Le parc se trouve derrière la maison communale (château de la Petite Flémal').
Même si je le reconnais, ce parc où j'allais jouer tous les jeudis après-midi (à cette époque, congé le jeudi après-midi mais école le samedi matin), a bien changé. On le décrit comme étant la succession de trois types de jardins (de l'entrée jusqu'au fond) :
Un jardin à l'italienne dont la caractéristique est d'être composé de parterres floraux aux couleurs intenses.
Un jardin à la française caractérisé par son organisation structurée.
Un jardin à l'anglaise, formes irrégulières avec la mare, le pont, le sphinx...
On peut y accéder par l'entrée de la maison communale mais aussi par une ouverture située sur la gauche. Sur le mur, à l'extérieur :
Si une plaque évoque le premier jumelage en 1971 de Flémalle avec Piombino (jumelage fait à l'initiative d'André Cools après la demande d'un piombinotais habitant Flémalle), les deux autres sont plus importantes. Dans ma jeunesse (je suis de la génération d'après-guerre) les noms de Théodule Gonda et de Marcel Cools ont été souvent évoqués pour leur attitude courageuse pendant la guerre 40-45.
THEODULE GONDA (1886-1945) ICI Bourgmestre de Flémalle, il fut destitué par les Allemands en 1941, entra dans la résistance puis arrêté, déporté et exécuté en 1945 à Sachsenhausen (Oranienbourg-Sachsenhausen 30 km au nord de Berlin).
MARCEL COOLS (1906-1942) ICI Militant syndical à Phenix Works, il entra en résistance, fut arrêté à l'initiative d'un bourgmestre rexiste du Grand Liège (regroupement de 30 communes par les Allemands). Incarcéré à la citadelle de Huy puis à Breendonck, il fut ensuite déporté à Mauthausen où il décéda en 1942. La seule bonne biographie que j'ai trouvée peut être téléchargée ICI.
La plaque est un don du SRA Antoine (Service de Renseignement et Action).
N.B. : à Flémalle, l'avenue Marcel Cools fait symboliquement suite à l'avenue Théodule Gonda en direction des Trixhes.
LE MONUMENT AUX MORTS
Chaque année, le 11 novembre, nos classes primaires se rendaient en cortège à ce monument situé après le parking situé à gauche de la maison communale. C'était le monument de la F.N.C. aux déportés, réfractaires, prisonniers et victimes civiles des deux guerres.
La sculptrice est M.L. Romiée-Bricteux (49), Pieters d'Ivoz (entreprise de pierres) et D. Pierlot comme architecte (Signé)
MONUMENT ANDRE COOLS (1927-1991)
Citations d'André Cools sur le monument
"La régionalisation, c'est de la responsabilité, encore de la responsabilité, toujours de la responsabilité."
"Il est temps que les hommes prennent conscience du passé pour mieux préparer l'avenir."
"Ci qu'abime si narenne, abime si visage"
"Le parti ne me doit rien, je dois tout au parti"
"Il ne faut jamais rougir de ses origines. Ce n'est pas la fonction qui fait l'homme mais la manière dont il la remplit."
"Etre heureux et surtout veiller à ne pas être seul à être heureux"
"Guéris-toi des individus"
Malheureusement, en 2022 :
Le buste est d'abord remplacé par une copie en résine.
L'œuvre date de 1993. Elle est de Michel Smolders (1929-2015) ICI.
On trouve des œuvres de ce sculpteur qui habitait les Avins-en-Condroz dans le musée en plein air du Sart Tilman, à la cathédrale Saint-Michel et Gudule, les fonts baptismaux à Boussu-lez-Walcourt...
Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)
Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)
Huy Eglise saint-Pierre
Ci-dessous : photo d'André Cools lors de l'inauguration du nouveau terrain du Flémalle F.C . des Trixhes (à l'époque en 2e provinciale).
Avec le roi Baudouin
LES STATUES DU PARC
Œuvre de Dante Fabris avec des citations d'André Cools
LA MUSICIENNE
La musicienne de Marceau Gillard (1904-1987) sculpture provenant du legs de 115 œuvres en 1993
N.B. : c'est à lui que l'on doit la naissance de Liège du pont des arches (aval-rive gauche) ICI, le buste de Hector Clockers au Bd Piercot, le mémorial Maurice Destenay place des Carmes...
30ème anniversaire de la libération des camps
LE LION
On pouvait regretter de voir ce lion relégué dans un coin caché par la végétation.
Aujourd'hui (28/11/2021), on peut constater qu'il est bien mis en évidence.
Il s'agit du lion qui se trouvait devant l'école primaire que j'ai fréquentée pendant 6 ans. Aujourd'hui elle est remplacée par un magasin. On l'aperçoit à l'extrême gauche de cette photo.
Monument commémoratif 14-18 devant l'école
UN LONG VOYAGE
J'ai cherché longuement pour savoir qui était l'auteur des bustes qui se trouvent au début du parc derrière la maison communale. C"est grâce à la publication de Monsieur Delagoen Alphonse (que l'on trouve ICIou ICI) que j'ai eu la solution.
Il s'agit de bustes qui se trouvaient sur des piliers devant la maison à Ivoz de François Renkin (1872-1906). Ils ont survécu à la démolition de la maison au moment de l'édification de la voie rapide de Tihange. Ils furent volés, retrouvés à Amsterdam et rachetés par la commune.
Photo du fascicule de Mr. Monsieur Delagoen Alphonse (Collection Paul Crepin – Alexandre Nivarlet)
Mars ?
LE CADRAN ANALEMMATIQUE
Un cadran analemmatique fait partie des cadrans azimutaux. C'est l'ombre du style (la personne qui se place sur la date) qui indique l'heure. Le promeneur sert donc de gnomon. Au centre, se trouvent les lignes de date que l'on appelle analemme. La pierre du fond est devenue malheureusement illisible.
Elle indiquait :
" Cadran solaire analemmatique : Placez-vous debout sur l'axe de la dalle en vous positionnant suivant la date. vous lirez l'heure dans le prolongement de votre ombre".
La réalisation est de José Bosard qui a aussi réalisé celui d'Opheylissem (Hélécine en 1979). Celui de Flémalle date de 1990.
Ce cadranier a de nombreuses réalisations à son actif. Citons le cadran de l'église Saint-Pholien à Liège qui a une inscription wallonne : "Li solo di bon diù lût po tot l'monde".
Il fut offert par "li Rweyal caveau lidjwès", société littéraire qui fut présidée par Jean-Denys Boussart.
LE SPHINX, LE PONT, LE "TUNNEL" VEGETAL, LES KIOSQUES
Dans le parc, si les paons ont disparu, le sphinx est toujours présent.
Autour, toujours le "tunnel" végétal
L'ancien kiosque est toujours présent.
Il a été renforcé. Le pont en bois par lequel on y accédait au-dessus de la mare est détruit mais un pont en pierre été construit un peu plus loin et un autre kiosque a été édifié.
Au fond du parc, du côté de la rue Edgard Donneux, on aperçoit le pavillon où dans mon enfance les retraités se réunissaient pour jouer aux cartes.
LA VOLIERE
De l'autre côté, l'on passe près de la volière. Dans mon enfance, y vivaient de nombreux oiseaux et deux paons voyageaient librement dans le parc;
En la contournant par la droite, on voit un bâtiment réalisé par les ouvriers communaux à partir de matériaux récupérés de fermes du XVII et XVIIIe siècles
A cette époque, derrière la volière, existait un terrain avec quelques jeux pour les enfants dont un toboggan. Les cinq photos ci-dessous sont tirées du livre d'Albert Petit : On Carpè dès Tchafôrs.
Par la suite, la plaine de jeu sera remplacée par le terrain de handball où évoluait le ROC Flémalle.
La première fois que j'ai vu un match de handball, j'étais très petit et il s'agissait de handball à onze. Le match se déroulait sur un terrain de football situé derrière la clinique dite des tubes de la Meuse.
C'est sur cette place que l'éclairage public a fait son apparition à Huy.
Zénobe Gramme (1826-1901) de Jehay à étudié l'ébénisterie à Huy mais est surtout connu comme étant l'inventeur de la dynamo. L'inauguration a lieu en 1951 pour le cinquantième anniversaire de sa mort. L'obélisque de pierre est de Guillaume Gueury.
C'est à sa femme qui le trouvait silencieux, qu'il répondit en wallon liégeois : "dji tûse Hortense" (je pense Hortense).
Rive gauche : chaussée de Waremme
Plus haut, l'on peut apercevoir les vignes et contempler un beau panorama de la ville.
Rive droite : parc Henrion
Buste (1872) d'Eugène Godin par Guillaume Geefs
Eugène Godin (1824-1886) fut industriel (patron des papeteries Godin) mais aussi humaniste. Il fit construire le château Fourneau (rasé) et devint propriétaire de la gazette de Huy. Le monument fut érigé pendant sa vie. Quant à Guillaume Geefs (1805-1883), il faut rappeler qu'il est l'auteur de nombreux monuments, comme la statue d'André-Modeste Gretry à Liège, le monument des martyrs de 1830 à Bruxelles, le cénotaphe de saint Hubert, la statue de Rubens à Anvers, le mausolée de Mérode...
Cénotaphe de Saint-Hubert
Sur les côtés de la colonne :
Médaillon en hommage à Jules Berleur (1838-1883) qui fut musicien, compositeur de plusieurs opérettes comme "Les enfants du proscrit".
Joseph Duysburgh lui succèdera à la tête de la Société des Amateurs.
Dans le parc Henrion
On peut y voir le kiosque Camauër. Ce kiosque dodécagonal (fonderie Porta à Seilles) a pour nom celui de Godefroid Camauër (1821-1884), lui aussi musicien et compositeur d'origine hollandaise. Il sera nommé en 1840 maître de chapelle à la collégiale de Huy.
Parc Henrion
Pierre des droits de l'enfant
Il s'agit d'une œuvre d'Yvette Sohy, artiste huitoise. Elle date de 1998.
Yvette Sohy
A Huy , on trouve sur le Rond-point de la place des Recollets sa sculpture "Osmose".
Osmose
Rue sainte Yvette, c'est une statue de la sainte qui, elle, date de 1993.
N.B. : Il s'agit de Sainte Ivette de Huy (également connue sous le nom de Juette (1157 - 1228). Elle s'occupa des lépreux et finit sa vie comme recluse.
Enfin, j'ai pu photographier une autre de ses œuvres rue Adolphe de la Marck sur la façade de la salle de fêtes "la Croisée.
Parc Henrion
La Belgique ailée tient un soldat avec un casque couvert de lauriers
Au dos du monument : "Plutôt mourir de franche volonté que du pays, perdre la liberté". C'est la devise de la ville de Huy. Le monument est du à Edmond Falise et C. Thys. Edmond Falise (1873-1948) a réalisé plusieurs monuments à Amay et le monument commémoratif à Ampsin.
C. Thys a aussi signé le monument situé dans la cour de l'École d'architecture de Liège.
A la fin du parc Henrion
Masque sur le toit du centre culturel
Square Joseh Lebeau
Cette statue est due à Guillaume Geefs, l'auteur du monument à Eugène Godin. Joseph Lebeau (1794-1875) fut avec Charles Rogier un des artisans de la révolution belge. Il fut ministre après celle-ci. Libéral et franc-maçon, on peut résumer sa pensée par cette phrase située au pied de la statue :
"Tous les hommes ont la même origine, la même
patrie, les mêmes droits.
L'humanité est aussi outragée sur les rives du
Tage, du Bosphore, de la Plata, du Sénegal,
qu'elle le serait sur les bords de la Meuse et de
la Seine et, pour nous le jour de la victoire doit
être celui ou le sang des hommes sera partout
respecté et leurs droits reconnus et sanctionnés
sur les deux hémisphères.
Joseph Lebeau 1819
Sa maison natale se situe au N°16 de la Grand Place.
Avenue Godin-Parnajon
On ne peut qu'être triste quand on voit l'état de délabrement de cet ancien cloître. Pierre l'Ermite (1053-1115) après avoir prêché mena la première croisade (1095-1099) à laquelle participa Godefroy de Bouillon. Il serait venu à Huy pour édifier l'abbaye de Neufmoustier et y serait décédé en 1115.
Quai de Namur
La fontaine du poisson cracheur d'eau était initialement située au mur d'enceinte de l'Hospice d'Oultremont. Elle a été déplacée vers 1970.
Place Saint-Severin
Fontaine de Jakubowska Helena datant de 1991. Elle avait aussi réalisé en 1997 celle qui se trouvait place Saint-Lambert à Liège.
Rue des Fouarges
Au pot d'or (N°4)
A la main d'or (N°18-20)
N.B. : Les Fouarges (aux Fawarges), étaient les forges. Nous sommes dans le quartier des fèvres (ou febvres) qui étaient les ouvriers du métal.
Le portail de Bethléem
La porte centrale daterait du milieu du XIVe siècle.
Le tympan est composé de quatre scènes de la nativité.
A gauche, au registre inférieur, la vierge est couchée et tient son enfant alors que Joseph regarde appuyé sur un bâton. A noter que le donateur se tient agenouillé près de Marie. Au-dessus, une étable où l'âne et le boeuf veillent sur Jésus emmailloité par des bandelettes Enfin, sur la partie supérieure, l'annonce aux begers avec 4 anges et des moutons.
Au centre, on peut voir le Massacre des Innocents avec Hérode assis. Un soldat tue un enfant mâle de moins de deux ans.
Le compartiment droit montre l'adoration des Mages qui apportent leurs présents. Traditionnellement, le premier est le vieillard Melchior. Il a ôté sa couronne qu’il a passée à son bras gauche. Il offre son présent, l’or royal.
Le deuxième est d’âge mûr : c’est Balthazar qui tient de la main gauche l’encens qu’il va offrir .
Le troisième, Gaspar, est tout jeune et imberbe. Il vient avec la myrrhe. A noter que ce troisième roi n’a pas l'aspect d'Africain qu'il aura à partir de la fin du XIVe.
