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Photos de Charleroi, Liège et ailleurs

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18 janvier 2026

Dinant

Dinant
Dinant est surtout connu pour sa collégiale, sa citadelle et le rocher Bayard. Dans sa lettre VI (les bords de la Meuse - Dinant - Namur) Victor Hugo décrit ainsi le bulbe : "Le clocher de l'église de Dinant est un immense pot à l'eau. Cependant, vue...
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9 septembre 2026

Chimay

 

La principauté
 

Une charte de 1486 érige Chimay en principauté. Elle est due à Maximilien d'Autriche (1459-1519). 
En effet, après la mort de Charles le Téméraire au siège de Nancy, Marie de Bourgogne épouse l'archiduc d'Autriche, Maximilien Ier de Habsbourg. La guerre civile éclate en 1482 et Charles de Croÿ se rallie à Maximilien dans la lutte contre les Français. Chimay devient principauté.


Charles 1er de Croÿ (1455-1527) en devient le premier prince. Il sera, en 1500, le parrain du futur Charles Quint et fut d'ailleurs Chevalier de la toison d'Or.
On peut voir son tombeau dans la collégiale Saint-Pierre et Paul de Chimay. Son mausolée est en marbre noir alors que le gisant est en albâtre. L'armure porte le collier de la toison d'Or.

 

 

  

 

 

Le collier de la Toison d'Or

 

  

 

 

 

 

Armes de la famille de Croÿ

 

On peut d'ailleurs voir ses armoiries sur le devant de la collégiale avec celles de Chimay.

 

 

  

Armes de la famille de Renty

 


On y retrouve des doloires : une doloire est une hache à manche court et fer large, utilisée par les charpentiers pour équarrir le bois.

 

  

Armoiries de Chimay

Armoiries de Chimay


Ces armoiries datent de 1838.
Elles font allusion à une légende qui dit que en -57, les Pleumosiens (tribu qui dépendait des Nerviens) avaient récupéré l'épée de César lors d'une bataille.
On retrouve ce symbole pour la première fois sur un sceau de 1552.


La porte triomphale 
 

  

 

 

Elle fut construite en 1606 même temps que la rue vers le château et ce à l'initiative de Charles III Duc de Croÿ.
Au sommet de la rue Bourguets, on trouve d'autres armoiries : le blason de François Joseph Philippe de Riquet de Caraman (1771-1843) dont la statue est présente sur la fontaine des Princes. 
Les armoiries datent du XIXe.
 C'est au début du XIXe que la famille princière y apposa ses armes et sa devise : "Juvat pietas" qui signifie "la piété m'accompagne".

 

 

  

 

Image Wikipedia

 


La fontaine des Princes (Grand place)
 

Elle est offerte en 1852 par le prince Joseph de Riquet de Caraman-Chimay (1808-1886) fils de François Joseph de Riquet de Caraman et de Thérésa Tallien.
Elle est l'œuvre de Guillaume (Willem) Geefs (1805-1883) auteur aussi du "génie du mal" et de la statue d'André Grétry à Liège.


 

    

 

 

François-Joseph de Riquet (1771-1842) : premier prince de la famille de Riquet de Caraman Prince de Chimay depuis le 22 août 1805 : 16e prince de Chimay
 

 

Thérésia de Cabarrus dite Mme Tallien, Notre-Dame de Thermidor, Notre-Dame de Bon Secours (1773-1835) mariée le 9 août 1805.

 

 

Pierre-Paul de Riquet (1609-1680) comte de Caraman, créateur du canal de midi
Le comté de Caraman (ou de Carmaing, ou de Cramail) faisait partie de l'ancienne région historique du Lauragais et assimilé à l'ancien "pays de Cocagne", lié à la culture du pastel et à l’abondance des productions céréalières, il est dit le "grenier à blé du Languedoc." 

 

 

Philippe Gabriel d'Alsace- Hénin-Liétard (1736-1804) 15e prince de Chimay
 

 

Au sommet : une statue allégorique figurant la ville de Chimay.
 

 

  


Le château des Princes de Chimay (quelques vues)

 

  

 

  

 


Niche N-D de Bonsecours (rue Saint-Nicolas)

 

  

  

 

 

 

La collégiale Saints-Pierre-et-Paul
 

Le chœur
 

L'autel principal
(photos de deux dates différentes)

 

 

Tabernacle fermé

 

 

Jésus et la Samaritaine au puits

Dans le récit biblique, Jésus dit à la  femme : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif". 
Placé sur la porte du tabernacle, ce relief rappelle aux fidèles que le pain eucharistique conservé à l'intérieur est cette "source d'eau jaillissant pour la vie éternelle".

 

  

Ricquet, François J. Ph. & de Cabarus, Marie Thérèse (1836)

 


Le taulet
 

Au niveau du chœur, sur le flanc nord : "taulet" du XVe siècle, sculpture votive où généralement on représente un défunt se dirigeant vers la vierge. Ici, c'est saint Jean-Baptiste qui l'amène à la vierge.

 

"Taulet" du XVe


La piscine liturgique
 

Une piscine liturgique (ou simplement piscine, parfois appelée lavabo ou sacrarium) est un petit bassin ou une cuvette creusée dans le mur d'une église, près de l'autel ou dans la sacristie, servant à évacuer l'eau des rituels directement dans la terre.
 

 


Urne-reliquaire de de Jeanne Hallewin, Jeanne
 


 


"CETTE URNE RENFERME LE CŒUR
DE LA
PRINCESSE JEANNE DE HALLEWIN
ÉPOUSE DU PRINCE PHILIPPE DE CROŸ
DÉCÉDÉE À MONS LE 6 DÉCEMBRE 1581
PLACE DANS L'ÉGLISE DE CHIMAY
PAR M. JOSEPH DE CARAMAN
LE 20 DÉCEMBRE 1808"

 


Le mausolée funéraire

 

Il se situe dans la chapelle Saint-Nicolas.
C'est celui de Guilbert de Massiet et de son épouse Mathilde de la Marck. Il date du XVIIe siècle.
L'épitaphe mentionne Guilbert de Massiet, seigneur de Grutersalle, et gouverneur de Beaumont et de Chimay, décédé en 1636.
Sa femme, Mathilde de la Marche (de la Marck), est décédée en 1619.

 

 

 

 

 

Monument funéraire
 

Toujours dans la chapelle Saint-Nicolas, il est dédié à des membres de la famille de Riquet de Caraman-Chimay :
Plaque de gauche : dédié la mémoire à Michel Gabriel Ferdinand Alphonse de Riquet, Comte de Caraman, également nommé Alphonse de Chimay.
Plaque de droite : dédié à la mémoire à Marie Joséphine Rosalie de Riquet de Caraman, Princesse Alphonse de Chimay, née à Paris.
 Le haut de la stèle présente les armoiries familiales sculptées, surmontées d'une couronne princière.

 

 

Rosalie Marie Joséphine de RIQUET de CARAMAN)
 

Michel Gabriel Alphonse Ferdinand de RIQUET de CAMARAN CHIMAY
 



Noter que sa mère était Thérésa Cabarrus, ou Thérésia Cabarrus, souvent appelée Madame Tallien ( près de Madrid -  au château de Chimay en Belgique), est une salonnière française qui eut une certaine influence lors de la révolution française.

 

Par lz baron François Gérard

 


Les stalles

  

 

 


Les chapelles

 

 


Nord-Ouest : saint Hubert
Nord: saint Jacques et Arnould (2ème travée)
Nord : sacré-Cœur (travée centrale)
Nord : Notre-Dame du Rosaire (4ème travée)
Nord-Est : saint Nicolas


 

Ange gardien : au desus du passage vers la chapelle Saint-Nicolas

 

 

Nord-Est : chapelle Saint-Nicolas

 

 

 

L'hiver approchant, trois petits enfants s'en allèrent glaner dans les champs. Perdus et surpris par la nuit, ils aperçurent une lueur au loin et frappèrent à la porte d'une maison isolée. L'homme était un méchant boucher. Feignant de leur offrir l'hospitalité, il les fit entrer mais les tua, les découpa en morceaux et les jeta dans son saloir pour en faire du petit salé.

Sept ans plus tard, Saint-Nicolas, alors évêque de Myre, passa par ce même chemin monté sur son âne. Il s'arrêta chez le boucher et demanda à souper. Lorsque l'évêque réclama précisément le petit salé caché au fond du saloir, le boucher comprit que son crime était découvert et s'enfuit de terreur.
Saint-Nicolas s'approcha alors du tonneau, leva trois doigts, fit un signe de croix et dit aux enfants : "Levez-vous, petits enfants, je suis le grand Saint Nicolas". Par ce geste, il ressuscita miraculeusement les trois enfants. Le premier dit qu'il avait bien dormi, le second la même chose, et le troisième s'imaginait être au paradis.


 

Saint Nicolas dotant les trois pucelles


La légende

Un père ruiné ne pouvait plus nourrir ses trois filles. Sans dot, les jeunes filles ne pouvaient pas se marier. Le père envisageait de les abandonner à la prostitution ou de les vendre comme esclaves. 
Saint Nicolas apprit leur détresse. Il décida d'agir dans le plus grand secret pour ne pas les humilier.
Pendant trois nuits de suite, il jeta une bourse pleine de pièces d'or dans la maison. L'or serait passé par la fenêtre ou par la cheminée, atterrissant parfois dans les bas laissés à sécher. 
Grâce à cet argent, le père put marier ses trois filles honorablement.
Ce serait l'origine de la tradition des souliers ou des bas de Noël que l'on suspend pour recevoir des cadeaux.

 

Saint Nicolas dotant les trois pucelles (BALaT)

  

 

Sainte Catherine

 

Sainte Élisabeth de Hongrie

 



Nord (4ème travée) : chapelle Notre-Dame du rosaire
 

 

 

 

Sainte Monégonde

 

Sainte Monégonde


 

 


Selon la tradition religieuse, cette appellation provient d'une apparition mariale survenue au XIIIe siècle à Prouilhe, en France, au cours de laquelle Marie aurait remis le rosaire à Saint Dominique de Guzmán, le fondateur de l'ordre des Dominicains.

La dévotion a pris une dimension historique majeure le 7 octobre 1571, lors de la bataille de Lépante.
Face à la menace d'une invasion ottomane, le pape Pie V demanda à l'ensemble du peuple chrétien de réciter le rosaire afin de demander l'intercession de Marie. La victoire inattendue de la flotte chrétienne fut considérée comme un miracle.

