arrière-plan n'est pas le" Susan Ruth".

https://stevesnyderauthor.com/?fbclid=IwAR2OV4o9UZ1u6Ur-ch2bezFljLnbNhpT4MSLFzN1OCBNLXkXcnR_U40AISs

 


Le "nose art"
 

Le "nose art" (littéralement "l'art sur le nez") désigne les peintures décoratives personnalisées réalisées sur le fuselage des avions militaires.
Apparu pendant la Première Guerre mondiale, ce phénomène a connu son apogée durant la Seconde Guerre mondiale (la guerre de 40), en particulier au sein de l'armée de l'air américaine (USAAF).

Bien qu’il ait commencé par une utilité pratique pour identifier les avions alliés lors des combats, le "nose art" est rapidement devenu une forme de graffiti militaire. Il n'était pas officiellement encouragé par les états-majors, mais largement toléré car il boostait le moral des troupes face au stress extrême de la guerre et à la peur de la mort.

 

 

Le "Susan Ruth"


Le nom "Susan Ruth" était un hommage à la fille unique du pilote, le lieutenant Howard Snyder.
Au moment où son père a été déployé en Europe pour la Seconde Guerre mondiale, la petite Susan Ruth n'avait qu'un an. Suivant la tradition du "nose art" de l'époque, le pilote a voulu honorer sa famille (sa femme et sa jeune fille) en donnant ce prénom à son appareil.

 

Le livre du petit-fils


A Momignies (rue de la distillerie), un monument témoigne de la chute su "Susan Ruth". 
 

Google Maps

 


Siegfried Marek (le vainqueur) 
 

C'était un pilote de chasse allemand de la Luftwaffe (grade de Gefreiter) né le 1er août 1921 et mort au combat le 8 février 1944 en Belgique. 

Il volait au sein de la 2/JG-1 (2ème escadrille du Jagdgeschwader 1) à bord d'un chasseur Focke-Wulf Fw 190A-7 (numéro de série de l'appareil : Werk # 430187, baptisé "Black 8"). 

 

FW-190A-7/A-8

Le 8 février 1944, il participe à l'interception de bombardiers lourds américains. Accompagné du pilote Hans Berger, il attaque et réussit à abattre un B-17 Flying Fortress baptisé "Susan Ruth" (piloté par le lieutenant Howard Snyder).

Ce fut la première et unique victoire aérienne homologuée de sa carrière. 
C'est au cours de ce même affrontement qu'il est touché à son tour. Son appareil s'écrase à Boulers, en Belgique. 
Il a été décoré des Croix de fer de 2ème et 1ère classe (EK 1 & 2).

Il repose aujourd'hui au cimetière militaire allemand de Lommel en Belgique (Bloc 54, Tombe 158). 


Le wagon des Canadiens 


Le Raid de Dieppe, ou opération Jubilee, mené le 19 août 1942, est une tentative de débarquement amphibie des Alliés sur le port français occupé de Dieppe qui s'est soldée par un échec sanglant.
L’attaque mobilise près de 8000 hommes? 1800 y laisseront la vie.

 


Le 29 août 1942, soit dix jours après le raid, un train transportant 1 500 prisonniers canadiens capturés lors de la bataille de Dieppe s'est arrêté dix heures en gare de Momignies.

Il fait une chaleur suffocante. Les prisonniers sont entassés dans des conditions inhumaines. Le convoi restera à quai pendant dix heures.
Les habitants entendent crier leur soif et leur faim ! Attirés par le bruit, ils accourent à la gare et comprennent vite qu’ils doivent aider les malheureux soldats alliés. Ils devront négocier avec les Allemands pendant de longues heures pour obtenir finalement l’autorisation de ravitailler les prisonniers en eau et nourriture.

 


C'est en 2001, à côté de la gare, qu'une plaque commémorative a été posée  avec l'inauguration d'un vieux wagon de 1919 semblable à ceux qui transportèrent les prisonniers. 
 

 

 


Maurice César

Il est né le 30 octobre 1911 à Saint-Quentin (Aisne). Il se trouvait au Brésil au début de la guerre. Il choisit volontairement de tout quitter pour rejoindre la France Libre à Londres, où il s'engagea le 22 juillet 1941.
Le raid de Dieppe (1942) : ayant le grade de quartier-maître fusilier au sein de la 1ère Compagnie de Fusiliers Marins Commandos (qui intègrera plus tard le célèbre Commando Kieffer), il fit partie des 15 soldats français à participer au célèbre raid de Dieppe le 19 août 1942. 
Capture et évasion : fait prisonnier par les Allemands à la fin des combats, il parvint à s'évader, à Momignies, du train qui l'emmenait en captivité vers les stalags en Allemagne en arrachant des planches du wagon. 
Le retour en Angleterre : recueilli par des civils dans le Nord de la France, il réussit à rejoindre Paris, puis à traverser la France occupée. Grâce à la célèbre filière d'évasion Comète, il franchit les Pyrénées en mai 1943, passa par un camp d'internement en Espagne, puis s'embarqua depuis Gibraltar pour regagner l'Angleterre et reprendre le combat.

 


Sur ce site : https://parcoursdeviesdanslaroyale.fr/cdo_autres_cesar.htm

 

Maurice César

 


Le Monument de la Libération
 

 

 

 

 


C'est le Monument de la Libération érigé en 1953 à Forge-Philippe (Cendron), près de la frontière.  Il est l'œuvre de André Hupet.
 

André Hupet (1922-)

https://maisondusouvenir.be/hermance_tilquin.php
 

La victoire terrassant le monstre nazi


Il existe une controverse car pour certains, ils ont traversé la frontière au niveau du village de Rumes  (plus précisément près du hameau de La Glanerie/Rumes) dans la province de Hainaut, par la 2e division blindée américaine.
 

Pont de la Libération, Rumes-Mouchin

 

9 septembre 2026

Chimay

 

La principauté
 

Une charte de 1486 érige Chimay en principauté. Elle est due à Maximilien d'Autriche (1459-1519). 
En effet, après la mort de Charles le Téméraire au siège de Nancy, Marie de Bourgogne épouse l'archiduc d'Autriche, Maximilien Ier de Habsbourg. La guerre civile éclate en 1482 et Charles de Croÿ se rallie à Maximilien dans la lutte contre les Français. Chimay devient principauté.


Charles 1er de Croÿ (1455-1527) en devient le premier prince. Il sera, en 1500, le parrain du futur Charles Quint et fut d'ailleurs Chevalier de la toison d'Or.
On peut voir son tombeau dans la collégiale Saint-Pierre et Paul de Chimay. Son mausolée est en marbre noir alors que le gisant est en albâtre. L'armure porte le collier de la toison d'Or.

 

 

  

 

 

Le collier de la Toison d'Or

 

  

 

 

 

 

Armes de la famille de Croÿ

 

On peut d'ailleurs voir ses armoiries sur le devant de la collégiale avec celles de Chimay.

 

 

  

Armes de la famille de Renty

 


On y retrouve des doloires : une doloire est une hache à manche court et fer large, utilisée par les charpentiers pour équarrir le bois.

 

  

Armoiries de Chimay

Armoiries de Chimay


Ces armoiries datent de 1838.
Elles font allusion à une légende qui dit que en -57, les Pleumosiens (tribu qui dépendait des Nerviens) avaient récupéré l'épée de César lors d'une bataille.
On retrouve ce symbole pour la première fois sur un sceau de 1552.


La porte triomphale 
 

  

 

 

Elle fut construite en 1606 même temps que la rue vers le château et ce à l'initiative de Charles III Duc de Croÿ.
Au sommet de la rue Bourguets, on trouve d'autres armoiries : le blason de François Joseph Philippe de Riquet de Caraman (1771-1843) dont la statue est présente sur la fontaine des Princes. 
Les armoiries datent du XIXe.
 C'est au début du XIXe que la famille princière y apposa ses armes et sa devise : "Juvat pietas" qui signifie "la piété m'accompagne".

 

 

  

 

Image Wikipedia

 


La fontaine des Princes (Grand place)
 

Elle est offerte en 1852 par le prince Joseph de Riquet de Caraman-Chimay (1808-1886) fils de François Joseph de Riquet de Caraman et de Thérésa Tallien.
Elle est l'œuvre de Guillaume (Willem) Geefs (1805-1883) auteur aussi du "génie du mal" et de la statue d'André Grétry à Liège.