L'assomption
La nativité
L'adoration des mages
La Sarte
Notre-Dame de la Sarte et le miracle du fagot.
1621, Anne Hardi, ramassait du bois près d’une chapelle en ruines. Elle trouve une statue de la Vierge et la met avec son fagot. Elle ne sait plus soulever le fagot alors qu’avant elle pouvait le faire sans peine. Rien n'y fait malgré l'aide de deux personnes. Mais quand on retire la vierge du fagot, on soulève celui-ci sans effort. On pensa que la vierge voulait rester à cette place et c'est ainsi que l'on édifia une nouvelle chapelle puis une église en 1624.
Au pied de l'église (12/2021) on peut voir la nouvelle statue de Notre-Dame de la Sarte qui attend d'être installée sur le clocher.
Enfin, elle est à l'origine des septennales de Huy. En effet au XVIIe siècle, après une sécheresse, les Hutois l'avaient imploré et promis de lui consacrer une neuvaine dans la collégiale tous les sept ans. Ayant été exaucés, on célèbre donc tous les sept ans les septennales (dernière en 2019).
On pièd' si savon a laver l'tièsse d'in-agne
On perd son savon à laver la tête d'un âne"
Signification : on perd son temps et son énergie à vouloir faire comprendre quelque chose à un idiot (littéralement : ").
Kén' affaire à Lîdje !
Signification : Quel problème ! / Quelle histoire ! (utilisé pour exprimer la surprise ou l'exaspération face à une situation compliquée).
On n'hape nin lès mohes avou dè vinêgue
Signification : On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre (on obtient plus facilement ce que l'on veut par la douceur).
I m' pay'rè qwand sès êdans åront dès djambes
Signification : Il me paiera quand les poules auront des dents (littéralement : "quand ses dents auront des jambes").
Dji m'ènnè moque come di l'an quarante
Signification : Je m'en moque éperdument.
C'est à l'initiative de l'écrivain liégeois Paul-Henri Thomsin que des dalles en pierre bleue – provenant de la carrière de Sprimont – ont été officiellement inaugurée le jeudi 26 juin 2025. Ce sont des plutôt aphorismes. L'aphorisme et le dicton sont deux formules courtes, mais l'aphorisme est une pensée philosophique ou morale créée par un auteur, tandis que le dicton est une expression populaire liée à la nature ou au temps
Paul-Henri Thomsin
Elles ont été sculptées par l’artiste belge, d'origine russo-polonaise Jozia Gozdz (Liège/1950), ces dalles en pierre bleue – provenant de la carrière de Sprimont – ont été officiellement inaugurée le jeudi 26 juin 2025.
Jozia Gozdz
Ses œuvres sont détaillées à la fin.
Localisations
N'ayant pas encore eu l'occasion de toutes les photographier, il faut se référer au site de Paul-Henri Thomsin qui permet en outre de les entendre : https://adages.wallons.be/
1. La Halle aux Viandes : Devant l'entrée faisant face au parking.
Èl hale, pus nou mangon ni v’ f’rè glèter l’ minton
Dans la halle, aucun boucher ne vous fera plus saliver
2. Le Pont des Arches : au niveau de la plaque commémorative du pont de la Victoire.
A Djus-d’-la, po lès Marcatchou, vos-èstez turtos binv’nous
En Outremeuse, pour les « Marcatchou »,vous êtes tous les bienvenus.
Marcatchou (de son vrai nom Jean Quitin) est une figure folklorique liégeoise emblématique du XIXe siècle, célèbre pêcheur à la ligne marginal et pittoresque du quartier d'Outremeuse.
Né le 1er avril 1827, il passait ses journées à pêcher le long de la Meuse avec sa bouteille de pékèt. La légende raconte qu'il gardait ses asticots dans la bouche pour les garder au chaud.
3; La Place Saint-Denis : près de la fontaine.
Denis vis fêt radjoûr po l’ froumadje èt po l’ boûre
Denis vous donne rendez-vous pour le fromage et le beurre
Dès 1835, la place fut le siège d'un marché au beurre et aux fromages, très populaire jusqu'aux années 1960.
4. Cathédrale (non loin du second escalier d’accès au parking)
Pîs è Moûse, tièsse è l’ êr, sint-Pô tchante nos bèlès-êrs
Les pieds dans la Meuse, la tête en l’air, Saint-Paul chante nos beaux airs.
5. Vierge Del Cour (à l’extrémité des pavés gris, devant « Polux »)
Lîdje come l’ èfant, nosse Dame, di vosse coûr rissint l’ blam
Liège comme l’enfant, Madame, ressent la flamme de votre cœur
6. Opéra (à proximité de l’horloge, dans l’extension du piétonnier)
Djouwez, dansez èt tchantez chal, Lîdje fêt l’ fièsse sins låker
Jouez, dansez et chantez, ici, Liège fait la fête sans faiblir
7. Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert (à la sortie des Galeries Saint-Lambert)
Si l’ cloke d’ a Lambêrt sone våt mîs fé ‘ne bale bê-z-èt bone
Si la cloche de Lambert sonne mieux vaut avoir un visage parfait
8. Palais des princes-évêques (devant l’entrée principale)
Dès pîres di dintèle lî font l’ coûr pus bèle
Des pierres de dentelle lui font la cour plus belle
9. Perron (au niveau du restaurant « As Ouhès »)
C’ èst por twè, Lîbèrté, qui Lîdje s’ a rècrèsté
C’est pour toi, Liberté, que Liège a relevé la tête
10. Musée de la Vie wallonne (devant l’entrée du musée qui donne dans la cour des Mineurs)
Quî sét di la qu’ i vint, sårè wice va-s’, dimin
Celui qui connaît ses origines saura où aller, demain
11. Montagne Bueren (au bas de l’escalier)
Li ci qu’ a l’ coûr al montêye l’ årè co al valêye
Celui qui a le courage de monter l’aura encore pour descendre
12. Les principautaires (entre la sculpture et la fontaine)
Les principautaires de Mady Andrien (1992)
Les principautaires de Mady Andrien (1992)
Li seûre mène dès hôts bonèts, dès p’titès djins, fêt l’ houp’diguèt
La mine renfrognée des dignitaires fait la joie des petites gens.
Dix nouvelles dalles ont été inaugurées en Outremeuse le 27 août 2026. Elles complètent les douze premières installées en 2025 dans le cœur historique de Liège.
Tchantchès, tièsse di bwès, è Djus-d'-la, c' èst vos li rwè.
Tchantchès, tête de bois, en Outremeuse, c'est toi le roi.
Elle a été sculptée par Joseph Zomers tandis que l'imposant piédestal en pierre (qui intègre une fontaine) a été conçu par l'architecte Émile Bernimolin.
C'est aussi Joseph Zomers qui a réalisé le monument de la rue Pierreuse.
21 : Taverne Tchantchès et Nanesse
Di cisse mohone, po savu l' êsse, hoûtez don l' istwére di sès mêsses.
De cette maison, pour en connaître l'âtre, écoutez donc l'histoire de ses maîtres.
22
Lèyîz dwèrmi lès molins è Såci èt passez Moûse, li Posse a radjôni.
Laissez dormir les moulins en Saucy et traversez la Meuse, la Poste a rajeuni.
Boulevard Saucy (Wikipedia)
Il y avait des moulins à eau à l'emplacement de l'actuel boulevard Saucy à Liège, avant que le bras d'eau ne soit comblé.
Avant la création du boulevard en 1872-1873, cet endroit en Outremeuse était occupé par un bras secondaire de la Meuse appelé le biez de Saucy.
Ce bief accueillait plusieurs moulins à eau, dont les moulins de Saucy (qui comprenaient notamment le moulin Gillement et le moulin d'amont) ainsi que le moulin de Bêche.
Le premier moulin à farine y fut bâti avant 1267 par l'abbaye de Val-Dieu. Le bief a finalement été comblé en 1872 pour aménager l'actuel boulevard Saucy.
Jozia Gozdz
C'est elle qui a réalisé ce moine visible depuis 2006, que l'on peut voir devant l'église Saint-Étienne de Waha.
Moine Blanc Curé
Le Tanneur située à Martelange
Le Tanneur
Voile-Plume
Sur le rond-point de l'Allée Verte à Visé, en Belgique.
Elle pèse près de 14 tonnes et mesure 3 mètres de haut.
Voile-Plume (Wikipedia)
Spirale de Pétale (2001)
sculpture abstraite en calcaire située à Marche-en-Famenne.
Charme en bleu
Dom Placide
Elle représente Dom Placide (Philippe Adant), le dernier moine de l'abbaye de Villers-la-Ville.
Av. Georges Speeckaert 50 (Google Maps)
Liège : walk of fame
C'est une suite de dalles en pierre bleue de Sprimont incrustées dans la rue Pont d'Avroy, célébrant les personnalités du cinéma, de la télévision, du théâtre et de la radio.
Lancée en 2016 par le Festival International du Film de Comédie de Liège (FIFCL), cette initiative s'enrichit chaque année lors de cérémonies publiques en présence des artistes honorés. Ces dalles ont été entièrement sculptées à la main par Jozia Gozdz.
Je ne suis ni historien ni ingénieur mais médecin. Le but de ce texte est simplement, à partir de souvenirs d'enfance, de "surfer" sur le problème du démergement en région liégeoise.
Le démergement consiste à évacuer les eaux de pluie et de ruissellement vers la Meuse pour empêcher les inondations dans les zones affaissées par le passé minier.
L'école primaire
Vers 1955, lorsque j'étais à l'école primaire de Flémalle nous visitions 1x/an la station de démergement N°3 de Flémalle-Grande. Nous partions en rangs bien ordonnés (à cette époque) de notre école.
L'ancienne maison communale était devenue l'école primaire de Flémalle avec à gauche l'entrée des garçons et à droite celle des filles.
Nous n'avions aucun contact.
Au milieu : l'habitation du concierge d'Isidore Decramer (né le 2 avril 1904) dont le père était le frère de ma grand-mère. Il avait épousé le 7 février 1931, Marie Antoinette DELEAU (1909-1960).
J'en profite pour évoquer mes instituteurs qui furent de grande qualité tant sur le plan enseignement que humain.
1ère année : Madame Bourgeois Louise
2ème année : Madame Genet Y.
3ème année : Mr Colin
Nous empruntions le quai du halage assez différent de cette carte postale mais bien entendu sans la route qui l'a remplacé.
et nous arrivions à la nouvelle station de démergement.
Station N°3 de Flémalle de type SP Démergement principale
Elle était située à l'endroit du passage d'eau de Flémalle-grande. Voir à ce sujet ICI et ICI.
On aperçoit au fond à droite l'église saint-Jean-Baptiste.
Si elle fut commencée en 1947, c'est en 1950 qu'elle démarra vraiment comme en témoigne cet article de La Wallonie du 16 juin 1950.
Le problème des inondations
L’origine du problème est l’exploitation du sous-sol charbonnier du bassin.
Dans la région liégeoise (à l’exception de 200 hectares épargnant le sous-sol de la ville de Liège) la loi du 20 avril 1810 sur les mines accordait des concessions pour l’exploitation houillère.
On voit sur la carte qu'elles suivent le lit de la Meuse depuis Ramet-Ivoz, Flémalle- Haute en amont de Liège jusqu’à Cheratte, Vivegnis en aval. La longueur est de 27 kilomètres.
Dès le 12ème siècle, on extrait du charbon dans la région liégeoise d'abord en surface, puis dans des galeries à flanc de coteaux et enfin dans des mines dont la plus basse atteignait 913m de profondeur.
Si souvent on a procédé au remblayage des galeries, celui-ci fut loin d'être systématique et beaucoup de veines déhouillées sont restées intactes. Il en résulte un effondrement des sols. Cet affaissement du sol varie entre 5 et 10 mètres.
L'arrêt définitif des charbonnages à la fin du 20ème siècle a ralenti ce phénomène d'effondrement. La dernière descente significative daterait de 1977.
Avant affaisement
Après affaissement
On comprend donc l'importance de ces stations de pompage qui évitent la stagnation et donc les inondations en rejetant les eaux dans le fleuve ou la rivière.
Ces divers phénomènes géologiques ont provoqué des inondations, dont celles de 1925 et 1926 de Liège et de Namur, après lesquelles des travaux d'aménagement du territoire ont débuté.
L'Administration des Ponts et Chaussées décide à l'époque de construire des digues, ainsi que des barrages mobiles ou encore des dragages (nettoyage du lit de la Meuse). Ces travaux régulent le flux du fleuve mais ne permettent pas d'endiguer complètement le phénomène. Une deuxième solution a donc été trouvée : réaliser des travaux de démergement. Le démergement est l'action qui consiste à assécher le sol et donc à empêcher les inondations. Il passe par la construction de stations de pompage. L'eau y est amenée par un réseau de canalisations long de plus de 200 km.
Source AIDE
Ces stations de pompage, situées en rives de Meuse, ont donc pour principale fonction de récupérer l'eau que la Meuse ne pourrait absorber naturellement sous peine d'inondations. Elles furent construites entre les années 30 et 90 et sont donc de types architecturaux différents.
En 1928, sept communes (Seraing, Jemeppe, Sclessin, Tilleur, Flémalle, Ougrée et Angleur) créent l'intercommunale AID (Association intercommunale pour le démergement). Un "E" fut ajouté pour "épuration" dans les années septante. C'est l'AIDE actuelle.
Sa création sera officialisée le 26 décembre 1928 au n°605 des annexes du Moniteur Belge du 14-15 janvier 1929. Plus tard, les communes d'Angleur, d'Ivoz-Ramet, Jupille, Wandre, Vivegnis, Herstal et Cheratte les rejoigneront entre 1941 et 1948.
En 1880 après d'importants débordements, on crée la première station de démergement dite station de pompage Cockerill. Le but était de protéger ses installations Cockerill de Seraing. Elle serait encore en activité mais je ne sais pas la situer.