 

  

 

 

  

 


On trouve la première inscription : "unum ex septum" (1)

"Unum ex septem" signifie que l'autel est un des sept qui, s'ils sont visités avec piété, sont l'équivalent d'un pèlerinage des autels des sept églises à Rome.
On trouve ainsi souvent la phrase "Unum ex septem altaribus" (Altar = autel)

 

En face de l'autel

 

 



Nord (travée centrale) : chapelle du Sacré-Cœur
 

  

 

Saint Roch de Montpellier

Au-dessus saint Roch montrant sa plaie avec son chien
On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (2)
 

 

Saint Roch de Montpellier (BALaT)

 

 

Saint Augustin d'Hippone (BALaT)

 


 

Chapelle à Saint-Jacques et Arnould
 

 

 

 


Saint Jacques : l'inscription dit " Saint jacques apparaît sans un combat contre les infidèles".


Pendant la guerre de Trente Ans, en 1643, l'armée française commandée par le duc d'Enghien (le Grand Condé), remporta une importante victoire sur l'armée espagnole. Un des officiers espagnols, don Sanchez de Aguilar,  s’adressa alors à N.-D. del Pilar pour l'aider.
 

Notre Dame du Pilier avec saint Jacques le Majeur et saint Arnould (BALaT)

  

 


Saint Arnould de Soissons est le patron des brasseurs. On le voit  avec la pelle à brasser.

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (3) 
 

St Jacques le Majeur

 

St Ignace de Loyola

 

St Ignace de Loyola

 

 

 

Nord-Ouest : chapelle Saint-Hubert
 

Arrestation des saints Crépin et Crépinien de Soissons

 

  

 

Arrestation des saints Crépin et Crépinien de Soissons


Le tableau montre bien que saints Crépin et Crépinien de Soissons dont les patrons des cordonniers.
 

Buste de saint Hubert

 

Sainte Hélène

 

A droite sainte Barbe et sa tour aux 3 fenêtres

  

 

  

L'inscription : "unum ex septum" et le chronogramme

 

 

Le chronogramme indique la date de 1722.

 

SANCTUS
H
UBERTUS ORIS
ME
DICUS


C+V+V+V+I+M+D+I+C+V = 1722


L'année 1722 correspond à la création ou à l'aménagement de l'autel et du retable dédiés à Saint Hubert au sein de la Collégiale.
Le retable illustre des scènes de dévotion liées aux saints guérisseurs et intègre à la fois la figure de Saint Hubert et une représentation de l'arrestation de Saint Crépin et Saint Crépinien. 
À cette époque, la ferveur populaire envers Saint Hubert comme "Oris Medicus" (pour se protéger des morsures de chiens enragés ou guérir des maux de bouche/rage de dents) était particulièrement vivace en Wallonie. 

 

 

Collatéral sud


Sud-Est : Notre-Dame de Lourdes
Sud : saint Sebastien 
Sud : saint Georges
Sud : aux âmes du purgatoire
Sud-Ouest  : saint Antoine de Padoue

 

 

Chapelle Notre-Dame de Lourdes

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle Saint-Sebastien
 


C'est le patron de la confrérie des archers.  
 

 
 

 

  

La prédelle

 



 

Chapelle Saint-Georges
 

  

 

Saint Jean-Baptiste accompagné de l'agneau mystique.

  

Saint Laurent

 

  

 

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (5)

 

Les arbalètes

 

 

 

On trouve dans la chapelle un bref pontifical daté de 1651.
 

 

 


Il s'agit d'un document officiel du pape qui accordait des indulgences à la confrérie des arbalétriers de Chimay, dont saint Georges est le saint patron.

 

Chapelle dédiée aux âmes du purgatoire

 

 

Intercession de saint Grégoire et des prélats pour les âmes du purgatoire

  

Intercession de saint Grégoire et des prélats pour les âmes du purgatoire

 

 

  


Au sommet : relief avec âmes du purgatoire, angelots, delta  mystique et œil de Dieu (18e siècle).
 

On retrouve l'inscription : "unum ex septum" (6) 


 

Chapelle Sainte-Anne
 

  

 

Saint Pierre

  

Saint Paul

 

Unum ex septem

 

Saint Eloi de Noyon


Auparavant on pouvait mieux le reconnaître !  
 

Saint Eloi de Noyon

 

 


Chapelle Sainte-Antoine de Padoue
 

  

 

Sainte Philomène

 

Sainte Philomène (BALaT)

 

Sainte Philomène est une vierge et martyre légendaire de l'Église catholique, dont le culte s'est fortement développé au XIXe siècle avant d'être encadré par les révisions liturgiques du XXe siècle. 

En mai 1802, des fouilles dans la catacombe de Priscille à Rome révèlent une tombe scellée par des tuiles portant l'inscription fragmentaire Lumena Pax Tecum Filumena (comprise comme Filumena ou Philomène), accompagnée de symboles de martyre (une ancre, des flèches, une palme).

En 1805, ces ossements sont transférés au sanctuaire de Mugnano del Cardinale en Italie, près de Naples, où de prétendus miracles se produisent rapidement.

En 1833, une religieuse napolitaine, Sœur Marie-Louise de Jésus, affirme avoir reçu par révélation divine l'histoire de la sainte : une jeune princesse grecque de 13 ans, convertie au christianisme, qui aurait refusé d'épouser l'empereur romain Dioclétien et aurait subi de terribles tortures avant d'être décapitée.

Le Saint Curé d'Ars (Jean-Marie Vianney) vouait une dévotion extraordinaire à Sainte Philomène, lui attribuant de nombreuses guérisons et la qualifiant d'« avocate puissante auprès de Dieu ». Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi, est également guérie miraculeusement à son tombeau en 1835.

En 1961, face au manque de sources historiques contemporaines et à la nature légendaire de son récit biographique, la Sacrée Congrégation des Rites retire son nom des calendriers liturgiques universels, tout en maintenant la tolérance du culte local et des pèlerinages à Mugnano.

 

 

Christ de pitié

 

Christ de pitié (BALaT)


Froissart
 


Bien que l'on ignore la date de la mort de Froissart ainsi que son lieu de sépulture, l'on trouve cette plaque dans la collégiale.
Ce poème latin rend hommage à sa contribution à l'histoire et le mentionne comme chanoine et trésorier de l'église collégiale Sainte-Monugonde de Chimay.
Le texte indique cependant qu'il gît ici avec une date mentionnée en bas est Anno MCCCCXIX (1419)

N.B. : je n'ai pas trouvé la septième inscription "unum ex septum" (effacée ?)

Les 7 autels avec l'inscription Unum ex septem.

 

On accorde le privilège de l’inscription unum ex septem (ou unum ex septem altaribus, signifiant « l’un des sept autels ») à une église lorsque le pape lui concède un indult pontifical rattachant ses autels aux mêmes indulgences et privilèges spirituels que ceux accordés aux pèlerins qui visitent successivement les sept grandes basiliques majeures de Rome.
 

 

 

 

 

 

 


En 1427, un feu d'une violence extrême se déclare et échappe complètement au contrôle des habitants.
Les flammes se propagent avec une vitesse fulgurante et ravagent la quasi-totalité de la ville close, y compris le château fort et l'église paroissiale.
C’est précisément pour inciter les donateurs et les pèlerins de toute la région à verser des aumônes pour la reconstruction que le pape a accordé l’indulgence plénière liée aux sept autels.
Il est impossible de savoir ce fut accordé par Martin V (pape de 1417 à 1431) ou Eugène IV (pape de 1431 à 1447).

Les privilèges ont été confirmés par le pape Benoît XIV (pontificat de 1740 à 1758).

 

 


La croix triomphale
 

 

 

Saint Luc

 

Saint Marc

 

Saint Mathieu

 

Saint Jean

 


L'orgue
 

Il est de Pierre Schyven & Cie (1896), avec un buffet dessiné par A.J. Dropsy-Maréchal et béni le 5 janvier 1897.
 

 

 

Sainte Cécile (BALaT)

 

 
Les fonts baptismaux
 

 

 

Les bénitiers
 

 

 

Deux grands coquillages servent de bénitiers installés sur un support en fonte qui sont en forme de trois petites colonnes sculptées. Ils ont été ramenés de l’Océan Indien par un des Princes de Chimay en 1760.
Les pieds sont en fonte.



Fonts baptismaux
 

 

Plaque Commémorative (près de l'entrée)


Cette plaque héraldique pourrait marquer l'élévation de l'église au rang de basilique mineure.
En 1910, sous le pontificat du Pape Pie X, la collégiale aurait reçu ce titre prestigieux du Saint-Siège.
Les églises décorées de ce titre ont le privilège d'arborer les insignes pontificaux (la tiare et les clés) sur leur façade ou à l'intérieur.
Au-dessus du blason un parasol à bandes rouges et jaunes (l'ombrellino ou pavillon) est le symbole spécifique des basiliques, qui indique un lien privilégié et direct avec le Pape.
1910 commémore l'année exacte où cette distinction aurait été accordée par Rome.

Mais si Chimay a bien reçu quelque chose en 1910, son statut actuel n'est manifestement pas celui d'une basilique diocésaine.
Il faudrait donc déterminer exactement la nature et la durée de la concession pontificale et l'on ne peut affirmer avec certitude que c'était bien l'élévation au rang de basilique mineure.

 

 

Pierre Degant
 

 

HIC SEPVLTVS EST VEN.
AC R. DVS ET MGR PETRVS DEGAN
PBR AT VSSVIANNO 68 CANON. HVIVS
ECCLIÆ 64 THESAVRARIÆ 53 ET DECANVS
46 ET AMPLIVS: QVI HOC SACELLVM IN
HONOREM S. MI NOIS IHS CVM CAPPELLIS
B. M. DE CONSOLAONE IN SARTEAV
ET DE PIETATE IN BVXERIA ERIGI
CVRAVIT ORNAVIT ET DOTAVIT
ASSIGNATO ETIAM REDDITV PRO
MISSA HÎC SINGVLIS HEBDOMA-
DIS CELEBRANDA ET BIS ANNVA-
TIM DECANTANDA OBIIT PROPE
CENTENARIVS 3 AVGVSTI
1652 ORATE PRO EO
Ici est enseveli le vénérable et révérend seigneur et maître Pierre Degan, prêtre à ... pendant 68 ans, chanoine de cette église pendant 64 ans, trésorier pendant 53 ans et doyen pendant 46 ans et plus.
Lequel a pris soin de faire ériger, orner et doter ce sanctuaire en l'honneur du Saint Nom de Jésus (IHS), avec les chapelles de la Bienheureuse Marie de Consolation au Sarteau et de la Piété à la Buissière. Il a également assigné un revenu pour qu'une messe y soit célébrée chaque semaine et chantée deux fois par an.
Il mourut presque centenaire le 3 août 1652. Priez pour lui.
 