 

    

 

 

François-Joseph de Riquet (1771-1842) : premier prince de la famille de Riquet de Caraman Prince de Chimay depuis le 22 août 1805 : 16e prince de Chimay
 

 

Thérésia de Cabarrus dite Mme Tallien, Notre-Dame de Thermidor, Notre-Dame de Bon Secours (1773-1835) mariée le 9 août 1805.

 

 

Pierre-Paul de Riquet (1609-1680) comte de Caraman, créateur du canal de midi
Le comté de Caraman (ou de Carmaing, ou de Cramail) faisait partie de l'ancienne région historique du Lauragais et assimilé à l'ancien "pays de Cocagne", lié à la culture du pastel et à l’abondance des productions céréalières, il est dit le "grenier à blé du Languedoc." 

 

 

Philippe Gabriel d'Alsace- Hénin-Liétard (1736-1804) 15e prince de Chimay
 

 

Au sommet : une statue allégorique figurant la ville de Chimay.
 

 

 

  


Le château des Princes de Chimay (quelques vues)

 

  

 

 

  

 


Niche N-D de Bonsecours (rue Saint-Nicolas)

 

  

  

 

 

 

La collégiale Saints-Pierre-et-Paul
 

 

 

 


Sur la paroi extérieure sud 
 

 

Le chœur
 

L'autel principal
(photos de deux dates différentes)

 

 

Tabernacle fermé

 

 

Jésus et la Samaritaine au puits

Dans le récit biblique, Jésus dit à la  femme : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif". 
Placé sur la porte du tabernacle, ce relief rappelle aux fidèles que le pain eucharistique conservé à l'intérieur est cette "source d'eau jaillissant pour la vie éternelle".

 


Le lutrin
 

 

  

Ricquet, François J. Ph. & de Cabarus, Marie Thérèse (1836)

 


Le taulet
 

Au niveau du chœur, sur le flanc nord : "taulet" du XVe siècle, sculpture votive où généralement on représente un défunt se dirigeant vers la vierge. Ici, c'est saint Jean-Baptiste qui l'amène à la vierge.

 

"Taulet" du XVe


La piscine liturgique
 

Une piscine liturgique (ou simplement piscine, parfois appelée lavabo ou sacrarium) est un petit bassin ou une cuvette creusée dans le mur d'une église, près de l'autel ou dans la sacristie, servant à évacuer l'eau des rituels directement dans la terre.
 

 


Urne-reliquaire de de Jeanne Hallewin, Jeanne
 


 


"CETTE URNE RENFERME LE CŒUR
DE LA
PRINCESSE JEANNE DE HALLEWIN
ÉPOUSE DU PRINCE PHILIPPE DE CROŸ
DÉCÉDÉE À MONS LE 6 DÉCEMBRE 1581
PLACE DANS L'ÉGLISE DE CHIMAY
PAR M. JOSEPH DE CARAMAN
LE 20 DÉCEMBRE 1808"

 


Le mausolée funéraire

 

Il se situe dans la chapelle Saint-Nicolas.
C'est celui de Guilbert de Massiet et de son épouse Mathilde de la Marck. Il date du XVIIe siècle.
L'épitaphe mentionne Guilbert de Massiet, seigneur de Grutersalle, et gouverneur de Beaumont et de Chimay, décédé en 1636.
Sa femme, Mathilde de la Marche (de la Marck), est décédée en 1619.

 

 

 

 

 

Monument funéraire
 

Toujours dans la chapelle Saint-Nicolas, il est dédié à des membres de la famille de Riquet de Caraman-Chimay :
Plaque de gauche : dédié la mémoire à Michel Gabriel Ferdinand Alphonse de Riquet, Comte de Caraman, également nommé Alphonse de Chimay.
Plaque de droite : dédié à la mémoire à Marie Joséphine Rosalie de Riquet de Caraman, Princesse Alphonse de Chimay, née à Paris.
 Le haut de la stèle présente les armoiries familiales sculptées, surmontées d'une couronne princière.

 

 

Rosalie Marie Joséphine de RIQUET de CARAMAN)
 

Michel Gabriel Alphonse Ferdinand de RIQUET de CAMARAN CHIMAY
 



Noter que sa mère était Thérésa Cabarrus, ou Thérésia Cabarrus, souvent appelée Madame Tallien ( près de Madrid -  au château de Chimay en Belgique), est une salonnière française qui eut une certaine influence lors de la révolution française.

 

Par lz baron François Gérard

 


Les stalles

  

 

 


Le chemin de croix
 

 

 


Les chapelles

 

 


Nord-Ouest : saint Hubert
Nord: saint Jacques et Arnould (2ème travée)
Nord : sacré-Cœur (travée centrale)
Nord : Notre-Dame du Rosaire (4ème travée)
Nord-Est : saint Nicolas


 

Ange gardien : au desus du passage vers la chapelle Saint-Nicolas

 

 

Nord-Est : chapelle Saint-Nicolas

 

 

 

L'hiver approchant, trois petits enfants s'en allèrent glaner dans les champs. Perdus et surpris par la nuit, ils aperçurent une lueur au loin et frappèrent à la porte d'une maison isolée. L'homme était un méchant boucher. Feignant de leur offrir l'hospitalité, il les fit entrer mais les tua, les découpa en morceaux et les jeta dans son saloir pour en faire du petit salé.

Sept ans plus tard, Saint-Nicolas, alors évêque de Myre, passa par ce même chemin monté sur son âne. Il s'arrêta chez le boucher et demanda à souper. Lorsque l'évêque réclama précisément le petit salé caché au fond du saloir, le boucher comprit que son crime était découvert et s'enfuit de terreur.
Saint-Nicolas s'approcha alors du tonneau, leva trois doigts, fit un signe de croix et dit aux enfants : "Levez-vous, petits enfants, je suis le grand Saint Nicolas". Par ce geste, il ressuscita miraculeusement les trois enfants. Le premier dit qu'il avait bien dormi, le second la même chose, et le troisième s'imaginait être au paradis.


 

Saint Nicolas dotant les trois pucelles


La légende

Un père ruiné ne pouvait plus nourrir ses trois filles. Sans dot, les jeunes filles ne pouvaient pas se marier. Le père envisageait de les abandonner à la prostitution ou de les vendre comme esclaves. 
Saint Nicolas apprit leur détresse. Il décida d'agir dans le plus grand secret pour ne pas les humilier.
Pendant trois nuits de suite, il jeta une bourse pleine de pièces d'or dans la maison. L'or serait passé par la fenêtre ou par la cheminée, atterrissant parfois dans les bas laissés à sécher. 
Grâce à cet argent, le père put marier ses trois filles honorablement.
Ce serait l'origine de la tradition des souliers ou des bas de Noël que l'on suspend pour recevoir des cadeaux.

 

Saint Nicolas dotant les trois pucelles (BALaT)

  

 

Sainte Catherine

 

Sainte Élisabeth de Hongrie

 



Nord (4ème travée) : chapelle Notre-Dame du rosaire
 

 

 

 

Sainte Monégonde

 

Sainte Monégonde


 

 


Selon la tradition religieuse, cette appellation provient d'une apparition mariale survenue au XIIIe siècle à Prouilhe, en France, au cours de laquelle Marie aurait remis le rosaire à Saint Dominique de Guzmán, le fondateur de l'ordre des Dominicains.

La dévotion a pris une dimension historique majeure le 7 octobre 1571, lors de la bataille de Lépante.
Face à la menace d'une invasion ottomane, le pape Pie V demanda à l'ensemble du peuple chrétien de réciter le rosaire afin de demander l'intercession de Marie. La victoire inattendue de la flotte chrétienne fut considérée comme un miracle.

 

  

 

 

  

 


On trouve la première inscription : "unum ex septum" (1)

"Unum ex septem" signifie que l'autel est un des sept qui, s'ils sont visités avec piété, sont l'équivalent d'un pèlerinage des autels des sept églises à Rome.
On trouve ainsi souvent la phrase "Unum ex septem altaribus" (Altar = autel)

 

En face de l'autel

 

 



Nord (travée centrale) : chapelle du Sacré-Cœur
 

  

 

Saint Roch de Montpellier

Au-dessus saint Roch montrant sa plaie avec son chien
On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (2)
 

 

Saint Roch de Montpellier (BALaT)

 

 

Saint Augustin d'Hippone (BALaT)

 


 

Chapelle à Saint-Jacques et Arnould
 

 

 

 


Saint Jacques : l'inscription dit " Saint jacques apparaît sans un combat contre les infidèles".