On peut lire dans le messager de Gand de février 1850.
J'ai des difficultés à comprendre la numérotation de ces stations. Le site de l'AIDE (ICI) donne un relevé de la situation actuelle grâce à une carte interactive.
L'inondation désigne la submersion temporaire par l'eau d'une zone habituellement hors d'eau, qu'elle qu'en soit l'origine. Elle est souvent confondue avec la crue, qui est une augmentation plus ou moins durable du débit d'une rivière ou d'un fleuve.
La pierre des calamités
Elle se situe dans la cour des Mineurs du Musée de la Vie wallonne encastrés dans le mur près du théâtre de marionettes.
Elle a voyagé car elle était encastrée dans un immeuble de la place Xavier Neujean.
Au 19ème siècle, elle a été remployée comme pied-droit de l'entrée principale de la résidence de la famille Lechat (de 1830-1840 à 1867).
Cette demeure a ensuite été habitée par les Filles de la Charité ou Sœurs de Saint Vincent de Paul qui l'ont occupée jusqu'en 1973. L'immeuble menacé de démolition, la pierre est sauvée et un emplacement lui est trouvé dans la cour des Mineurs.
"IUste aLIXIT..." : ce n'est que justice ; Début étonnant
"Très rude hiver" : L'hiver de l'année 1740 a débuté tôt (15 octobre 1739). Pendant six semaines, la Meuse est gelée, au point que l'on s'y déplace. Celà durera jusqu'à la fin février. Si le froid est moins intense, des tempêtes rendront la vie de Liège difficiles. Enfin, le dégel causera des inondations 1740 est une date qui est gravée sur le mur de la cathédrale. La crue a atteint 117 cm. La disette est presque générale en Europe.
Interruption du commerce avec les Pays-Bas autrichiens.
Entrée des Prussiens dans le Pays de Liège. Frédéric II, roi de Prusse, réclame ses droits sur la seigneurie d'Herstal. Le 11 septembre 1740, il arrive à Maaseick. Le prince-évêque de Liège doit racheter ce territoire pour la somme importante de 850.000 florins liégeois (le budget annuel de la principauté). En plus Enfin le ministre plénipotentiaire des Pays-Bas autrichiens (le comte de Harrach), interdit tout commerce avec Liège. liégeoise.
Il rappelle la mort en 1740 du pape Clément XII, de l'empereur Charles VI et la tsarine, Anna Ivanovna.
Clément XII Lorenzo Corsini 1652-1740 (Wikipedia)
Empereur Charles VI 1711-1740 (Wikipedia)
Anna Ivanova 1693-1740 (Wikipedia)
Enfin les inondations importantes sont survenues à trois reprises dans le courant du mois de décembre 1740.
Les charbonnages entourent Liège depuis le haut Moyen Âge mais l’interdiction de creuser sous la ville ne fut pas toujours respectée, creusant en aval et en amont et ont eu pour conséquence de faire de Liège une cuvette et plus tard une digue. Malgré les remparts, les inondations se succédèrent de siècle en siècle.
Le 4 janvier 1374, la Meuse grossit tellement que le quartier de l’île fut envahi par les eaux et la collégiale Saint-Paul entièrement inondée au point qu’on ne pouvait y pénétrer qu’en bateau.
Le 28 janvier 1408, une inondation détériora aussi les livres et les bijoux dans la crypte, une partie des chartes, les livres, les ornements de la collégiale conservés dans la trésorerie, pour éviter de semblables désastres le sol de la nouvelle librairie est exhaussé et l’on y entre depuis par quelques marches.
Une forte inondation eut lieu en 1464. La neige était tombée en abondance durant plusieurs jours avant la fête de saint Capraise, les pluies qui suivirent amenèrent une telle crue que le lendemain de la fête de sainte Élisabeth, les flots gonflés de la Meuse menaçaient d’envahir la collégiale.
Les chanoines n’eurent que le temps de faire boucher la porte à l’aide d’une sorte de digue et durent acheter un bateau pour aller aux matines. Ils usèrent du même moyen pour assister aux heures jusqu’au 23 novembre date à partir de laquelle ils purent se rendre à pied sec aux offices.
Le 7 février 1571 l’eau s’éleva à une hauteur de 6,40 mètre. Le trait montre que la hauteur de l’eau est à 0,84 cm du niveau actuel du pavé.
Le 15 janvier 1643, l’inondation emporte le Pont des Arches, couvre le quartier de l’Île. Les eaux de la Meuse s’élèvent à 1,35 mètre dans l'église Saint-Paul.
Les indications du niveau des crues se retrouvent ainsi sur de nombreux édifices comme à Liège rue Cathédrale sur le mur de la Collégiale Saint-Denis (niveau de la crue de janvier 1926).
Collégiale Saint-Denis
Collégiale Saint-Denis
Cathédrale Saint-Paul
Une plaque métallique indiquant 1926 se trouve à droite de l’entrée de la cathédrale indiquant la hauteur de l’eau de cette inondation.
A l'intérieur un pilier baigné par les vitraux de Honegger rappelle les différentes dates.
Collégiale Saint-Jacques
Collégiale Saint-Jacques
Fin novembre 1925, la neige s'accumule dans la région. Elle fond à la mi-décembre. D'importantes précipitations s'y ajoutent. Début janvier, la Meuse quitte son fleuve et les eaux montent rapidement, mettent sous eau 6.000 à 7.000 maisons. L'eau monte jusqu'aux étages des maisons et à Seraing, seul le dernier étage du château Cockerill reste hors eau
C'est la conséquence de l'exploitation du charbon. Le remblai des veines "déhouillées" coutait cher. Le niveau des terrains est parfois descendu de plus de six mètres !
Dinant : collégiale Notre-Dame
Le premier Chronogramme indique une hauteur de 1m11 avec la date de 1739.
En dessous, on peut lire la date de 1573 à une hauteur de 95 cm.
Le deuxième chronogramme indique la date de 1784 à une hauteur de 89 cm.
Namur
Avenue Feliçien Rops, on trouve sur le devant de l'église de la paroisse Saint-Pierre-Aux-Liens, des plaques rappelant le niveau des inondations de 1880 et 1926. Si celle de 1880 fut importante, celle de 1926 la dépassa de plusieurs centimètres.
Les témoins des crues de la région namuroise sont listés ICI
Les areines
Les areines de Liège sont des galeries souterraines creusées dès le XIIIe siècle au pied des collines pour évacuer par gravité l'eau des mines de charbon (houille) et drainer les puit On parle aussi de galerie d'exhaure (à Liège, de xhorre). Le débouché s'appelle œil de l'areine. C'est le point le plus bas possible afin de drainer un maximum d'eau.
Le point de rencontre entre l'areine et une mine s'appelle steppement et les diverticules sont appelés rotices.
Finalement leur but était de démerger et d'assécher les mines devenues infructueuses afin de pouvoir les exploiter.
Il y avait à liège quatre areines dites "franches" protégées par la loi car étant utiles à la population.
1. L'areine du Val-Saint-Lambert ayant son oeil à Ans. 2. L'areine de la Cité à environ 45 pieds plus bas que la première. L'œil se trouvait près de la porte Sainte-Marguerite. 3. L'areine de Messire Louis d'Ouffet à environ 50 pieds plus haut que la deuxième. L'œil se trouvait ruelle Chabot derrière l'ancien couvent de Sainte-Claire. 4. L'areine de Richefontaine
Les areines "bâtardes" voyaient leurs eaux se perdre dans les ruisseaux et rivières.
L'œil de l'areine
L'areine de Richonfontaine (areine franche) alimente toujours la fontaine Saint Jean-Baptiste de Jean Delcour située rue Hors-château.
Comme dit plus haut, areine est synonyme de galerie d'exhaure (à Liège, de xhorre). Je comprends mieux le nom du terril de Xhorré à Flémalle que j'escaladais enfant quand j'étais en vacances chez ma grand-mère.
Elle a été construite en 1848 d'après les plans de l'architecte belge Joseph Dumont. Cet édifice de style néoclassique a été érigé à l'emplacement de l'ancien collège des Augustins.
Les vitraux
C'est grâce à ces sites que j'ai pu me faire une petite idée sur les vitraux.
IRPA : l’art du vitrail en Belgique aux dix-neuvième et vingtième siècles
On retiendra les noms de Osterrath, Londot et Carpet.
Les vitraux d'origine étaient dus à l'atelier Osterrath. Ils ont été principalement endommagés ou détruits au cours des combats de la Seconde Guerre mondiale.
Bouillon a subi d'importants bombardements et des tirs d'artillerie lors de l'invasion allemande en mai 1940, ainsi que des destructions lors de la libération en 1944. L'onde de choc des explosions à répétition a soufflé la majorité des verrières de l'édifice.
Lors de leur reconstruction après-guerre, le maître verrier Londot a délibérément choisi de réintégrer des visages et des fragments récupérés des anciennes verrières brisées au milieu de compositions géométriques contemporaines
Sacré-Coeur de Jésus (cartouche avec vue de Bouillon)
Ancien vitrail (Kirpa)
Vierge à l'Enfant avec globe et sceptre d'Osterrath Joseph (Kirpa)
Le maître-autel
Sa structure intègre des éléments sculptés d'époques successives pour meubler le nouveau chœur lors de la reconstruction au XIXe siècle.
On voit :
À droite : Saint Paul qui est représenté selon son iconographie traditionnelle, tenant fermement l'épée (symbole de son martyre) de la main droite et levant l'index de la main gauche pour enseigner.
À gauche : Aaron revêtu des ornements sacerdotaux prescrits dans la Bible. Il porte notamment sur la poitrine le pectoral du grand prêtre (le Hošen, orné de douze pierres précieuses symbolisant les douze tribus d'Israël) et tient dans ses mains l'encensoir ou la navette à encens.
Le pectoral du Grand Prêtre (Hošen)
Les 12 pierres précieuses représentent les douze tribus d’Israël. Le Grand Prêtre portait ainsi le peuple entier de Dieu de façon permanente "sur son cœur" lorsqu’il entrait dans le sanctuaire.
Ce pectoral renfermait également l'Ourim et le Thoummim, des objets sacrés utilisés pour interroger la volonté divine et rendre la justice.
Grand prêtre d'Israël (wikipedia)
À gauche se trouve saint Pierre, l'un des deux patrons de la paroisse, identifiable aux clés du Royaume des Cieux qu'il tient à la main.
À droite, le personnage couronné portant un ciboire ou un reliquaire représente un roi biblique vraisemblablement Melchisédech, souvent associés aux préfigurations de l'Eucharistie sur les autels.
Autel de la Vierge à l'Enfant couronnée
Autel de saint Joseph
Saint Nicolas
Saint Eloi
Selon l'IA, elle serait de Francis Clébant.
Il a entièrement taillé cette œuvre dans la masse pour la Confrérie de la Saint-Éloi de Bouillon. La statue a été solennellement bénie et inaugurée en novembre 2017, à l'occasion de la 138e édition de la fête traditionnelle du saint.
La chaire de vérité
Les confessionnaux
L'orgue
C'est l'œuvre du facteur belge Pierre Schyven (1827–1916).
Quai du rempart : Philippe Albert
Boulevard Vauban : Esprit de Semois
Boulevard Vauban : hommage à Madeleine Ozeray
Elle s'illustre dans des classiques des années 30 comme La Guerre des valses (1932), Liliom (1934) de Fritz Lang et La Fin du jour (1939) de Julien Duvivier. Elle fait également de courtes apparitions plus tard, notamment dans Le Vieux Fusil (1975).
Madeleine Oseray n(1908–1989)
La sculpture Esprit de Semois (2007) et la stèle Hommage à Madeleine Oseray, Bouillonsont des œuvres de Jean-Paul Couvert de Corbion.
Jean-Paul Couvert
Il a aussi réalisé :
en 2010: la sculpture sous forme d’une hache dans l'épaisseur de laquelle est découpée la lettre H à Paliseul.
en 2011 la sculpture en mémoire à ,Serge Reding au Parc d’Herbeumont.
Ce message n'a pour but que d'évoquer notre court voyage dans le Haut-Rhin. Il est incomplet, a certainement des erreurs mais pourra peut-être donner des idées à des voyageurs !
Jeannala & Seppala
Colmar
Thannenkirch
Niedermorschwihr
Mont sainte-Odile
Le camp de concentration de Struthof
Bergheim
Obernai
Hartmannswiller
Le lion de Belfort
Ribeauvillé
Le chemin de croix de Dusenbach (Ribeauvillé)
Mémorial du Linge
Eguisheim
Selestat
Thann
Le château de l’Engelbourg (Thann)
Kayserberg
Neuf-Brisach
Holtzwihr
La montagne des singes
Riquewihr
Stork
Le château du Haut-Kœnigsbourg
1. Jeannala & Seppala
Ce sont "Petite Jeanne et Petit Joseph" en alsacien, deux personnages fictifs créés en 2004 par l'illustrateur David Grandmaire. Ils sont devenus de véritables emblèmes de la culture, des traditions et de l'art de vivre.
David Grandmaire
2. Colmar
Localisation
Qui dit Colmar, dit Auguste Bartholdi (1834-1904) créateur de la statue de la "Liberté éclairant le monde" sur Liberty Island à New-York qui fut inaugurée le 28 octobre 1886. Une réplique de 13 mètres en résine stratifiée se trouve sur un rond-point à l'entrée de la ville depuis le 4 juillet 2004.
La Liberté éclairant le monde
Auguste Bartholdi
Au numéro 30 de la rue des Marchands, se trouve son musée. Dans la cour du musée, on aperçoit "Les Grands soutiens du monde" de 1902. Le globe terrestre est soutenu par trois allégories représentant la Justice, le Patriotisme et le Travail.