 

 



Monument funéraire de Jean Colinet
 



L'épitaphe de Marie-Thérèse Jacquier de Lompre

À droite du porche d'entrée, contre une colonne de la tribune d'orgue de la collégiale.

 

 


D. O. M.
AU PIED DE CE
PILIER REPOSE LE
CORPS DE DAME
MARIE THERESE
JACQUIER DE
LOMPRE EPOUSE
DE M DE RONK
MEYER SECRETAIRE DE SA
MAte CATHOLIQUE
EN SON CONSEIL
PRIVE A BRUXELLES
DECEDEE LE 17 7bre
1740 AGEE DE 33
ANS PRIEZ DIEU
POUR SON AME


Les tableaux (de part et d'autre de l'entrée) 
 

Sainte Thérèse d'Avilla

 

Mort de Saint Joseph de Nazareth

 


Le carillon

 

 

Il totalise 26 cloches dont la plus ancienne remonte au 17e siècle. Il ne subsiste au monde que deux carillons à 26 cloches : Genève et Chimay. Il a la particularité de ne pas avoir de mi bémol.
Chaque quart d’heure, on peut entendre un air typiquement chimacien :

A l’heure : "la danse des 7 sauts" ;

Au quart d’heure : "La fille de Madame Angot";

A la demi-heure : "Le Quadrille des Lanciers";

Au trois-quart d’heure : "Le Pâté".

 

 

Les vitraux
 

 


Ce sont les vitraux du chœur et en particulier la rosace qui interpellent. Ils sont l'œuvre d'Etienne Tribolet maître-verrier qui mériterait d'être mieux connu.
 

 

Il a œuvré à Arlon, Bruxelles (église anglicane de la Sainte Trinité) mais aussi, dans ma région à Thy-le-château (église des saints Pierre et Paul) où ses vitraux sont aussi remarquables. 

 


Vitraux de la chapelle Saint-Nicolas
 

Ils sont des ateliers Joseph Osterrath.
 

Saint Nicolas & sainte Catgerine

 

Saint Pierre & saint Paul

 

 


 

Vitraux du chœur
 

Ils sont de Jean-Baptiste Capronnier (1814–1891). 
C'est le peintre maître-verrier le plus important de Belgique au XIXe siècle. Né à Paris (ou Bruxelles selon les sources) et mort à Schaerbeek, il a joué un rôle crucial dans le renouveau moderne de l'art du vitrail.
En collaboration avec son père François Capronnier, il a redécouvert et remis à l'honneur les anciens procédés de fabrication médiévaux du vitrail.
Parmi ses vitraux les plus célèbres figurent ceux de la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles.

 

 

Jean-Baptiste Capronnier (1814–1891)

 

 

 


L'Hôtel Savary (rue Rogier)

 

Il date de XVIIIe, construit pour M. Savary, maître de forges. Aujourd'hui, c'est le bureau des postes.
 

 

  

 


Ancienne tour de défense (rue de Noailles)

 

  

 


Buste d'Albert Ier (place des Ormeaux)
 

  

 

 

Ce buste en bronze date de 1954. Il est l'œuvre de Jean Coulon. Celui-ci est né à Fourmies et fut, en 1956, fait chevalier de l'Ordre de Léopold II. Le fondeur est : la compagnie des bronzes.
 

 


La brasserie du casino (aussi rue des Ormeaux)

 

 




Plus-bas au rond-point : Jean Froissart (1337-1410)

 

  

 

 

La statue du chroniqueur (ici parée pour la Noël) est due à Jean-Joseph Jaquet souvent nommé simplement Joseph Jaquet. C'est lui qui a aussi réalisé la statue de Louise-Marie d'Orléans à Philippeville.
Les chroniques évoquent la première moitié de la guerre de cent ans. Il n'est venu à Chimay que pour les dernières années de sa vie en tant que chanoine et trésorier du chapitre de Sainte-Monégonde. 

 

 


Maurice Gauchez (maison natale rue de Virelles N°5)

 

  


Ce romancier, poète et résistant est né Maurice Gilles mais il changera de nom en 1928  pour celui de Gauchez. On peut trouver un de ses poèmes sur le monument dédié à Albert Ier à Nieuport.
 

Naguère, ici, le roi retint ses régiments
et dès qu'il eut parlé, terrés dans cette plaine,
les pieds dans l'eau, vêtus de boue et hors d'haleine,
ils ont changé l'Yser en rempart d'occident.

Le courage du chef leur pénétrait le torse,
il vivait calmement sa légende avec eux,
et la reine penchée au chevet de ses preux, ou l'honneur qu'il prônait ressuscitait leur force.

L'ombre du souverain sur la Flandre des champs
règne à jamais debout dans les grands vents du nord.
La mer et le soleil, roi, te couronnent d'or,
et seul, beau comme un Cid, tu survis dans nos champs.

 


Le monument aux morts


Ce monument fut inauguré le 14/10/1923.
 

 

 

 


La chapelle Saint-Ghislain (rue des Sartiaux)
 

 

  



La chapelle de N-D de la miséricorde (rue reine Astrid)
 

  

 


 

La chapelle Notre-Dame de Zychem 
 

  


Au bas de la rue Saint-Nicolas, sur le pont qui franchit l'Eau Blanche, on s'approche de la chapelle Notre-Dame de Zychem. On voit bien la date de sa construction (1607). Elle est aussi connue sous le nom de chapelle Notre-Dame de la Saillie en assimilant le nom du quartier.  



La fontaine Sainte-Prisce (rue Basse-Ville La Rampe)
 

  

 

  




Le lavoir (rue Basse-Ville La Rampe)
La légende des 7 sauts (sots)


 

  

  


La  légende veut que sept soldats essayant d'envahir la ville princière, tentent de passer par le tuyau de vidange du lavoir. Il sont assommés par les lavandières de la ville.
Les sept sots deviendra les sept sauts qui sera illustrée par la danse du même nom.  

Puis les escaliers qui remontent vers le haut de la ville.
 

 

et l'on arrive rue Fromenteau derrière la collégiale.
 

  

Chapelle Notre-Dame de la Salette

 

  

 

  

 

6 septembre 2026

Sivry-Rance : église Sainte-Aldegonde (Rance)


Aldegonde de Maubeuge est née vers 630 et décédée en 684 dans le cloître de Maubeuge qu'elle fonda au bord de la Sambre.
Elle refusa les mariages arrangés par ses parents, quitta sa maison afin de rejoindre le monastère de Mons fondé par sa sœur (sainte Waudru).
Elle fonda le cloître mixte de Maubeuge où elle se retira en 659.

 

 

Ce qui interpelle  dans l'église, c'est, bien entendu, le marbre de Rance.
 

 

 

 


L'autel principal

 

 

 

 

Vierge intercédant auprès du Christ

 

Le lutrin et la base en marbre



Les chronogrammes


Dans le chœur

 

 

SIEUR ALPHONSE PETIT LAFONTAINE BOURGMESTRE DONATEUR FIT PLACER NEUF CE PARQUET 


I+L+I+L+I+V+M+D+I+L+C+V+C+V = 1879

 

Alphonse Petit-Lafontaine était un maître-marbrier renommé établi à Rance.
Il  a dirigé une importante marbrerie durant la seconde moitié du XIXe siècle (la période d'activité documentée sous son nom propre s'étend de 1861 à 1885), faisant suite à l'association marbrière Tenret-Petit.


Ce livre l'évoque :

 

 

Sur le côté nord


Ces médaillons constituent un souvenir funéraire élevé à la mémoire de deux défunts ayant consacré leur vie à la confrérie du Carmel.

 

 

 

Deux chronogrammes se suivent :

 

KALENDIS NOVEMBRIS IOAN-
NES PERLAVX PARTITA NOCTE 
F
INIT ET
Q
VINTO KALENDAS APRILIS FIT NOCTE 
VXORIS MORS.


L+D+I+V+M+I+I+L+V+X+I+C+I+I =1726
V+I+L+D+I+L+I+I+C+V+X+I+M=1725


"Aux calendes de novembre, Johannes Perlaux mourut au terme de la nuit ; et le cinquième jour avant les calendes d'avril, sa femme mourut dans la nuit."

Donc le 1er novembre pour l'époux et le 28 mars pour l'épouse. Les chronogrammes nous indiquent les années pour l'époux à savoir 1726 et pour l'épouse 1725.

 

 


QVÆ EFFECIT UT ( CUNCTA EORUM
SOBOLE ELIANO IN ORDINE WSV BONIFACIO
A ROSALIA FACTA CONCIONATORE) FRONDATOR
ILLE ET LANISIA MARIA MOULIN UTRIUSQÆTA
SEXTO DECIMO ET CONUBII SEPTIMO PERACTIS LUSTRIS
MULTIS CONFECTI. ÆRUMNIS PIETATIS TANDEM PANOPLIA
PLENI CARNIS UNIVERSE INGRESSI UIAM FUERINT ET
ALIUS ATQUE ALIUS CUM NUMINIS ET OMNIS SIT CRIS
MATISUS  DEO HOC IN SEPUL  DE RANCE
CONDITI UVLGARIBVS PRECIBVS SVFFRAGE
NTIBUS UT  SI QUID NÆUI SVPERSIT LV
ATVR : ET ÆTERNA QVANTOCYUS
POTIANTVR PACE
AMEN

 

"Celle-ci toute leur famille ayant été inscrite dans la confrérie de lOrdre d'Elie (du Carmel) après sermon de W.S.V Boniface de (Ste) Rosalie a pris soin que, celui-la (son époux) écorceur et (elle-même) Marie Moulin fileuse de laine arrivés à
l’âge de seize lustres après 7 lustres de mariage accablés de beaucoup de peines (mais)
enfin chargés d'une gerbe d'œuvres pieuses, dès qu’ils  auront pris l’un et l'autre la voie de
toute chair. l'onction chrismale de Dieu, annonce dernière leur soit administrée et qu'ils soient ainsi inhumés dans le cimetière de Rance, assistés des prières ordinaires, afin que s’il leur restait quelque faute (à expier) ils en soient lavés et jouissent sans retard de l’éternelle paix.
Amen."