Pendant la guerre de Trente Ans, en 1643, l'armée française commandée par le duc d'Enghien (le Grand Condé), remporta une importante victoire sur l'armée espagnole. Un des officiers espagnols, don Sanchez de Aguilar,  s’adressa alors à N.-D. del Pilar pour l'aider.
 

Notre Dame du Pilier avec saint Jacques le Majeur et saint Arnould (BALaT)

  

 


Saint Arnould de Soissons est le patron des brasseurs. On le voit  avec la pelle à brasser.

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (3) 
 

St Jacques le Majeur

 

St Ignace de Loyola

 

St Ignace de Loyola

 

 

 

Nord-Ouest : chapelle Saint-Hubert
 

Arrestation des saints Crépin et Crépinien de Soissons

 

  

 

Arrestation des saints Crépin et Crépinien de Soissons


Le tableau montre bien que saints Crépin et Crépinien de Soissons dont les patrons des cordonniers.
 

Buste de saint Hubert

 

Sainte Hélène

 

A droite sainte Barbe et sa tour aux 3 fenêtres

  

 

  

L'inscription : "unum ex septum" et le chronogramme

 

 

Le chronogramme indique la date de 1722.

 

SANCTUS
H
UBERTUS ORIS
ME
DICUS


C+V+V+V+I+M+D+I+C+V = 1722


L'année 1722 correspond à la création ou à l'aménagement de l'autel et du retable dédiés à Saint Hubert au sein de la Collégiale.
Le retable illustre des scènes de dévotion liées aux saints guérisseurs et intègre à la fois la figure de Saint Hubert et une représentation de l'arrestation de Saint Crépin et Saint Crépinien. 
À cette époque, la ferveur populaire envers Saint Hubert comme "Oris Medicus" (pour se protéger des morsures de chiens enragés ou guérir des maux de bouche/rage de dents) était particulièrement vivace en Wallonie. 

 

 

Collatéral sud


Sud-Est : Notre-Dame de Lourdes
Sud : saint Sebastien 
Sud : saint Georges
Sud : aux âmes du purgatoire
Sud-Ouest  : saint Antoine de Padoue

 

 

Chapelle Notre-Dame de Lourdes

 

 

 

 

 

 


Blason de la confrérie des Archers
 

 

 

Chapelle Saint-Sebastien
 


C'est le patron de la confrérie des archers.  
 

 
 

 

  

La prédelle

 



 

Chapelle Saint-Georges
 

  

 

Saint Jean-Baptiste accompagné de l'agneau mystique.

  

Saint Laurent

 

  

 

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (5)

 

Les arbalètes

 

 

 

 

 

 

On trouve dans la chapelle un bref pontifical daté de 1651.
 

 

 


Il s'agit d'un document officiel du pape qui accordait des indulgences à la confrérie des arbalétriers de Chimay, dont saint Georges est le saint patron.

 

Chapelle dédiée aux âmes du purgatoire

 

 

Intercession de saint Grégoire et des prélats pour les âmes du purgatoire

  

Intercession de saint Grégoire et des prélats pour les âmes du purgatoire

 

 

  


Au sommet : relief avec âmes du purgatoire, angelots, delta  mystique et œil de Dieu (18e siècle).
 

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (6) 


 

Chapelle Sainte-Anne
 

  

 

Saint Pierre

  

Saint Paul

 

Unum ex septem

 

Saint Eloi de Noyon


Auparavant on pouvait mieux le reconnaître !  
 

Saint Eloi de Noyon

 

 


Chapelle Sainte-Antoine de Padoue
 

  

 

Sainte Philomène

 

Sainte Philomène (BALaT)

 

Sainte Philomène est une vierge et martyre légendaire de l'Église catholique, dont le culte s'est fortement développé au XIXe siècle avant d'être encadré par les révisions liturgiques du XXe siècle. 

En mai 1802, des fouilles dans la catacombe de Priscille à Rome révèlent une tombe scellée par des tuiles portant l'inscription fragmentaire Lumena Pax Tecum Filumena (comprise comme Filumena ou Philomène), accompagnée de symboles de martyre (une ancre, des flèches, une palme).

En 1805, ces ossements sont transférés au sanctuaire de Mugnano del Cardinale en Italie, près de Naples, où de prétendus miracles se produisent rapidement.

En 1833, une religieuse napolitaine, Sœur Marie-Louise de Jésus, affirme avoir reçu par révélation divine l'histoire de la sainte : une jeune princesse grecque de 13 ans, convertie au christianisme, qui aurait refusé d'épouser l'empereur romain Dioclétien et aurait subi de terribles tortures avant d'être décapitée.

Le Saint Curé d'Ars (Jean-Marie Vianney) vouait une dévotion extraordinaire à Sainte Philomène, lui attribuant de nombreuses guérisons et la qualifiant d'« avocate puissante auprès de Dieu ». Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi, est également guérie miraculeusement à son tombeau en 1835.

En 1961, face au manque de sources historiques contemporaines et à la nature légendaire de son récit biographique, la Sacrée Congrégation des Rites retire son nom des calendriers liturgiques universels, tout en maintenant la tolérance du culte local et des pèlerinages à Mugnano.

 

 

Christ de pitié

 

Christ de pitié (BALaT)


Froissart
 


Bien que l'on ignore la date de la mort de Froissart ainsi que son lieu de sépulture, l'on trouve cette plaque dans la collégiale.
Ce poème latin rend hommage à sa contribution à l'histoire et le mentionne comme chanoine et trésorier de l'église collégiale Sainte-Monugonde de Chimay.
Le texte indique cependant qu'il gît ici avec une date mentionnée en bas est Anno MCCCCXIX (1419)

N.B. : je n'ai pas trouvé la septième inscription "unum ex septum" (effacée ?)

Les 7 autels avec l'inscription Unum ex septem.

 

On accorde le privilège de l’inscription unum ex septem (ou unum ex septem altaribus, signifiant « l’un des sept autels ») à une église lorsque le pape lui concède un indult pontifical rattachant ses autels aux mêmes indulgences et privilèges spirituels que ceux accordés aux pèlerins qui visitent successivement les sept grandes basiliques majeures de Rome.
 

 

 

 

 

 

 


En 1427, un feu d'une violence extrême se déclare et échappe complètement au contrôle des habitants.
Les flammes se propagent avec une vitesse fulgurante et ravagent la quasi-totalité de la ville close, y compris le château fort et l'église paroissiale.
C’est précisément pour inciter les donateurs et les pèlerins de toute la région à verser des aumônes pour la reconstruction que le pape a accordé l’indulgence plénière liée aux sept autels.
Il est impossible de savoir ce fut accordé par Martin V (pape de 1417 à 1431) ou Eugène IV (pape de 1431 à 1447).

Les privilèges ont été confirmés par le pape Benoît XIV (pontificat de 1740 à 1758).

 

 


La croix triomphale
 

 

 

Saint Luc

 

Saint Marc

 

Saint Mathieu

 

Saint Jean

 


L'orgue
 

Il est de Pierre Schyven & Cie (1896), avec un buffet dessiné par A.J. Dropsy-Maréchal et béni le 5 janvier 1897.
 

 

 

Sainte Cécile

 

Sainte Cécile

 

Sainte Cécile (BALaT)

 

 
Les fonts baptismaux
 

 

 

Les bénitiers
 

 

 

Deux grands coquillages servent de bénitiers installés sur un support en fonte qui sont en forme de trois petites colonnes sculptées. Ils ont été ramenés de l’Océan Indien par un des Princes de Chimay en 1760.
Les pieds sont en fonte.



Fonts baptismaux
 

 

Plaque Commémorative (près de l'entrée)


Cette plaque héraldique pourrait marquer l'élévation de l'église au rang de basilique mineure.
En 1910, sous le pontificat du Pape Pie X, la collégiale aurait reçu ce titre prestigieux du Saint-Siège.
Les églises décorées de ce titre ont le privilège d'arborer les insignes pontificaux (la tiare et les clés) sur leur façade ou à l'intérieur.
Au-dessus du blason un parasol à bandes rouges et jaunes (l'ombrellino ou pavillon) est le symbole spécifique des basiliques, qui indique un lien privilégié et direct avec le Pape.
1910 commémore l'année exacte où cette distinction aurait été accordée par Rome.

Mais si Chimay a bien reçu quelque chose en 1910, son statut actuel n'est manifestement pas celui d'une basilique diocésaine.
Il faudrait donc déterminer exactement la nature et la durée de la concession pontificale et l'on ne peut affirmer avec certitude que c'était bien l'élévation au rang de basilique mineure.