Les Grands soutiens du monde
Place de l'ancienne douane, se situe la fontaine Lazare de Schwendi de 1898. Lazare de Schwendi (1522-1583) fut diplomate et général de Charles Quint et Maximilien II. C'est après avoir combattu en Hongrie et en particulier à Tokay (Tokaj) en 1565 qu'il aurait ramené des plants de vigne et en aurait fait don à la ville de Kaysersberg. C'est donc naturellement que Bartholdi l'a représenté brandissant un plant de vigne.
Autre sculpture de Bartholdi : place des Six-Montagnes-Noires : statue de Johannes Roesselmann de 1888. Johannes Roesselmann (vers 1200-1262) fut prévôt de Colmar. Il est tué en 1262 en défendant la ville contre les soldats de l'évêque de Strasbourg.
Johannes Roesselmann
Une autre sculpture de Bartholdi se trouve rue des vignerons, dans une niche du marché couvert : statue du petit vigneron de 1897. Depuis 1986, c'est une copie. L'original se trouve au musée.
Une réplique se trouve à Princeton (New Jersey) connue pour son université mais aussi jumelée à Colmar (15/12/1986) qui en a fait cadeau à la ville. Il est dénommé "The Alsatian Vintner"
Princeton : the Alsatian Vintner
Sur le socle, l'on peut lire :
"Replica of a work of Auguste Bartholdi. The city of Colmar France. Birthplace of the Creator of the Statue of Liberty. To her sister city the borough of Princeton".
La maison des têtes
Surmontant le pignon, l'on peut voir la statue en étain du petit tonnelier qu'il a réalisée en 1902.
Cimetière du Ladhof
Au début de l'allée centrale sur la gauche, se trouve le monument Voulminot, du nom de l’un des deux gardes nationaux tués au combat contre les troupes badoises sur le pont de Horbourg le 14 septembre 1870. Ce sont les gardes nationaux qui ont lancé une souscription publique. Bartholdi était un ancien commandant de la garde nationale. Le monument fut inauguré en 1872 mais fut démonté en 1916 par les Allemands. Il réintégrera le cimetière en 1919. A nouveau en 1940, il fut enlevé par les nazis. Il sera réinstallé en 1945.
Dans le cimetière, on peut aussi voir le monument consacré à son père, Johann Karl Bartholdi, et un médaillon sur la tombe du musicien Georges Kern, qui organisa le premier festival de musique de Colmar en 1858.
Il faut noter que l'on peut voir d'autres de ses œuvres dans la ville. Monument Hirn Monument à l'amiral Bruat Monument au général Rapp Monument à Martin Schongauer
Autres statues dans la ville
Depuis 1989, place du 2 février, se trouve une plaque en l'honneur du maréchal Delattre de Tassigny (1989), œuvre du sculpteur Gérard Ambroselli. Le général de Delattre de Tassigny (1889-1952) libéra Colmar le 2 février 1945. Il fut promu maréchal à titre posthume.
Square Pfeffel, on trouve évidemment la statue de Théophile-Conrad Pfeffel (1736-1809). Bien qu'aveugle dès 1757, il consacra sa vie à la littérature et à la pédagogie. L'œuvre originale était d'André Friederich de 1859 pour le musée Unterlinden qui est aujourd'hui conservée à l'école Pfeffel de Colmar. Celle-ci est donc une copie réalisée en 1927 par Charles Geiss.
Monument Théophile-Conrad Pfeffel
La statue de Manneken-Pis (1922)
Elle se trouve rue des Augustins, adossée au tribunal de grande instance. Au départ, elle se trouvait devant les bains municipaux.
C'est une réplique du Manneken-Pis de Bruxelles offerte à l'occasion du quatrième anniversaire de la libération de la ville de Colmar et en souvenir des malheurs endurés par la Belgique et la France pendant la guerre 14-18.
La maison des têtes
Elle est située au 19, rue des Têtes et date de 1609 pour le marchand Anton Burger, stettmeister de Colmar de 1626 à 1628. De style Renaissance, la façade comporte deux étages carrés, séparés par des bandeaux et trois niveaux sur le pignon. L'oriel se trouve au centre du bâtiment et comporte deux étages avec un garde-corps ajouré en pierre présentant des figures bifides. La façade montre 106 mascarons.
Le petit tonnelier d'Auguste Bartholdi
L'oriel
Quelques mascarons
Mascarons
La maison Pfister
Au 11, rue des Marchands se situe la maison Pfister construite en 1537. La date figure sur une fenêtre de la tourelle d'escalier. Les fresques sont ajoutées en 1577. Construite en grès jaune de Rouffach et en bois, la bâtisse présente un oriel d'angle à deux étages et une tourelle.
Les peintures de la façade sont l'œuvre de Christian Vacksterffer.
Les médaillons en bas-reliefs représentent les empereurs germaniques du XVIe.
On y retrouve aussi des blasons (l'Empire, Colmar, la Haute-Alsace), les quatre Évangélistes, les pères de l'Église d'Occident, des scènes de la Genèse et des figures allégoriques comme laFoi (Glaube) et la Justice (Gerechtigkeit).
L'appellation vient du nom de François-Xavier Pfister qui l'acquit en 1841.
La maison Zum Kragen
A côté, se trouve la maison Zum Kragen (9, rue des Marchands). On la connait dès le XIVe mais elle s'effondre en 1586. Le poteau central de la galerie du troisième étage est daté de 1588. La maison est construite en pan de bois. Le poteau d'angle présente un drapier tenant une aune. L'aune est une ancienne mesure de longueur française, utilisée surtout pour mesurer les étoffes, et qui valait, selon les régions, de 0,676 m à 1,118 m.
Drapier
La petite Venise
Elle est située dans le quartier de la Krutenau (l’étymologie désigne des lieux de cultures maraîchères). Au Moyen Âge c'est une zone de maraîchage située sur une ancienne zone marécageuse avec la rivière Lauch qui traverse la ville. Les maraîchers acheminaient leurs productions de légumes en barques traditionnelles à font plat jusqu'au quai du marché couvert, par le quai de la Poissonnerie.
Comme partout !
Eglise Saint-Mathieu
Cette ancienne église franciscaine dont la nef fut construite en 1292 est intéressante par ses deux clochers qui racontent son histoire. La Réforme luthérienne débute à Colmar en 1575 et l'église est mise à la disposition des "protestants". En 1627, le culte luthérien est interdit et les Jésuites s’emparent de cette église, mais, en 1632, Gustave HORN, général du roi de Suède, s’empare de Colmar et y rétablit le culte protestant. Les Jésuites sont chassés. En 1715, sur ordre du roi de France, le chœur est réattribué aux catholiques et l'on mure l'arc entre la nef. C'est ainsi que l'église eut 2 clochers, l'un pour les protestants et l'autre pour les catholiques C'est en 1937 que le chœur est rendu aux protestants, mais le mur ne sera détruit qu'en 1987.
Vue depuis la place du 2 février
Place du 2 février
Le 2 février 1945, la ville fut libérée, après les combats de la poche de Colmar.
L'hôpital perdit sa fonction d'hôpital en 1937, suite à la construction l'hôpital Pasteur, à l'ouest de la ville. De 2009 à 2011, l'édifice sera réaménagé pour devenir la nouvelle médiathèque municipale, le Pôle Média-Culture Edmond-Gerrer.
Ancien hôpital
Place du 2 février
En 2012, la place est réaménagée et l'image du cloître s'impose. Il y a vingt-quatre arches de 3,5 mètres de haut toutes reliées entre elles par les câbles. Plusieurs portes ferment le cloître et le soir, elles sont effectivement fermées à clef jusqu'au matin. Un éclairage à Led est inséré à la jointure des demi-arches en inox perlé. Trois ans après l'aménagement de la place, la végétation a poussé et le nom de cloître vert s'impose. Il a été réalisé entreprise alsacienne Sineu Graff.
Le marché couvert
Marché couvert
Ce bâtiment bâti en 1865 est du à l'architecte Louis-Michel Boltz. Il est en brique et pierre de taille avec une charpente métallique et colonnes de fonte. C'est dans une niche dans l'angle sud-ouest que l'on peut voir la statue du petit vigneron de Bartholdi.
Le musée Hansi
Hansi (Image Wikipédia)
Située 28 rue des Têtes, cette ancienne librairie est devenue le musée Hansi (de son vrai nom Jean-Jacques Waltz).
Hansi (1873-1951) avait pris un parti clair, en faveur de la France. Il s'était donc attiré les inimitiés de la part des autonomistes, des alsaciens favorables à l'Allemagne et des Allemands.
Les enseignes
Il a dessiné plusieurs enseignes commerciales en fer forgé durant la première moitié du XXe siècle.
Charcuterie Zimmerlin (7 rue des Serruriers) : cette enseigne en fer forgé met en scène deux petits Alsaciens en costume traditionnel portant un jambon et une tête de porc. La potence est surmontée de la célèbre gardienne d'oies, Lison aux oies.
Boulangerie Martin Musslin : elle représente un grand bretzel entouré d'une couronne de feuillage et de six fleurs. Tout en haut, une petite souris fait un clin d'œil au nom du boulanger (Musslin signifiant petite souris en alsacien).
Pharmacie du Cygne : un cygne doré majestueux domine l'enseigne. Le décor intègre le serpent d'Esculape ainsi que des plantes médicinales finement ciselées comme la digitale et le pavot.
La nouvelle enseigne du Musée (28 rue des Têtes) : inaugurée face à la Maison des Têtes, cette œuvre récente sur la façade du Village Hansi et son Musée a été forgée par l'artiste François Zenner. Elle s'inspire directement du style de Hansi et met en scène le bec d'un aigle au-dessus d'une cigogne, l'emblème de la région.
Bains municipaux de Colmar
Ils sont situés rue des Unterlinden, sur une ancienne dépendance agricole du couvent des Unterlinden, l'Ackerhof. La construction débute en 1903 et les bains sont ouverts au public le 26 juin 1906 sous le nom d'Unterlinden Bad. L'établissement ferme définitivement ses portes le 13 décembre 2003. Ils deviennent une annexe du Musée Unterlinden en 2015.
Le guetteur
L'image montre le détail d'une façade de la maison dite "Zum Salzkasten" (le grenier à sel), située à l'angle de la Grand'Rue et de la place du Marché-aux-Fruits à Colmar, en Alsace.
La bâtisse présente un crépi ocre, une toiture en tuiles plates typiques et un encadrement de fenêtre sculpté
Un petit buste sculpté d'un jeune homme est logé dans le fronton figurant un personnage qui semble observer au loin.
42 rue du Logelbach
Le bâtiment arbore un pignon daté de 1906.
Il fut conçu par l'architecte Eugène Keller avec des ornements sculptés incluant des têtes d'Hermès sur la façade.
32 Rue du Logelbach
Construit en 1904 par l'architecte Xavier Hiller, le bâtiment intègre des éléments caractéristiques de l'ancienne brasserie Mutzig d'angle.
La façade se distingue par des encadrements de fenêtres en bois ouvragé et une remarquable console sculptée représentant un personnage en pied au niveau de l'angle.
Colonne Charles Quint
La colonne commémore la victoire de Charles Quint sur le duc Guillaume de Clèves en 1543. Le duc Guillaume de Clève voulait s'allier avec François 1er contre l'Empire mais dut signer le traité de Venloo. Elle se trouve devant l'escalier de la Koifhus. Le chapiteau est orné de têtes grimaçantes. Des motifs végétaux décorent le bas de la colonne.
Le musée Unterlinden
Le musée Unterlinden (sous les tilleuls) se situe dans l'ancien couvent des Dominicaines d'Unterlinden.
Croix commémorative en grès datant de 1762,
Le retable d'Issenheim
Le retable d'Issenheim fut peint par Matthias Grünewald entre 1512 et 1516 à la demande commanderie des Antonins d’Issenheim.
La partie sculptée est due à Nicolas de Haguenau (vers 1515).
Le retable fut transféré en 1852 dans l’église de l’ancien couvent des Dominicaines d’Unterlinden.
Issenheim
Matthias Grünewald
Image wikipedia
Configuration du retable fermé
Le retable d'Issenheim
Le retable fermé était visible durant la plus grande partie de l’année.
Au centre : Crucifixion
Prédelle : déploration sur le corps du Christ
Volets : saint Sébastien à gauche et saint Antoine à droite.
Première ouverture
Image Wikipedia
Première ouverture lors grandes fêtes
(Noël, Épiphanie, Pâques, Ascension, Pentecôte, Trinité, Fête-Dieu, fêtes mariales)
Le salut à travers l’Annonciation, l’Incarnation et la Résurrection.
Seconde ouverture
Image Wikipedia
Deuxième ouverture sculptée et peinte
Au centre : saint Antoine entouré de saint Augustin et de saint Jérôme
Volet de gauche : saint Paul l'Ermite reçoit la visite de saint Antoine.
Volet de droite : agression de saint Antoine par des monstres envoyés par Satan
Prédelle : le Christ entouré des douze apôtres.
La "cathédrale de Colmar"
La « cathédrale de Colmar » est en réalité la Collégiale Saint-Martin de Colmar. Bien qu'elle n'ait possédé le statut officiel de cathédrale que pendant une dizaine d'années (de 1790 à 1801), les habitants et les visiteurs continuent de l'appeler ainsi en raison de ses dimensions imposantes.
Le retable de la Sainte Parenté de Jésus
C'est une œuvre en bois sculpté et polychrome du XIXe siècle de style néogothique.
L'horloge intérieure
Elle est en bois sculpté de style néogothique et fixée sur un pilier de la Collégiale Saint-Martin à Colmar, en Alsace.
L'horloge présente un cadran vert cerclé de chiffres romains rouges et dorés, surmonté d'un riche encadrement de boiserie ajourée.
Triptyque de la vie de Sainte Anne
Le panneau central en bois polychrome et doré illustre des épisodes de la vie de sainte Anne et de la Vierge Marie, notamment l'Annonciation à sainte Anne, la rencontre de sainte Anne et saint Joachim à la Porte dorée, ainsi que la naissance de Marie.