 

Ceci est la traduction de Monsieur Léopold Avaert, clerc de N.D. de Messine à Mons. Léopold Avaert (1882–1971) a exercé la fonction de clerc au sein de l'église Saint-Nicolas-en-Bertaimont, communément appelée église Notre-Dame de Messines à Mons

Puis un troisième :
 


mieux visible sur BALaT
 



SCAPULARISTIS
PIIS FORTITER
AUXILIABITUR
DIVINA MARIA


C+V+L+I+I =157
+I+I+I =3
+V+X+I+L+I+I+V+ = 73
D+I+V+I+M+I = 1508

= 1741

En haut, le texte est actuellement indéchiffrable mais en prenant la photo de BALaT, on voit qu'il y a également un chronogramme sans pouvoir cependant l'interpréter. 
 

 


La piscine liturgique


Une piscine liturgique (ou simplement piscine, parfois appelée lavabo ou sacrarium) est un petit bassin ou une cuvette creusée dans le mur d'une église, près de l'autel ou dans la sacristie, servant à évacuer l'eau des rituels directement dans la terre.
 

 

 


L'autel latéral sud

 

 


Le tableau est de François Edouard Parez, né à Mons le et mort dans la même ville le .
 

Consécration de sainte Aldegonde par les saints Amand de Maastricht et Hubert de Liège

 

L'autel latéral nord

 

 


Le tableau serait de Maarten De Vos.
 

Couronnement de la Vierge par la Sainte Trinité

 


Notre-Dame de Bonne Espérance
 

 

 


Le chemin de croix 
 

 

 

 

 


La statue juchée au sommet de l'abat-voix pourrait représenter la sainte patronne des lieux, Sainte Aldegonde de Maubeuge.
Elle est traditionnellement dépeinte sous les traits d'une sainte abbesse portant le voile religieux ou la coiffe de l'époque mérovingienne (VIIe siècle), ce qui correspond à la tenue peinte de la sculpture.

 

 


Les statues
 

 

 

 

 


 L'orgue
 

 

 


Le porche d'entrée
 


La porte "In Paradisum : elle s'ouvre sur le cimetière. Ainsi les défunts pouvaient entrer directement au paradis après les funérailles.
 

 

6 septembre 2026

Chimay : Notre-Dame de Salles


Chapelle Notre-Dame del Pilar

 


La chapelle Notre-Dame del Pilar se trouve à Salles à la rue Thiérissart (N595) près de Chimay.
La date du chronogramme est 1677.

 

Un officier espagnol, Don Sanchez de Aguilar, rescapé de la bataille de Rocroi (1643), promit d’élever une chapelle à Notre-Dame si celle-ci venait au secours de sa compagnie militaire.

Une trentaine d’années plus tard (en 1677) le curé de Salles, François Fostier, érigea la chapelle pour y recevoir une statue de "Notre-Dame del Pilar" (Vierge du Pilier), apportée de Saragosse où elle est vénérée dans la basilique Notre-Dame del Pilar.
 

Le "pilier" est celui sur lequel la Vierge Marie se tenait lors d’une apparition (légendaire) à l’apôtre Jacques.

 


La chapelle se situe au point culminant de la plaine de l'Arbrisseau. C'est la raison pour laquelle la chapelle Notre-Dame del Pilar est également connue sous le nom de chapelle Notre-Dame de l’arbrisseau.
 

 

 

 

 

 

 


Le maître-autel est en marbre de Rance.
 

 

 

Saint Joseph et l'enfant Jésus

 

Saint Jacques

 

 Don Sanchez de Aguilar,

 


La peinture est signée R. Wavresse en 1949. 
L'homme agenouillé est Don Sanchez de Aguilar,ayant combattu lors de la bataille de Rocroi le 19 mai 1643.
Il fit le vœu d'élever un édifice religieux à l'effigie de Notre-Dame del Pilar  si elle le protégeait.
On le voit ici remercier le ciel en offrant la maquette de la chapelle sur le point culminant de la plaine de l'Arbrisseau, là où l'oratoire initial fut effectivement érigé au milieu du XVIIe siècle. 


Les vitraux

 

SPES NOSTRA ("Notre Espoir", en référence à la Vierge Marie) 1894

 

M+D+C+C+C+L+X+X+X+X+V+I = 1896

 

Marie apparaît à saint Jacques. Origine de la dévotion

 

MIRACLE LE PLUS FRAPPANT DE N.D. DEL PILAR 29 30MARS 1640


C’est le Miracle de Calanda. Il s'agit de la restitution surnaturelle et instantanée d'une jambe amputée chez un jeune paysan espagnol nommé Miguel-Juan Pellicer.
En 1637, Miguel-Juan Pellicer, originaire de Calanda (Aragon), est victime d'un accident : la roue d'un chariot lui broie la jambe droite. La gangrène s'installant, les chirurgiens de l'hôpital royal de Saragosse doivent l'amputer quatre doigts au-dessus du genou. Sa jambe coupée est alors enterrée dans le cimetière de l'hôpital.
Réduit à la mendicité, le jeune homme passe deux ans à la porte de la Basilique Notre-Dame du Pilier de Saragosse. Chaque jour, il assiste à la messe et enduit son moignon avec l'huile des lampes qui brûlent devant la statue de la Vierge, priant pour sa guérison. 

Dans la nuit du miracle (29-30 mars 1640) il est de retour dans son village natal et se couche après avoir prié. Pendant son sommeil, il rêve qu'il est dans la chapelle de Saragosse et qu'il oint sa jambe avec l'huile bénite. Vers 22 heures, sa mère entre dans sa chambre et découvre avec stupeur que deux pieds dépassent de la couverture. Sa jambe droite, amputée depuis deux ans et demi, est entièrement revenue à sa place..

La jambe restituée présentait des marques indiscutables prouvant qu'il s'agissait bien de son membre d'origine : elle portait les mêmes cicatrices d'enfance, la trace de la fracture du chariot et la cicatrice chirurgicale de l'amputation. Initialement pâle et plus courte, la jambe a retrouvé sa taille, sa force et sa couleur normales en l'espace de trois jours.

 

Représentation de la jambe sur un claveau du Templo del Pilar à Calanda.

 


L'ouest
 

 


Les murs 
 


Les ex-votos
 


RECONNAISSANCE
À NOTRE DAME
DE L'ABRISSEAU
28 7[B]RE 1892. A. D

 

 

3 septembre 2026

Berzée (Walcourt) : église Sainte-Marguerite

 


Une église primitive existait déjà au XIIIe siècle (mentionnée en 1243), mais le bâtiment actuel gothique date du XVIe siècle. Elle a été consacrée en 1584 et son clocher achevé en 1612. 
Elle fut remaniée en 1766 et restaurée en 1951 par Simon Brigode (né à Jumet en 1909 et mort à Charleroi en 1978).

 

 

 

Le portail et son chronogramme

 

BALaT

 


TANDEM 
P
ULCHRIUR
A
UCTA

 

D+M+V+L+C+I+V+V+C = 1766


"Finalement accrue et plus belle"

Le chemin de croix 
 



Le chemin de Croix provient d'une série classique d'images de dévotion pour le Chemin de croix (Vía Crucis) largement diffusée dans le monde hispanique sous forme d'estampes, de livrets de prière ou d'affiches paroissiales.
Bien qu'elle soit copiée et réimprimée par de nombreux éditeurs religieux, cette série est à l'origine l'œuvre de l'artiste et illustrateur italien Luigi Morgari (1857–1935), un peintre renommé pour ses compositions d'art sacré et ses fresques dans de nombreuses églises en Italie.
 
Luigi Morgari (1857–1935)



L'autel principal 
 

 

 

Abraham et Isaac

 


Les peintures
 

La flagellation

 

Le couronnement d'épines

 

Le couronnement d'épines (BALaT)
Portement de croix, Jésus rencontre sa mère

 

Agonie de Jésus au jardin des Oliviers

 

Agonie de Jésus au jardin des Oliviers (BALaT)

 Autel saint Sebastien (nord)

 

 

 

Bras-reliquaire de saint Sébastien
 

 


 
Autel sud
 

 

 

Vierge, dite Notre-Dame de Grâce et les Ames du Purgatoire

 

Vierge, dite Notre-Dame de Grâce et les Ames du Purgatoire


A l'église Saint-Lambert de Nismes
 


Eglise Sainte-Basile à Couillet

Copie réalisée par Claes, Lutgarde (moniale) en 1930 à l'Abbaye de Maredret.
 

 


Sainte Marguerite

 

 

 


L'iconographie repose sur les récits de la Légende dorée de Jacques de Voragine. 

1. Le dragon (ou monstre)
Une créature fantastique est visible aux pieds de la sainte.
Selon la légende, alors qu'elle était emprisonnée pour sa foi chrétienne, le diable lui est apparu sous la forme d'un terrible dragon et l'a engloutie.

2. La croix ou le sceptre
La sainte tient un long bâton fin vertical dans sa main droite.
C'est grâce à une petite croix qu'elle portait sur elle que sainte Marguerite a pu transpercer le ventre du dragon pour en sortir saine et sauve. La croix symbolise la puissance de la foi face au démon.

3. Le livre
Elle tient un livre ouvert ou fermé contre son buste avec sa main gauche.
Le livre représente les Écritures sainte ou ses prières, témoignant de sa piété et de sa fidélité à la doctrine chrétienne.

4. La posture triomphante
Elle est debout, droite, et piétine calmement le monstre.
Cette attitude n'est pas celle d'un combat physique (comme pour Saint Michel ou Saint Georges), mais celle d'une victoire sereine et spirituelle de la pureté sur le péché.

Elle est devenue au Moyen Âge la sainte patronne des femmes enceintes et des accouchements.

Les vitraux


Ils ont été réalisés à partir des cartons de Louis-Charles Crespin et réalisés par le maître-verrier Jacques Colpaert.
 

Saint Paul

 

Saint Pierre

 

Saint Sebastien

 

Sainte Marguerite

 

L'annonciation

 

La nativité

 

La visitation

 

Présentation de Jésus au temple (Siméon)

 

Le couronnement de la Vierge

 

 

L'assomption

 

Le maître-verrier Jacques Colpaert


Il est né vers 1922 
Il est le fils du célèbre maître-verrier Florent-Prosper Colpaert.
En 1940, à la suite du décès de son père, Jacques Colpaert reprend la direction de l'atelier familial d'art verrier. Il y perpétue le savoir-faire de la maison et collabore à la réalisation et à la restauration de vitraux jusqu'à la cessation de ses activités professionnelles au début des années 1990.

On parle souvent de ses anciens ateliers.
 