 

 

Pierre Degant
 

 

HIC SEPVLTVS EST VEN.
AC R. DVS ET MGR PETRVS DEGAN
PBR AT VSSVIANNO 68 CANON. HVIVS
ECCLIÆ 64 THESAVRARIÆ 53 ET DECANVS
46 ET AMPLIVS: QVI HOC SACELLVM IN
HONOREM S. MI NOIS IHS CVM CAPPELLIS
B. M. DE CONSOLAONE IN SARTEAV
ET DE PIETATE IN BVXERIA ERIGI
CVRAVIT ORNAVIT ET DOTAVIT
ASSIGNATO ETIAM REDDITV PRO
MISSA HÎC SINGVLIS HEBDOMA-
DIS CELEBRANDA ET BIS ANNVA-
TIM DECANTANDA OBIIT PROPE
CENTENARIVS 3 AVGVSTI
1652 ORATE PRO EO

Ici est enseveli le vénérable et révérend seigneur et maître Pierre Degan, prêtre à ... pendant 68 ans, chanoine de cette église pendant 64 ans, trésorier pendant 53 ans et doyen pendant 46 ans et plus.
Lequel a pris soin de faire ériger, orner et doter ce sanctuaire en l'honneur du Saint Nom de Jésus (IHS), avec les chapelles de la Bienheureuse Marie de Consolation au Sarteau et de la Piété à la Buissière. Il a également assigné un revenu pour qu'une messe y soit célébrée chaque semaine et chantée deux fois par an.
Il mourut presque centenaire le 3 août 1652. Priez pour lui.



Monument funéraire de Jean Colinet
 

 

 

Sur la stèle funéraire on note  la présence de la devise "TOUT PAR ADVUS" ("Tout par conseil / réflexion"). Elle s'explique par un personnage clé de l'histoire locale : Anne de Laval (1385–1466), baronne de Laval.
Anne de Laval a épousé Jean de Croÿ, seigneur de Chimay.
Par ce mariage, la culture, les armoiries et la célèbre devise des Laval sont entrées directement dans la lignée des dirigeants de Chimay.

 


L'épitaphe de Marie-Thérèse Jacquier de Lompre

À droite du porche d'entrée, contre une colonne de la tribune d'orgue de la collégiale.

 

 


D. O. M.
AU PIED DE CE
PILIER REPOSE LE
CORPS DE DAME
MARIE THERESE
JACQUIER DE
LOMPRE EPOUSE
DE M DE RONK
MEYER SECRETAIRE DE SA
MAte CATHOLIQUE
EN SON CONSEIL
PRIVE A BRUXELLES
DECEDEE LE 17 7bre
1740 AGEE DE 33
ANS PRIEZ DIEU
POUR SON AME


Les dalles funéraires


Dalle funéraire de Olivier Destrée
 



Dalle funéraire de Maximilien Caignet
 

 


Les tableaux (de part et d'autre de l'entrée) 
 

Sainte Thérèse d'Avilla

 

Mort de Saint Joseph de Nazareth

 


Le carillon

 

 

Il totalise 26 cloches dont la plus ancienne remonte au 17e siècle. Il ne subsiste au monde que deux carillons à 26 cloches : Genève et Chimay. Il a la particularité de ne pas avoir de mi bémol.
Chaque quart d’heure, on peut entendre un air typiquement chimacien :

A l’heure : "la danse des 7 sauts" ;

Au quart d’heure : "La fille de Madame Angot";

A la demi-heure : "Le Quadrille des Lanciers";

Au trois-quart d’heure : "Le Pâté".

 

 

Les vitraux
 

 


Ce sont les vitraux du chœur et en particulier la rosace qui interpellent. Ils sont l'œuvre d'Etienne Tribolet maître-verrier qui mériterait d'être mieux connu.
 

 

Il a œuvré à Arlon, Bruxelles (église anglicane de la Sainte Trinité) mais aussi, dans ma région à Thy-le-château (église des saints Pierre et Paul) où ses vitraux sont aussi remarquables. 

 


Vitraux de la chapelle Saint-Nicolas
 

Ils sont des ateliers Joseph Osterrath.
 

Saint Nicolas & sainte Catgerine

 

Saint Pierre & saint Paul

 

 


 

Vitraux du chœur
 

Ils sont de Jean-Baptiste Capronnier (1814–1891). 
C'est le peintre maître-verrier le plus important de Belgique au XIXe siècle. Né à Paris (ou Bruxelles selon les sources) et mort à Schaerbeek, il a joué un rôle crucial dans le renouveau moderne de l'art du vitrail.
En collaboration avec son père François Capronnier, il a redécouvert et remis à l'honneur les anciens procédés de fabrication médiévaux du vitrail.
Parmi ses vitraux les plus célèbres figurent ceux de la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles.

 

 

Jean-Baptiste Capronnier (1814–1891)

 

 

 


Les voûtes


L'abbé Bourette  
 

 

 


Elle rend hommage à l'Abbé J.J. Bourette, une figure ecclésiastique importante de la région de Chimay à la fin du XIXe siècle. 
Il fut le doyen de la collégiale Saints-Pierre-et-Paul de Chimay.
En 1877, il démissionna de son poste de professeur de religion au collège communal de la ville pour se consacrer entièrement à la fondation du prestigieux Collège ecclésiastique Saint-Joseph de Chimay. 
Les lettres "O.D." ou "C.D." signifient probablement Oofficia Decanus* ou Canonicus Decanus* (Doyen du Chapitre ou Chanoine Doyen).
Le blason est un écu parti qui associe les symboles de sa charge et de la cité :
À gauche : les deux clés croisées en sautoir sont l'attribut traditionnel de Saint Pierre, patron historique de la collégiale de Chimay.
À droite : l'épée haute fait directement écho aux armoiries historiques de la ville de Chimay (qui porte « de gueules à une épée d'argent emmanchée d'or »).
Le tout est timbré du chapeau de feutre noir à cordons et houppes de chaque côté, marque héraldique de la dignité cléricale d'un doyen ou chanoine.

 

L'Agneau mystique (Agnus Dei) portant une croix.

La clé se trouve dans la chapelle Saint-Nicolas.
 

 

 

 

Pax Vobis 
 

 


L'œil de la Providence
 

 

 


L'Hôtel Savary (rue Rogier)

 

Il date de XVIIIe, construit pour M. Savary, maître de forges. Aujourd'hui, c'est le bureau des postes.
 

 

  

 


Ancienne tour de défense (rue de Noailles)

 

  

 


Buste d'Albert Ier (place des Ormeaux)
 

  

 

 

Ce buste en bronze date de 1954. Il est l'œuvre de Jean Coulon. Celui-ci est né à Fourmies et fut, en 1956, fait chevalier de l'Ordre de Léopold II. Le fondeur est : la compagnie des bronzes.
 

 


La brasserie du casino (aussi rue des Ormeaux)

 

 




Plus-bas au rond-point : Jean Froissart (1337-1410)

 

  

 

 

La statue du chroniqueur (ici parée pour la Noël) est due à Jean-Joseph Jaquet souvent nommé simplement Joseph Jaquet. C'est lui qui a aussi réalisé la statue de Louise-Marie d'Orléans à Philippeville.
Les chroniques évoquent la première moitié de la guerre de cent ans. Il n'est venu à Chimay que pour les dernières années de sa vie en tant que chanoine et trésorier du chapitre de Sainte-Monégonde. 

 

 


Maurice Gauchez (maison natale rue de Virelles N°5)

 

  


Ce romancier, poète et résistant est né Maurice Gilles mais il changera de nom en 1928  pour celui de Gauchez. On peut trouver un de ses poèmes sur le monument dédié à Albert Ier à Nieuport.
 

Naguère, ici, le roi retint ses régiments
et dès qu'il eut parlé, terrés dans cette plaine,
les pieds dans l'eau, vêtus de boue et hors d'haleine,
ils ont changé l'Yser en rempart d'occident.

Le courage du chef leur pénétrait le torse,
il vivait calmement sa légende avec eux,
et la reine penchée au chevet de ses preux, ou l'honneur qu'il prônait ressuscitait leur force.

L'ombre du souverain sur la Flandre des champs
règne à jamais debout dans les grands vents du nord.
La mer et le soleil, roi, te couronnent d'or,
et seul, beau comme un Cid, tu survis dans nos champs.