Tableau du XVIIIe siècle intitulé Deux évêques adorent la Sainte Trinité.
Portail ouest
Le registre inférieur du tympan représente la scène de l'Adoration des Rois mages.
Le registre supérieur dépeint le Christ du Jugement dernier.
Le gâble ajouré est surmonté de la statue équestre de saint Martin, le saint patron de la paroisse (l'original en pierre est préservé au Musée Unterlinden).
Portail sud
Il s'agit du portail Saint-Nicolas Le tympan inférieur (en plein cintre) est dédié à la légende de saint Nicolas. On y voit à droite l'évêque sauvant trois jeunes filles de la misère en leur offrant des bourses d'or pour leur dot. À gauche est représentée la résurrection des trois petits enfants mis au saloir par le boucher. Le tympan supérieur (en arc brisé) représente la scène solennelle du Jugement dernier. La signature cachée : Sur l'une des voussures de l'archivolte (la voussure intérieure gauche), la sculpture d'un personnage tenant une équerre porte l'inscription "Maistres Humbret", immortalisant ainsi le maître d'œuvre et architecte de cette partie de l'édifice
L'horloge extérieure
Elle est encadrée de boiseries et surmontée de la célèbre inscription latine Memento Mori.
Méridienne de temps moyen (ou cadran de midi)
Elle fut conçue par l'horloger colmarien Urbain Adam (1815-1881). Ce dispositif servait autrefois à régler avec précision les horloges d'édifices, indiquer le midi vrai et corriger l'écart avec le temps moyen grâce à une courbe en forme de huit (analemme) matérialisée pour chaque mois de l'année.
Venise ; face arrière de l'église Saint-Jacques-du-Rialto ou San Giacometto.
3. Thannenkirch
Localisation
Le gite "la randonnée"
En face du gite, l'atelier de sculpture sur bois de Pascal Bosshardt dont on retrouve de nombreuses réalisations dans le village.
Femme mesurant les Terres
La meunière : hôtel-restaurant
Autre auberge
L'église et le monument aux morts.
La mairie
4. Niedermorschwihr
Localisation
En Alsace, à Niedermorschwihr, l'on peut voir le clocher tors de l'église Saint-Gall. La flèche octogonale présente une torsion de droite à gauche de 45°. C'est la seule flèche torse d'Alsace.
La maquette ci-dessous se trouve à l'intérieur de l'église. Elle est due aux compagnons du devoir de Strasbourg. La flèche est au 1/18ème réalisée par Hans Dubreucq, charpentier sous le nom de compagnon : "Picard la fraternité".
A noter dans l'église, l'orgue d'André Silbermann construit en 1726 pour les moines Dominicains de Colmar. Il fut acheté en 1803 par Niedermorschwihr comme bien national et entreposé dans une grange dans l'attente de la construction de l'église.
5. Mont sainte-Odile
Localisation
Dans les Vosges, le mont sainte-Odile (Bas-Rhin) culmine à 767 mètres d'altitude. A son sommet, se trouve l'abbaye de Hohenbourg fondée par sainte Odile, la patronne de l'Alsace.
Sainte Odile (± 660-720) née aveugle, recouvrera la vue lors de son baptême à l'âge de 15 ans. Elle fondera le monastère et sera canonisée par Léon IX.
Vue du monastère depuis le chemin de croix
Le monastère
L'abbaye fut fondée en 680 par sainte Odile.
Après le porche, l'emblème du couvent.
A droite, un monument commémore la visite du pape Jean-Paul II le 11 octobre 1988.
La cuve baptismale située encore plus à droite évoque la guérison de sainte Odile lors de son baptême. La vasque en grès rose se trouve au milieu de la cour des tilleuls.
Elle provient de l'abbaye de Niedermunster. Elle daterait du XIIe. C'est vraisemblablement dans une cuve identique que fut plongée sainte Odile lors de son baptême.
Statues de sainte Odile
Elle est en robe d'abbesse bénédictine et tient len main le livre de la Règle bénédictine.
Intérieur
Le bloc gnomonique
Pour y arriver, prendre la terrasse à droite.
Au départ, le gnomon est un piquet planté dans le sol. La longueur de l’ombre sera maximale au lever et coucher du soleil et sera la plus courte à midi. Un gnomon placé sur un support permettra de connaître les heures. C’est le cadran solaire.
Ainsi l’on nomme la science des cadrans solaires, la gnomonique, les scientifiques seront les gnomonistes alors que l’artisan sera le cadranier. Un bloc gnomonique est une sculpture composée de plus d'un cadran solaire. Au mont sainte-Odile (Ottrot), il est composé de 24 cadrans.
Il donne les heures d'Alsace, mais aussi de France atlantique, de France parisienne, de Grèce, d'Espagne (avec un cadran spécial pour Saint-Jacques de Compostelle), de Suisse, d'Autriche, d'Inde, du Japon, d'Afrique éthiopienne, d'Afrique mauritanienne et du Congo.
Ainsi (de haut en bas)
Sur la face Nord Ouest : Canterbury, Mexique, Chypre
Sur la face Ouest : Madrid, Paris, Saint Jacques de Compostelle
Au Sud-Ouest : Sorrente en Suisse, Ninive en Assyrie, Vienne
Au Sud : cadran antique, Alsace, Constantinople
Face Sud-Est : Assyrie, Italie, Congo
Face Est : Alexandrie, Babylone, Chaldée
Nord-Est : Antioche, Inde, Japon
Nord : Ethiopie, France occidentale, Jérusalem
Sur le socle, de part et d'autre des armoiries de l'Evêque de Strasbourg se trouve cette sentence :
Tu vois comment l'ombre fuyante indique nos heures.
Une ombre régit les ombres.
Nous ne sommes que poussière et ombre.
Face sud "Alsatico Gallicum nostrum"
orienté plein sud, donne l'heure solaire vraie en Alsace.
Il porte les 7 arcs de déclinaison mensuelle. Il sert aussi de calendrier. et
" Constantinop : Graecum"
heures à Constantinople et en Grèce
Face sud
"Constantinop : Graecum"
Heures à Constantinople et en Grèce
Face sud-est
cadran "Horolog Italicum"
indique les heures italiques, c'est-à-dire combien d'heures se sont écoulées depuis le précédent coucher de Soleil (en Alsace).
N.B. sur la face supérieure : cadran "Assirico Persicanum"
Heures d'Assyrie et Perse
Face sud-est
cadran " Congo Africanum "
heures au Congo
Face Est
cadran " Orche Chaldaicum "
heures à Orche (Uruk) en Chaldée
Face nord-est
cadran "Hor : Jndianum "
heures aux Indes
et
cadran "Horol Japonense"
heures au Japon
Idem
Face nord-ouest
cadran " Mexic : Americanum "
heures du Mexique
cadran "Horol : Cypricum"
heures à Chypre
Face nord-ouest
cadran "Horol : Cypricum"
heures à Chypre
Face ouest
cadran " Compostell : Jacobinu "
heures à St Jacques de Compostelle
N.B. : au dessus
cadran "Horol : Parisiense"
indique l'heure solaire vraie en France centrale.
Orienté à l'Ouest, il donne les heures de l'après-midi.
Les vents
La boule en grès (diamètre de 30 cm) est une rose des vents On peut y lire difficilement les noms latins de plusieurs vents selon leur orientation. Ainsi, le vent du sud-ouest est Africus, celui du nord est Aquilo, celui du midi est Auster.
Sur le socle : les armoiries d'abbés supérieurs de Neufbourg
Armoiries de Jean-François Specht
Lion couronné d’une couronne (Armes des comtes de Lutzelbourg)
Mont Sainte-Odile : le chemin de croix
Il occupe le flanc est du rocher (763 mètres d'altitude) sur lequel est érigée l'abbaye de Hohenbourg. Le chemin est l'œuvre du céramiste de Soufflenheim, Elchinger qui l'a réalisé de 1933 à 1935. Il se trouve sur le Chemin de Compostelle alsacien. Il s'agit vraisemblablement de Léon Elchinger (1871-1942) un des membres de la dynastie de la manufacture Elchinger qui fonctionna de 1834 à 2016.
Léon Elchinger
6. Camp de concentration de Struthof
Localisation
C'est le seul camp de concentration nazi se trouvant sur le territoire français. Il y eut 52 000 personnes déportées et plus de 20 000 personnes y ont trouvé la mort.
Le mémorial représente une flamme avec une silhouette émaciée d'un déporté. Il fut inauguré par le général de Gaulle le 23 juillet 1960. Le corps d'un déporté inconnu se trouve à l'intérieur du caveau au pied du Mémorial. Une crypte située à l'intérieur contient 14 urnes avec de la terre ou des cendres de différents camps de concentration.
De 1957 et 1962, 1118 déportés, exhumés (surtout en Allemagne) sont inhumés dans la nécropole nationale du Struthof.
7. Bergheim
Localisation
Cette commune a été proclamée "Village préféré des Français" en 2022. Elle a une forme rectangulaire aux angles arrondis (300 sur 500 mètres) entourée par la double enceinte médiévale.
Enceinte fortifiée
Hôtel de Ville du XVIIIe
Fontaine XVI-XVIIIe
La Porte Haute (XIVe-XVIe)
Maison Grand Rue
Façade de la maison du bailli
Ancienne maison du bailli
Cadran solaire
8. Obernai
Localisation
Obernai est située dans le Bas-Rhin en région Grand Est.
Place du marché
Beffroi et hôtel de ville
Fontaine sainte-Odile
Elle fut construite en 1904 d'après un projet d'Alfred Marzolff.
Hôtel de ville
Beffroi (Kappelturm) de 60 mètres
Kappelturm (XV et XVIe)
La place avec au fond : la halle aux blés
Halle aux blés (XVI et XVIIIe)
Rue du Chanoine-Gyss : le puits aux six seaux
Puits aux six seaux (1579)
Puits aux six seaux (1579)
Monument Freppel
Charles Émile Freppel (1827-1891) fut évêque d'Angers et député à l'Assemblée Nationale. Comme Grétry à Liège, il a voulu que son cœur revienne en Alsace. Il se trouve dans le transept droit de l'église.
Eglise saints-Pierre-et-Paul (XVe)
Eglise vue de profil
Portail principal Vierge à l'enfant
Portail occidental gauche
Portail occidental droit
Tympan du Portail occidental droit Vie de sainte Odile
Intérieur
Nef et chœur Chaire de vérité
Chaire de vérité
Statues des évangélistes Cuve de la chaire
Autel principal
Fresque de sainte Odile Chapelle latérale
Monument Gyss
Hommage au chanoine Joseph Meinrad Gyss (Obernai 1815-1895).
9. Hartmannswiller
Localisation
Il s'agit d'un cimetière fortifié qui daterait du XVe. Il ne subsiste plus que deux des trois tours initiales. Le pont-levis a également disparu. La hauteur du mur était de 4-5 mètres et possédait plusieurs meurtrières. A l'origine, il existait un fossé rempli d'eau.
Entrée Ancien pont-levis
Une des deux tours de guet
L'église Sainte-Blaise
Orgue
Autel de la Vierge
10. Belfort : le lion
Localisation
Ce haut-relief se trouve au pied de la citadelle. Œuvre du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, il commémore la résistance de la ville en 1870 qui était assiégée par les Prussiens. Le traité de Francfort de 1871 laissa ce territoire à la France et ce fut donc la seule partie de l'Alsace qui resta française. On y arrive après une montée d'escaliers. L'accès se situe dans le tunnel sur la gauche.
Si le projet débute en décembre 1871, il ne sera terminé qu'en septembre 1879 mais l'inauguration officielle n'aura lieu que cent ans plus tard le 18 septembre 1981.
La sculpture a une longueur de 22 mètres et une hauteur de 11 mètres. Elle est faite de blocs de grès rose de Pérouse qui furent sculptés individuellement.
A l'origine, le lion devait regarder vers l'est mais suite à des protestations allemandes, Bartholdi le tourna vers l'ouest dans une attitude dédaigneuse.
Au dessus : la citadelle de Vauban
Le lion couché pose une patte sur une flèche qu'il vient d'arrêter.
La signature
L'ancienne prison
11. Ribeauvillé
Localisation
Dès le début de la Grand-Rue on aperçoit :
C'est le village des ménétriers. Les ménétriers étaient des musiciens qui jouaient dans les villages. Dès 1321, il s'organiseront en corporation.
Au début de la Grand-rue, se trouve la maison dite des ménétriers du XVIIe. La maison à colombages est une auberge dès 1840. Le restaurant actuel se nomme "Zum Pfifferhüss" dont la traduction pourrait être : "la maison du sifflet ou du ménétrier". L'oriel trapézoïdal de 1663 de plan porte l’inscription "Ave Maria Gracia Plena". Elle évoque le pèlerinage du Dusenbach dédié à la Vierge Marie. Les statues de bois représentent la Vierge Marie et l'ange Gabriel. Sous l’inscription, un cartouche porte les initiales HARI, sans doute celles du propriétaire de l'époque, Hans Adam Ringeisen.
La Vierge Marie et l'ange Gabriel
Pignon de l'oriel de la Maison des Ménétriers (ou Pfifferhüss).
Pfiffer de l'an 1300 (le joueur de fifre ou ménétrier).
Léon Boll
Sous le médaillon, l'inscription retrace bien le parcours de Léon Boll.
Le sculpteur du médaillon est Albert Schultz (Strasbourg 1871 - Strasbourg 1953). On retrouve ses œuvres essentiellement à Strasbourg.
Chapelle Sainte-Catherine de l'ancien hôpital de Ribeauvillé
Les fontaines
Cette construction est située place de la République.
Cette fontaine au bassin octogonal est due sculpteur ribeauvillois André Friedrich (1798-1877). Elle date de 1862. La femme est une allégorie de la ville. Elle a remplacé l’ancienne fontaine où les vignerons venaient jauger leurs tonneaux.