Rue Monrose 33 Scharbeeck

Il réalise en 1957 ce vitrail d'après un carton de Maurice Hizette 

Basilique du Sacré-Cœur de Koekelberg

mais aussi à Charleroi dans les escaliers de l'ancien institut Gailly

 

 

 

Je n'ai pas trouvé de photo de Jacques Colpaert.


La chaire de vérité
 

 

Les confessionnaux

 

 

 


L'orgue et le plafond
 

 

 


La marche
 

 
Cette statue participe à la marche mais je ne l'ai pas vue dans l'église.

 

 

 


Le cimetière autour de l'église
 


 

 

 

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2 septembre 2026

Flémalle : le parc

 

Le parc se trouve derrière la maison communale (château de la Petite Flémal').
 

 

 

 

Même si je le reconnais, ce parc où j'allais jouer tous les jeudis après-midi (à cette époque, congé le jeudi après-midi mais école le samedi matin), a bien changé.
On le décrit comme étant la succession de trois types de jardins (de l'entrée jusqu'au fond) :

  1. Un jardin à l'italienne dont la caractéristique est d'être composé de parterres floraux aux couleurs intenses.
  2. Un jardin à la française caractérisé par son organisation structurée.
  3. Un jardin à l'anglaise, formes irrégulières avec la mare, le pont, le sphinx...

On peut y accéder par l'entrée de la maison communale mais aussi par une ouverture située sur la gauche. Sur le mur, à l'extérieur :
 

 

 

 

   

 

  


Si une plaque évoque le premier jumelage en 1971 de Flémalle avec Piombino (jumelage fait à l'initiative d'André Cools après la demande d'un piombinotais habitant Flémalle), les deux autres sont plus importantes. Dans ma jeunesse (je suis de la génération d'après-guerre) les noms de Théodule Gonda et de Marcel Cools ont été souvent évoqués pour leur attitude courageuse pendant la guerre 40-45. 


THEODULE GONDA (1886-1945) ICI 
Bourgmestre de Flémalle, il fut destitué par les Allemands en 1941, entra dans la résistance puis arrêté, déporté et exécuté en 1945 à Sachsenhausen (Oranienbourg-Sachsenhausen 30 km au nord de Berlin).


MARCEL COOLS (1906-1942) ICI
Militant syndical à Phenix Works, il entra en résistance, fut arrêté à l'initiative d'un bourgmestre rexiste du Grand Liège (regroupement de 30 communes par les Allemands). Incarcéré à la citadelle de Huy puis à Breendonck, il fut ensuite déporté à Mauthausen où il décéda en 1942. La seule bonne biographie que j'ai trouvée peut être téléchargée ICI.
La plaque est un don du SRA Antoine (Service de Renseignement et Action).

N.B. : à Flémalle, l'avenue Marcel Cools fait symboliquement suite à l'avenue Théodule Gonda en direction des Trixhes.



LE MONUMENT AUX MORTS

Chaque année, le 11 novembre, nos classes primaires se rendaient en cortège à ce monument situé après le parking situé à gauche de la maison communale. C'était le monument de la F.N.C. aux déportés, réfractaires, prisonniers et victimes civiles des deux guerres.

 

 


ICI 

Il a été déplacé dans le parc.
 

 

  

 

  


La sculptrice est  M.L. Romiée-Bricteux (49), Pieters d'Ivoz (entreprise de pierres) et  D. Pierlot comme architecte (Signé)

 


MONUMENT ANDRE COOLS (1927-1991)
 

  

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Citations d'André Cools sur le monument

  1. "La régionalisation, c'est de la responsabilité, encore de la responsabilité, toujours de la responsabilité."
  2. "Il est temps que les hommes prennent conscience du passé pour mieux préparer l'avenir."
  3. "Ci qu'abime si narenne, abime si visage"
  4. "Le parti ne me doit rien, je dois tout au parti"
  5. "Il ne faut jamais rougir de ses origines. Ce n'est pas la fonction qui fait l'homme mais la manière dont il la remplit."
  6.  "Etre heureux et surtout veiller à ne pas être seul à être heureux"
  7. "Guéris-toi des individus"

 

Malheureusement, en 2022 :

 


Le buste est d'abord remplacé par une copie en résine.
 


L'œuvre date de 1993. Elle est de Michel Smolders (1929-2015) ICI.
On trouve des œuvres de ce sculpteur qui habitait les Avins-en-Condroz dans le musée en plein air du Sart Tilman, à la cathédrale Saint-Michel et Gudule, les fonts baptismaux à Boussu-lez-Walcourt..
.

 

Boussu-lez-Walcourt

  

Autel cathédrale saints-Michel-et-Gudule (© KIK-IRPA)

      

Samouraï (Musée en plein air du Sart Tilman)

 

Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)

 

Grand gisant (musée plein air du Sart Tilman (Wikipedia)

 

Huy Eglise saint-Pierre



Ci-dessous : photo d'André Cools lors de l'inauguration du nouveau terrain du Flémalle F.C . des Trixhes (à l'époque en 2e provinciale).
 

 

 

 

Avec le roi Baudouin


 

 

LES STATUES DU PARC

 

 

  

Œuvre de Dante Fabris avec des citations d'André Cools


 

LA MUSICIENNE
 

 

  


La musicienne de Marceau Gillard (1904-1987) sculpture provenant du legs de 115 œuvres en 1993

N.B. : c'est à lui que l'on doit la naissance de Liège du pont des arches (aval-rive gauche) ICI, le buste de Hector Clockers au Bd Piercot, le mémorial Maurice Destenay place des Carmes...

 

 

30ème anniversaire de la libération des camps


 


LE LION

On pouvait regretter de voir ce lion relégué dans un coin caché par la végétation.
 

  


Aujourd'hui (28/11/2021), on peut constater qu'il est bien mis en évidence.
 

 


Il s'agit du lion qui se trouvait devant l'école primaire que j'ai fréquentée pendant 6 ans. Aujourd'hui elle est remplacée par un magasin. On l'aperçoit à l'extrême gauche de cette photo.
 

 

 

 

Monument commémoratif 14-18 devant l'école


 

UN LONG VOYAGE

J'ai cherché longuement pour savoir qui était l'auteur des bustes qui se trouvent au début du parc derrière la maison communale. C"est grâce à la publication de Monsieur Delagoen Alphonse (que l'on trouve ICI ou ICI) que j'ai eu la solution.

Il s'agit de bustes qui se trouvaient sur des piliers devant la maison à Ivoz de François Renkin (1872-1906). Ils ont survécu à la démolition de la maison au moment de l'édification de la voie rapide de Tihange. Ils furent volés, retrouvés à Amsterdam et rachetés par la commune.
 

 

Photo du fascicule de Mr. Monsieur Delagoen Alphonse (Collection Paul Crepin – Alexandre Nivarlet)

 

  

Mars ?

    

 

 

 

LE CADRAN ANALEMMATIQUE
 

 

  

 

Un cadran analemmatique fait partie des cadrans azimutaux. C'est l'ombre du style (la personne qui se place sur la date) qui indique l'heure. Le promeneur sert donc de gnomon.
Au centre, se trouvent les lignes de date que l'on appelle analemme. 
La pierre du fond est devenue malheureusement illisible.
Elle indiquait :

" Cadran solaire analemmatique : Placez-vous debout sur l'axe de la dalle en vous positionnant suivant la date. vous lirez l'heure dans le prolongement de votre ombre".

La réalisation est de José Bosard qui a aussi réalisé celui d'Opheylissem (Hélécine en 1979). Celui de Flémalle date de 1990.
Ce cadranier a de nombreuses réalisations à son actif. Citons le cadran de l'église Saint-Pholien à Liège qui a une inscription wallonne : "Li solo di bon diù lût po tot l'monde".

 

 

 

Il fut offert par "li Rweyal caveau lidjwès", société littéraire qui fut présidée par Jean-Denys Boussart.

 

LE SPHINX, LE PONT, LE "TUNNEL" VEGETAL, LES KIOSQUES

Dans le parc, si les paons ont disparu, le sphinx est toujours présent. 
 

 

  

 

 


Autour, toujours le "tunnel" végétal 
 

 

L'ancien kiosque est toujours présent. 

 

  

 

Il a été renforcé. Le pont en bois par lequel on y accédait au-dessus de la mare est détruit mais un pont en pierre été construit un peu plus loin et un autre kiosque a été édifié.

 

  

 

  

 

  

 

 

Au fond du parc, du côté de la rue Edgard Donneux, on aperçoit le pavillon où dans mon enfance les retraités se réunissaient pour jouer aux cartes. 

 

 

 

LA VOLIERE 

 

De l'autre côté, l'on passe près de la volière. Dans mon enfance, y vivaient de nombreux oiseaux et deux paons voyageaient librement dans le parc;

 

 

En la contournant par la droite, on voit un bâtiment réalisé par les ouvriers communaux à partir de matériaux récupérés de fermes du XVII et XVIIIe siècles
 

  

  

 

  

 

A cette époque, derrière la volière, existait un terrain avec quelques jeux pour les enfants dont un toboggan. Les cinq photos ci-dessous sont tirées du livre d'Albert Petit : On Carpè dès Tchafôrs.
 

 

 

 

 

 

Par la suite, la plaine de jeu sera remplacée par le terrain de handball où évoluait le ROC Flémalle. 

 


La première fois que j'ai vu un match de handball, j'étais très petit et il s'agissait de handball à onze. Le match se déroulait sur un terrain de football situé derrière la clinique dite des tubes de la Meuse.
 

 

Clinique dite des tubes de la Meuse


 

 

Le terrain


 

 

 

31 août 2026

Huy monuments

 


Monuments et sculptures
 


Rive gauche : place Zénobe Gramme

 

 

 

C'est sur cette place que l'éclairage public a fait son apparition à Huy.
Zénobe Gramme (1826-1901) de Jehay à étudié l'ébénisterie à Huy mais est surtout connu comme étant l'inventeur de la dynamo. L'inauguration a lieu en 1951 pour le cinquantième anniversaire de sa mort. L'obélisque de pierre est de Guillaume Gueury. 

C'est à sa femme qui le trouvait silencieux, qu'il répondit en wallon liégeois : "dji tûse Hortense" (je pense Hortense).


 

Rive gauche : chaussée de Waremme

 

Plus haut, l'on peut apercevoir les vignes et contempler un beau panorama de la ville.