 


Le monument aux morts


Ce monument fut inauguré le 14/10/1923.
 

 

 

 


La chapelle Saint-Ghislain (rue des Sartiaux)
 

 

  



La chapelle de N-D de la miséricorde (rue reine Astrid)
 

  

 


 

La chapelle Notre-Dame de Zychem 
 

  


Au bas de la rue Saint-Nicolas, sur le pont qui franchit l'Eau Blanche, on s'approche de la chapelle Notre-Dame de Zychem. On voit bien la date de sa construction (1607). Elle est aussi connue sous le nom de chapelle Notre-Dame de la Saillie en assimilant le nom du quartier.  



La fontaine Sainte-Prisce (rue Basse-Ville La Rampe)
 

  

 

  




Le lavoir (rue Basse-Ville La Rampe)
La légende des 7 sauts (sots)


 

  

  


La  légende veut que sept soldats essayant d'envahir la ville princière, tentent de passer par le tuyau de vidange du lavoir. Il sont assommés par les lavandières de la ville.
Les sept sots deviendra les sept sauts qui sera illustrée par la danse du même nom.  

Puis les escaliers qui remontent vers le haut de la ville.
 

 

et l'on arrive rue Fromenteau derrière la collégiale.
 



Chapelle Notre-Dame de la Salette
  

C'est un petit oratoire religieux construit en 1854. L'oratoire a été érigé en 1854 à la demande de Madame de Clerfay. Il est façonné en briques et en pierre calcaire.
 

Chapelle Notre-Dame de la Salette

 

  

 

 

  

 

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6 septembre 2026

Sivry-Rance : église Sainte-Aldegonde (Rance)


Aldegonde de Maubeuge est née vers 630 et décédée en 684 dans le cloître de Maubeuge qu'elle fonda au bord de la Sambre.
Elle refusa les mariages arrangés par ses parents, quitta sa maison afin de rejoindre le monastère de Mons fondé par sa sœur (sainte Waudru).
Elle fonda le cloître mixte de Maubeuge où elle se retira en 659.

 

 

Ce qui interpelle  dans l'église, c'est, bien entendu, le marbre de Rance.
 

 

 

 


L'autel principal

 

 

 

 

Vierge intercédant auprès du Christ

 

Le lutrin et la base en marbre



Les chronogrammes


Dans le chœur

 

 

SIEUR ALPHONSE PETIT LAFONTAINE BOURGMESTRE DONATEUR FIT PLACER NEUF CE PARQUET 


I+L+I+L+I+V+M+D+I+L+C+V+C+V = 1879

 

Alphonse Petit-Lafontaine était un maître-marbrier renommé établi à Rance.
Il  a dirigé une importante marbrerie durant la seconde moitié du XIXe siècle (la période d'activité documentée sous son nom propre s'étend de 1861 à 1885), faisant suite à l'association marbrière Tenret-Petit.


Ce livre l'évoque :

 

 

Sur le côté nord


Ces médaillons constituent un souvenir funéraire élevé à la mémoire de deux défunts ayant consacré leur vie à la confrérie du Carmel.

 

 

 

Deux chronogrammes se suivent :

 

KALENDIS NOVEMBRIS IOAN-
NES PERLAVX PARTITA NOCTE 
F
INIT ET
Q
VINTO KALENDAS APRILIS FIT NOCTE 
VXORIS MORS.


L+D+I+V+M+I+I+L+V+X+I+C+I+I =1726
V+I+L+D+I+L+I+I+C+V+X+I+M=1725


"Aux calendes de novembre, Johannes Perlaux mourut au terme de la nuit ; et le cinquième jour avant les calendes d'avril, sa femme mourut dans la nuit."

Donc le 1er novembre pour l'époux et le 28 mars pour l'épouse. Les chronogrammes nous indiquent les années pour l'époux à savoir 1726 et pour l'épouse 1725.

 

 


QVÆ EFFECIT UT ( CUNCTA EORUM
SOBOLE ELIANO IN ORDINE WSV BONIFACIO
A ROSALIA FACTA CONCIONATORE) FRONDATOR
ILLE ET LANISIA MARIA MOULIN UTRIUSQÆTA
SEXTO DECIMO ET CONUBII SEPTIMO PERACTIS LUSTRIS
MULTIS CONFECTI. ÆRUMNIS PIETATIS TANDEM PANOPLIA
PLENI CARNIS UNIVERSE INGRESSI UIAM FUERINT ET
ALIUS ATQUE ALIUS CUM NUMINIS ET OMNIS SIT CRIS
MATISUS  DEO HOC IN SEPUL  DE RANCE
CONDITI UVLGARIBVS PRECIBVS SVFFRAGE
NTIBUS UT  SI QUID NÆUI SVPERSIT LV
ATVR : ET ÆTERNA QVANTOCYUS
POTIANTVR PACE
AMEN

 

"Celle-ci toute leur famille ayant été inscrite dans la confrérie de lOrdre d'Elie (du Carmel) après sermon de W.S.V Boniface de (Ste) Rosalie a pris soin que, celui-la (son époux) écorceur et (elle-même) Marie Moulin fileuse de laine arrivés à
l’âge de seize lustres après 7 lustres de mariage accablés de beaucoup de peines (mais)
enfin chargés d'une gerbe d'œuvres pieuses, dès qu’ils  auront pris l’un et l'autre la voie de
toute chair. l'onction chrismale de Dieu, annonce dernière leur soit administrée et qu'ils soient ainsi inhumés dans le cimetière de Rance, assistés des prières ordinaires, afin que s’il leur restait quelque faute (à expier) ils en soient lavés et jouissent sans retard de l’éternelle paix.
Amen."

 

Ceci est la traduction de Monsieur Léopold Avaert, clerc de N.D. de Messine à Mons. Léopold Avaert (1882–1971) a exercé la fonction de clerc au sein de l'église Saint-Nicolas-en-Bertaimont, communément appelée église Notre-Dame de Messines à Mons

Puis un troisième :
 


mieux visible sur BALaT
 



SCAPULARISTIS
PIIS FORTITER
AUXILIABITUR
DIVINA MARIA


C+V+L+I+I =157
+I+I+I =3
+V+X+I+L+I+I+V+ = 73
D+I+V+I+M+I = 1508

= 1741

En haut, le texte est actuellement indéchiffrable mais en prenant la photo de BALaT, on voit qu'il y a également un chronogramme sans pouvoir cependant l'interpréter. 
 

 


La piscine liturgique


Une piscine liturgique (ou simplement piscine, parfois appelée lavabo ou sacrarium) est un petit bassin ou une cuvette creusée dans le mur d'une église, près de l'autel ou dans la sacristie, servant à évacuer l'eau des rituels directement dans la terre.
 

 

 


L'autel latéral sud

 

 


Le tableau est de François Edouard Parez, né à Mons le et mort dans la même ville le .
 

Consécration de sainte Aldegonde par les saints Amand de Maastricht et Hubert de Liège

 

L'autel latéral nord

 

 


Le tableau serait de Maarten De Vos.
 

Couronnement de la Vierge par la Sainte Trinité

 


Notre-Dame de Bonne Espérance
 

 

 


Le chemin de croix 
 

 

 

 

 


La statue juchée au sommet de l'abat-voix pourrait représenter la sainte patronne des lieux, Sainte Aldegonde de Maubeuge.
Elle est traditionnellement dépeinte sous les traits d'une sainte abbesse portant le voile religieux ou la coiffe de l'époque mérovingienne (VIIe siècle), ce qui correspond à la tenue peinte de la sculpture.

 

 


Les statues
 

 

 

 

 


 L'orgue
 

 

 


Le porche d'entrée
 


La porte "In Paradisum : elle s'ouvre sur le cimetière. Ainsi les défunts pouvaient entrer directement au paradis après les funérailles.
 

 

6 septembre 2026

Chimay : Notre-Dame de Salles


Chapelle Notre-Dame del Pilar

 


La chapelle Notre-Dame del Pilar se trouve à Salles à la rue Thiérissart (N595) près de Chimay.
La date du chronogramme est 1677.

 

Un officier espagnol, Don Sanchez de Aguilar, rescapé de la bataille de Rocroi (1643), promit d’élever une chapelle à Notre-Dame si celle-ci venait au secours de sa compagnie militaire.

Une trentaine d’années plus tard (en 1677) le curé de Salles, François Fostier, érigea la chapelle pour y recevoir une statue de "Notre-Dame del Pilar" (Vierge du Pilier), apportée de Saragosse où elle est vénérée dans la basilique Notre-Dame del Pilar.
 