Fontaine Place de la Sinne
Elle est couronnée des remparts de la ville.
Écussons des maires du canton et liste des fondateurs d’industries.
Le grand bouclier sculpté sur lequel s'appuie la statue présente les armoiries des huit communes de l'ancien canton de Ribeauvillé accompagnées du nom de leur maire respectif en 1862, l'année d'inauguration du monument par le sculpteur André Friedrich
Le bouclier réunit les blasons des localités suivantes :
Ribeauvillé
Bergheim
Guémar
Hunawihr
Illhaeusern
Ostheim
Riquewihr
Thannenkirch
Ribeauvillé est surplombé par 3 châteaux : le château du Girsberg (antérieurement dénommé Petit-Ribeaupierre), le château de Saint-Ulrich et le château du Haut-Ribeaupierre.
En parcourant la grand rue de Ribeauvillé, l'on peut voir le château de Saint-Ulrich.
La "chaise curule"
En Alsace, la « chaise curule » désigne un motif décoratif en bois formé par deux pièces incurvées en forme de S ou de cornes croisées. Souvent sculptée sur les allèges des fenêtres ou les façades à pans de bois, elle symbolise historiquement le pouvoir ou le statut d'un notable (magistrat, juge ou riche fermier).
Le terme vient de la sella curulis (siège curule), un siège pliant en ivoire réservé aux hauts magistrats de la Rome antique.
Sella curulis
Par analogie, sa présence sur une maison à colombages indiquait que le propriétaire était un personnage important, un chef de communauté ou un notable local.
12. Le chemin de croix de Dusenbach
(Ribeauvillé)
Le pèlerinage remonte au XIIIe siècle lorsque Eguenolphe de Ribeaupierre rapporta une statuette de la Vierge à l’ermite de la vallée de Dusenbach. Il fit construire une chapelle en l’honneur de la Vierge pour remercier Dieu de sa protection lors des croisades.
Ce n'est qu'en 1894 que la réouverture du pèlerinage marial eut lieu (10 juin). Le chanoine Raess voulut construire le long du sentier bordé de rochers montant à Dusenbach un chemin de croix. Les reliefs des stations sont dus la maison Meyer de Munich. Il sera béni le 24 juin 1896.
Il est situé après 2 km, à la sortie de Ribeauvillé (sur la route d’Aubure – D 416).
Aspect des chapelles
Station I
Station II
Station III
Station IV
Station V
Station VI
Station VII
Station VIII
Station IX
Station X
Station XI
Station XII
Tombeau des frères capucins de 1904 à 2009
Pieta du XVe
Elle est due au sculpteur Lorentz, bourgeois de Ribeauvillé, à la demande de Maximin II.
Jean-Paul II (1905-2005)
16 octobre 1978 – 2 avril 2005
Canonisé le 27 avril 2014 par le pape François
13. Mémorial du Linge
Localisation
Il est situé sur le territoire de la commune d'Obey. Le collet du Linge (967 mètres d'altitude) vécut lors de la Première Guerre mondiale un affrontement très meurtrier (du 20 juillet 1915 au 16 octobre 1915) avec ensuite une guerre de position. Les pertes furent importantes dans les deux armées (10000 coté français, 7000 coté allemand).
Non loin au Col de Wettstein : nécropole
Ce cimetière rassemble 3535 Français, dont 1334 sont inhumés dans deux ossuaires (chasseurs alpins, soldats du 7e bataillon de tirailleurs indochinois). La nécropole est surnommée "cimetière des chasseurs".
Ce monument fut inauguré en août 1939. Il s'agit d'une œuvre du sculpteur Antoine, de Colmar. Au pied se trouve le gisant d’un chasseur alpin avec son fusil sur le côté à terre. Sur les parois des deux ossuaires se trouvent des plaques évoquant la mémoire des soldats dont les corps n'ont pas été retrouvés.
14. Eguisheim
Localisation
Eguisheim fut déclaré "Village préféré des Français" en juin 2023 (France 2). Le village pourrait être le lieu de naissance de Léon IX (Bruno von Eguisheim-Dagsbourg) d'abord évêque de Toul puis pape de 1049 à 1054.
Hôtel La Ferme du Pape
Ce bâtiment traditionnel alsacien est caractérisé par des façades ornées de peintures murales et de décors de grès rose.Il est situé au 10 Grand Rue.
Phrase reprise de Jérémie 29:11 : "Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance".
La date de 1810 est celle de la réalisation de la sculpture par Bernard Glorieux de Delle.
Instruments de la passion
Les vitraux
Ils ont été réalisés en 1954 par l'atelier du maître verrier alsacien Tristan Ruhlmann.
Tristan Ruhlmann (1923-1982)
Ils racontent la vie de saint Bruno. Ils furent créés en 1954 à l’occasion du 900ème anniversaire de la mort de saint Léon IX.
Les vitraux représentent, de droite à gauche et dans le sens des aiguilles d'une montre :
Le baptême de Bruno, fils du comte d'Eguisheim
L'enfance ambitieuse de Bruno à Toul
Le jeune Bruno est miraculeusement guéri.
En tant qu'évêque de Toul, il prit soin des malades en 1032.
En 1048, Bruno fut désigné pape à Worms.
Le clergé et le peuple de Rome acclament le pape Léon IX.
Le pape réformateur Léon IX préside le synode de Reims
Léon IX se rend en Haute-Alsace
Léon IX se rend en Basse-Alsace
Léon IX, prisonnier des Normands, pardonne à ses ennemis.
Léon IX meurt au tombeau de saint Pierre.
L'autel principal
La partie inférieure de l'autel (le stipes) présente une niche vitrée abritant une sculpture du Christ gisant au sépulcre.
Cet ensemble de mobilier liturgique a été façonné en bois sculpté et doré par les artistes locaux Jean Weyh et Paul Metz vers 1877.
L'autel secondaire sud : Léon IX
Le retable et son tableau représentent le pape saint Léon IX (Bruno d'Eguisheim-Dagsburg). Le pape Léon IX représenté en habit pontifical, siégeant avec des attributs de sainteté et entouré d'anges. Ce sont des œuvres de Carola Sorg (1833-1923).
L'autel secondaire nord : la madone au buisson de roses
C'est une copie de la célèbre peinture "La Madone au buisson de roses (Madonna im Rosenhag)" de Martin Schongauer.
La madone au buisson de roses
Tableau de Martin Schongauer
Le tympan roman polychrome
Saint Pierre & saint Paul (Wikipedia)
Les vierges sages (à droite du Christ) et les vierges folles (à gauche du Christ). Elles sont toujours disposées de cette manière. La droite étant le côté "positif" alors que la gauche est le côté "négatif".
La vierge ouvrante
Cette statue, datée de la fin du XIIIe siècle et est en tilleul polychrome. Elle mesure 1,10 mètre.
La sensibilité mystique de l'époque présentait, au départ, la
Trinité en son intérieur (Père, Fils et Esprit).
Dans la vallée du Rhin, les Vierges ouvrantes étaient
nombreuses et vénérées par les confréries et les monastères.
Suite au Concile de Trente (Italie 1545-1563), elles ont été
proscrites.
Il n'en reste plus que deux en Alsace, au musée de Kaysersberg
et à l'église d'Eguisheim.
Assise, l'Enfant sur ses genoux, son visage est expressif, elle
ébauche un sourire.
L'intérieur des volets a été peint au XVIIe siècle.
Une Vierge ouvrante (ou Schreinmadonna en allemand) est particulièrement rare où le corps de la Vierge Marie s'ouvre comme un triptyque pour révéler des scènes sacrées sculptées ou peintes à l’intérieur Fermée, l'œuvre se présente généralement sous la forme classique d'une Vierge à l'Enfant en majesté ou d'une Vierge de miséricorde. Ouverte, le buste et le manteau se séparent en deux volets articulés par des charnières. L'intérieur dévoile le plus souvent une représentation de la Sainte Trinité (Dieu le Père tenant le Christ en Croix) ou des cycles sur la Passion et l'Enfance de Jésus
Ces statues mystiques ont été principalement réalisées entre le XIIIe et le XVe siècle, principalement en bois polychrome ou en ivoire. Elles font partie des objets d'art sacré les plus rares au monde : on en dénombre aujourd'hui moins de quarante à cinquante exemplaires authentiques à travers le globe, dont une petite vingtaine conservée en France (comme à Eguisheim, Marsal ou au Musée de Cluny à Paris)
Le symbolisme fort de la Vierge abritant la Trinité ou le plan du Salut dans son propre sein a suscité d'importants débats théologiques. Jugées parfois dogmatiquement ambiguës ou trop anthropomorphes, beaucoup de ces statues ont été détruites ou interdites par l'Église, notamment après le Concile de Trente au XVIe siècle, ce qui explique leur rareté actuelle.
Le Concile de Trente (1545-1563) voulait lutter contre la Réforme protestante et l'Église catholique a durci ses règles sur l'art sacré. Les autorités ecclésiastiques ont jugé ces œuvres dogmatiquement ambiguës, trop anthropomorphes et propices à induire les fidèles en erreur.
Au XVIe et XVIIe siècles, des vagues d'interdictions ont ordonné de retirer, de clouer pour les laisser fermées, ou de détruire purement et simplement ces statues. Le pape Benoît XIV confirmera formellement cette interdiction au XVIIIe siècle.
En Belgique, une se trouve au musée Ducal de Bouillon. C'est l'unique du pays.
Bouillon : vierge ouvrante
La cour dîmière
Elle permettait d'entreposer le résultat des collectes de la dîme puisque cet impôt qui pouvait être payé en argent, l'était le plus souvent en nature.
Les signes lapidaires
En Alsace, les frontons et linteaux sont souvent ornés de blasons Marque du tailleur de pierre Initiale du propriétaire Symbole de la confrérie
Fontaine Léon IX
Le château et la chapelle Léon IX
Le château
Vue extérieure
Chapelle saint-Léon IX
De style néo-roman en grès rose, elle se trouve à l'emplacement de l'ancien donjon. Elle fut consacrée en 1894. A l'intérieur, sur la voûte ont été peints par Martin, des médaillons dans le style du 11ème siècle, représentant 7 scènes de la vie de Saint-Léon.
Les 6 vitraux de la chapelle représentent chacun deux Saints ou Saintes d'Alsace, dont un grand nombre sont issus de la famille des Comtes d'Eguisheim.
La voûte évoque les étapes de la vie de saint Léon.
Le reliquaire contient un fragment de l'os crânien de saint Léon IX.
La fresque du chœur représente le Christ en gloire entouré des quatre évangélistes ainsi que de Pierre et Paul.
Les vitraux représentent des saints et saintes d'Alsace.
Saint Paterne (S. Paternus), évêque et martyr et Saint Amand (S. Amandus) premier évêque de Strasbourg.
Saint Léon IX et saint Dagobert
Saint Pirmin et saint Morand
Sainte Attala et sainte Eugénie
Saint Pierre
La statue représente Saint Pierre en chaire et est inspirée de la célèbre sculpture en bronze d'Arnolfo di Cambiodans la basilique Saint-Pierre du Vatican à Rome.
Bénitier sur pied
Statue de Léon IX
15. Selestat
Localisation
Eglise saint-Georges L'ascension
La tour de l'horloge est une des quatre portes de la seconde enceinte (1280). La couronne de la tour et les échauguettes datent de 1614. Le mécanisme de l'horloge est du à Jean-Baptiste Schwilgué connu surtout pour la réalisation de l'horloge astronomique de Strasbourg.
Tour de l'horloge rue des Chevaliers
Calvaire avec la Vierge et sainte Foy ainsi que saint Christophe.
Dans la même rue : la maison Roelly Les peintures en trompe-l'œil sont une œuvre d'Edgar Mahler. Les entrelacs sculptés rendent hommage à l'Ill-wald.
Edgar Mahler
Cet artiste de 67 ans a peint de nombreuses façades. Il a aussi opéré au célèbre restaurant étoilé "L'Auberge de l'Ill".
L'hôtel de ville date de 1788 et ne sert aujourd'hui qu'à des réceptions et des mariages.
Dans le hall : deux statues
La Justice (vers 1949)
Antoine Orlandini (1886-1956)
Dépôt de l’État en 1954
Sans titre
Auteur inconnu
Dépôt de l’État en 1956
La bibliothèque humaniste est installée depuis 1889 dans l'ancienne halle aux blés. L'immeuble fut construit par Gustave Klotz entre 1843 et 1845. La Bibliothèque humaniste de Sélestat conserve un important fonds de manuscrits et livres anciens. Celui-ci est en granda partie fournie par le legs de Beatus Rhenanus (1485-1547).
La façade présente une mosaïque de César Winterhalter créée en 1907. L'inscription centrale : STADTBIBLIOTHEK MUSEUM, est encadrée à droite par le lion figurant sur le blason de la ville de Sélestat et à gauche par l’Aigle impérial allemand puisque en 1907 la ville était toujours allemande.
La ville se situe au pied des Vosges entre entre le Rossberg (1191 mètres) et le Thannerhubel (1183 mètres) à l'ouest et le Molkenrain (1125 mètres) au nord. Elle est au bord de la Thur.
L'hôtel de ville date de la fin du XVIIIe. Les plans sont de Jean-Baptiste Kléber qui fut aussi général et assassiné en 1800 au Caire.
L'hôtel de Ville
Devant l'hôtel de Ville : deux répliques d'œuvres de Charles Walch (Thann 1896-Paris 1948). Un site lui est consacré : ICI
Charles Walch
La collégiale Saint-Thiébaud
On peut résumer la collégiale Saint-Thiébaut par cette phrase des Thannois évoquant leur clocher : "Strasbourg a le plus haut, Fribourg le plus gros, Thann le plus beau !"
Elle est de style gothique rhénan et date du XIVe.
La flèche culmine à 78 mètres.