 

 

 


 

Rive droite : parc Henrion

 

 

Buste (1872) d'Eugène Godin par Guillaume Geefs


 

Eugène Godin (1824-1886) fut industriel (patron des papeteries Godin) mais aussi humaniste. Il fit construire le château Fourneau (rasé) et devint propriétaire de la gazette de Huy. Le monument fut érigé pendant sa vie.
Quant à Guillaume Geefs (1805-1883), il faut rappeler qu'il est l'auteur de nombreux monuments, comme la statue d'André-Modeste Gretry à Liège, le monument des martyrs de 1830 à Bruxelles, le cénotaphe de saint Hubert, la statue de Rubens à Anvers, le mausolée de Mérode...

 

Cénotaphe de Saint-Hubert


 

 Sur les côtés de la colonne :

 

 


Médaillon en hommage à Jules Berleur (1838-1883) qui fut musicien, compositeur de plusieurs opérettes comme "Les enfants du proscrit".
 

 

 

 

Joseph Duysburgh lui succèdera à la tête de la Société des Amateurs.
 

Dans le parc Henrion

 

 

On peut y voir le kiosque Camauër. Ce kiosque dodécagonal (fonderie Porta à Seilles) a pour nom celui de Godefroid Camauër (1821-1884), lui aussi musicien et compositeur d'origine hollandaise. Il sera nommé en 1840 maître de chapelle à la collégiale de Huy.

 

Parc Henrion

 

 

Pierre des droits de l'enfant

 


 

Il s'agit d'une œuvre d'Yvette Sohy, artiste huitoise. Elle date de 1998.
 

Yvette Sohy


 


A Huy , on trouve sur le Rond-point de la place des Recollets sa sculpture "Osmose".
 

 

Osmose

 

Rue sainte Yvette, c'est une statue de la sainte qui, elle, date de 1993.

 

 

 

N.B. : Il s'agit  de Sainte Ivette de Huy (également connue sous le nom de Juette (1157 - 1228). Elle s'occupa des lépreux et finit sa vie comme recluse.

Enfin, j'ai pu photographier une autre de ses œuvres rue Adolphe de la Marck sur la façade de la salle de fêtes "la Croisée. 

 

 

 

 

 

Parc Henrion
 

 

La Belgique ailée tient un soldat avec un casque couvert de lauriers

 

Au dos du monument : "Plutôt mourir de franche volonté que du pays, perdre la liberté". C'est la devise de la ville de Huy.
Le monument est du à Edmond Falise et C. Thys. Edmond Falise (1873-1948) a réalisé plusieurs monuments à Amay et le monument commémoratif à Ampsin.
C. Thys a aussi signé le monument situé dans la cour de l'École d'architecture de Liège.

 

 

A la fin du parc Henrion

 

Masque sur le toit du centre culturel



 

Square Joseh Lebeau

 

 

 

Cette statue est due à Guillaume Geefs, l'auteur du monument à Eugène Godin.
Joseph Lebeau (1794-1875) fut avec Charles Rogier un des artisans de la révolution belge. Il fut ministre après celle-ci. Libéral et franc-maçon, on peut résumer sa pensée par cette phrase située au pied de la statue :

     
"Tous les hommes ont la même origine, la même
      patrie, les mêmes droits.
      L'humanité est aussi outragée sur les rives du
      Tage, du Bosphore, de la Plata, du Sénegal,
      qu'elle le serait sur les bords de la Meuse et de
      la Seine et, pour nous le jour de la victoire doit
      être celui ou le sang des hommes sera partout
      respecté et leurs droits reconnus et sanctionnés
      sur les deux hémisphères.
                                             Joseph Lebeau 1819

 

 

Sa maison natale se situe au N°16 de la Grand Place.

 

 

 


Avenue Godin-Parnajon 
 

 

 

 
On ne peut qu'être triste quand on voit l'état de délabrement de cet ancien cloître.
Pierre l'Ermite (1053-1115) après avoir prêché mena la première croisade (1095-1099) à laquelle participa Godefroy de Bouillon. Il serait venu à Huy pour édifier l'abbaye de Neufmoustier et y serait décédé en 1115. 

 


Quai de Namur 
 

 

 

 


La fontaine du poisson cracheur d'eau était initialement située au mur d'enceinte de l'Hospice d'Oultremont. Elle a été déplacée vers 1970.

 

 

Place Saint-Severin 

 

 

Fontaine de Jakubowska Helena datant de 1991. Elle avait aussi réalisé en 1997 celle qui se trouvait place Saint-Lambert à Liège.

 

Rue des Fouarges

 

Au pot d'or (N°4)

 

A la main d'or (N°18-20)


 

N.B. : Les Fouarges (aux Fawarges), étaient les forges. Nous sommes dans le quartier des fèvres (ou febvres) qui étaient les ouvriers du métal.
 

Le portail de Bethléem

 

 

 

La porte centrale daterait du milieu du XIVe siècle.
 

 


Le tympan est composé de quatre scènes de la nativité. 

A gauche, au registre inférieur, la vierge est couchée et tient son enfant alors que Joseph regarde appuyé sur un bâton. A noter que le donateur se tient agenouillé près de Marie. Au-dessus, une étable où l'âne et le boeuf veillent sur Jésus emmailloité par des bandelettes Enfin, sur la partie supérieure, l'annonce aux begers avec 4 anges et des moutons.

Au centre, on peut voir le Massacre des Innocents avec Hérode assis. Un soldat tue un enfant mâle de moins de deux ans. 

Le compartiment droit montre l'adoration des Mages qui apportent leurs présents. Traditionnellement, le premier est le vieillard Melchior. Il a ôté sa couronne qu’il a passée à son bras gauche. Il offre son pré­sent, l’or royal. 
Le deuxième est d’âge mûr :  c’est Balthazar qui tient de la main gauche l’encens qu’il va offrir .
Le troisième, Gaspar, est tout jeune et imberbe. Il vient avec la myrrhe. A noter que ce troisième roi n’a pas l'aspect d'Africain qu'il aura à partir de la fin du XIVe.

 

 

L'assomption


 

 

 

 

La nativité

 

L'adoration des mages

 

 

 

 

 

 

 

 

La Sarte

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de la Sarte et le miracle du fagot.

1621, Anne Hardi, ramassait du bois près d’une chapelle en ruines. Elle trouve une statue de la Vierge et la met avec son fagot. Elle ne sait plus soulever le fagot alors qu’avant elle pouvait le faire sans peine. Rien n'y fait malgré l'aide de deux personnes. Mais quand on retire la vierge du fagot, on soulève celui-ci sans effort. On pensa que la vierge voulait rester à cette place et c'est ainsi que l'on édifia une nouvelle chapelle puis une église en 1624.

 

 

 

 

 

Au pied de l'église (12/2021) on peut voir la nouvelle statue de Notre-Dame de la Sarte qui attend d'être installée sur le clocher.
Enfin, elle est à l'origine des septennales de Huy. En effet au XVIIe siècle, après une sécheresse, les Hutois l'avaient imploré et promis de lui consacrer une neuvaine dans la collégiale tous les sept ans. Ayant été exaucés, on célèbre donc tous les sept ans les septennales (dernière en 2019).

 

 
30 août 2026

Liège : les adages


Les dictons en wallon liégeois
 


Le wallon liégeois regorge de dictons imagés.  Ils ont été compilés par des linguistes ou le CRIWE 
(https://www.criwe-walonescole.be/files/cahier%2029%20-%20spots%20ou%20proverbes%20wallons.pdf)


On pièd' si savon a laver l'tièsse d'in-agne
On perd son savon à laver la tête d'un âne"
Signification : on perd son temps et son énergie à vouloir faire comprendre quelque chose à un idiot (littéralement : "). 

 

Kén' affaire à Lîdje !
Signification : Quel problème ! / Quelle histoire ! (utilisé pour exprimer la surprise ou l'exaspération face à une situation compliquée). 

 

On n'hape nin lès mohes avou dè vinêgue
Signification : On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre (on obtient plus facilement ce que l'on veut par la douceur). 

 

I m' pay'rè qwand sès êdans åront dès djambes
Signification : Il me paiera quand les poules auront des dents (littéralement : "quand ses dents auront des jambes"). 

 

Dji m'ènnè moque come di l'an quarante
Signification : Je m'en moque éperdument. 

 

 

C'est à l'initiative de l'écrivain liégeois Paul-Henri Thomsin que des dalles en pierre bleue – provenant de la carrière de Sprimont – ont été officiellement inaugurée le jeudi 26 juin 2025. Ce sont des plutôt aphorismes. 
L'aphorisme et le dicton sont deux formules courtes, mais l'aphorisme est une pensée philosophique ou morale créée par un auteur, tandis que le dicton est une expression populaire liée à la nature ou au temps

 

Paul-Henri Thomsin

 

Elles ont été sculptées par l’artiste belge, d'origine russo-polonaise Jozia Gozdz (Liège/1950), ces dalles en pierre bleue – provenant de la carrière de Sprimont – ont été officiellement inaugurée le jeudi 26 juin 2025.
 

Jozia Gozdz


Ses œuvres sont détaillées à la fin.


 

Localisations
 

N'ayant pas encore eu l'occasion de toutes les photographier, il faut se référer au site  de Paul-Henri Thomsin qui permet en outre de les entendre : https://adages.wallons.be/

 

https://adages.wallons.be/

 

 

1. La Halle aux Viandes : Devant l'entrée faisant face au parking.
 

 

 

 

Èl hale, pus nou mangon ni v’ f’rè glèter l’ minton

Dans la halle, aucun boucher ne vous fera plus saliver



2. Le Pont des Arches : au niveau de la plaque commémorative du pont de la Victoire.
 

 

 

A Djus-d’-la, po lès Marcatchou, vos-èstez turtos binv’nous

En Outremeuse, pour les « Marcatchou »,vous êtes tous les bienvenus.

 


Marcatchou (de son vrai nom Jean Quitin) est une figure folklorique liégeoise emblématique du XIXe siècle, célèbre pêcheur à la ligne marginal et pittoresque du quartier d'Outremeuse.
Né le 1er avril 1827, il passait ses journées à pêcher le long de la Meuse avec sa bouteille de pékèt. La légende raconte qu'il gardait ses asticots dans la bouche pour les garder au chaud.

 

3; La Place Saint-Denis : près de la fontaine.

 


 

Denis vis fêt radjoûr po l’ froumadje èt po l’ boûre

Denis vous donne rendez-vous pour le fromage et le beurre

 


Dès 1835, la place fut le siège d'un marché au beurre et aux fromages, très populaire jusqu'aux années 1960.