Le "pilier" est celui sur lequel la Vierge Marie se tenait lors d’une apparition (légendaire) à l’apôtre Jacques.

 


La chapelle se situe au point culminant de la plaine de l'Arbrisseau. C'est la raison pour laquelle la chapelle Notre-Dame del Pilar est également connue sous le nom de chapelle Notre-Dame de l’arbrisseau.
 

 

 

 

 

 

 


Le maître-autel est en marbre de Rance.
 

 

 

Saint Joseph et l'enfant Jésus

 

Saint Jacques

 

 Don Sanchez de Aguilar,

 


La peinture est signée R. Wavresse en 1949. 
L'homme agenouillé est Don Sanchez de Aguilar,ayant combattu lors de la bataille de Rocroi le 19 mai 1643.
Il fit le vœu d'élever un édifice religieux à l'effigie de Notre-Dame del Pilar  si elle le protégeait.
On le voit ici remercier le ciel en offrant la maquette de la chapelle sur le point culminant de la plaine de l'Arbrisseau, là où l'oratoire initial fut effectivement érigé au milieu du XVIIe siècle. 


Les vitraux

 

SPES NOSTRA ("Notre Espoir", en référence à la Vierge Marie) 1894

 

M+D+C+C+C+L+X+X+X+X+V+I = 1896

 

Marie apparaît à saint Jacques. Origine de la dévotion

 

MIRACLE LE PLUS FRAPPANT DE N.D. DEL PILAR 29 30MARS 1640


C’est le Miracle de Calanda. Il s'agit de la restitution surnaturelle et instantanée d'une jambe amputée chez un jeune paysan espagnol nommé Miguel-Juan Pellicer.
En 1637, Miguel-Juan Pellicer, originaire de Calanda (Aragon), est victime d'un accident : la roue d'un chariot lui broie la jambe droite. La gangrène s'installant, les chirurgiens de l'hôpital royal de Saragosse doivent l'amputer quatre doigts au-dessus du genou. Sa jambe coupée est alors enterrée dans le cimetière de l'hôpital.
Réduit à la mendicité, le jeune homme passe deux ans à la porte de la Basilique Notre-Dame du Pilier de Saragosse. Chaque jour, il assiste à la messe et enduit son moignon avec l'huile des lampes qui brûlent devant la statue de la Vierge, priant pour sa guérison. 

Dans la nuit du miracle (29-30 mars 1640) il est de retour dans son village natal et se couche après avoir prié. Pendant son sommeil, il rêve qu'il est dans la chapelle de Saragosse et qu'il oint sa jambe avec l'huile bénite. Vers 22 heures, sa mère entre dans sa chambre et découvre avec stupeur que deux pieds dépassent de la couverture. Sa jambe droite, amputée depuis deux ans et demi, est entièrement revenue à sa place..

La jambe restituée présentait des marques indiscutables prouvant qu'il s'agissait bien de son membre d'origine : elle portait les mêmes cicatrices d'enfance, la trace de la fracture du chariot et la cicatrice chirurgicale de l'amputation. Initialement pâle et plus courte, la jambe a retrouvé sa taille, sa force et sa couleur normales en l'espace de trois jours.

 

Représentation de la jambe sur un claveau du Templo del Pilar à Calanda.

 


L'ouest
 

 


Les murs 
 


Les ex-votos
 


RECONNAISSANCE
À NOTRE DAME
DE L'ABRISSEAU
28 7[B]RE 1892. A. D

 

 

3 septembre 2026

Berzée (Walcourt) : église Sainte-Marguerite

 


Une église primitive existait déjà au XIIIe siècle (mentionnée en 1243), mais le bâtiment actuel gothique date du XVIe siècle. Elle a été consacrée en 1584 et son clocher achevé en 1612. 
Elle fut remaniée en 1766 et restaurée en 1951 par Simon Brigode (né à Jumet en 1909 et mort à Charleroi en 1978).

 

 

 

Le portail et son chronogramme

 

BALaT

 


TANDEM 
P
ULCHRIUR
A
UCTA

 

D+M+V+L+C+I+V+V+C = 1766


"Finalement accrue et plus belle"

Le chemin de croix 
 



Le chemin de Croix provient d'une série classique d'images de dévotion pour le Chemin de croix (Vía Crucis) largement diffusée dans le monde hispanique sous forme d'estampes, de livrets de prière ou d'affiches paroissiales.
Bien qu'elle soit copiée et réimprimée par de nombreux éditeurs religieux, cette série est à l'origine l'œuvre de l'artiste et illustrateur italien Luigi Morgari (1857–1935), un peintre renommé pour ses compositions d'art sacré et ses fresques dans de nombreuses églises en Italie.
 
Luigi Morgari (1857–1935)



L'autel principal 
 

 

 

Abraham et Isaac

 


Les peintures
 

La flagellation

 

Le couronnement d'épines

 

Le couronnement d'épines (BALaT)
Portement de croix, Jésus rencontre sa mère

 

Agonie de Jésus au jardin des Oliviers

 

Agonie de Jésus au jardin des Oliviers (BALaT)

 Autel saint Sebastien (nord)

 

 

 

Bras-reliquaire de saint Sébastien
 

 


 
Autel sud
 

 

 

Vierge, dite Notre-Dame de Grâce et les Ames du Purgatoire

 

Vierge, dite Notre-Dame de Grâce et les Ames du Purgatoire


A l'église Saint-Lambert de Nismes
 


Eglise Sainte-Basile à Couillet

Copie réalisée par Claes, Lutgarde (moniale) en 1930 à l'Abbaye de Maredret.
 

 


Sainte Marguerite

 

 

 


L'iconographie repose sur les récits de la Légende dorée de Jacques de Voragine. 

1. Le dragon (ou monstre)
Une créature fantastique est visible aux pieds de la sainte.
Selon la légende, alors qu'elle était emprisonnée pour sa foi chrétienne, le diable lui est apparu sous la forme d'un terrible dragon et l'a engloutie.

2. La croix ou le sceptre
La sainte tient un long bâton fin vertical dans sa main droite.
C'est grâce à une petite croix qu'elle portait sur elle que sainte Marguerite a pu transpercer le ventre du dragon pour en sortir saine et sauve. La croix symbolise la puissance de la foi face au démon.

3. Le livre
Elle tient un livre ouvert ou fermé contre son buste avec sa main gauche.
Le livre représente les Écritures sainte ou ses prières, témoignant de sa piété et de sa fidélité à la doctrine chrétienne.

4. La posture triomphante
Elle est debout, droite, et piétine calmement le monstre.
Cette attitude n'est pas celle d'un combat physique (comme pour Saint Michel ou Saint Georges), mais celle d'une victoire sereine et spirituelle de la pureté sur le péché.

Elle est devenue au Moyen Âge la sainte patronne des femmes enceintes et des accouchements.

Les vitraux


Ils ont été réalisés à partir des cartons de Louis-Charles Crespin et réalisés par le maître-verrier Jacques Colpaert.
 

Saint Paul

 

Saint Pierre

 

Saint Sebastien

 

Sainte Marguerite

 

L'annonciation

 

La nativité

 

La visitation

 

Présentation de Jésus au temple (Siméon)

 

Le couronnement de la Vierge

 

 

L'assomption

 

Le maître-verrier Jacques Colpaert


Il est né vers 1922 
Il est le fils du célèbre maître-verrier Florent-Prosper Colpaert.
En 1940, à la suite du décès de son père, Jacques Colpaert reprend la direction de l'atelier familial d'art verrier. Il y perpétue le savoir-faire de la maison et collabore à la réalisation et à la restauration de vitraux jusqu'à la cessation de ses activités professionnelles au début des années 1990.

On parle souvent de ses anciens ateliers.
 

Rue Monrose 33 Scharbeeck

Il réalise en 1957 ce vitrail d'après un carton de Maurice Hizette 

Basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg

mais aussi à Charleroi dans les escaliers de l'ancien institut Gailly

 

 

 

Je n'ai pas trouvé de photo de Jacques Colpaert.


La chaire de vérité
 

 

Les confessionnaux

 

 

 


L'orgue et le plafond
 

 

 


La marche
 

 
Cette statue participe à la marche mais je ne l'ai pas vue dans l'église.