Portail occidental et ses trois tympans
(512 sculptures)
Tympan principal La vie de la Vierge
Tympan principal de haut en bas : couronnement par le Christ entouré d'anges musiciens - la Vierge entourée d’anges - la Dormition de la Vierge.
Petit tympan à droite Nativité et rois mages
Petit tympan à gauche La crucifixion
Entre les deux petits tympans : Vierge à l'Enfant de 1380. Saint Thiébaud et sainte Catherine de part et d’autre du trumeau
Dans les ébrasements à droite : sainte-Barbe et sainte-Apolline
Les statues du contrefort à droitesont Saint-Antoine de Padoue et Saint-François d'Assise. Les statues des ébrasements de gauche représentent Saint-Léonard de Noblat et Saint-Amarin Dans les contreforts à gauche : statues de Sainte Claire, Sainte Agathe et Saint Georges terrassant le dragon.
Saint-Léonard de Noblat et Saint-Amarin
Face externe du contrefort droit Sainte Claire et son psaltérion
Face externe du contrefort gauche
Elle porte les statues de Saint Luc (bœuf), Saint Eloi, Saint Jérôme (lion) et Saint Augustin.
Intérieur
Plan de la collégiale
Orgue de Rinckenbach XIXe
Autel du Sacré-Cœur de Jésus
A droite de l'autel, fresque illustrant la lapidation de saint Etienne (XVIe).
Autels à l'entrée du chœur Autel du Sacré-Cœur (XIXe)
Les stalles
Elles datent de la seconde moitié du XVe mais dégradées, en particulier lors de la révolution, elles furent réhabilitées dans le premier quart du XXe par Klem qui en 1904 les prolongea par des boiseries.
Bas côté nord : autel saint-Joseph
Bas-côté nord Autel saint-Joseph en plâtre (1855)
L'autel est l'œuvre de la maison Laurent.
Bas côté nord : saint Thiébaut
Statue processionnaire saint-Thiébaut (1500)
Bénitier
Bas-côté sud : fonts baptismaux
Ils sont en grès et en bois entourés d'une grille en fer forgé (XVIe et XIXe)
Chapelle Saint-Thiébaut
La chapelle est en réalité le chœur de la première église médiévale.
Saint Thiébaut
La statue est en bois polychrome. deux anges tiennent sa mitre. Il est vêtu de ses habits sacerdotaux.
La légende
Saint Thiébaut meurt en 1160 à Gubbio en Italie. Il donne sa bague épiscopale à son serviteur. En voulant retirer l'anneau, celui-ci arracha le pouce droit. Il enchâssa l'anneau dans son bâton de pèlerin avant de partir pour La Lorraine. A Thann en 1161, en voulant reprendre la route, il ne put détacher le bourdon de l’arbre contre lequel il l'avait déposé. Avertis, les habitants et le comte Engelhart de Ferrette accoururent. De sa fenêtre, il avait aperçu trois lumières au-dessus du sapin qui retenait le bâton. Considérant, l'aspect miraculeux, le comte fit ériger une chapelle. Chaque année, le 30 juin, Thann commémore la légende avec la «crémation des trois sapins» qui rappelle les trois lumières qui brillaient dans la nuit du 30 juin 1161.
Tronc
Tronc saint-Thiébaut dit tronc des pèlerins
La chaire de vérité
Chaire à prêcher de 1629
La pietà
Pietà du XVe
En pierre taillée avec peinture polychrome, l'œuvre fut restaurée en 1890 et la polychromie refaite en 1961.
Les vitraux
Les Vitraux d’origine ont été réalisés au XVIIe siècle puis remplacés par trois Verrières de Marechal détruits en 1914-1918. Les verrières actuelles datent de 1953-1954 et sont de Le Chevallier (il a également restauré les vitraux de Notre Dame de Paris).
Vitrail de la chapelle de la Vierge L'assomption
Vitrail du Jugement dernier (Kim En Jong)
La baie se trouve sur la façade ouest côté nord. C'est Bruno Loire qui l'a enchâssé en 2010. C'est le vitrail du jugement dernier. Kim En Jong reprend les 3 couleurs élémentaires.
Kim En Jong : "Pour traiter le thème du jugement Dernier j’ai imaginé la présence d’une lumière trinitaire, accompagnant le visiteur qui, en quittant cette église, conserverait longtemps la vision de cette réalité d’en haut ; si le Jugement Dernier est fait pour ceux qui refusèrent cette lumière, Dieu miséricordieux ne peut pas perdre un seul de ses enfants ; malgré tout, il illuminera ainsi les pas de celui-ci. Le rouge, c’est la naissance, l’esprit, la passion ; le jaune, la joie, la lumière ; le bleu, l’espérance, la pureté ; la diffusion de ces trois couleurs se veut une recherche en permanence de l’unité qui enveloppe tout l’univers ; ma propre technique du vitrail, sans l’usage du plomb, sans statique, rejetant par là même le noir du quotidien, aide à magnifier cette idée de l’unité par la lumière". (ICI)
Ce prêtre dominicain né en 1940 en Corée du sud est connu comme peintre, vitrailliste. En 2013, il réalisera cinq verrières des chapelles Saint-Lambert et Saint-Joseph de la Cathédrale Saint-Paul de Liège. Il a essentiellement collaboré avec les Ateliers Loire.
Kim En Joong Image wikipedia
Vitrail de Liège
Fontaine Saint-Thiébaut
Elle daterait de la première moitié du XVIe.
17. Château de l’Engelbourg (Thann)
Le château (surnommé "l'Œil de la Sorcière") se trouve à Thann (Haut-Rhin). Il date du XIIIe. Il fut construit pour surveiller la vallée de la Thur. C'est Louis XIV qui chargea l'intendant Mathias Poncet de la Rivière de le démanteler. Pendant les travaux, la tour du donjon se soulève, se brise en plusieurs parties mais une partie retombe et forme cet "Œil de la Sorcière".
Vue sur Thann depuis le château.
18. Kayserberg
Localisation
La tour de la porte haute (XVe)
La tour Kessler date de 1371. Elle servit régulièrement de prison. La porte d’origine est celle située en hauteur, à laquelle on accédait par une échelle qu'on retirait pour interdire l’accès aux assaillants.
Fontaine de l'empereur Constantin (Rue du Général de Gaulle)
Elle date de 1521, en grès rose et jaune. Elle représente l’empereur romain Flavius Valerius Aurelius Constantinus (272-337). Par l'édit de Milan en 313, il mis fin aux persécutions des chrétiens. La légende raconte que c'est sa mère (l’impératrice Hélène) qui découvrit les reliques de la Vraie Croix. Elles se trouvent dans l’église Sainte-Croix à côté de la fontaine.
Eglise de la Sainte-Croix
Tympan de l'église Sainte-Croix
Le tympan représente le Couronnement de la Vierge par Jésus, entourés des archanges Gabriel et Michel qui tiennent un encensoir. L'archivolte en voussures repose sur des chapiteaux ornés de végétaux. Sainte Hélène
On la reconnaît grâce :
La Vraie Croix : elle tient une grande croix en bois, généralement aussi grande ou plus grande qu'elle. Selon la tradition chrétienne, elle a fait entreprendre les fouilles à Jérusalem qui ont permis de retrouver la croix de la Crucifixion de Jésus-Christ.
La couronne impériale : portée sur sa tête, elle rappelle son statut historique d'impératrice romaine (Augusta) et de mère de l'empereur Constantin le Grand.
Intérieur
Nef centrale
Calvaire
Le calvaire monumental est surnommé le "Christ Colossal" (XVe). Le corps du Christ est en bois de tilleul et mesure 4,25 mètres. Il est disproportionné par rapport à celui de la Vierge Marie et de Saint Jean qui mesurent 2,60 mètres.
Le retable réalisé en 1518 par Hans Bongart représente la Passion du Christ, sa crucifixion et sa résurrection.
Vitrail
La chaire de vérité
Horloge de 1511
Elle est l'œuvre de maître Goerg, serrurier à Colmar.
Les fonts baptismaux
Sainte Catherine d'Alexandrie & sainte Barbe
Statue de Sainte-Lucie ou Sainte-Richarde
Saint Jean-Baptiste
Lamentation sur le Christ mort (ou mise au tombeau)
Elle daterait du début du XVIe siècle.
Le Christ gisant
Gargouille
Maison Loewert (Maison de la Vierge)
Le pont fortifié
Il fut construit à la place d'un ancien ouvrage en bois qui enjambait la Weiss. Il fut construit en 1514 avec des parapets et de meurtrières.
Au milieu du pont, se trouve une chapelle avec les armoiries du Saint-Empire romain germanique et de la ville. A l'intérieur : statue polychrome de la Vierge du XVIIIe.
Dans le village
Statue d'Albert Schweitzer
Ludwig Philipp Albert Schweitzer est né à Kaysersberg le 14 janvier 1875 et mort au Gabon le 4 septembre 1965. Il fut médecin, pasteur, théologien protestant, philosophe et musicien mais est connu essentiellement pour sa mission et son action à Lambaréné.
Les remparts
Stèle aux incorporés de force
Le château de Schlossberg
On voit, au loin, les vestiges du château fort du XIIIe.
L'hôtel de ville (1604)
Le décapole
Maisons typiques
Roger Hassenforder
Roger Hassenforder (1930–2021) était un célèbre coureur cycliste professionnel français, particulièrement redoutable durant les années 1950. Surnommé 'Roger le fou'» ou le 'boute-en-train des pelotons".
8 étapes du Tour de France remportées entre 1955 et 1959.
4 jours en Maillot Jaune portés lors de l'édition 1953.
3 victoires majeures au Critérium National (1954, 1956, 1958).
1 victoire d'étape sur la Vuelta (Tour d'Espagne) en 1957.
Il a mis fin à sa carrière professionnelle en 1963 mais est resté fidèle à sa région d'origine. En 1964, il a ouvert la célèbre Maison Hassenforder+
Roger Hassenforder s'est éteint le 3 janvier 2021 à Colmar, à l'âge de 90 ans.
19. Neuf-Brisach
Localisation
Vauban (Sébastien Le Prestre marquis de Vauban) est né en 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret et mort en 1707 à Paris. cet ingénieur, architecte militaire fut nommé maréchal de France par Louis XIV.
Les constructions de Vauban sont multiples mais en France, 12 villes font partie du Patrimoine mondial et les fortifications de Neuf-Brisach en font partie..
Le premier film que j'ai vu et qui m'a impressionné est sorti en 1955.
En Belgique :
Audie Murphy
Audie Murphy eut presque toutes les décorations militaires existantes non seulement de l'Armée de terre des États-Unis mais reçu aussi des distinctions françaises et belges. La Medal of Honor lui fut donnée pour avoir, à 19 ans, bloqué seul et pendant une heure l'assaut de toute une compagnie allemande à Holtzwihr, dans la poche de Colmar en , puis mené une contre-attaque tout en étant blessé.
Il fit après la guerre une carrière d'acteur.
A Holtzwhir, deux passionnés on réalisé un monument.
Patrick Baumann
Jean-Louis Fleith
Le monument évoque cette image.
Il décèdera le 28 mai 1971 (45 ans) dans un accident d'avion (un Aero Commander 680) pris dans de mauvaises conditions météorologiques (brouillard et pluie) près de la ville de Roanoke.
Sa tombe se trouve au cimetière d'Arlington.
Les croix poussent sur Anzio
Oh, camarades, rassemblez-vous
et écoutez-moi ;
d'une guerre, d'une guerre, d'une guerre
où l'enfer est profond de deux mètres.
Le long du rivage, les canons grondent.
Comment un soldat pourrait-il dormir ?
La progression est lente sur Anzio
et l'enfer est profond de deux mètres.
Loué soit Dieu pour cette terre conquise,
riche où le sang suinte ;
avec le vôtre et le mien, comme des porcs abattus ;
et l'enfer est profond de deux mètres.
Que la mort attend, il n'y a pas de débat ;
nous ne récolterons aucun triomphe .
Les croix poussent sur Anzio,
où l'enfer est profond de deux mètres.
Audie Murphy
21. La montagne des Singes
La Montagne des Singes est un parc animalier unique situé à Kintzheim, dans le Bas-Rhin (Alsace), où plus de 200 macaques de Barbarie (également appelés Magots) vivent en totale liberté dans une forêt de 24 hectares.
22. Riquewhir
Le "gratte-ciel"
"Gratte-ciel" en raison de sa hauteur peu commune pour l'époque de sa construction au XVIe siècle.
Maison d'Ambroise Dieffenbach
Le bâtiment au centre avec son oriel en encorbellement et son toit vert est l'ancienne maison d'Ambroise Dieffenbach, construite au début du XVIIe siècle par l'architecte Henrich Schickardt.
Monument aux morts
Il est situé sur la Place Voltaire. Ce mémorial en grès rose présente une sculpture centrale représentant une figure ailée flanquée de plaques commémoratives portant les noms des enfants de la commune morts pour la patrie lors des conflits mondiaux.
Eglise Sainte-Marguerite (protestante)
L'ange
Boutique "Au Petit Délice"
Le Dolder
Le beffroi médiéval du XIIIe siècle fut construit en 1291.
La tour combine une base en pierre de grès rose et des étages supérieurs à colombages richement fleuris, surmontés d'un toit pointu en bâtière et d'un lanternon.
Fresque du restaurant Le Médiéval
Cette grande fresque murale colorée a été réalisée par l'artiste peintre R. Marcoux en 1988.
La Fontaine de la Sinne (ou Sinnbrunnen)
Érigée au XVIe siècle (mentionnée dès 1557), elle servait à l'origine de point de jaugeage pour mesurer et contrôler la contenance des tonneaux de vin (daran man sinnt).