 

4. Cathédrale (non loin du second escalier d’accès au parking)


Pîs è Moûse, tièsse è l’ êr, sint-Pô tchante nos bèlès-êrs

Les pieds dans la Meuse, la tête en l’air, Saint-Paul chante nos beaux airs.

 


5. Vierge Del Cour (à l’extrémité des pavés gris, devant « Polux »)


Lîdje come l’ èfant, nosse Dame, di vosse coûr rissint l’ blam

Liège comme l’enfant, Madame, ressent la flamme de votre cœur

 

6. Opéra (à proximité de l’horloge, dans l’extension du piétonnier)


Djouwez, dansez èt tchantez chal, Lîdje fêt l’ fièsse sins låker

Jouez, dansez et chantez, ici, Liège fait la fête sans faiblir

7. Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert (à la sortie des Galeries Saint-Lambert)


Si l’ cloke d’ a Lambêrt sone våt mîs fé ‘ne bale bê-z-èt bone

Si la cloche de Lambert sonne mieux vaut avoir un visage parfait

 

8. Palais des princes-évêques (devant l’entrée principale)

 

 

 

Dès pîres di dintèle lî font l’ coûr pus bèle

Des pierres de dentelle lui font la cour plus belle

 

9. Perron (au niveau du restaurant « As Ouhès »)

 

 

 

C’ èst por twè, Lîbèrté, qui Lîdje s’ a rècrèsté

C’est pour toi, Liberté, que Liège a relevé la tête

 

 

10. Musée de la Vie wallonne (devant l’entrée du musée qui donne dans la cour des Mineurs)

 

 

 

Les principautaires de Mady Andrien (1992)

 

Li seûre mène dès hôts bonèts, dès p’titès djins, fêt l’ houp’diguèt

La mine renfrognée des dignitaires fait la joie des petites gens.

Dix nouvelles dalles ont été inaugurées en Outremeuse le 27 août 2026. Elles complètent les douze premières installées en 2025 dans le cœur historique de Liège.

Voici la carte : https://adages.wallons.be/
 

 

13 : Simenon
 

On pindou, è vinåve dè tèneûs, a fêt l' nom d' on scriyeû.

Un pendu, dans le quartier des tanneurs, a fait la réputation d'un écrivain.

 

 

 

14 : église Saint-Nicolas
 


Feumes, vos qu' a l'coûr d' ine Marèye, vinez chal qu' on v' fièstèye.

Femmes, vous qui avez le cœur d'une Marie, venez ici que l'on vous fête.

 

 

 


15 : les Récollets
 

Å Récolèt', muzike èt potale vis r'wèrèt di vos-èhales.

Aux Récollets, musique et "potales" vous guérissent de vos soucis

L'Ordre des Récollets (des frères mineurs franciscains) s'est établi en Outremeuse à la fin du XVe siècle.
 

 

Rue Fosse-aux-Raines (mare aux grenouilles)


16 : rue Beauregard
 


Måssî-rouwale vis-andoûlêye dèl påhûle loukeûre di s' pavêye.

"Sale-ruelle" vous enjôle du regard paisible de son pavé.

 


17 : en Roture
 


N' åyîz' nole sogne èt passez l' grile, Roteûre èst 'ne pitite cwène trankile.

N'ayez pas peur et franchissez la grille, Roture est un petit coin paisible.

 


18 : la fontaine Montefiore
 


Tchin d' tchèrète, martchande di makêye, li pwèrteûse d' êwe vis rafristêye.

Chien de charrette, marchande de fromage blanc, la porteuse d'eau vous rafraîchit
.
 


19 : le musée Tchantchès
 


Marionètes, Matî èt Boukèt, vos trovez, chal, l' åme dès Lîdjwès.

Marionnettes, Mathieu et Bouquet, vous trouverez, ici, l'âme des Liégeois.

 

 

 

Matî l'Ohê

 

L'enterrement de Matî l'Ohê ("Mathieu l'os" en wallon)" clôture les festivités du 15 août à Liège.

https://www.facebook.com/libouke/
 

Royal Bouquet d'Outremeuse


20 : statue de Tchantchès
 


Tchantchès, tièsse di bwès, è Djus-d'-la, c' èst vos li rwè.

Tchantchès, tête de bois, en Outremeuse, c'est toi le roi.

 


Elle a été sculptée par Joseph Zomers tandis que l'imposant piédestal en pierre (qui intègre une fontaine) a été conçu par l'architecte Émile Bernimolin.
 

C'est aussi Joseph Zomers qui a réalisé le monument de la rue Pierreuse.
 

21 : Taverne Tchantchès et Nanesse
 


Di cisse mohone, po savu l' êsse, hoûtez don l' istwére di sès mêsses.

De cette maison, pour en connaître l'âtre, écoutez donc l'histoire de ses maîtres.

 

22


Lèyîz dwèrmi lès molins è Såci èt passez Moûse, li Posse a radjôni.

Laissez dormir les moulins en Saucy et traversez la Meuse, la Poste a rajeuni
.
 

Boulevard Saucy (Wikipedia)

Il y avait des moulins à eau à l'emplacement de l'actuel boulevard Saucy à Liège, avant que le bras d'eau ne soit comblé.
Avant la création du boulevard en 1872-1873, cet endroit en Outremeuse était occupé par un bras secondaire de la Meuse appelé le biez de Saucy. 
Ce bief accueillait plusieurs moulins à eau, dont les moulins de Saucy (qui comprenaient notamment le moulin Gillement et le moulin d'amont) ainsi que le moulin de Bêche. 
Le premier moulin à farine y fut bâti avant 1267 par l'abbaye de Val-Dieu. Le bief a finalement été comblé en 1872 pour aménager l'actuel boulevard Saucy.

Jozia Gozdz

 

C'est elle qui a réalisé ce moine visible depuis 2006, que l'on peut voir devant l'église Saint-Étienne de Waha.


 

 

Moine Blanc Curé

 

 

Le Tanneur située à Martelange

 

Le Tanneur

 

Voile-Plume

Sur le rond-point de l'Allée Verte à Visé, en Belgique.

Elle pèse près de 14 tonnes et mesure 3 mètres de haut.
 

Voile-Plume (Wikipedia)

 

Spirale de Pétale (2001)

sculpture abstraite en calcaire située à Marche-en-Famenne.

 

 

Charme en bleu

 

 

Dom Placide


Elle représente Dom Placide (Philippe Adant), le dernier moine de l'abbaye de Villers-la-Ville.
 

 

Av. Georges Speeckaert 50 (Google Maps)

 

 


 

Liège : walk of fame
 

C'est une suite de dalles en pierre bleue de Sprimont incrustées dans la rue Pont d'Avroy, célébrant les personnalités du cinéma, de la télévision, du théâtre et de la radio.
Lancée en 2016 par le Festival International du Film de Comédie de Liège (FIFCL), cette initiative s'enrichit chaque année lors de cérémonies publiques en présence des artistes honorés.

Ces dalles ont été entièrement sculptées à la main par Jozia Gozdz.
 

 

 

 

 

 

30 août 2026

Flémalle : le démergement

 

Préambule
 

Je ne suis ni historien ni ingénieur mais médecin. Le but de ce texte est simplement, à partir de souvenirs d'enfance, de "surfer" sur le problème du démergement en région liégeoise.
 

Le démergement consiste à évacuer les eaux de pluie et de ruissellement vers la Meuse pour empêcher les inondations dans les zones affaissées par le passé minier.

 

L'école primaire
 

Vers 1955, lorsque j'étais à l'école primaire de Flémalle nous visitions 1x/an la station de démergement N°3 de Flémalle-Grande. 
Nous partions en rangs bien ordonnés (à cette époque) de notre école.
 

 


L'ancienne maison communale était devenue l'école primaire de Flémalle avec à gauche l'entrée des garçons et à droite celle des filles.
Nous n'avions aucun contact.

Au milieu :  l'habitation du concierge d'Isidore Decramer (né le 2 avril 1904) dont le père était le frère de ma grand-mère. Il avait épousé le 7 février 1931, Marie Antoinette DELEAU (
1909-1960).

 

 

 

 

J'en profite pour évoquer mes instituteurs qui furent de grande qualité tant sur le plan enseignement que humain.

1ère année : Madame Bourgeois Louise
2ème année : Madame Genet Y.
3ème année : Mr Colin

 

Mr Colin

Mr Colin

4ème année : Mr Colin
5ème année : Mr ?
6ème année : Mr Fouarge

Nous empruntions le quai du halage assez différent de cette carte postale mais bien entendu sans la route qui l'a remplacé.
 

 


et nous arrivions à la nouvelle station de démergement.

 

Station N°3 de Flémalle de type SP Démergement principale


 

Elle était située à l'endroit du passage d'eau de Flémalle-grande. Voir à ce sujet ICI et ICI.
On aperçoit au fond à droite l'église saint-Jean-Baptiste.

 

 

Si elle fut commencée en 1947, c'est en 1950 qu'elle démarra vraiment comme en témoigne cet article de La Wallonie du 16 juin 1950.
 

 


Le problème des inondations
 

L’origine du problème est l’exploitation du sous-sol charbonnier du bassin. 

Dans la région liégeoise (à l’exception de 200 hectares épargnant le sous-sol de la ville de Liège) la loi du 20 avril 1810 sur les mines accordait des concessions pour l’exploitation houillère.
 

 


On voit sur la carte qu'elles suivent le lit de la Meuse depuis Ramet-Ivoz, Flémalle- Haute en amont de Liège jusqu’à Cheratte, Vivegnis en aval. La longueur est de 27 kilomètres.

Dès le 12ème siècle, on extrait du charbon dans la région liégeoise d'abord en surface, puis dans des galeries à flanc de coteaux et enfin dans des mines dont la plus basse atteignait 913m de profondeur.

Si souvent on a procédé au remblayage des galeries, celui-ci fut loin d'être systématique et beaucoup de veines déhouillées sont restées intactes. Il en résulte un effondrement des sols. Cet affaissement du sol varie entre 5 et 10 mètres. 

L'arrêt définitif des charbonnages à la fin du 20ème siècle a ralenti ce phénomène d'effondrement. La dernière descente significative daterait de 1977.

 

Avant affaisement
 

 

 

 

Après affaissement
 

 

 

On comprend donc l'importance de ces stations de pompage qui évitent la stagnation et donc les inondations en rejetant les eaux dans le fleuve ou la rivière.

Ces divers phénomènes géologiques ont provoqué des inondations, dont celles de 1925 et 1926 de Liège et de Namur, après lesquelles des travaux d'aménagement du territoire ont débuté.