 

 

 


Le cimetière autour de l'église
 


 

 

 

2 septembre 2026

Flémalle : le parc

 

Le parc se trouve derrière la maison communale (château de la Petite Flémal').
 

 

 

 

Même si je le reconnais, ce parc où j'allais jouer tous les jeudis après-midi (à cette époque, congé le jeudi après-midi mais école le samedi matin), a bien changé.
On le décrit comme étant la succession de trois types de jardins (de l'entrée jusqu'au fond) :

  1. Un jardin à l'italienne dont la caractéristique est d'être composé de parterres floraux aux couleurs intenses.
  2. Un jardin à la française caractérisé par son organisation structurée.
  3. Un jardin à l'anglaise, formes irrégulières avec la mare, le pont, le sphinx...

On peut y accéder par l'entrée de la maison communale mais aussi par une ouverture située sur la gauche. Sur le mur, à l'extérieur :
 

 

 

 

   

 

  


Si une plaque évoque le premier jumelage en 1971 de Flémalle avec Piombino (jumelage fait à l'initiative d'André Cools après la demande d'un piombinotais habitant Flémalle), les deux autres sont plus importantes. Dans ma jeunesse (je suis de la génération d'après-guerre) les noms de Théodule Gonda et de Marcel Cools ont été souvent évoqués pour leur attitude courageuse pendant la guerre 40-45. 


THEODULE GONDA (1886-1945) ICI 
Bourgmestre de Flémalle, il fut destitué par les Allemands en 1941, entra dans la résistance puis arrêté, déporté et exécuté en 1945 à Sachsenhausen (Oranienbourg-Sachsenhausen 30 km au nord de Berlin).


MARCEL COOLS (1906-1942) ICI
Militant syndical à Phenix Works, il entra en résistance, fut arrêté à l'initiative d'un bourgmestre rexiste du Grand Liège (regroupement de 30 communes par les Allemands). Incarcéré à la citadelle de Huy puis à Breendonck, il fut ensuite déporté à Mauthausen où il décéda en 1942. La seule bonne biographie que j'ai trouvée peut être téléchargée ICI.
La plaque est un don du SRA Antoine (Service de Renseignement et Action).

N.B. : à Flémalle, l'avenue Marcel Cools fait symboliquement suite à l'avenue Théodule Gonda en direction des Trixhes.



LE MONUMENT AUX MORTS

Chaque année, le 11 novembre, nos classes primaires se rendaient en cortège à ce monument situé après le parking situé à gauche de la maison communale. C'était le monument de la F.N.C. aux déportés, réfractaires, prisonniers et victimes civiles des deux guerres.

 

 


ICI 

Il a été déplacé dans le parc.
 

 

  

 

  


La sculptrice est  M.L. Romiée-Bricteux (49), Pieters d'Ivoz (entreprise de pierres) et  D. Pierlot comme architecte (Signé)

 


MONUMENT ANDRE COOLS (1927-1991)
 

  

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Citations d'André Cools sur le monument

  1. "La régionalisation, c'est de la responsabilité, encore de la responsabilité, toujours de la responsabilité."
  2. "Il est temps que les hommes prennent conscience du passé pour mieux préparer l'avenir."
  3. "Ci qu'abime si narenne, abime si visage"
  4. "Le parti ne me doit rien, je dois tout au parti"
  5. "Il ne faut jamais rougir de ses origines. Ce n'est pas la fonction qui fait l'homme mais la manière dont il la remplit."
  6.  "Etre heureux et surtout veiller à ne pas être seul à être heureux"
  7. "Guéris-toi des individus"

 

Malheureusement, en 2022 :

 


Le buste est d'abord remplacé par une copie en résine.
 


L'œuvre date de 1993. Elle est de Michel Smolders (1929-2015) ICI.
On trouve des œuvres de ce sculpteur qui habitait les Avins-en-Condroz dans le musée en plein air du Sart Tilman, à la cathédrale Saint-Michel et Gudule, les fonts baptismaux à Boussu-lez-Walcourt..
.

 

Boussu-lez-Walcourt

  

Autel cathédrale saints-Michel-et-Gudule (© KIK-IRPA)

      

Samouraï (Musée en plein air du Sart Tilman)

 

Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)

 

Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)

 

Huy Eglise saint-Pierre



Ci-dessous : photo d'André Cools lors de l'inauguration du nouveau terrain du Flémalle F.C . des Trixhes (à l'époque en 2e provinciale).
 

 

 

 

Avec le roi Baudouin


 

 

LES STATUES DU PARC

 

 

  

Œuvre de Dante Fabris avec des citations d'André Cools


 

LA MUSICIENNE
 

 

  


La musicienne de Marceau Gillard (1904-1987) sculpture provenant du legs de 115 œuvres en 1993

N.B. : c'est à lui que l'on doit la naissance de Liège du pont des arches (aval-rive gauche) ICI, le buste de Hector Clockers au Bd Piercot, le mémorial Maurice Destenay place des Carmes...

 

 

30ème anniversaire de la libération des camps


 


LE LION

On pouvait regretter de voir ce lion relégué dans un coin caché par la végétation.
 

  


Aujourd'hui (28/11/2021), on peut constater qu'il est bien mis en évidence.
 

 


Il s'agit du lion qui se trouvait devant l'école primaire que j'ai fréquentée pendant 6 ans. Aujourd'hui elle est remplacée par un magasin. On l'aperçoit à l'extrême gauche de cette photo.
 

 

 

 

Monument commémoratif 14-18 devant l'école


 

UN LONG VOYAGE

J'ai cherché longuement pour savoir qui était l'auteur des bustes qui se trouvent au début du parc derrière la maison communale. C"est grâce à la publication de Monsieur Delagoen Alphonse (que l'on trouve ICI ou ICI) que j'ai eu la solution.

Il s'agit de bustes qui se trouvaient sur des piliers devant la maison à Ivoz de François Renkin (1872-1906). Ils ont survécu à la démolition de la maison au moment de l'édification de la voie rapide de Tihange. Ils furent volés, retrouvés à Amsterdam et rachetés par la commune.
 

 

Photo du fascicule de Mr. Monsieur Delagoen Alphonse (Collection Paul Crepin – Alexandre Nivarlet)

 

  

Mars ?

    

 

 

 

LE CADRAN ANALEMMATIQUE
 

 

  

 

Un cadran analemmatique fait partie des cadrans azimutaux. C'est l'ombre du style (la personne qui se place sur la date) qui indique l'heure. Le promeneur sert donc de gnomon.
Au centre, se trouvent les lignes de date que l'on appelle analemme. 
La pierre du fond est devenue malheureusement illisible.
Elle indiquait :

" Cadran solaire analemmatique : Placez-vous debout sur l'axe de la dalle en vous positionnant suivant la date. vous lirez l'heure dans le prolongement de votre ombre".

La réalisation est de José Bosard qui a aussi réalisé celui d'Opheylissem (Hélécine en 1979). Celui de Flémalle date de 1990.
Ce cadranier a de nombreuses réalisations à son actif. Citons le cadran de l'église Saint-Pholien à Liège qui a une inscription wallonne : "Li solo di bon diù lût po tot l'monde".

 

 

 

Il fut offert par "li Rweyal caveau lidjwès", société littéraire qui fut présidée par Jean-Denys Boussart.

 

LE SPHINX, LE PONT, LE "TUNNEL" VEGETAL, LES KIOSQUES

Dans le parc, si les paons ont disparu, le sphinx est toujours présent. 
 

 

  

 

 


Autour, toujours le "tunnel" végétal 
 

 

L'ancien kiosque est toujours présent. 

 

  

 

Il a été renforcé. Le pont en bois par lequel on y accédait au-dessus de la mare est détruit mais un pont en pierre été construit un peu plus loin et un autre kiosque a été édifié.

 

  

 

  

 

  

 

 

Au fond du parc, du côté de la rue Edgard Donneux, on aperçoit le pavillon où dans mon enfance les retraités se réunissaient pour jouer aux cartes. 

 

 

 

LA VOLIERE 

 

De l'autre côté, l'on passe près de la volière. Dans mon enfance, y vivaient de nombreux oiseaux et deux paons voyageaient librement dans le parc;

 

 

En la contournant par la droite, on voit un bâtiment réalisé par les ouvriers communaux à partir de matériaux récupérés de fermes du XVII et XVIIIe siècles
 

  

  

 

  

 

A cette époque, derrière la volière, existait un terrain avec quelques jeux pour les enfants dont un toboggan. Les cinq photos ci-dessous sont tirées du livre d'Albert Petit : On Carpè dès Tchafôrs.
 