À gauche (le blason de Riquewihr) se compose de trois demi-ramures de cerf noires posées horizontalement, surmontées d'une étoile à six branches. Les bois de cerf représentent les ducs de Wurtemberg, qui ont possédé la ville à partir de 1324, tandis que l'étoile rappelle les anciens seigneurs. À droite (le blason des Horbourg) arbore uniquement l'étoile à six branches, emblème historique des comtes de Horbourg qui furent les propriétaires de la cité médiévale jusqu'en 1324.
Linteau
On voit les dates de constructions de la maison ainsi des références aux métiers des propriétaires de la maison et les initiales.
Tonnelier 1732
Porte Haute (ou Obertor)
La dame du Parc
La dame du Parc
Elle est l'œuvre de l'artiste Josepha.
Josepha
Ancienne auberge "Au Cerf" (Zum Hirschen)
La statue actuelle est une réplique installée en 1909, l'original sculpté au XIXe siècle ayant rejoint le Musée Unterlinden de Colmar. La bâtisse est datée de 1566.
La Maison Kiener
Elle abrite la boutique « La Maison des Légendes » au 2, rue du Cerf. Ce bâtiment historique date de 1574 et fut construit par le sculpteur et gourmet municipal Conrad Ortlieb.
La cartouche illustre la danse macabre.
Le texte en vieil allemand dit : "Oh mort, tu n'as pas de pouvoir sur moi, dans cette maison je mène ma vie fastueuse". La mort lui répond : "Renonce à toute cette magnificence, cette maison tu l'as construite pour un autre ".
A gauche l'inscription dit : "cette construction chacun peut la contempler, elle a été réalisée selon la forme que j'ai imaginé, je sais qu'elle ne plaira pas à tout le monde, ceux qui ne la trouveront pas à leurs goûts, qu'ils aillent se faire voir ailleurs".
Mannele (manala)
Ce gâteau en forme de petit bonhomme est un mannele (ou mannala), une brioche traditionnelle alsacienne préparée pour la fête de la Saint-Nicolas.
Restaurant La Dîme
La dîme (du latin decima, « dixième ») est un impôt historique et religieux qui correspond à un prélèvement d'environ 10 % des revenus ou de la production agricole, versé au profit d'une institution civile ou religieuse.
Le site correspond à l'ancienne cour dîmière où l'on entreposait les dîmes de raisins prélevées dès le XIIIe siècle pour les seigneurs de Ribeaupierre.
Le bas-relief en pierre de style traditionnel ou néoclassique représente Bacchus (ou Dionysos), le dieu du vin, de la fête et de la nature sauvage dans la mythologie romaine et grecque.
Le personnage est couronné de feuilles de vigne et de grappes de raisins, les attributs caractéristiques indispensables du dieu du vin.
L'enseigne représente de manière pittoresque une scène de chasse avec un chasseur visant un cerf près d'un arbre, rappelant la tradition et le terroir local.
La Maison à l'Étoile (ou ancienne auberge à l'Étoile)
Plaques de cheminée anciennes en fonte
23. Stork
C'est un artiste urbain strasbourgeois célèbre pour ses mosaïques en pixel art représentant des cigognes, l'animal emblématique de l'Alsace.
Inspiré directement par le célèbre street artiste français Invader, Stork (qui signifie cigogne en allemand/anglais) a commencé à coloniser l'espace public à partir de fin 2018.
On ne connait pas son visage et il travaille essentiellement la nuit.
Chaque œuvre est une petite mosaïque assemblée carreau par carreau, rappelant le graphisme rétro des jeux vidéo des années 80.
Contrairement aux extra-terrestres d'Invader, Stork a choisi un ancrage local fort avec la cigogne alsacienne. Elle est déclinée sous toutes les formes (volant, posée, portant un baluchon).
Les créations intègrent régulièrement des références à l'actualité ou à la culture populaire (le logo du Racing Club de Strasbourg, le drapeau alsacien, les Jeux Olympiques, ou encore des hommages à Simone Veil)
Je l'ai découvert à Colmar.
A Kayserberg, j'ai vu Plankton de Bob l'éponge mais je ne sais pas si c'est une de ses œuvres.
On trouve ses œuvres dans d'autres pays ainsi à Liège sur le palais provincial.
On voit les armoiries impériales de l'Allemagne de l'époque de Guillaume II.
baron de Bollwiller
La porte des lions
Marque de tâcherons
C'est celle d'un tailleur de pierre du Moyen Âge. Payé " à la tâche", c'est-à-dire au nombre de pierres qu'il taillait, il ne manquait pas de signer son travail !
Cour intérieure
On voit un pinacle ou un épi de faîtage ornemental représentant une sirène ou une créature mythique à double queue (bicaudale) sur un toit de tuiles.
Le puits fortifié
L'aigle impérial & armoiries de la famille de Thierstein (Tierstein).
Marque de tâcherons
Descente d'eau
Elle est en cuivre oxydé et est ornée d'une gueule de félin sculptée.
Marque de tâcherons de 1849
La cuisine
Les sculptures
La chambre de l'Impératrice
Salle des fêtes (ou salle du Kaiser)
Elle a été peinte par l'artiste alsacien Léo Schnug au début du XXe siècle lors de la restauration du château par l'architecte Bodo Ebhardt pour l'empereur Guillaume II.
La scène représente une joute médiévale animée entre des chevaliers, illustrant l'ambiance chevaleresque et l'histoire féodale de la région.
Sur les lambris de la salle du Kaiser
Le Graoully(Chambre lorraine)
C'est le dragon légendaire de Metz, suspendu au plafond de la chambre lorraine.
La pièce présente un plafond à poutres apparentes richement sculpté et une cheminée monumentale ornée de bas-reliefs.
Le Graoully de la rue Taison à Metz
La grande cheminée sculptée de la chambre Lorraine
La chapelle
Elle a été réalisée par le peintre badois Franz Schilling entre 1901 et 1908 lors de la restauration du site. L'œuvre représente le Christ en croix avec l'inscription INRI, entouré de la Vierge Marie et de saint Jean en pleurs à gauche, et d'un chevalier agenouillé en armure (souvent identifié comme un membre de la famille de Thierstein) à droite.
Le poêle en faïence (Kachelote)
Le système de chauffage de la Chambre de l'Impératrice est un poêle à plaques de fonte adossé à une imposante cheminée en grès sculpté.
Contrairement à d'autres pièces équipées de grands poêles en faïence (appelés Kachelofe), la base de ce poêle-ci utilise deux plaques de fonte d'origine. Elles ont été découvertes directement sur place lors des fouilles archéologiques menées avant la restauration.
Les plaques de la partie supérieure du foyer sont des reproductions modernes conçues en 1909 pour compléter la structure historique manquante.
Ce type de poêle de masse offrait un confort thermique bien supérieur aux cheminées classiques. La structure accumulait la chaleur du foyer fermé et la diffusait de manière continue et homogène à travers toute la chambre.
A l’intérieur, on peut y découvrir un mobilier en bois sombre sculpté réalisé à l'origine en 1745 par le sculpteur Pierre Delogne pour l'ancienne église du village, avant d'être réinstallé dans l'édifice actuel lors de sa reconstruction en 1779.
La chaire de vérité a été réalisée par son fils en 1791.
La statue en bois polychrome de la Vierge à l’Enfant située à gauche de l’autel date de 1795.
A droite du chœur
Celle à droite de l’autel, elle aussi en bois polychrome représente Sainte-Agathe, la patronne du village. Elle date quant à elle de 1796.
Fidèle à l'iconographie de sainte Agathe de Catane, elle porte une couronne de martyre, tient la palme du martyre dans sa main droite et pose sa main gauche sur sa poitrine, rappelant son supplice.
Le chemin de croix a été réalisé au fusain par l’artiste-pentre Jacques Van der Elst.
Le plafond
Il est travaillé sur le thème de l’Alleluia et a été réalisé en 1967 et 1968 par Louis-Marie Londot.
L'expression S. COR. MARIAE est une abréviation latine qui signifie Sanctissimum Cor Mariae (ou Sacratissimum Cor Mariae), ce qui se traduit en français par Le Saint-Cœur de Marie ou Le Cœur Immaculé de Marie.
La sainte famille
Le vitrail en verre teinté semble représente la Sainte Famille (mentionnée par l'inscription "S. FAMILLE"), avec la Vierge Marie à gauche, l'Enfant Jésus au centre tenant un oiseau ou une colombe, et Saint Joseph à droite portant un bâton fleuri.
L'inscription dans le panneau inférieur indique qu'il s'agit d'un « DON DE LA FAMILLE COMPÈRE-LEBAS », témoignant d'une donation paroissiale classique du XIXe ou XXe siècle.
Le vitrail ci-dessous rend hommage aux soldats locaux morts pour la patrie. Il porte la devise nationale "L'Union fait la force" ainsi que les noms des militaires tombés au front entre 1914 et 1918, dont Edmond Renault, Victor Claudot, Alex Chaidron et Léon Pierson.
Ci-dessous, le panneau central illustre saint Hubert, comme l'indique l'inscription "S. HUBERT" au sommet du dais).
On aperçoit au bas du vitrail une cartouche portant la mention "DON DE LA FAMILLE LEBAS-COMPÈRE".
Le chemin de croix au fusain a été réalisé par l'artiste peintre belge Jacques Van der Elst (1925-1991).
Séchoir à tabac de la Semois
La charpente en bois ajourée sans bardage complet permettait au vent de circuler librement. C'était indispensable pour faire sécher les feuilles de tabac lentement et uniformément à l'automne.
L'ossature conserve ses lignes de perches horizontales. C'est là que les producteurs suspendaient les plantes tête en bas à l'aide de fils ou de clous.
N'étant plus utilisés pour le tabac, ces édifices sont aujourd'hui protégés par des associations de sauvegarde du patrimoine et servent souvent d'abris pour stocker le bois de chauffage, comme c'est le cas ici.
Le lavoir
Le pont de claies en bois
Il enjambe la rivière de la Semois Il est traditionnellement installé chaque année de la fin du mois de juin jusqu'à la fin du mois de septembre pour permettre aux promeneurs et randonneurs de traverser la rivière à pied. Historiquement, ce type de pont temporaire était utilisé par les agriculteurs et les planteurs de tabac locaux pour rejoindre leurs cultures sur l'autre rive sans devoir faire un long détour.
Cette passerelle éphémère d'environ 80 mètres de long est construite en lattes de bois (claies) tressées.
L’église est composée d’une tour massive de trois étages s’ouvrant sur une mononef à quatre travées prolongée par un chœur semi-hexagonal.
L'édifice est classé situé au centre du village Elle est construite en schiste et grès. La tour massive est du XVIIe siècle à une nef , le chœur du XVIIIe siècle. La nef et chœur furent reconstruits entre 1747 et 1773.
Le narthex et les pierres tombales
La dalle de gauche : elle est dédiée à un dignitaire religieux. L'inscription gravée en bas en vieux français dit : « Cy gist vénérable ... Sire Gérard Monfort ... », témoignant de la sépulture ou de la mémoire de ce personnage lié à l'histoire paroissiale.
La dalle de droite : il s'agit d'une épitaphe entièrement gravée en latin classique (commençant par le traditionnel « D.O.M. Hic jacet venerabilis dominus... »), surmontée d'un ostensoir ou d'un calice sculpté en bas-relief, symbole sacerdotal par excellence.
Monument funéraire de Gérard Le Febvre
C'était une personnalité importante de la région de Rochehaut, décédé en 1672. Il fut curé de Rochehaut au XVIIe siècle, plus précisément entre les années 1622 et 1664.
On voit les symboles classiques de l'memento mori encadrant un blason héraldique surmonté d'un heaume de chevalier.
"Memento mori" est une locution latine qui signifie « souviens-toi que tu vas mourir ».
Issu de l'Antiquité romaine et développé par le stoïcisme puis le christianisme, ce concept rappelle la fragilité de la vie pour inciter à vivre avec sagesse, à rejeter le futile et à profiter du moment présent.
Le sablier est l'allégorie traditionnelle du temps qui s'écoule inexorablement et de la fuite de la vie humaine. Le crâne et les tibias croisés est aussi un symbole universel de la vanité des choses terrestres et de la condition mortelle.
Les fresques monumentales de la voûte ont été réalisées en 1959 par le peintre expressionniste ardennais Paul Hilt de Bertrix.
Le grand cerf porte une croix entre ses bois évoquant la vision de saint Hubert.
Ces peintures sont l’œuvre de Paul Hilt, artiste ardennais né à Bertrix en 1918. Il entreprend de peindre la voûte à partir de 1959. Son projet provoque débats et résistances mais il fut soutenu et financé par l’abbé Marenne.
Les fonts baptismaux
La cuve des fonts baptismaux, en calcaire, porte le millésime 1139.
Marie Howet et le " petit Vatican"
Ob peut voir près de la ferme de l'auberge une œuvre réalisée par le sculpteur Gatien Dardenne.
Marie Howet (1897-1984) est une figure de l'expressionnisme belge et première femme Prix de Rome en gravure en 1922.
Juste à côté du presbytère se trouve l’ancienne maison de la peintre.
Elle est née à Libramont en 1897 et installa son premier atelier à Rochehaut après la Première Guerre mondiale.
Sa demeure était surnommée "le petit Vatican".
Marie Howet
C’est à Rochehaut qu’elle peignit notamment Devant la maison, œuvre qui lui valut en 1922, à seulement vingt-cinq ans, le prestigieux Prix de Rome belge.
Elle est née et décédée à Libramont (24 mars 1897 – 24 mars 1984). Elle est également considérée comme l'une des fondatrices de l'école de Vresse.
Fleurs des champsLibramont (GoogleMaps)
Olivier Schier
Gatien Dardenne
La sculpture de Marie Howet est de Damien Dardenne.
Une mise en scène en bronze représentant le travail d'antan en Ardenne, avec un chariot de débardage et des personnages en hommage à Jean et Elvire Boreux.
Jean
Elvire
Sur la façade de la Taverne
Le cœur de Waillimont
A Ciney
A Waremme au Parc des Mayeurs : L'enfant et le Cheval".