L'Administration des Ponts et Chaussées décide à l'époque de construire des digues, ainsi que des barrages mobiles ou encore des dragages (nettoyage du lit de la Meuse). Ces travaux régulent le flux du fleuve mais ne permettent pas d'endiguer complètement le phénomène. Une deuxième solution a donc été trouvée : réaliser des travaux de démergement.
Le démergement est l'action qui consiste à assécher le sol et donc à empêcher les inondations. Il passe par la construction de stations de pompage. L'eau y est amenée par un réseau de canalisations long de plus de 200 km.


 

Source AIDE

 

Ces stations de pompage, situées en rives de Meuse, ont donc pour principale fonction de récupérer l'eau que la Meuse ne pourrait absorber naturellement sous peine d'inondations. Elles furent construites entre les années 30 et 90 et sont donc de types architecturaux différents. 

En 1928, sept communes  (Seraing, Jemeppe, Sclessin, Tilleur, Flémalle, Ougrée et Angleur) créent l'intercommunale AID (Association intercommunale pour le démergement). Un  "E" fut ajouté pour "épuration" dans les années septante. C'est l'AIDE actuelle.
Sa création sera officialisée le 26 décembre 1928 au n°605 des annexes du Moniteur Belge du 14-15 janvier 1929. Plus tard, les communes d'Angleur, d'Ivoz-Ramet, Jupille, Wandre, Vivegnis, Herstal et Cheratte les rejoigneront entre 1941 et 1948.


En 1880 après d'importants débordements, on crée la première station de démergement dite station de pompage Cockerill. Le but était de protéger ses installations Cockerill de Seraing. Elle serait encore en activité mais je ne sais pas la situer.

 

On peut lire dans le messager de Gand de février 1850.
 

 

 

 

 

J'ai des difficultés à comprendre la numérotation de ces stations. Le site de l'AIDE (ICI) donne un relevé de la situation actuelle grâce à une carte interactive.
 

ICI


 Liste des stations
 

 

 

 

 

N.B. : la carte du site AIDE situe la station de Seraing N°4 (rue du commerce) mais ne la renseigne pas comme active.
 

Image GoogleMaps

 

 

30 août 2026

Liège : les inondations & les areines



L'inondation désigne la submersion temporaire par l'eau d'une zone habituellement hors d'eau, qu'elle qu'en soit l'origine. Elle est souvent confondue avec la crue, qui est une augmentation plus ou moins durable du débit d'une rivière ou d'un fleuve.
 

La pierre des calamités
 

Elle se situe dans la cour des Mineurs du Musée de la Vie wallonne encastrés dans le mur près du théâtre de marionettes.
Elle a voyagé car elle était encastrée dans un immeuble de la place Xavier Neujean. 
Au 19ème siècle, elle a été remployée comme pied-droit de l'entrée principale de la résidence de la famille Lechat (de 1830-1840 à 1867).
Cette demeure a ensuite été habitée par les Filles de la Charité ou Sœurs de Saint Vincent de Paul qui l'ont occupée jusqu'en 1973. L'immeuble menacé de démolition, la pierre est sauvée et un emplacement lui est trouvé dans la cour des Mineurs.


 

 

 

 

 

"IUste aLIXIT..." : ce n'est que justice ; Début étonnant

"Très rude hiver" : L'hiver de l'année 1740 a débuté tôt (15 octobre 1739). Pendant six semaines, la Meuse est gelée, au point que l'on s'y déplace. Celà durera jusqu'à la fin février. Si le froid est moins intense, des tempêtes rendront la vie de Liège difficiles. Enfin, le dégel causera des inondations 1740 est une date qui est gravée sur le mur de la cathédrale. La crue a atteint 117 cm. La disette est presque générale en Europe.

Interruption du commerce avec les Pays-Bas autrichiens.

Entrée des Prussiens dans le Pays de Liège. Frédéric II, roi de Prusse, réclame ses droits sur la seigneurie d'Herstal. Le 11 septembre 1740, il arrive à Maaseick. Le prince-évêque de Liège doit racheter ce territoire pour la somme importante de 850.000 florins liégeois (le budget annuel de la principauté).  En plus Enfin le ministre plénipotentiaire des Pays-Bas autrichiens (le comte de Harrach), interdit tout commerce avec Liège. liégeoise.

Il rappelle la mort en 1740 du pape Clément XII, de l'empereur Charles VI et la tsarine, Anna Ivanovna.
 

Clément XII Lorenzo Corsini 1652-1740 (Wikipedia)


 

Empereur Charles VI 1711-1740 (Wikipedia)


 

Anna Ivanova 1693-1740 (Wikipedia)


 

Enfin les inondations importantes sont survenues à trois reprises dans le courant du mois de décembre 1740.

Les charbonnages entourent Liège depuis le haut Moyen Âge mais l’interdiction de creuser sous la ville ne fut pas toujours respectée, creusant en aval et en amont et ont eu pour conséquence de faire de Liège une cuvette et plus tard une digue. Malgré les remparts, les inondations se succédèrent de siècle en siècle.

Le 4 janvier 1374, la Meuse grossit tellement que le quartier de l’île fut envahi par les eaux et la collégiale Saint-Paul entièrement inondée au point qu’on ne pouvait y pénétrer qu’en bateau.

Le 28 janvier 1408, une inondation détériora aussi les livres et les bijoux dans la crypte, une partie des chartes, les livres, les ornements de la collégiale conservés dans la trésorerie, pour éviter de semblables désastres le sol de la nouvelle librairie est exhaussé et l’on y entre depuis par quelques marches.

Une forte inondation eut lieu en 1464. La neige était tombée en abondance durant plusieurs jours avant la fête de saint Capraise, les pluies qui suivirent amenèrent une telle crue que le lendemain de la fête de sainte Élisabeth, les flots gonflés de la Meuse menaçaient d’envahir la collégiale.
Les chanoines n’eurent que le temps de faire boucher la porte à l’aide d’une sorte de digue et durent acheter un bateau pour aller aux matines. Ils usèrent du même moyen pour assister aux heures jusqu’au 23 novembre date à partir de laquelle ils purent se rendre à pied sec aux offices.

Le 7 février 1571 l’eau s’éleva à une hauteur de 6,40 mètre. Le trait montre que la hauteur de l’eau est à 0,84 cm du niveau actuel du pavé.
 

Capture d’écran 2024-01-25 à 08

 


Le 15 janvier 1643, l’inondation emporte le Pont des Arches, couvre le quartier de l’Île. Les eaux de la Meuse s’élèvent à 1,35 mètre dans l'église Saint-Paul.
 

Capture d’écran 2024-01-25 à 07


Les indications du niveau des crues se retrouvent ainsi sur de nombreux édifices comme à Liège rue Cathédrale sur le mur de la Collégiale Saint-Denis (niveau de la crue de janvier 1926).


 

Collégiale Saint-Denis

 

Collégiale Saint-Denis

 

Cathédrale Saint-Paul


Une plaque métallique indiquant 1926 se trouve à droite de l’entrée de la cathédrale indiquant la hauteur de l’eau de cette inondation. 
 

 
A l'intérieur un pilier baigné par les vitraux de Honegger rappelle les différentes dates.
 

 

 

 

 

 

Collégiale Saint-Jacques

 

Collégiale Saint-Jacques


Fin novembre 1925, la neige s'accumule dans la région. Elle fond à la mi-décembre. D'importantes précipitations s'y ajoutent.
Début janvier, la Meuse quitte son fleuve et les eaux montent rapidement, mettent sous eau 6.000 à 7.000 maisons. L'eau monte jusqu'aux étages des maisons et à Seraing, seul le dernier étage du château Cockerill reste hors eau
C'est la conséquence de l'exploitation du charbon. Le remblai des veines "déhouillées"  coutait cher.  Le niveau des terrains est parfois descendu de plus de six mètres ! 



Dinant : collégiale Notre-Dame


Le premier Chronogramme indique une hauteur de 1m11 avec la date de 1739.
 

 

 

 

 

 

 

En dessous, on peut lire la date de 1573 à une hauteur de 95 cm.

Le deuxième chronogramme indique la date de 1784 à une hauteur de 89 cm.
 

 

 

 

 

 


Namur


Avenue Feliçien Rops, on trouve sur le devant de l'église de la paroisse Saint-Pierre-Aux-Liens, des plaques rappelant le niveau des inondations de 1880 et 1926. Si celle de 1880 fut importante, celle de 1926 la dépassa de plusieurs centimètres.

 

 

 

 

 

Les témoins des crues de la région namuroise sont listés ICI
 


Les areines
 

Les areines de Liège sont des galeries souterraines creusées dès le XIIIe siècle au pied des collines pour évacuer par gravité l'eau des mines de charbon (houille) et drainer les puit
On parle aussi de galerie d'exhaure (à Liège, de xhorre).
Le débouché s'appelle œil de l'areine. C'est le point le plus bas possible afin de drainer un maximum d'eau.
Le point de rencontre entre l'areine et une mine s'appelle steppement et les diverticules sont appelés rotices. 
Finalement leur but était de démerger et d'assécher les mines devenues infructueuses afin de pouvoir les exploiter.

Il y avait à liège quatre areines dites "franches" protégées par la loi car étant utiles à la population.

    1. L'areine du Val-Saint-Lambert ayant son oeil à Ans.
    2. L'areine de la Cité à environ 45 pieds plus bas que la première. L'œil se trouvait près de la porte Sainte-Marguerite.
    3. L'areine de Messire Louis d'Ouffet à environ 50 pieds plus haut que la deuxième. L'œil se trouvait ruelle Chabot derrière l'ancien couvent de Sainte-Claire.
    4. L'areine de Richefontaine

Les areines "bâtardes" voyaient leurs eaux se perdre dans les ruisseaux et rivières.
 

OeilRichonfontaine-dec2007

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areines-176
L'œil de l'areine

L'areine de Richonfontaine (areine franche) alimente toujours la fontaine Saint Jean-Baptiste de Jean Delcour située rue Hors-château.

IMG_2145 


Comme dit plus haut, areine est synonyme de galerie d'exhaure (à Liège, de xhorre). Je comprends mieux le nom du terril de Xhorré à Flémalle que j'escaladais enfant quand j'étais en vacances chez ma grand-mère.
 

Capture d’écran 2024-01-24 à 20

 

Capture d’écran 2024-01-24 à 20
Vue du terril depuis la rue Elva

 
 

 

 

 

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