 

 

 

 

 

Par la suite, la plaine de jeu sera remplacée par le terrain de handball où évoluait le ROC Flémalle. 

 


La première fois que j'ai vu un match de handball, j'étais très petit et il s'agissait de handball à onze. Le match se déroulait sur un terrain de football situé derrière la clinique dite des tubes de la Meuse.
 

 

Clinique dite des tubes de la Meuse


 

 

Le terrain


 

 

 

31 août 2026

Huy monuments

 


Monuments et sculptures
 


Rive gauche : place Zénobe Gramme

 

 

 

C'est sur cette place que l'éclairage public a fait son apparition à Huy.
Zénobe Gramme (1826-1901) de Jehay à étudié l'ébénisterie à Huy mais est surtout connu comme étant l'inventeur de la dynamo. L'inauguration a lieu en 1951 pour le cinquantième anniversaire de sa mort. L'obélisque de pierre est de Guillaume Gueury. 

C'est à sa femme qui le trouvait silencieux, qu'il répondit en wallon liégeois : "dji tûse Hortense" (je pense Hortense).


 

Rive gauche : chaussée de Waremme

 

Plus haut, l'on peut apercevoir les vignes et contempler un beau panorama de la ville.

 

 

 


 

Rive droite : parc Henrion

 

 

Buste (1872) d'Eugène Godin par Guillaume Geefs


 

Eugène Godin (1824-1886) fut industriel (patron des papeteries Godin) mais aussi humaniste. Il fit construire le château Fourneau (rasé) et devint propriétaire de la gazette de Huy. Le monument fut érigé pendant sa vie.
Quant à Guillaume Geefs (1805-1883), il faut rappeler qu'il est l'auteur de nombreux monuments, comme la statue d'André-Modeste Gretry à Liège, le monument des martyrs de 1830 à Bruxelles, le cénotaphe de saint Hubert, la statue de Rubens à Anvers, le mausolée de Mérode...

 

Cénotaphe de Saint-Hubert


 

 Sur les côtés de la colonne :

 

 


Médaillon en hommage à Jules Berleur (1838-1883) qui fut musicien, compositeur de plusieurs opérettes comme "Les enfants du proscrit".
 

 

 

 

Joseph Duysburgh lui succèdera à la tête de la Société des Amateurs.
 

Dans le parc Henrion

 

 

On peut y voir le kiosque Camauër. Ce kiosque dodécagonal (fonderie Porta à Seilles) a pour nom celui de Godefroid Camauër (1821-1884), lui aussi musicien et compositeur d'origine hollandaise. Il sera nommé en 1840 maître de chapelle à la collégiale de Huy.

 

Parc Henrion

 

 

Pierre des droits de l'enfant

 


 

Il s'agit d'une œuvre d'Yvette Sohy, artiste huitoise. Elle date de 1998.
 

Yvette Sohy


 


A Huy , on trouve sur le Rond-point de la place des Recollets sa sculpture "Osmose".
 

 

Osmose

 

Rue sainte Yvette, c'est une statue de la sainte qui, elle, date de 1993.

 

 

 

N.B. : Il s'agit  de Sainte Ivette de Huy (également connue sous le nom de Juette (1157 - 1228). Elle s'occupa des lépreux et finit sa vie comme recluse.

Enfin, j'ai pu photographier une autre de ses œuvres rue Adolphe de la Marck sur la façade de la salle de fêtes "la Croisée. 

 

 

 

 

 

Parc Henrion
 

 

La Belgique ailée tient un soldat avec un casque couvert de lauriers

 

Au dos du monument : "Plutôt mourir de franche volonté que du pays, perdre la liberté". C'est la devise de la ville de Huy.
Le monument est du à Edmond Falise et C. Thys. Edmond Falise (1873-1948) a réalisé plusieurs monuments à Amay et le monument commémoratif à Ampsin.
C. Thys a aussi signé le monument situé dans la cour de l'École d'architecture de Liège.

 

 

A la fin du parc Henrion

 

Masque sur le toit du centre culturel



 

Square Joseh Lebeau

 

 

 

Cette statue est due à Guillaume Geefs, l'auteur du monument à Eugène Godin.
Joseph Lebeau (1794-1875) fut avec Charles Rogier un des artisans de la révolution belge. Il fut ministre après celle-ci. Libéral et franc-maçon, on peut résumer sa pensée par cette phrase située au pied de la statue :

     
"Tous les hommes ont la même origine, la même
      patrie, les mêmes droits.
      L'humanité est aussi outragée sur les rives du
      Tage, du Bosphore, de la Plata, du Sénegal,
      qu'elle le serait sur les bords de la Meuse et de
      la Seine et, pour nous le jour de la victoire doit
      être celui ou le sang des hommes sera partout
      respecté et leurs droits reconnus et sanctionnés
      sur les deux hémisphères.
                                             Joseph Lebeau 1819

 

 

Sa maison natale se situe au N°16 de la Grand Place.

 

 

 


Avenue Godin-Parnajon 
 

 

 

 
On ne peut qu'être triste quand on voit l'état de délabrement de cet ancien cloître.
Pierre l'Ermite (1053-1115) après avoir prêché mena la première croisade (1095-1099) à laquelle participa Godefroy de Bouillon. Il serait venu à Huy pour édifier l'abbaye de Neufmoustier et y serait décédé en 1115. 

 


Quai de Namur 
 

 

 

 


La fontaine du poisson cracheur d'eau était initialement située au mur d'enceinte de l'Hospice d'Oultremont. Elle a été déplacée vers 1970.

 

 

Place Saint-Severin 

 

 

Fontaine de Jakubowska Helena datant de 1991. Elle avait aussi réalisé en 1997 celle qui se trouvait place Saint-Lambert à Liège.

 

Rue des Fouarges

 

Au pot d'or (N°4)

 

A la main d'or (N°18-20)


 

N.B. : Les Fouarges (aux Fawarges), étaient les forges. Nous sommes dans le quartier des fèvres (ou febvres) qui étaient les ouvriers du métal.
 

Le portail de Bethléem

 

 

 

La porte centrale daterait du milieu du XIVe siècle.
 

 


Le tympan est composé de quatre scènes de la nativité. 

A gauche, au registre inférieur, la vierge est couchée et tient son enfant alors que Joseph regarde appuyé sur un bâton. A noter que le donateur se tient agenouillé près de Marie. Au-dessus, une étable où l'âne et le boeuf veillent sur Jésus emmailloité par des bandelettes Enfin, sur la partie supérieure, l'annonce aux begers avec 4 anges et des moutons.

Au centre, on peut voir le Massacre des Innocents avec Hérode assis. Un soldat tue un enfant mâle de moins de deux ans. 

Le compartiment droit montre l'adoration des Mages qui apportent leurs présents. Traditionnellement, le premier est le vieillard Melchior. Il a ôté sa couronne qu’il a passée à son bras gauche. Il offre son pré­sent, l’or royal. 
Le deuxième est d’âge mûr :  c’est Balthazar qui tient de la main gauche l’encens qu’il va offrir .
Le troisième, Gaspar, est tout jeune et imberbe. Il vient avec la myrrhe. A noter que ce troisième roi n’a pas l'aspect d'Africain qu'il aura à partir de la fin du XIVe.

 

 

L'assomption


 

 

 

 

La nativité

 

L'adoration des mages

 

 

 

 

 

 

 

 

La Sarte

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de la Sarte et le miracle du fagot.

1621, Anne Hardi, ramassait du bois près d’une chapelle en ruines. Elle trouve une statue de la Vierge et la met avec son fagot. Elle ne sait plus soulever le fagot alors qu’avant elle pouvait le faire sans peine. Rien n'y fait malgré l'aide de deux personnes. Mais quand on retire la vierge du fagot, on soulève celui-ci sans effort. On pensa que la vierge voulait rester à cette place et c'est ainsi que l'on édifia une nouvelle chapelle puis une église en 1624.

 

 

 

 

 

Au pied de l'église (12/2021) on peut voir la nouvelle statue de Notre-Dame de la Sarte qui attend d'être installée sur le clocher.
Enfin, elle est à l'origine des septennales de Huy. En effet au XVIIe siècle, après une sécheresse, les Hutois l'avaient imploré et promis de lui consacrer une neuvaine dans la collégiale tous les sept ans. Ayant été exaucés, on célèbre donc tous les sept ans les septennales (dernière en 2019).

 

 
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